Juil 052012
 

Sortie : 30 mai 2012
Réalisateur : Ridley Scott

Qui ne s’est jamais posé de question en regardant l’un des opus de la saga culte Alien ? Mais d’où viennent ces bêbettes ? par exemple. Ridley Scott, papa artistique du monstre, enfin pas tout à fait, disons que c’est son concepteur, car c’est bien à l’artiste Giger que nous devons la créature fantastique. Bref, je disais donc, Ridley Scott a eu l’idée de vouloir jeter enfin le voile sur les questions mystérieuses que tout fan se posait. Était-ce une bonne idée ? Pas sûr, puisque chacun, depuis le premier Alien a, dans sa petite tête, déjà imaginé plusieurs réponses. Imposer alors au fan UNE réponse semble alors un pari plutôt risqué.

En matière de science-fiction, les américains parviennent vraiment à nous dépayser.

Le film qui relate des évènements antérieur va devoir pourtant composer avec les technologies numériques en matière d’effet spéciaux. Là où l’on craignait un syndrome à la Star Wars (genre R2 équipé de fusée pour se déplacer alors qu’il n’en a jamais après), Prometheus a su faire preuve de mesure et d’intelligence pour éviter ce genre d’incohérence. C’est ainsi qu’on découvre la génération antérieur d’androïde avec un certain plaisir. Les caissons de cryostase sont également plus rudimentaires. Bref, le fan de science-fiction se régale du savoir-faire du réalisateur qui a su tirer partie de la saga pour offrir, dans la continuité, le même univers technologique.

On retrouve l’ambiance claustrophobique propre à Alien

Là ou l’enthousiasme retombe, c’est quand on découvre les chevilles scénaristiques fumeuses qui ont été employé pour que Prometheus se face le relais des théories de Chariots of God? le livre d’Erick Von Däniken écrit dans les années 60. C’est quoi ce livre ? C’est le livre à l’origine de la théorie selon laquelle l’homme descendrait des ET… Vous gloussez ? Hélas, c’est bien ce prétexte qui va pousser une équipe de scientifiques à partir explorer l’espace vers une planète que, accrochez-vous bien, nos parents troglodytes ont répertoriés. Bref, c’est là que nos compères vont atterrir, sur une planète ressemblant étrangement aux champs de Nasca. Et sans même faire un repère de l’endroit, comme des mouches découvrant un gros étr… ils vont immédiatement se poser prêt d’un tumulus des plus étranges.

Bref, alors le film est assez mou, et n’a rien de réellement angoissant. Ici le propos est de nous faire découvrir un univers en détail plutôt que de nous faire sursauter. La photo est élégante, la technologie futuriste dès plus agréable et fascinante mais l’histoire est aussi transparente que la salive d’un Alien. En somme, nous nageons ici dans le déjà-vu, et n’attendons aucune surprise particulière. Quant à la réponse à la question d’où vient l’Alien, certain diront qu’elle détruit le mythe, d’autre qu’elle était évidente. Chacun se fera son opinion. Un film agréable mais loin d’être excellent.

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