Warning: Declaration of Suffusion_MM_Walker::start_el(&$output, $item, $depth, $args) should be compatible with Walker_Nav_Menu::start_el(&$output, $item, $depth = 0, $args = Array, $id = 0) in /home/kamiloka/kamipress.kamiloka.com/wp-content/themes/suffusion/library/suffusion-walkers.php on line 0
Juil 092011
 
Directeur : Chetan Desai
Producteur : Maya Entertainment Ltd. (Inde) et Warner Bross (reste du monde)
Date de sortie : 15 Octobre 2010

Très belle affiche de ce film animé présentant les protagonistes.

Comment faire l’impasse sur ce film d’animation indienne regroupant une équipe de 400 personnes et qui à représenté 5 ans de travail ? Impossible ! Même si le sujet de l’histoire semble particulièrement redondant au vue de la production de l’Inde dans le genre. On ne va donc pas s’attarder sur l’histoire que Yugo Sako à si brillamment mit en œuvre en 2000. Nous allons nous intéresser plus particulièrement au traitement du sujet.

Ce Ramayana à la particularité d’être en 3D (je dis bien 3D pas en stéréoscopie), mais est-ce l’atout principale de ce film d’1h40 ? Non pas vraiment car un autre titre pointe à l’horizon. Ce Ramayana est une œuvre proposée pour un public plus mûr par rapport à la moyenne des autres productions indiennes. Ici, il n’y aura en tout et pour tout une seule chanson et une chanson qui est encrée au scénario puisqu’il s’agit d’une scène présentant les singes faisant la fête. Le ton est assez dramatique plutôt que joviale mais la fin se clôture en happy end presqu’à l’américaine. En effet, Rama est réuni à Sita et tout devient pour le mieux dans leur royaume prospère. L’épilogue du Ramayana à été oublié afin de donner une cohérence dans le ton du film : le drame se dénoue positivement comme pour appaiser le spectateur.

La belle Sita dans ses vêtements ascétiques.

Techniquement le film se démarque par un choix de cadrages très dynamiques qui ajoutent une énergie aux animations de qualités. Les couleurs sont vives sans être criardes et le charadesign est assez proche des représentations classiques. Le point faible du film réside dans le manque d’expressions des personnages qui ressemblent alors plus à des marionnettes qu’a des personnages vivants. Les décors sont très beaux et certaines textures, comme celle de l’eau, sont éblouissantes de vérité.

Hanuman dans toute sa grandeur est un personnage très bien traité.

L’intrigue est assez clairement exposée bien que certaines scènes semblent précipités. Ramayana the Epic va à l’essentiel mais ne bâcle pas pour autant sa narration qui se suit avec un grand plaisir. Il eut peut être été plus judicieux de s’attarder sur des scènes plus en profondeurs et d’en abréger d’autre. La lutte entre Sugriva et son frère Bali pour le trône des singes, quand bien même très importante dans l’œuvre originale,  semble bien accessoire face à l’importance du sujet principale.

Ravana sur son trône de Lanka.

Ramayana the Epic est un film qui, comme Lava Kusa est au seuil de l’animation indienne de demain. Mais pour autant les standards internationaux ne sont pas encore atteint ici. Comme je vous l’annonçais, un second Ramayana en 3D est attendu cette année même, qui s’intitule Mahayoddha Rama (le grand guerrier Rama) et dirigé par Rohit vaid. Ce prochain film semble vouloir moderniser l’oeuvre de Valmiki en lui donnant un air japonais. Reste à savoir si Rama en samouraï sera aussi plaisant à voir… On ne peut que regretter cette lutte entre les différents studio Indiens qui ne fait que diluer les forces et les talents du pays. Imaginons seulement ce que ces deux studios auraient pu réaliser ensemble.

 Leave a Reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(required)

(required)