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Jan 202006
 
année de production : 2005
En 1997, nous jeunes Européens avons pu découvrir un jeu, qui pour ses précédents épisodes, n’avait jamais pu paraître dans nos vertes (quoique, surtout grises) contrées : Final Fantasy. Le septième opus, plus précisément, et ce jour-là, pour beaucoup de joueurs de par le monde, Square avait inventé le RPG. Les alleluia passés, Square a remis le couvert avec des opus, 8, 9, 10, 10-2, mais sans égaler ce fameux septième épisode, décidément bien ancré au panthéon vidéoludique…

Tu veux du FF VII ? En voilà !

Mis en face de la nostalgie pro-FF VII des joueurs, Square s’est dit : « Voilà une licence que nous pouvons encore exploiter… » Et donc de produire des dérivés, des clones de FF VII : une petite video à l’E3 pour montrer à quoi ressemblerait FF VII s’il était refait sur PS 3 (très sadique, étant donné qu’ils ont en parallèle affirmé qu’ils ne le referaient pas…), un FF VII Dirge of Cerberus, sur PS 2, amené à sortir sous peu (le 26 de ce mois au Japon) et un film, sorte de sequel du jeu : Final Fantasy Advent Children….
Bon, pour l’instant, Dirge of Cerberus est pas sorti, la video de l’E 3 est une refonte de l’intro de FF VII avec le design d’AC, donc le seul produit dérivé jugeable est AC.

Sephiroth, quand tu nous tiens.

L’histoire se passe quelques années après la bataille qu’ont livrée Cloud et son équipe au très méchant (et très canon :love: :mrgreen: ) Sephiroth supra classe avec ses cheveux gris et ses yeux bleu-vert, qui avait dû faire craquer les midinettes de tous les continents (pour la version plus ténébreuse « en rouge et noir j’oublierais ma peur » se reporter à Vincent, autre bourreau des coeurs de l’époque :lol: enfin bon bref… ). ça tombe bien parce que là, vous avez trois Sephiroth pour le prix d’un : un crétin, un crétin et un crétin, hantés eux aussi (on change pas une recette qui gagne :mrgreen: ) par un complexe d’Oedipe vis à vis de « Maman » Jenova, avec par dessus une grosse louche de sentiment de supériorité par rapport aux hommes (en gros, du tout pareil). Ils veulent finir le boulot entamé par Sephiroth à l’aide de mamounette, contre les humains, qui de toute façon, sont assez mal en point dans la mesure où beaucoup sont victimes d’irradiations et de brûlures dus au « lifestream »… Enfin un scénar d’une rare profondeur, quoi… :roll:

C’est tout pareil qu’avant mais en plus nul ??

Quand on regarde le film, on a l’assez désagréable impression d’assister à un enfilage de perles, ou pour être plus précise d’être devant ce qui est un mélange de l’enfilage de perles et du pot-pourri (qui n’a jamais aussi bien mérité son nom :lol: ) : en fait, Square Enix nous assène les scènes cultes du jeu, plus ou moins remixées épate : la course poursuite en moto en étant l’exemple le plus flagrant. Le tout clairement orienté action : on se tape dessus à grands renforts d’effets spéciaux parfois plus comiques qu’impressionnants (et on frôle parfois le ridicule, et on tombe même dedans lors du catapultage de Cloud), agrémentés d’une touche « fancy » du plus mauvais effet. Oui, oui, vous m’avez bien lue, ils ont fait d’un RPG sombre un film d’action clinquant… Surtout que la notion d’équipe a totalement disparu ou presque, les autres personnages ne faisant que des apparitions épisodiques, et il faut bien le dire, parfaitement accessoires… Erreur sordide que beaucoup de fans ne pourront pas pardonner, et qui montre, en outre, la tendance à l’américanisation du marché vidéoludique… Malheureusement, certains fans pourront se faire piéger par le côté affectif…

Comment surfer sur l’affectif pour faire passer la pilule….

Eh oui, parce que Square, conscient de la faiblesse, voire de la vacuité du scénar et de l’intérêt zero des « Sephirothides », aussi plats que leur physique est destiné aux émois de jeune fille, joue sur l’affection que le joueur a pour les personnages (ah les salauds! Les psychologues fallait pas les mettre dans la section marketing, fallait les faire participer au scénar !! :evil: ) en nous montrant les personnages que nous avons aimés au moment où on manque de s’endormir parce qu’on en a marre de Cloud, et où leur présence aide à faire passer le ridicule de la scène (la fameuse scène du catapultage, qui vraiment est nulle :shock: ), mais aussi par une référence amusante à la « musique de la victoire » (seul passage du film que j’ai aimé).

Verdict :

Oui, le film est techniquement bien foutu, et ça fait plaisir de revoir des personnages qu’on a aimés, mais pour penser trouver un quelconque intérêt, il faut le regarder en japonais sans sous-titres : au moins, comme on y comprend rien (sauf pour ceux qui pratiquent cette langue, il ne leur reste plus qu’à couper le son), on peut essayer de croire à l’intelligence du scénario (quoique, avec l’action omniprésente, on aura quand même du mal à y croire). A voir si vous êtes fan et que vous voulez savoir comment on peut massacrer une œuvre, ou pour le côté simplement visuel, mais surtout pas à retenir…

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