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Jan 142009
 

plate-forme : PS1
éditeur : Square soft
année : 1998

Dans nos contrées, Parasite Eve premier du nom est un mythe, jamais sorti en Europe, il ne doit sa renommée qu’à sa suite du même nom. Désormais, grâce à l’émulation et au patch français sorti en 2004 par RPG-T (le lien de leur site est mort) les joueurs francophones peuvent enfin se plonger dans l’action. Il faut saluer le travail qui a été fait sur ce patch vraiment très pro. Du menu jusqu’au dialogue tout a été traduit et avec une grande qualité ! Bref, l’excuse n’est plus permise de nos jours, fouillez un peu sur le web pour retrouver ce saint Graal et lancez votre émulateur…

Les limites techniques de l’époque obligeait a favoriser les décors 2D par rapports aux personnages en 3D.

Aux sources du mythe.

Basé sur le roman japonais éponyme qui retrace la vie d’un chercheur japonais cultivant les cellules de sa femme défunte afin de rester en contact avec elle. Le jeu vidéo a fait le pari de se situer après les évènements du roman auquel il emprunte son background bien fichu. L’histoire se déroule à Manhattan avec Aya Bréa qui travaille au FBI. Elle est entourée d’une équipe sympathique comme Daniel l’acolyte papa gateau, Douglas le big boss organisé etc. Le début in medias res à l’instar de FFVII vous tient accroché au jeu dès les premiers instants. Nous avons juste le droit à une phase de prise en main pour conduire notre personnage à l’opéra (soit quelque mètres à pieds). Il ne vous reste plus qu’à regarder la scène de l’opéra ou une actrice peu ordinaire, Mélissa, vous subjugue… Un terrible drame s’ensuit et puisque vous êtes sur les lieux, autant enquêter, surtout que vous vous sentez lié au personnage qui vient de fuir, cette même Mélissa.

Dans les couloirs de l’opéra vous rencontrez ainsi les premiers organismes mitochondriaux mutants. Et c’est a vous de vous en débarrasser sans état d’âme. Au fur et à mesure de votre enquête vous éclaircissez le mystère de l’actrice et en parallèlement celui de ces êtres mutants peu ordinaires. Le jeu est dynamique, s’enchaine rapidement et surtout vous tient en haleine.

L’écran d’inventaire d’Aya, entre le Rpg et le survival.

Une interface nouvelle

PE hésite encore à se définir et c’est pourquoi au début vous avez l’impression très nette de jouer à un RPG plus qu’à un jeu d’action. Mais en quelques parties de jeu, vous aurez pris goût à ce choix qui sert au mieux l’intérêt du jeu. Concrètement, à l’inverse de sa suite Aya n’utilise pas son arsenal comme Léon ou Snake, elle s’en sert de la même façon qu’elle le fait avec ses pouvoirs dans le 2. Vous devez activer l’arme, une zone se délimite, puis vous ciblez. La prise en main se fait vite et est en fait efficace car square ayant prévu une custimisation atypique des armes qui agrémentera l’action. En effet, vous avez la possibilité de les booster en y plaçant des « mods » qui améliorent les capacités (chargement, nombre de tirs etc). Comble du bonheur vous pouvez bricoler une arme pour améliorer une autre ! Pareil avec votre protection! Autre différence avec sa suite, vos mitochondries ne sont pas ou peu offensives, elles sont présentes pour aider à la gestion de votre personnages (santé, performance etc).

Voilà ce que le public français aurait du avoir à l’époque.

Impression

Parasite Eve est un jeu riche, plus riche que le suivant mais en même temps fait pour un public très exigent, c’est une véritable enquête que vous menez et il va vous falloir un minimum d’attention pour comprendre toutes les clefs (au fur et à mesure des explications scientifiques relativement rigoureuses, de l’ordre de la science fiction bien entendu, vont alimenter vos indices). On est également surpris par la liberté d’ensemble, les dialogues sont assez familiers, et les mutations du boss ne sont pas faites pour servir un public prude. En somme, le jeu est plus mature que le second qui était déjà très bon et hors normes. En plus de cela, les cinématiques sont absolument splendides et en plus elles sont très nombreuses.

Au final, PE est un jeu qui marque malgré son âge. Le graphisme n’est certes plus au gout du jour, surtout notre pauvre Aya qui est plus que vilaine. Mais c’est un jeu particulièrement envoûtant.

Évaluation

Graphismes 13/20 Seul l’âge du jeu explique ce mauvais résultat, mais si vous passez outre, vous découvrirez un monument du jeu.
Jouabilité 16/20 Comme les jeux de l’époque, un peu raide mais efficace.
Scénario 18/20 Peut être un peu élitiste, car il faut s’accrocher pour bien comprendre les détails scientifique, mais le public en rêvait !
Bande-son 15/20 Dans la moyenne des ost de l’époque, l’ambiance est tout de même très bien rendu grâce à des accords originaux qui signeront le style de la saga.
Durée de vie 17/20 Le jeu vous mobilisera un certain temps !
Fun 18/20 Les fans des jeux hybrides, nécessitant une gestion RPG apprécieront !
Note globale : 17/20
Et encore je mettrais bien plus si le jeu n’était pas si vieux…

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