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Fév 042012
 

Dessins et scénario : Marini

Le retour en force du peplum initié à la base par GLADIATOR (ouais, en capitales, ça pourrit les yeux, mais ça fait plus romain, d’abord!) fait des petits, tant au niveau des films (logique, j’aime faire de la tautologie, parfois), qu’au niveau des séries (Rome, Spartacus…) et finit par envahir la BD.

Deux gorilles pour le prix d'un ! c'est les soldes !

Les Aigles de Rome va donc traiter d’aigles et de Rome. …………… en fait non, je vous mène en bateau.

Mais pas complètement.

Oui, il sera question de Rome. Mais pour les aigles, vous verrez vous-mêmes !

Au début de l’histoire (et de l’Histoire), nous avons Valérius Falco et Arminius, deux gamins que tout oppose a priori mais qui vont devoir cohabiter, et s’entraider. Et pour cause, Arminius (ou Ermanamer) est envoyé par sa tribu, les Chérusques (faisant partie des Germains) comme otage à Rome pour y recevoir une éducation latine. Et cette éducation lui sera dispensée par…. le père de Falco. Le reste appartient à l’Histoire, si vous ne connaissez pas Arminius, et ne voulez pas vous spoiler l’histoire, ne googlisez pas Arminius (et là, à cet instant précis, je suis sûre que vous êtes sur la page Arminius de  wikipedia !)

Au niveau visuel, force est de reconnaître que Marini est un excellent dessinateur et coloriste, à part des proportions parfois un poil farfelues (nos héros sont parfois bien prognathes!!! on dirait du comics pour certaines choses), c’est magnifique, certains décors sont vraiment sublimes, l’ambiance de certaines cases est très bien trouvée, la mise en page est dynamique, tout est positif, à part le côté un peu péplum caricatural.

Peplum caricatural ? en fait, tout bonnement le « nouveau » peplum, qui se la joue très « adulte » façon 300, Spartacus (je me fais ma pub), avec la virilité exacerbée, les combats gores et sanguinolents et les scènes de fesses. Là où le bât blesse, c’est que le premier volume des aigles de Rome tient vraiment plus de Spartacus que de Rome, et c’est vraiment con. Nous avons donc une compilation de scènes de combat et de fesses afin de monter qu’on était en plein dans la décadence romaine (romain = décadent, c’est bien connu, sinon c’est plus Rome).

C’est donc avec une appréhension certaine que j’ai acheté le second tome, parce que le seske featuring le sang avec un cousin de Rahan et le neveu de « Un-Romain-archétypal-sauf-qu’il-a-des-zyeux-bleus », très peu pour moi. Je préfère mettre les 14 euros ailleurs (à ce propos, à la Fnac, c’est des voleurs, tous les tomes sont étiquetés à 13.95 euros et passent à 13.99 en caisse).

Falco est aussi dompteur de cheval !

Heureusement, c’était une bonne surprise qui m’attendait. en fait, l’histoire démarre vraiment au second tome, et donne l’impression que le premier était là pour appâter les chaland  avec des fesses et de l’hémoglobine. Limite, vous pouvez entamer direct avec le second tome, vous ne perdrez pas grand chose. Le troisième volume m’a confortée dans cette idée, et laisse augurer une suite à l’avenant.

En bref, une bonne BD, à découvrir, mais dont le premier tome n’est pas révélateur. Je ne vous conseille pas de vous arrêter à cette première impression.

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