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Jan 312012
 

Sortie : Novembre 1993
Plate-forme : GameBoy
Développeur : Nintendo

Nul n’osait espérer en 1993 que sortirait sur une console portable un titre capable de rivaliser la tête haute avec un jeu sur console de salon. On trouvait de bons jeux sur GameBoy et GameGear, mais la majorité des titres qui sortaient dessus avaient été conçu pour « faire comme ». Le jeu pour salon demeurait un référentiel indétrônable. Mais Link’s Awakening est arrivé et le raz de marée que ce titre à provoqué à chamboulé la donne. Le jeu portable n’était plus un jeu allégé pour un petit format : le jeu portable devenait une référence à lui seul !


Même les possesseurs de 16bit fantasmaient devant de telles cinématiques !

Link’s Awakening brise largement la barrière du noir&blanc en transportant le joueur dans une aventure dynamique et haletante. Zelda 4 est un jeu pour les gamers de l’époque, le monde enchanté d’Hyrule que l’on connaissait depuis le titre SNES fait place à une histoire dont les accents mélancoliques font directement penser à la noirceur de Zelda 1. L’idylle entre Link et Marine, comme les nombreuses allusions à la mort (le fantôme qui hante Link, les ruines d’une civilisation disparue entre autre), montrent combien Nintendo à orienté son jeu dans un dessein moins enfantin. Les allusions coquines mais somme toutes mignonnes telles le bikini de la sirène ou la présence du modèle du peintre resteront inédites à toutes la saga et même à la version Dx ! Le hibou qui vous presse dans votre progression pour accélérer le dénouement tragique de l’histoire donne un ton pathétique au scénario général. La progression de l’intrigue, les dialogues énigmatiques des personnages offrent un climat qui vous obligeait à poursuivre votre quête. Dans ce Zelda, la princesse n’est plus là et Ganon à disparu, affranchi d’un cahier des charges type, Link’s Awakening s’émancipe et trouve sa propre voie sans jamais chanceler ! Combien sont les spin-off (pour peu qu’on puisse le considérer ainsi) ayant réussis une telle performance ?

Simple et précis, le level-design confère au titre ses lettres de noblesses.

Les mécanismes d’un Zelda sont bel et bien là, mais non content d’égaler dans son game-play un jeu 16-bit, la petite console va outrepasser les limites de Zelda 3 et offrir aux joueurs de nouvelles libertés d’action ! Link peut enfin choisir l’équipement de ses deux mains, l’épée et le bouclier ne sont plus une fatalité pour élaborer vos stratégies de défenses et d’attaques. Les combinaisons n’ont de limite que votre maîtrise du game-play. Faire du boomerang votre arme principale est désormais possible. Associer arc et bouclier pour mieux assurer votre défense est même indispensable. Et enfin, vous pouvez toujours vous battre avec une arme secondaire et tenir dans l’autre main une soupe de guérison ou un bocal avec un fée ! Sans ce contenter de ces innovation, la plume permet enfin à Link de franchir les trous en sautant. Associée la plume aux bottes, Link devient un champion olympique du saut en longueur et peut franchir 3 gouffres en un bond ! La loupe de Link est aussi un ingrédient indispensable qui annonce Minish Cap par l’intérêt qu’il porte au monde microscopique.

Comme sur Super Nes, votre héros à la possibilité d’améliorer son équipement, les fées sont là pour augmenter vos capacités en bombes et flêches, la quêtes des coquillages vous offrira l’épée ultime etc. Mais la quête du troc qu’offre Zelda 4 demeure un élément déterminant et original qui permet de sortir de la linéarité du scénario sans pour autant se perdre dans l’anecdotique.


Dans ce Zelda 4, Link deviendra un musicien émérite !

Ébranlant les limites de la Game-boy, les musiques de Link’s Awakening sont entrainantes et tout à fait adaptée aux situations. Là aussi, on ne s’attentait pas à une telle créativité pour une si petite console ! D’ailleurs la musique est, en plus du rêve, l’élément central du jeu. Link composera sur son ocarina 3 mélodies aux capacités magiques inoubliables. Au cœur de l’intrigue, les mélodies seront l’occasion d’une débauche de cinématiques émouvantes et héroïques. La quête de ces musiques est un apport considérable au jeu et au combien merveilleusement associé à la thématique océane de l’île. Marine, la chanteuse au cœur sensible en est le parfait emblème.

A cela s’ajoute de nombreuses phases de game-play en plate-forme qui font échos au Mario Land 2 de la petite console. Lorsque Link est vu de profil, le jeu prend une autre profondeur, l’atout est considérable ! Dans Zelda 4, Link peut voler les marchands en leur tournant le dos et tricher au jeux de hasard en sauvegardant avant paiement ! Link sort de la logique d’enchainement de Palais grâce aux nombreuses quêtes qui articulent la trame principale mais aussi grâce au level-dessign de la carte du monde propice à la découverte.  Le héros n’est plus enfermé dans des zones qui deviendront inutile par la suite, les environnements donnent un charme, une ambiance qui stimulera votre intérêt à les fréquenter. La recherche des feuilles d’or, les multiples villages sont autant d’ingrédients qui offre à la carte du monde une fonction propre qui transcende la seule fonction d’espace de jeu.

Basé sur le moteur de jeu de Kaeru no tame ni Kane wa Naru (inédit en France), Zelda 4 est une bombe d’innovations qui fit passer le génial  Zelda 3 pour un jeu ringard ! A l’exclusion de la couleur, rien ne manquait pour l’immersion. une fin spécial avec marine est même prévu pour les joueurs capable de terminer le jeu sans perdre une vie (mon records était de 3 vies à l’époque). Si aujourd’hui l’émulateur permet à quiconque d’y parvenir, à l’époque, c’était un vrai challenge qui prouve combien Nintendo avait placé la barre haute !

Évaluation

Graphismes 20/20 Rares sont les graphismes aussi lisibles sur Game-boy !
Jouabilité 18/20 Instinctive, c’est le maître mot !
Scénario 19/20 Le meilleur scénario pour un Zelda !
Bande-son 18/20 Hallucinant et c’est une game-boy !
Durée de vie 20/20 Excellente !
Fun 20/20 Que du bonheur !
Note globale : 20/20

Simplement le meilleur jeu de la console, dépassant même Zelda 3 !

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