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Déc 132011
 

Plate-forme : PS2, puis Game-Cube
Développeur : Capcom
Année : 2000

Puisqu’on est dans les tests de la saga culte de Capcom, je continue sur ma lancée. Fort du succès rencontré par les 2 premiers opus, la firme japonaise a cru de bon ton de nous ressortir un 3e titre pour PSX tandis que Code Veronica sortait sur DreamCast. Je vous laisse deviner quels joueurs étaient perdants à ce petit jeu… Enfin pas vraiment, je fais mon test d’ailleurs pour vous aider dans votre jugement.

Resident Evil3 est le premier opus de la saga à omettre un détail d’importance : l’histoire ! Vous incarnez Jill Valentine qui est en mini jupe au beau milieu de Raccoon City infesté de zombies. Que fait-elle là ? On s’en fiche ! Capcom vous propose simplement de l’aider à quitter cette ville de fous. Bon soit, mais y aura-t-il au moins du suspens ou des rebondissements ? Que nenni ! C’est la platitude la plus… heu, plate ! Vous avancez en dézinguant à tour de bras. D’emblée, RE3 apparait comme le moins horrifique de la saga, basé sur l’action et la survie tactique, aucun frisson ne viendra briser la monotonie du jeu. L’originalité de l’historiette, est de reprendre le scénario 2 de Resident Evil 2. Ah non, c’est pas original donc. Bref, encore une fois, un Tyran vous trousse (mais pas au Sofitel…), disons alors talonne les fesses et il va falloir lui échapper. Côté bestiaire, on reprend les mêmes, on les « mutationne » un peu et le tour est joué à coup de Brain Succker et autre Hunter gama (pas gamète).

Bon, à l’époque, le jeu ne m’avait pas paru si naze. Pourquoi ? Simple, RE2 étant trop court, le premier trop Kitch… tout laissait place à la frustration et ce titre arrivait à point nommé. Capcom pour faire passer la pilule d’un jeu bâclé (encore le même moteur de jeu ???) égraine quelques nouveautés vite oubliable. Jill saute automatiquement comme un cabri pour éviter les attaques et ainsi vous empêche de dégainer ! Pire, elle tire, mais aucune balle ne sort de son arme tandis que vos munition diminuent ! L’autre idée géniale farfelue de Capcom fut d’introduire des pseudo choix interactifs supposés changer le déroulement de l’histoire. En vrai, entre 2 choix proposés, le résultat restera grosso-modo le même… Moins raté, la petite chimie que Capcom nous propose de réaliser en mélangeant les poudres afin d’améliorer sa puissance de feu. Sauf qu’avec les quantités exigées, on ne peut vraiment qu’en profiter à la fin du jeu…  Seul bon point : le demi-tour rapide.

Un choix crucial ? Non c’est seulement pour économiser vos munitions,
car le Tyran ne sait ouvrir une porte…

Graphiquement, c’est pas mieux. Après les background très techniques du second volet, voici sous vos yeux un inextricable fouillis de pixels,censé donner l’impression d’apocalypse ! Et après ça, si les décors de RE2 ne sont pas dus à une équipe ayant bossé sur le Resident Evil 1.5, je sais pas comment ils en sont arrivés là. Quoi qu’il en soit, c’est dans Parasite Eve que l’on retrouvera le soin proposé jadis chez Capcom… Les énigmes, enfin, ont atteint ici les limites de la débilité et plus d’une comme celle des horloges ou pire, celle des jauges de produits chimiques, vous feront criser.

Malgré tous, le mode Mercenaries que nous propose Resident Evil 3 figure parmi les meilleurs bonus (alors que Code Veronica est indigent dans ce domaine) vus dans la saga. Trois personnages sont à votre disposition chacun disposant d’un arsenal différent. Faites votre choix et tentez de gagner votre point de rendez-vous avant que la bombe que vous transportez n’explose. Bien sûr, des hordes de zombies vous guettent au passage, et c’est à votre avantage car les combos vous ajouteront du temps bonus ce qui vous permettra d’aller sauver de pauvres malheureuses victimes isolées dans leur coin.


Un bonus arcade loin d’être bidon !

Alors doit-on en conclure que Resident Evil 3 soit mauvais ? Non pas vraiment, il s’agit simplement d’un titre divertissant mais largement moins bons que ces prédécesseurs. Dès 2000, le navire Capcom est en train de sombrer dans la fange, et l’espoir reposait alors sur Code-Veronica. Peu critique à l’égard de son propre travail, Capcom ressortira même son titre fumeux sur Game-Cube et privera sans contrepartie ses fans de la première heure (génération PSX) des remake futurs. Vilain !

Évaluation

Graphisme 16/20 Rien de moche, mais c’est vraiment fouillis !
Jouabilité 14/20 La programmation est hasardeuse au possible…
Scénario 10/20 Entre le néant et le soporifique.
Bande-son 12/20 A part les anciens thèmes, les nouveaux sont dégueux !
Durée de vie 13/20 C’est toujours là où le bât blesse, encore heureux que le mode Mercenaries soit là !
Fun 14/20 Le jeu ennuie mais surprend un peu.
Note globale : 14/20

Pour les fans seulement.

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