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Fév 282011
 

Plate-forme : PS3
Date de sortie : novembre 2008
Développeur : Eden Games

La zolie boi-boite !
La zolie boi-boite !

Suite à la version calamiteuse qu’Atari à osé vendre aux pauvres joueurs de PC,  l’équipe à ensuite décidé de revoir sa copie. Maintenant qu’une bonne âme m’en a fait cadeau, je me devais de découvrir ce nouveau sésame… Mais avant ça, qu’était donc la précédente version qui a tant fait coulée d’encre ? Pour ma part (Nvidia Gforce 8800 GT) : un écran noir malgré divers bidouillages et réinstallations. Pour celle de mon frère (Ati ) un jeu moche avec un filtre crado, incontrôlable au possible (avec les flèches de direction et sans souris !!!). Bref un jeu qui n’aurait jamais dû être commercialisé, une Beta fumeuse. Pour les joueurs c’était donc une arnaque !

La version PS3 a donc était accueilli avec peu d’enthousiasme, les joueurs trop frileux ont préférer bouder ce titre. Pourtant, la démo m’avait tenue en haleine : « et si tout cela était du pipeau » ? Avec la meilleure des volontés, le plus grand enthousiasme (maquillé d’appréhension somme toute), j’ai donc imposé à ma douce et belle plusieurs soirée avec ce jeu.

Hou ! Comme elle semble vilaine...

Hou ! Comme elle semble vilaine…

Le moindre que l’on puisse dire, c’est que le jeu reste difficile à prendre en main, aucune commande n’est intuitive, jouer avec Alone in the Dark Inferno c’est réapprendre à tenir un paddle. Voilà la première difficulté que vous rencontrerez, mais une fois à la moitié du jeu, vos maitriserez 80% des commandes. Rien de perdu, donc. Mais pourquoi donc une telle épreuve ? Figurez vous que le jeu est tout bonnement révolutionnaire ! Avec Alone in the Dark Inferno vous êtes au commande d’un jeu expérimental, d’un jeu réellement next-gen. Tout vos repères de vieux joueurs sont balayés comme de vielles chaussettes. Il faut donc réapprendre pour la meilleure des causes : découvrir une nouvelle forme de gaming !

Carnby revient donc en force et fait feu de tout bois (c’est le cas de le dire). Votre personnage attrape tout, ou presque, et il revient a vous, joueur hésitant et malmené,  de devenir le nouveau Mac Guyver pour faire de votre stock le meilleur usage. Il ne s’agit plus ici de simple « association » dans un inventaire, mais véritablement de bricolage et ce, même en plein milieu d’une bataille (aie!). Les débuts sont donc laborieux, mais l’impression de liberté est telle que vous viendrez à bout du cocktail Molotov et autre lance flammes à force de sueur avec un grand sentiment de satisfaction. Dans le même ordre d’idée, AITD va encore plus loin que MGS3 en proposant un système de soin qui aujourd’hui encore, est le plus crédible du moment. C’est très simple, Carnby doit soigner sa blessure avec attention, et non ingurgiter un produit, ou attendre derrière un mur. Bandages et désinfectants vous seront donc des plus utile.

Ajouter à cela un environnement incroyablement dynamique. La première partie du jeu vous confronte aux plus grands périls : le sol se dérobe, les murs se fendent, les immeubles se renversent… Rien n’est laissé au hasard et seul le plus rusé en viendra à bout. Amateur de platitude, passez votre chemin !

Les courses poursuites en voitures sont légions. Trop, peu être...
Les courses poursuites en voitures sont légions. Trop, peu être…

Mais voilà, jusqu’ici le tableau était presque parfait, et hélas, les plus belles choses ont parfois une chute tragique. Quelques chapitres après votre arrivé à central park, soit après la scène du métro qui est une nouvelle richesse, vous entrez dans l’inferno vidéo ludique. Les bugs d’affichages qui n’étaient que sommaire, se transforment en game over instantané (lorsque que Carnby se coince ou se fait aspirer dans le décor). La manip arrive vite à bout de souffle lorsque vos ennemis deviennent plus coriaces et que l’usage systématique de la voiture (qui est la pire programmation de l’histoire du jeu-vidéo) vous oblige à une grande dextérité. Les erreurs de programmations,  pardonnable, lorsque le joueur est encore effarouché par la nouveauté du jeu, deviennent intolérables quand le joueur maitrise le jeu ! Ne pas avoir de direction assisté malgré la puissance de votre console est à la limite de l’offense. Le manque de liberté dans le choix de la visée avec arme à feu devient elle aussi irritable (avec une arme Carnby devient un soldat de FPS avec la souplesse en moins). Ajouter à cela un scénario qui au fur et à mesure en fait des tonnes (niveau scénario, on est ici plus bas qu’avec Da vinci Code et Benjamin’s Gates). Satanisme, fin du monde, ordre mystique oublié, prophéties… vont vous tourner en bourriques au point d’avoir la nette impression d’être prit pour un con. S’ajoute à ça, une musique pompeuse à l’extrême qui renchérie sur le ton donné par le scénar et fini par vous propulser dans les tréfonds du ridicule. La bande-son est des fois tout autant horripilante. Le tout vous mène à une situation qui semble s’éterniser avec une succession d’épreuves des plus hasardeuses pour enfin, vous abandonner sur un final qui vous éjecte du jeu comme un mal propre ! Non seulement le jeu ne semble pas avoir été beta testé, mais en plus, il vous abandonne en vous laissant avec  un embryon de fin, un ending avorté qui vous laisse complétement abasourdie. Pourtant, Eden Games, n’a pas voulu vous lâcher, puisqu’avant le descente en enfer, l’équipe à jugé bon détirer la durée de vie artificiellement en vous baladant encore dans le parc, à la recherche de racines démoniaques (bouh !).

Un dernier zombi pour la route
Un dernier zombi pour la route

Alone in the Dark : Inferno aurait dû être un incontournable, un indétrônable. Mais Eden Games semble avoir ou perdu la tête, ou baclé son jeu (manque de crédit ?). Quoi qu’il en soit, le joueur est victime ici d’un canular vidéo ludique, et il ne lui reste plus qu’a fantasmer sur ce que ce jeu aurait dû être. C’est aussi une arnaque qui vous fera pleurer vos sous. En coupant le jeu en deux partie, vous obtenez une très bonne note pour la première, et une note catastrophique pour la seconde. Il reste donc que vous serez perdant si vous ne jouez pas quelques heures à ce jeu qui estompe de grande chose pour l’avenir du jeu vidéo, mais vous serez également perdant, terriblement perdant en vous acharnant avec ce titre qui fait tout pour être diabolisé.

Évaluation

Graphisme 16/20 On a vu mieux, c’est certain !
Jouabilité 13/20 Très lourde, mais on fini par s’y faire…
Scénario 12/20 Abracadabrantesque !
Bande-son 13/20 Emphatiques et caricaturales.
Durée de vie 17/20 Trop long ! On veux lâcher la manette bien avant la fin !
Fun de 18/20 au début à 8/20 à la fin
Note globale : 12/20

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