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Oct 302012
 

Plate-forme : PS3
Développement : Vector-Cell
Editeur : lexis-numérique
Sortie : Janvier 2012

Quand une boite indépendante fait l’effort de sortir un survival-horror, tout bon joueur se doit d’en faire l’écho. D’autant plus lorsque celui-ci sort du chapeau magique de Paul Cuisset qui n’est autre que le papa de Flashback, rien que ça. Le jeu est sortie sur le PSN pour une somme modique, ce qui est assez encourageant pour tenter l’aventure, surtout quand le genre n’existe quasiment plus (ne me parlez pas de Resident Evil 6 comme un survival !). Le graphisme à un coté charmant, il n’est pas sans rappeler les Silent Hill de la PS2, mais n’est absolument pas comparable aux nouvelles sorties.

Vous incarnez une jeune femme, Lana, qui accompagne une jeune autiste, Amy, semblant fuir le centre dans lequel l’une était pensionnaire, l’autre employée. En fait, on ne sait pas grand chose de ce qui ce passe et c’est bien là le premier problème du jeu. Nous sommes donc dans un train qui arrive en gare, les deux personnes semblent stressées et redoutent quelque chose… arrivées en gare, c’est un vrai bordel ! Tout est sans dessus dessous et visiblement, y’a plus personne de vivant ici. A priori, il y a donc matière à développer une certaine histoire, mais en fait le joueur ne comprend pas grand chose à ce qui ce passe. Pourtant le jeu développe une ambiance, on peut le convenir, mais entre l’atmosphère glauque et l’ennui, il n’y a qu’un pas.

Comment se fait-il que cette enfant soit immunisé ? C’est bien l’un des mystères à découvrir dans Amy.

Niveau gameplay, Lana risque de se faire contaminer dès qu’elle lâche la main de la gamine, il vous faudra donc garder un œil sur votre jauge de contamination et bien sûr sur la gamine. Il y a donc un mode de contrôle pour les mouvement de Lana, et un pour les commandes d’Amy. C’est ici que ça ce complique donc, car l’ensemble est un peu fouillis, mais pas non plus insurmontable. Pourquoi les développeurs n’ont pas juger utile d’utiliser les gâchettes de switch pour passer d’une commande à une autre ? Allez savoir. Dans une situation de calme c’est gérable, mais quand un simple zombie vous court dessus, ça peut vite tourner au drame : « mais non je voulais pas faire ça !!! » Pour en revenir au déroulement du jeu, le principe donc est de progresser en déverrouillant des portes et des accès mais en gardant Amy à porté. La encore le principe est bon, mais comme on comprend jamais rien aux situations : « où dois-je aller, c’est quoi cette clef ? » etc. On fini par tourner en rond alors que la solution était droit devant vous : vous n’aviez pas bien ramassé l’objet. Car oui, les cinématiques se déclenchent si vous faite la bonne action, même si vous n’avez pas prit la clef ! C’est l’une des raisons qui vous perturbe en tout point, et à ce niveau là, il est préférable de jouer avec une soluce. Sauf que, la manip étant hasardeuse, il vous arrivera souvent de mourir… ce qui vous obligera à recommencer le niveau, ou du moins une partie de celui-ci !! Y’a quand même d’autre truc glucose, comme les interrupteurs dissimulés en haut d’un escalator : pratique ! Est-ce le coté volontairement retro du jeu qui a poussé les développeurs à créer des situations invraisemblables ? Les combats catastrophiques se limitent à frapper et esquiver, mais c’est déjà bien compliqué et en plus votre arme à une durée de vie limitée et finira donc par se briser si vous n’y prenez pas garde. Au court du jeu, Amy gagnera des pouvoirs, mais c’est une chienlit que de s’en servir ! A cela s’ajoutent des flaques dégeux qu’il faut éviter sous peine de mort subite. Bref, tout vous amène à mourir et recommencer le niveau 10 fois. Avec un tel gameplay, le jeu gagne en durée de vie, par certain que cela soit qualitatif…

La « french touch » reste décelable dans ce personnage sexy, mais qui n’exhibe pas sa poitrine à chaque apparition.

Alors que dois t-on retenir d’Amy ? Le score de 33% sur metacritic donne la mesure de l’opinion répandu sur ce titre. Cependant, le prix reste un élément à prendre en compte et le statut indépendant du jeu aussi. Le jeu est décevant au possible, mais en même temps extrêmement frustrant. Comme Alone in the Dark le jeu recèle d’un potentiel évident. Avec un peu plus de cinématiques pour cerner le background, en améliorant le système de sauvegarde vraiment trop retro, en facilitant la progression de l’histoire avec un menu ou des infos sur les quêtes, Amy gagnerait largement quelques point et surtout s’assurerait de conserver l’intérêt des joueurs.

Évaluation

Graphismes 14/20 Sympa par leurs cotés retro, et séduisant par leur sobriétés.
Jouabilité 10/20 Aïe ! Là c’est un sujet fâcheux…
Scénario …/20 Certainement bon, mais il manque de développement et de révélation.
Bande-son 15/20 RAS, ce n’est pas le point faible du jeu.
Durée de vie …/20 Tirer vers le haut par les parties qu’il faut recommencer, recommencer…
Fun 10/20 Entre ambiance intrigante et lassitude extrême, l’impression varie sur une échelle en dent de scie.
Note globale : 09/20
Amy est un jeu prometteur mais qui semble avoir été lâché au public avant sa finalisation, sans introduction, sans didacticiel, le joueur se trouve trop vite perdu au milieu de zombie difficile à affronter. Dommage !

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