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Jan 212013
 

Date de Sortie : 5 décembre 2012
Réalisateur : Rich Moore
Licence : Disney

Un beau soir de novembre 2012, Fix-it Felix, héros du jeu d’arcade éponyme, fête ses 30 ans, au lieu d’aller vite se trouver un bunker disponible par rapport au 21 décembre. Il y en a qui n’ont vraiment aucun sens commun. Cette petite sauterie agace Ralph La Casse, non pas qu’il croie particulièrement au calendrier maya ou qu’il n’aime pas le travail de DJ de Skrillex, mais plutôt parce qu’il n’y est pas invité, lui, alors qu’il fait partie aussi du jeu Fix it Felix, c’est donc ses 30 ans à lui aussi, se dit-il, c’est trop injuste. Sauf que voilà, Monsieur La Casse, c’est le méchant du jeu, alors il est persona non grata. Tant pis, après tout notre bonhomme fait 6 fois la taille du videur, il y va donc tel un deinotherium dans une boutique Swarovski. Et évidemment, se fait accueillir plutôt fraîchement. Et évidemment, casse un peu tout (il ne s’appelle pas La Casse pour rien).

Alors lui apparaît l’évidence : pour pouvoir manger du gâteau et des petits fours avec Félix, Pac-Man et Sonic : il faut qu’il obtienne une médaille.

S’ensuit donc la quête de la médaille au cours de laquelle Ralph découvrira avec plus ou moins de bonheur d’autres univers vidéoludiques, de l’univers très alienisé de Hero’S Duty à celui très sucré et coloré de Sugar Rush. Autant d’hommages à des genres très divers de jeu vidéo.

Ralph au milieu des Méchants anonymes

Une réunion de Méchants Anonymes

Car le film se construit dans son intégralité comme un gigantesque hommage au jeu vidéo, que ce soit FPS (Hero’s Duty), arcade à l’ancienne (Pac-Man, Tapper, etc.) ou autre, et est bourré de clins d’œil : caméo, citations, apparitions d’objets… Les animations ont quelque chose des sprites oldies. Même l’OST sent son retrogaming, c’est vraiment un film fait par des fans. Et à ce titre, c’est vraiment agréable, je ne suis pas du tout d’accord avec le « Toy Story bis et raté » des Inrockuptibles. Parce que le fait qu’un film traite de jeu n’en fait pas une repompe de Toy Story forcément. Sinon, Les Mondes de Ralph est aussi une repompe de Megamind, de Moi, Moche et Méchant, parce que c’est l’histoire d’un bad guy qui devient tout sympa. Mais bon, il suffit de lire la critique en question pour se faire une idée !

En soi, l’intrigue n’est pas extraordinaire : Ralph, dans sa quête de la médaille, va atterrir dans le monde très mielleux (en apparence) de Sugar Rush, et y faire la connaissance de la petite (et a priori insupportable) Vanellope. Alors, oui, évidemment, il y a les moments guimauve (ça tombe bien, on est dans Sugar Rush) et planplan, et évidemment, film américain oblige, il y a l’inévitable moment d’abnégation et héroïsme, avec une belle morale un poil dégoulinante, mais vraiment, ce n’est pas ce que je retiendrai du film. L’humour plutôt pas mal trouvé sauve un peu, mais ce n’est pas l’élément principal. Ce qui est marquant, et qui donne le sourire tout le long du film c’est de voir que le jeu vidéo, loin d’être une fabrique à psychopathes comme certains peuvent le laisser croire, a été le ciment d’une équipe, qui a  exprimé dans ce film, malgré une intrigue trop convenue, une véritable passion. C’est ce qui rend le film entrainant malgré tout, et qui vous donne le sourire jusqu’aux oreilles quand vous voyez le générique de fin.

En bref, c’est un film très agréable à voir pour peu qu’on aime le jeu vidéo, et qui, loin de toutes les polémiques à ce propos (et d’ailleurs, pour en rigoler un peu, je vous conseille cet article de l’Odieux Connard ou un peu plus trash, cette petite vidéo) permet de rêver. C’est là le principal.

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