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Déc 152011
 

Plate-forme : psx
Editeur : Konami
Année : 1999

Puisqu’il est désormais interdit de dire du mal de la saga Metal Gear Solid et qu’en plus le prochain Metal Gear Rising s’annonce des plus risibles, je me rabats sur un titre moins polémique : Metal Gear Solid sans rien derrière. Sans rien derrière ? Oui, mais il a tout de même le slibard bien rempli… Moins polémique je disais ? Et oui car il suffit de taper le titre dans google pour ne rien trouver dessus ! On nous renvoie au Metal Gear Solid 4 qui pourtant ne lui arrive en rien à la cheville ! Donc je vous parle d’un titre boudé par le web, oublié par les-soit-disant-gamers-autoproclamés, pas seulement pour marquer ma différence mais parce que ce titre vaut largement le détour.


A l’époque l’infiltration signifiait qu’il fallait se planquer.

Quand la démo était dispo dans le Playstation Mag de l’époque, il vous était impossible de vous en détacher. On hallucinait devant nos écrans à tube cathodique (à tube quoi ? – Vas te coucher mon kevin !). L’immersion était totale dès qu’on avait appuyé sur start ou X je me souviens plus. Le jeu se lançait sur une cinématique démentielle et l’In medias res de l’action ne ménageait pas le joueur. Bref, une fois la démo terminée, vous vous retrouviez confronté à  : (choix 1) aller à la fac pour s’endormir dans un amphi ou, (choix 2) aller chez votre revendeur chopper le jeu et y jouer comme un fondu jusqu’à minuit . Vous l’aurez compris, étant sain de corps et d’esprit, vous optez pour le second choix la fac c’est chiant et les diplômes ne servant à rien devant la monté du chômage.

Rarement un jeu n’avait été aussi hollywoodien (maintenant c’est grand guignolesque qui qualifie le mieux MGS4). Si Resident Evil 2 avait offert une immersion pas toc par ses cinématiques réussies et sa mise en scène très Alien, Metal Gear quant à lui s’illustrait tel un James Bond des plus sérieux. Espionnage, action et coucherie romance étaient de la partie. Plus réussi que les Metal Gear old school, cet opus exigeait réellement de se faire tout petit. Snake (c’est notre sympathique héros) marche tel un ninja sur des pattes de velours. Il détourne l’attention des soldats génomes (ça c’est pour les méchants modifiés par nano technologie) en cognant par-ci, par-là pour aller lui dans le sens inverse. Il passe derrière un garde et l’assomme. Bref, le bourrinage très en vogue depuis Metal Gear Solid 3 n’était pas encore à l’ordre du jour. Le paddle répondait parfaitement à vos exigences et, par contre c’est le seul MGS de ce type, les touches étaient logiquement assignées aux actions. Dans un environnement 3D Snake bougeait le plus librement qu’il fut possible dans un jeu.

Les cinématiques était réalisées avec le moteur du jeu. Un choix controversé.

Scénaristiquement c’était la claque : jamais on aurait imaginé une telle inventivité ! Espionnage, politique, intrigue et magouille sont de la partie. Le monde SF dans lequel se situe MGS est clairement défini et la créativité que Kojima et son équipe a conduit à produire un univers de grande subtilité. Si l’on peut regretter quelques niaiseries bien nipponnes genre, je me fais pipi dessus, je chiale, je suis amoureux et j’ai un gros chagrin, on en oublie assez vite les désagréments face à la crédibilité d’une qualité d’ensemble de l’œuvre. Ici, pas  du surenchère et de fanboyisme qui sont les recettes des opus suivants. L’histoire est sérieuse mais elle reste humble. Les bosses même caricaturaux n’ont pas encore les tronches de cake de ceux qui pulluleront depuis MGS3.

Enfin graphiquement il faut le dire, c’était pas top. Dinocrisis, sorti la même année, avait pourtant été aussi programmé en 3D  et il était quand même largement plus beau. Metal Gear Solid est correct dans son ensemble, ce sont surtout les personnages qui font tiquer. En revanche, les musiques, même synthétiques sont du grand art ! L’ambiance est là dans ce son métallique et envoûtant. La B.O. est un véritable plaisir mélodique et le morceau « The best is yet to come » est l’un des plus beaux titre de la saga !


On retrouvait le codec propre à la saga précédente, un détail d’immersion sans précédent !

Metal Gear Solid est le titre qui a dépoussiéré la saga sur les consoles 3D. Inventif et innovant, il avait tout ce qu’il fallait pour être un hit, et le public le lui a bien rendu. Les VR missions disponibles dans ce jeu avec leur extension ajoutait un réel plaisir d’immersion. Metal Gear Solid prouvait que le jeu 3D avait autre chose a offrir en terme de gameplay et d’immersion. Remaké pour les Kevin-s sur Game Cube dans une version grand guignol façonné par des exigences merchandising axées fanboyisme plutôt que qualité. Nul ne pourra se convaincre que le héros de Metal gear Solid :Twin Snake présenté en 2004 est le même que celui de 1999. C’est pourtant ce que Kojima veut nous faire gober, histoire d’accepter sa nouvelle vision mercantile d’un jeu devenu tout public. Car, hélas, pour faire de la thune, qui n’accepterait de renier les valeurs de sa jeunesse (en Arcadie) ?

Évaluation

Graphisme 16/20 Pas mauvais mais la psx savait mieux faire.
Jouabilité 19/20 C’était un jeu avec un vrai gameplay, c’était…
Scénario 18/20 On ne pouvait pas espérer mieux, à part certains égarements…
Bande-son 17/20 Au synthé mais grandiose !
Durée de vie 17/20 Dans les normes.
Fun 20/20 L’un des meilleurs titre psx !
Note globale : 18/20

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