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Jan 272012
 

Sortie : 1994
Plate-forme : SNES
Editeur : Square

Il est aujourd’hui très difficile pour les plus jeunes joueurs de comprendre combien l’attente était grande à l’époque concernant les jeux de rôles (Role Playing Game) sur console. Considérés par les élites comme les politiques comme le poison de la jeunesse, les jeux de rôles sensés nous faire perdre conscience de la réalité avait très très mauvaise presse (bien plus que le Jeu-vidéo en général qui lui corrompait la jeunesse et la rendait épileptique). Il était donc très délicat pour un éditeur, même développé sur SNES (une console familiale jouissant d’un très bonne image) de s’ouvrir au marché européen pétri de conservatismes et de préjugés. Au comble du phénomène, l’émission « Bas les masques » de Mireille Dumas, du 11 octobre 95, intitulé « Attention jeux dangereux » stigmatisera les joueurs de ce type de divertissement sous sa forme classqiue. En conséquence, nombreux sont les commerçants qui ont du fermer boutiques. L’affaire de profanation du cimetière juif de Carpentras sur médiatisé, sert de prétexte bidon pour faire passer le fils du maire de l’époque, amateur de jeux de rôle comme le principal responsable. Grâce à Tf1 et son grand manipulateur des esprits, Jacques Pradel, Jeux de rôle et néo-nazisme ne font plus qu’un dans l’opinion publique de l’époque (reportage Arte de 2001, « Jeux de rôles à Carpentras« ). Et les pressions politiques allant dans ce sens n’aidèrent pas. Les émissions télé associant les rôlistes aux sectes, aux suicides et au néonazis se multiplièrent.

Voici les « superbes » artwork de l’époque !

En conséquence, aucun des Final Fantasy, des Dragon Quests… n’avaient vu le jour en France, Square ou Enix risquaient de nous laver le cerveau à coup de pixels. On concédait alors l’édition sous perfusion de A-RPG qui limitaient au nécessaire la gestion des personnages. Les parents était rassurés : les lardons ne se prendront pas pour Link ! On appelait donc ce type de jeu des jeux d’aventure comme ça on ne choquait personne. Les mômes que nous étions restaient inconscient du débat qui se passait chez les adultes, seuls les plus grands subissaient impuissant l’acharnement médiatique de plein fouet. Imaginez le nombre de titres qui sont passés loin, très loin de notre nez !

La bonne conscience du vieux continent ainsi apaisé, les joueurs ont pu bénéficier en 1994 de l’arrivé de Seiken Densetsu 2 alors rebaptisé Secret of Mana. Pour essayer de suivre, le premier opus s’appelait Mystic Quest chez nous, mais n’avait rien à voir avec Final Fantasy : Mystic Quest

Trois personnages jouables pour le premier concurrent de Zelda 3 !

Secret of Mana est un jeu qui a première vu parait moins soigné que Zelda 3, le graphisme plus fouillé donne un effet bordélique qui s’insère assez mal dans une vue de 3/4 haut. En plus de cela votre personnage vous donne l’impression fâcheuse de patiner dans la semoule et de donner des coups en retard. Bref, le game-play est à des années lumières de celui de ALTTP. En plus de cela, le jeu est loin de faire dans l’originalité : comme dans Zelda, le héros orphelin (que vous nommer à votre convenance) trouve une épée légendaire et devient par la même un héros lui-même légendaire. On est en plein cliché, mais il faut avouer que c’est efficace. Il fini par être chassé de son village à cause des troubles qu’il y cause. Vous voilà donc à errer seul dans un monde inconnu et vaste. Vaste ? Le mot est faible ! La carte à explorer est gigantesque, surtout comparé à celle de Zelda 3 ! Le nombre de PNJ aussi est très important, et ils apportent un réel plus dans votre quête là où il ne servaient qu’a dire une réplique dans Zelda. Grâce à ces PNj, vous vous laisserez convaincre de partir à l’aventure pour restaurer le pouvoir de Mana éparpillé de part le monde. SOM vous fait évoluer dans un monde sans confins découpé en plusieurs zones accessibles entre elles par… des canons ! Vous payer pour vous faire éjecter sur l’autre continent en gros. Plus tard, vous aurez l’occasion de voyager sur le dos d’un dragon, ce qui vous offrira bien plus de liberté et donc de régions à découvrir.

En bon Zelda-like, Seiken vous plongera dans des palais lugubres.

Le plus grand apport de SOM pour le Jeu-vidéo est la possibilité de jouer à 3 dans un RPG ! Car votre personnage rencontrera 2 acolytes qui ont chacun une bonne raison d’aller tatanner du monstre hideux. Il est de surcroit possible de laisser un second et troisième joueurs vous accompagner en utilisant les personnages que vous laisseriez libre. Seul, vous pouvez choisir le mode opératoire de vos acolytes (défense, attaques) d’une manière assez précise puisque vous disposez d’un damier servant de jauge entre ces différents critères. Avec le panel d’armes qui s’offre à vous, l’acquisition des techniques spécifiques par perso pour chaque arme, vous avez largement la possibilité de spécialiser tel ou tel personnage avec tel armes. S’inscrivant dans la continuité des RPG, SOM vous permet également la maîtrise de magies (Lumina, Ondine Sylphide etc.) aussi variées que puissantes. Chaque personnage possède des aptitudes particulières en fonction des magies récoltées. En conséquence, tel ou tel personnage sera dévolu à l’attaque, à la défense ou aux soins. Il apporte donc au genre Zelda, des fonctions de gestions efficaces et cohérentes. Ajoutons que plus vos progresserez dans le maniement d’une arme, plus vous aurez la possibilité d’asséner des coups puissants en chargeant votre armes. Le gros inconvénient de ce choix est de vous laisser vulnérable le temps du chargement de votre énergie, ce qui imite le tour par tour puisqu’un coup non chargé ne donne aucun dégât. Cela vous oblige à concevoir une stratégie d’attaque bien différente de celle de A Link to The Past.

La traversée des continent se fait de manière fantaisiste

Tout cela fait quand même énormément d’éléments positifs, cependant le jeu reste décevant sur certains points. D’abord, le jeu est un peu trop lisse : disons qu’il manque vraiment de caractère. L’ambiance oscille entre niaiserie et poésie médiévisante ce qui ajoute à l’impression général de clichés. Le game-play complexe n’est pas toujours adapté aux diverses situations. Enfin le jeu cache quelques bugs dont le plus classique qui coincera votre personnage dans le décors. J’ai dû refaire une partie en arrivant à la fin car l’un de mes persos était coincé dans le vide ! Ce genre de détail élève un gouffre entre Nintendo et Square, mais il faut avouer que la prise de risque est bien plus importante dans Seiken Densetsu. Les musiques semblent également manquer cruellement d’inspiration. Le monster-design également est loin d’être heureux et les messages accompagnant leurs morts n’est pas forcément efficace. Il faut dire que la traduction du jeu s’est faite en 30 jours, alors forcément, le tout fait un peu bâclé.

Secret of Mana est un jeu culte car il offre à la Snes un nouveau A-RPG là où les RPG classiques sont légion dans l’archipel. Le plaisir de jeu est grand, voir immense, mais la frustration, même légère fourmille au bout des doigts du joueur qui devant une telle richesse pouvait s’attendre à plus de complexité tant d’un point de vue scénaristique que dans la forme même du jeu. Ce titre est le meilleur compromis qui existe entre un RPG et un A-RPG, puisqu’il fait la jonction entre les deux game-play. La magie est loin d’être anecdotique et sert à merveille les affrontements physiques. Secret of Mana a prouvé aux joueurs qu’ils pouvait désormais exiger d’un RPG qu’il soit enfin en temps réel. Mais, hélas, le futur du jeu-vidéo à montré que les éditeurs sont préférés favoriser l’option du tour par tour moins dynamique. Prévu à l’origine pour le support Cd de la SNES, le Play-Station, Secret of Mana nous est présenté sur support cartouche après de nombreuses modifications : quel eut été le jeu original ? Mystère, mystère…

Évaluation

Graphisme 16/20 Loin d’être mauvais, ils sont surtout fouillis. Mais la Snes est limités en mémoires.
Jouabilité 16/20 Ce n’est pas la catastrophe, mais ce n’est pas très réactif.
Scénario 17/20 On se laisse prendre facilement à cette histoire même simple.
Bande-son 15/20 Correcte, elle possède même de bonnes pistes mais l’ensemble reste décevant.
Durée de vie 20/20 Au delà de toute espérance !
Fun 17/20 Secret of Mana est le concurrent direct de Zelda 3, et il en a dans le ventre !
Note globale : 17/20

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