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Déc 112011
 

Production : Fountain Pixel
Réalisation : Abhijeet Nene

A défaut de vous présenter enfin Arjun the warior prince, je me rabat sur une production de moindre envergure, à savoir Eklavya l’invincible. Rassurez-vous, ce choix par défaut n’est pas non plus dénué d’intérêt. Eklavya reste un film d’une qualité technique assez moyenne : l’animation manque de fluidité, le dessin est très inégal et pas très original. On ne touche pas le fond, mais d’emblée, on comprend que ce film ne fera pas avancé le niveau de l’animation indienne, au contraire.

Eklavya tient par deux éléments porteurs : l’histoire du film est innovante (enfin un film qui ne narre pas encore et toujours les aventures de Rama). Et cette intrigue est même assez passionnante. On regrette certaines longueurs puériles et largement inutiles, mais n’oublions pas qu’Eklavya s’adresse avant tout aux enfants. Le film raconte comment le jeune prince Eklavya, en accord avec ses parents, va chercher à perfectionner sa maitrise de l’arc en partant à la recherche du maître des pandavas, Dronacharia ou Drona. Ce dernier le refuse comme élève puisqu’il ne peut enseigner à une caste inférieur (Eklavya est le prince d’une tribu), mais en retour, il lui offre sa bénédiction. Malgré une période de doute et de frustration due à la sévérité de la réponse du maitre d’armes, Eklavya fini par s’en satisfaire et heureux de sa bénédiction, façonne une idole à son image et sous le regard de son maître, perfectionne seul son art.

Drona remarquera la supériorité d’Eklavya sur Arjuna. Mais pour que s’accomplisse le Dharma d’Arjuna, il demande alors le pouce droit à Eklvaya en guise de rétribution comme maître. Eklavya s’exécute. Le conte s’arrête ici, mais le film pousse plus loin l’intrigue, Eklavya continue son entrainement malgré son handicap et retourne ensuite chez ses parents accomplir de grands exploits… A ce scénario captivant, s’ajoute une ambiance musicale très soignée comme bon nombreux de films animés indiens. Il reste néanmoins décevant de constater qu’avec un tel sujet, Eklavya aurait mérité d’être beaucoup plus technique. La durée du film aurait gagné à être raccourci à cet effet.

Sous son aspect enfantin, ce film d’animation soulève des questions sur le devoir des individus en proposant ici un héros irréprochable, probe au possible mais qui devra vivre dans l’ombre d’Arjuna. D’autre part il renvoi les mythologues sur des questions fondamentales de moral et de justice : Drona avait-il le droit d’exiger un pouce à Eklavya ? Le Dharma d’Arjuna ne pouvait-il s’accomplir sans cet acte ?

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