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Juil 162010
 

Je m’étais juré de ne jamais faire de Castlevania 3D, par principe, parce que je ne suis rien qu’une vieille conne une puriste. Le Castlevania, à part le tournant Symphony of the night, qui avait orienté le jeu vers le RPG, était une licence en 2D. Point barre, d’autant plus quand je vois Guilty Gear, qui s’en sort bien en 2D (même si c’est pas le même genre).

Sauf que j’ai trouvé ce jeu en braderie à 2,5€, la chair est faible, que voulez-vous, et je l’ai acheté (ne serait-ce que pour voir les zoulis artworks de Miss Kojima Ayami). Et j’y ai joué, malgré ma psychorigidité mes principes.

Je vous présente Hector ! Bonjour Hector !

Comme vous pouvez le constater, Hector a l’air moyen jouasse. Et ce n’est pas seulement à cause de son gros pétard qui l’empêche de mettre des jeans skinny comme Paris Hilton, on lui a tué sa copine, du coup il revient, pour botter d’autres derrières (plus sveltes que le sien). Voilà, en gros le pitch, qui devrait émouvoir des critiques avisé(e)s tel(le)s que Zero, qui déjà avait pu apprécier toutes les finesses scénaristiques de la licence sur GBA. A la rigueur, le scénar, on s’en fout, tant qu’il s’agit de dérouiller du vampire. Sauf qu’Iga a encore sévi, il a fallu qu’il en rajoute, alors on attend des sommets de nullité dans les dialogues, encore jamais atteints, genre enfonçage de portes ouvertes à tous les étages. Pitoyable. Dommage qu’il n’y ait pas de mode théâtre pour rigoler un grand coup.

Autre tare du jeu : le charadesign est assez peu inspiré. Ayami Kojima, quand elle a vu ce que donnaient ses beaux artworks pour le premier épisode PS 2 a dû se dire qu’on ne l’y reprendrait plus, et résultat : c’est un peu bâclé tout ça. Isaac est juste proprement ridicule, Hector à peine moins, Saint-Germain est à s’écrouler de rire, et Dracula reste dans les sentiers battus. Bouh. D’autant que la modélisation n’arrange rien de tout ça, pire même. Là où c’était déjà un poil kitsch, ils ont réussi à faire encore pire. Horrible.

Il faut dire que le jeu est plutôt moche, à part quelques rares passages, et ne supporte pas la comparaison avec Resident Evil 4, ou encore moins Shenmue en termes de décors. Pour un jeu sorti en 2006, c’est un comble, tous les décors se ressemblent plus ou moins, y compris ceux censés être à l’extérieur, du coup, on a la vague impression de se retrouver parachuté dans Tomb Raider 1er du nom, l’épisode claustro par excellence, celui où, même quand on était dehors, il y avait un plafond. Dommage, parce que le postulat de base, ne pas traîner ses guêtres que dans le château de Vlad, était plutôt sympa, mais c’est raté. Exit donc l’esthétique rococo, vous aurez un jeu avec une palette assez restreinte, entre le gris, bleu, vert, marron, assez foncés. Seules les salles de sauvegarde s’autorisent un peu plus de couleurs. Déprimant. Pour les musiques aussi, vous allez être déçu, malgré le panégyrique dressé par JV. com (un tel morceau mérite d’être cité) :

un non-mélomane a écrit:
Les compositions de Michiru Yamane transcendent véritablement l’ambiance sonore, à tel point que le titre n’aurait plus du tout la même allure sans elles. L’achat de l’OST est donc très fortement conseillé. Niveau doublage, il faut une fois de plus se contenter des voix anglaises.

Euh… plaît-il ? on n’a pas dû bénéficier des mêmes musiques alors, parce que j’ai trouvé l’ost plutôt pitoyable et redondante (et que penser du générique de fin, qui seul peut rivaliser avec l’inénarrable ending theme de Ponyo?), et surtout, pas à la hauteur, en termes de pèche et de diversité par rapport aux musiques des précédents volets.

En termes de jouabilité, ça ne s’arrange guère, notamment à cause du foutu système de passages, conjugué à une caméra qui part régulièrement en vadrouille, vous vous retrouverez parfois à rebrousser chemin alors que vous vouliez juste casser la torche à côté de la porte pour récupérer un item. Vexant. Néanmoins, apparaissent des fonctions comme le vol, qui sont plutôt sympa, et la combinaison, qui permet de forger des armes et équipements à partir de matériaux (même si on se demande comment Hector peut forger une épée au milieu d’un couloir, mais on est forgeron maléfique ou on ne l’est pas : un forgeron sachant forger doit savoir forger sans sa forge). le retour des familiers est sympa aussi, même s’ils ont un peu tendance à abattre le boulot à votre place, rendant le jeu encore plus facile (ce qu’il n’est déjà que trop). Le réel point positif du jeu réside dans les quêtes secondaires, accessoires, ce qui renoue avec l’esprit de la saga.

En bref, ce jeu est décevant, même si sympathique malgré tout, ce n’est pas par lui que je serai convaincue de la conversion 3D de la licence (celui qui s’annonce sur PS3 a l’air nettement plus intéressant, même si, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il lorgne vers God of War). En parlant de ça, je vais m’y mettre, tiens, à God of War.

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