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Jan 232012
 

Éditeur : Konami
Sortie : 1999
Plate forme : PS1

Premier concurrent sérieux de Resident Evil, Silent Hill premier du nom va offrir aux joueurs de l’époque une toute nouvelle expérience de jeu. Là où l’on pouvait craindre une bête copie d’une saga aujourd’hui culte, Silent Hill a largement su trouver ses propres marques et ce, dès le premier épisode. Il faut dire que les survival-horror étaient plutôt rare, entre les innombrables jeux de courses et de sports qui pullulaient sur Ps1, les joueurs étaient très vite en manque d’un genre pour lequel seule la 3D pouvait donner un sens. Silent Hill était-il donc le choix par défaut ?

Contrairement à la 3d pré-calculé de Résident-Evil, Konami veut faire parler de lui en proposant un jeu en 3D en temps réel ! Le grand avantage de cette décision, est d’offrir aux joueurs l’impression d’une progression sans contraintes. Les angles de camera ne sont pas fixes, mais ils suivent votre personnage selon son orientation ! Alors, oui aujourd’hui c’est le minimum, à l’époque ça ne l’était pas ! Mais alors, la Playstation elle arrive a suivre la cadence ? Ben non, justement ! Mais le joueur doit pour autant n’y voir que du feu sinon comment pourra t-il croire à ce jeu ? L’astuce mis au point par Konami est d’avoir créé un effet brouillard, bien plus crédible que le fond noir habituel dans les Tomb Raider. Si le graphisme est donc en conséquence moins beau qu’avec un background 2d, puisqu’il est en polygones, au moins il interagi avec le personnage.

Harry a rangé son balais au mauvaise endroit…

Harry Masson, le héros de ce Silent Hill, se ballade joyeusement dans cette ville de fou avec une lampe. Et cette lampe mes amis, elle éclaire vraiment puisque le jeu est calculé dans un environnement 3D en temps réel ! Ce n’est pas juste une tache lumineuse, non, non, c’est une lampe avec une profondeur de champ et qui butte sur les obstacles ! Question programmation, c’est vraiment le top du top donc ! Mais pourquoi diable avons-nous besoin d’une lampe donc ? Et bien figurez vous que Harry est partie en vacance avec sa fille Cherry, mais en arrivant près de la ville touristique de Silent Hill, il a fallu qu’il se gaufre lamentablement dans le décors à cause d’une autre gamine plantée là au beau milieu de la route ! Après un roupillon peu ordinaire et quelques bosses, Harry part à la recherche de sa fille qui n’a daigné attendre que papa se réveille pour allez manger seule les caramels qu’elle trouvera surement là bas.

Mais qui donc qui s’est qui a volé l’escalier?

Dans les faits, riens n’indique que la petite Cherry s’est faite la malle pour croquer des caramels, Harry en doute fortement et dans cet endroit devenu désert et où toutes les routes sont coupés par d’énormes failles, on peut comprendre son inquiétude. Notre bon Harry trouve en route une Radio qui très bientôt va se mettre à grésiller. C’est à ce moment là que vous apercevez une ombre titubante au travers le brouillard, là juste à coté de vous, elle approche dans d’horribles contorsions… Vous avez un flingue, « cool vous vous dîtes, je vais me le one shooter celui-là ! » Mais très vite vous allez déchanter « mais c’est hyper mal programmé ce truc, j’le touche pas ! ». Figurez-vous que Harry n’est pas un agent spécial, ni même un féru d’arme à feu, alors, même en faisant son mal il n’arrive pas à grand chose avec son pétard ! Il faudra faire avec l’originalité de ce game-play, vous n’êtes pas monsieur muscle mais dehors on vous veux du mal ! Pour le reste, vous contrôler Harry avec la manip empruntée à Resident Evil.

Vous rencontrerez deux ou trois personnes comme Cybil une policière courageuse Lisa, une très jolie infirmière cachée au milieu d’une horde de folles psychopathes armées de couteau. La plus marquante est sans conteste Dahlia Gillespie, la mère d’Alisaa, une triste enfant dont vous découvrirez le sort au fur et à mesure de l’histoire. Ces personnages parmi d’autre animent un univers glauque, il vous sera difficile de leur donner toute votre confiance, mais pour autant, il vous faudra les prendre en considération sans quoi vous n’irez pas bien loin. Au cœur de tout ça, vous découvrirez la religion local qui semble avoir de grande accointance avec le satanisme. Votre fille aurait-elle été kidnapper par ces gens là ? Quels secrets ce cache derrière tout ça ?

Que vous veut donc cette sympathique personne ?

En tout cas, cette ville est louche, régulièrement, autour de vous, l’environnement s’assombrira d’un coup, et vous aurez la désagréable impression de ne plus être au même endroit, sans avoir bougé d’un pouce. Il y aurait-il deux Silent Hill ? Vous n’aimiez pas le premier visage de la ville ? Que direz-vous de son autre facette ! Le béton fait place aux grillages rouillés, les murs sont des poutres métallique et les gens y sont particulièrement peu accueillant ! C’est dans cette ambiance malsaine qu’il vous faudra suivre les traces de votre fille, et vous êtes un père dévoué, alors à aucun moment vous ne chercherez à fuir.


Les cinématiques sont une vraie bouffé d’air !

Silent Hill arrive la même année que Resident Evil 2, mais loin d’être un vulgaire clone, c’est un nouveau genre qui se dévoile. Richement scénarisé, richement programmé, ce premier opus d’une saga culte remet en cause les fondements choisis par RE. Musiques et ambiances : tous concourent à vous déstabiliser. Le joueur erre dans Silent Hill sans repère avec un seul objectif, sauver une petite fille. Entrecoupé de scènes en synthèse de très bonne facture, le jeu vous encouragera à pousser l’aventure jusqu’au bout.  Les plus passionnées par le jeu trouverons même une quête annexe qui vous plongera au cœur d’un trafic, pas claire bien entendu. Et le suspense vous poussera a reprendre la manette pour découvrir les multiples fins de ce jeu, mais a chaque reprise d’une partie, la difficulté augmentera d’autant ! Les plus acharnés iront au bout, mais la majorité ignorera certainement les niveaux les plus durs tant la difficulté à été poussé dans les derniers mode de jeu !

Évaluation

Graphisme 16/20 Tout est en 3D alors forcément, c’est pas top.
Jouabilité 17/20 Harry est quand même archi raide.
Scénario 19/20 Si tout les jeux avait de tel scénarii !!
Bande-son 18/20 Exemplaire : stridente et angoissante.
Durée de vie 18/20 Très bonne, notamment avec les fins multiples.
Fun 19/20 Un jeu inoubliable, même hélas pendant vos nuits…
Note globale : 18/20

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