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Déc 122011
 

Plate-forme : PSx puis Game-Cube/Wii
année : 1999
Développeur : Capcom

Capcom était depuis Street Fighter 2, l’un des rares éditeurs tiers à savoir imposer un nouveau style de jeu dans le monde vidéo-ludique. L’exploit a été renouvelé en 1996, même si en soi, Capcom n’est pas l’inventeur du style Survival-horror puisque  Alone in the dark l’avait précédé dès 1992. Mais la différence majeure entre Infogrames et Capcom réside dans la capacité de ce dernier a avoir su donner naissance à un best-seller. Si très tôt les suites que proposait Infogrames ne pouvaient que faire pleurer, Capcom a su dès ses premiers titres, convaincre de plus en plus de joueurs.

Resident Evil 2 (Biohazard 2 au Japon) est, selon une large franche des fans de la franchise, le titre le plus emblématique de la saga. Si le premier dirigé entièrement par Mikami a su jeter les bases d’un titre plein de promesses, nul ne peut nier que RE2 a largement dépassé les promesses de son ainé.

Elza est le prototype de Claire, c’était une jeune étudiante qui n’avait pas froid aux yeux…
Ici c’est le premier commissariat que l’on découvre.

Pourtant, Biohazard2 a eu une naissance des plus difficiles et les éléments fournis aux fans à l’époque ont suffit à nourrir et amplifier le fantasmes d’un titre parallèle mais purement éjecté du circuit par Capcom. L’ombre d’un Résident Evil 2 prototype tout à fait différent du titre commercialisé est aujourd’hui largement attestée par les nombreuses vidéos et captures d’écrans disponibles sur le Web, ainsi que par les données extraites de RE2. Pourtant achevé à 65% Resident evil 1.5 continue de nourrir les passions. Et l’espoir qu’un jour la fameuse Beta, disponible à une dizaine d’exemplaires, réapparaisse entre les mains de la communauté continue de faire rêver plus d’un joueur.

Revenons à nos moutons, certes la beta de Resident Evil 2 semblait prometteuse, mais le produit fini et commercialisé par Cacpom n’en reste pas moins une véritable bombe ! Si le premier opus était des plus kitch, avec ses cinématiques de série z, son animation catastrophique et ses bruitages des plus dégueu, Resident Evil 2 frappe fort en plaçant tous les curseurs au top niveau !


Vous n’avez guère le choix : il faut passer par là !

Biohazard 2 a marqué un tournant dans le jeu-vidéo en le rendant le plus cinématographique possible. La qualité irréprochable des cinématiques de synthèse ponctuent le jeu avec force. L’introduction, digne à son époque de celle de Rondo of Blood, vous présente les 2 protagonistes in medias res. En 3 minutes vous avez tout compris, Léon est un jeune flic qui se retrouve au milieu d’une ville infestée de zombies, Claire recherche quelqu’un. Vous comprenez en un clin d ‘œil la tension de la situation, le feu de la survie qui anime les personnages et les liens qui les unissent.

Mettre au devant de la scène un nouveau genre ne suffisait pas à Capcom, il lui a fallu en plus inventer un nouveau game-play propre à un jeu où l’on évolue en 3D. Léon comme Claire se dirige aisément, les commandes sont les mêmes que celle de Resident Evil avec quelques améliorations. Via les options, vous pouvez notamment régler le mode de visée. La cible automatique est pratique lorsqu’un ennemi se cache dans un coin.


Le Doberman, un classique des Resident evil !

L’élément le plus frappant dans ce Resident evil, et certainement la trouvaille que l’on regrettera le plus par la suite, est la possibilité de faire varier l’histoire en fonction de l’ordre dans lequel vous insérerez vos CD. Bien que court, environ 6h. Le jeu se révèle réellement lorsqu’on a terminé les 2 scénarii. Pour cela, soit vous commencez avec le Cd de Léon, soit avec celui de Claire. Certains endroits du jeu seront accessibles dans un scénario et pas dans l’autre et l’intrigue sera légèrement différente. On regrettera cependant que le vice n’ait pas été poussé jusqu’au bout puisque l’interaction entre les personnages a été simplement oubliée ! Claire cherchera à ouvrir les portes que Léon aura pourtant ouvertes juste avant et la clef changera même de localisation de façon grotesque. Enfin, ces désagréments offrent la possibilité de découvrir le jeu d’une autre façon et c’est certainement ce qui fait passer la pilule de l’absurdité. D’une manière générale le scénario est simple et efficace. S’il n’est pas très fourni, l’intrigue et le suspense sont suffisamment dosés pour laisser raconter une histoire avec brio.


William Birkin est l’un des vilains les plus marquant du jeu-vidéo !

Le bestiaire pléthorique ne fait qu’écho à la richesse des bosses les plus surprenants du jeu-vidéo. Reprenant la vision classique d’un boss par niveau, Resident Evil 2 n’est pas avare en monstres immondes et dangereux qu’il vous faudra pourtant éradiquer. Japonais dans l’âme, ce titre offre son lot de mutations que maître Toriyama avait su si bien imaginer dans DragonBall. William Birkin, le malheureux savant spolié par Umbrella corp., devra son unique salut à sa propre création : le G-Virus. Coursés par cette abomination qu’il est devenu, Claire et Léon pourront compter sur l’arsenal  fantastique mis à leur disposition. Fusils à pompes, arbalète et lance roquette ne seront pas de trop contre un Tyran dont l’unique objectif est d’effacer les preuves, donc les survivants, des agissements d’Umbrella. Un mot sur Claire qui dans ce monde stéréotypé qu’est celui du jeu-vidéo marque sa particularité en se montrant une jeune femme forte et déterminée qui, de surcroit, ne manque pas d’un certain courage ! Moins armée que Léon, elle demeurera la cible des mêmes zombies et autres lickers que son partenaire. En gérant avec intelligence votre inventaire, Claire compensera son handicap en moddant ses armes pour gagner en performance et en tactique. Rien de plus génial que de faire évoluer son arme de point en arme automatique !

Une fois le jeu fini, les meilleurs des joueurs réussiront à débloquer des scénarii bonus qui par le challenge et l’intérêt dispensés, sont loin d’être anecdotiques… (enfin en ce qui concerne Toffu…)


Resident Evil 2 demeure un jeu extrêmement violent

Bien que centré sur l’action RE2 est le titre de la saga qui a su doser avec pertinence l’impression de claustrophobie et de survie dans sa juste limite. Les énigmes, même grotesques, restent de mise et assurent par leur présence une impression d’étouffement et de frustration. « Mais pourquoi diable cette porte est-elle fermée ? Et bien sur, la clef est derrière le couloir infesté de zombies à l’autre bout du bâtiment !?? » Vous êtes régulièrement surpris par le surgissement de danger qui vous harassent sans ménagement.


Quoi, encore un jeu bonus ? Mais quand s’arrêtera donc l’horreur ?

Dépassant le stade du cliché que Resident Evil avait assumé pleinement, la suite de Capcom offre de nouvelles perspectives dans le genre en y introduisant de nouvelles sources de stress. Le jusqu’au-boutisme de la mise en scène tire les ficelles d’un scénario se basant sur les scandales d’un groupe pharmaceutique opérant sans éthique pour un profit toujours plus grand. Sans rapport avec l’actualité du moment, ces ingrédients mêlant expérience de laboratoire et film de série-Z, offrent pour le joueur un spectacle des plus réussi. Après Code Veronica, les fans des premiers épisodes n’auront plus que leurs yeux pour pleurer l’agonie d’une saga qui avait pourtant débuté en apothéose.

Évaluation

Graphisme 17/20 Pour une PSX c’est le pied ! Les background sont d’une rare richesse.
Jouabilité 17/20 Une fois pris en main, vous êtes Léon ou Claire.
Scénario 15/20 Imaginatif et palpitant ! RE2 ne se prend pas trop au sérieux et ne bâcle pas son propos.
Bande-son 19/20 Les meilleurs musiques de la saga.
Durée de vie 13/20 Faible, hélas !
Fun 19/20 J’hésite à mettre 20 !
Note globale : 17/20

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