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Jan 172012
 

Sortie : 1992
Plateforme : Super Nintendo
Genre : action-rpg
Développeur : Nintendo

Une année après la sortie du second Zelda, Nintendo planche dès 1988  sur une suite à donner pour sa saga phare. La super nes n’était pas encore là, il faudra alors attendre 1990 pour que Nintendo décide de l’adapter sur sa nouvelle console. Que s’est t-il passé entre temps ? On fantasme bien sûr sur l’idée que le jeu pu être développé à l’origine sur NES, mais rien ne l’atteste. Les infos que vous trouverez dans ce sens sont simplement des hoax, dommage !

Quoiqu’il en soit, l’équipe de Miyamoto, a eu besoin de 8Megabit de mémoire pour parvenir au résultat que vous connaissez et qui convaincra plus de 4 millions de joueurs dans le monde ! Comme pour Mario World, Nintendo a montré sa capacité à compresser les graphismes du jeu afin de limiter la consommation de mémoire. Le dark world n’est donc qu’une copie du monde d’hyrule, mais l’illusion est assurée grâce au changement de palettes et au nouveau éléments de la carte ainsi que par un second bestiaire, bien plus coriace. De fait, Zelda 3 donne l’impression d ‘un monde bien rempli ce que ne réussissait pas à faire SMW. Malgré ses nombreux efforts techniques, le joueur du premier volet garde l’impression d’un monde moins mystérieux et moins vaste que celui connu sur NES dans Legend of  Zelda.

Pfu ! Link respire un peu, la nuit fut courte, un bol d’air vous fera du bien

L’écran d’accueil du jeu résume à lui seul la force de A link to the past, la musique héroïque emballe votre cœur de chevalier, et la mise en scène du titre fait échos à votre témérité et votre hardiesse. Une fois que vous avez nommer votre personnage, vous êtes d’emblée projeté dans une grande aventure qui vous tiendra en haleine de nombreuses heures. La musique angoissante donne le ton d’un prologue dramatique qui permettra néanmoins de montrer votre bravoure. Réveillé au petit matin par la voix mystérieuse d’une jeune fille, vous sortez sans attendre sous une pluie battante avec pour seul arme votre courage et votre curiosité.

C’est le moment d’apprécier la beauté des graphismes du jeu.  Dépouillé et savamment coloré, l’univers de Zelda3 frappe par son efficacité et sa magie. Loin de ce qui se fait habituellement pour ce type de jeu, Nintendo à fait le parie d’aller à l’essentiel sans se perdre dans une fioriture de détailles indigestes. Les sprites sont larges et de grande qualités, leur animation est riche et efficace. Il suffit d’une seconde de jeu pour croire à la fresque qui se déroule sous vos yeux ébahie.

L’inventaire de Link a la fin de jeu. La panoplie d’un héros est toujours pesante.

Le game-play du jeu est l’élément le plus fascinant (avec les graphismes) de ce titre mémorable. Link se déplace sur la carte avec une aisance déconcertante, il peut même courir avec les bottes de pégases, nager grâce aux palmes. De plus, il possède une panoplie de coup spéciaux avec son épée qui décoiffèrent plus d’un joueur de l’époque. Le simple coup d’épée permet déjà d’infliger de sacrés dégâts à votre adversaire, alors lorsque Link charge son épée pour faire une attaque tournoyante, l’effet de puissance qui s’en dégage n’en est que plus réussit. En plus de ça, les gadgets que vous récolterez au long de votre aventure doteront votre personnage de l’arsenal le plus original de l’histoire du jeu-vidéo. Le grappin, par exemple, permet à Link de franchir de larges fossés, la pelle quant à elle permet de découvrir des trésors. On retrouve bien sûr les meilleurs items du premier opus comme le bracelet de force devenu un gant permettant de soulever de lourd rocher, l’arc qui décoche de puissantes flèches (mais désormais l’utilisation de celui-ci ne se fera plus à l’insu de vos rubis). Les médaillons conférant à Link des pouvoir élémentaux sont une grande trouvaille. Ils permettent en outre l’explosion de formidables effets spéciaux qui donnent à votre grande 16-bit une profondeur d’image des plus remarquable.

Le jeu était livré avec une carte qui ancrait ZALTP dans la réalité.

Zelda 3 ne balaye pas pour autant tout les concepts du RPG classique qu’il avait adopté dans le second opus. Ici pas de point à récolter, seul votre quete déterminera l’évolution de votre personnage. Le résultat est identique : votre personnage devient plus fort, plus resitant au fur et à mesure de l’amélioration de son arsenal et de la récolte de conteneur de coeur. Cette innovation, déjà introduite dans l’opus sur NES a été largement exploité dans ALTP. L’ajout d ‘une fiole de magie offre à Link un équivalent au magic point classique. Là encore ce choix parait plus naturel et moins caricatural. Le contenu de cette fiole diminuera en fonction de l’usage que vous ferait de vos objets magiques, il vous faudra donc en user avec méthode.

Les musiques que l’on doit à Koji Kondo frappent par leurs compositions rythmées et le choix judicieux de leur utilisation. Le thème centrale reprendra celui de Zelda 1 et les bruitages ici remixés avec les capacités de la Snes doteront la saga entière d’une signature reconnaissable.

On a beau être chevalier, s’il faut un marteau on en fera usage fièrement !

L’histoire de ce Zelda est elle aussi admirable par son efficacité. Prequel de la Légende de Zelda, d’où le titre américain, Zelda3 vous invite à découvrir l’origine d’un héros. Link, appelé par les mânes de ses ancêtres pour sauver plus qu’une princesse, un monde qui sombre petit à petit sous l’emprise d’un tyran démoniaque. Cela dit, le jeu est truffé d’humour et de dérision, on verra Link porter des poules, attraper des fées avec un filet à papillon… Armée de son boomrang, nul doute que Link a fier allure !

Votre quette vous fera traverser nombre de donjons et de grottes malfamées en plus de la traversée majestueuse d’un univers dynamique et varié. Les donjons renferment comme à l’accoutumé un trésors indispensable à votre progression. Le dynamisme des palais, les secrets qu’ils renferment ainsi que les mécanismes auxquels ils font appel n’ont de cesse d’offrir au joueur d’intenses moments de plaisir et de découverte. Inonder un palais permettait d’atteindre de nouvelle zones. L’enchevêtrement de différents étage sur un même écran obligeait à la plus grande prudence. Et l’existence de commutateur ouvrant et fermant des passages ou soulevant des plots offraient mile satisfactions ! Au fur et à mesure de votre progression, vous serez de plus en plus amené à vous engoufrer dans les profondeurs de salle interminables. Les bosses sont vraiment géniaux, bien plus originaux que les dragons de LOZ. Bourriner ne vous aiderea pas, il vous faudra devenir un fin stratège pour en venir à bout. Une fois sorti d’un palais obscur, quel plaisir de sentir à nouveau la brise caresser votre visage !


de la glace et du feu ? mais quel est son point faible ??

Après 2 opus tout à fait différents Nintendo a écarté toute hésitation sur les mécanismes a adopter pour offrir à la saga entière des références solide. Largement inspiré du premier Zelda, ce 3e opus s’éloigne définitivement des clichés de la fantasy véhiculés par The adventure of link pour créer un monde novateur et enchanteur. Dans un style dessin animé mignon sans être niai, Zelda 3 offre au joueur pour la première fois une aventure qui semble parfaitement maîtrisée et cohérente. Les performances de la 16bit de Nintendo offre a ce troisième opus le secours d’effets visuels et sonores réussis qui assurent une ambiance générale enchanteresse. Reste que ce premier A-RPG de la SNES, malgré ses innombrables qualités fruste le joueur par sa durée qu’on aimerait bien plus grande. Il est de fait difficile de reposer la manette tant l’impression de dépaysement est immense. On ne peut blâmer Miyamoto et son équipe qui ont tout donné pour tirer partie de la SNES, sauf peut être sur le choix d’un niveau de jeu trop facile. Link reviendra dans un Zelda 4 sur gameboy dans une nouvelle grande aventure largement inspirée de son grand frère. Malgré le petit format de la console, le niveau de difficulté et l’enchainement des évènements seront encore mieux dosés que dans ce Zelda. Puis ensuite, le choix de l’utilisation de la 3D dans Ocarina of Time et les opus suivant transformeront définitivement l’ambiance de Zelda qui deviendra plus familiale sur le gameplay mais trop sérieux dans son histoire. Mais aux dernières nouvelles Miyamoto pensait offrir au public une version 3D de Zelda3, serait-ce pour créer un pont entre deux visions d’un même jeux ? Espérons que le projet vaille le coup et que la retraite de Miyamoto n’empêche pas Nintendo de retrouver les mécanismes 2D de cette saga culte !

Évaluation

Graphismes 18/20 En un mot : envoutants !
Jouabilité 20/20 Si on pouvait mettre plus !
Scénario 18/20 Rien de complexe, mais par contre extrêmement efficace.
Bande-son 20/20 Que dire face à une ambiance aussi dépaysante.
Durée de vie 16/20 Gros point faible du jeu, mais dû aux limites techniques de l’époque.
Fun 20/20 Le jeu est facile mais tellement envoutant et certaines énigmes nécessiteront un réel investissement de votre part
Note globale : 18/20

Une grande fresque !

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