Mar 092013
 

développeur : Konami
plate forme : PS2 (sortie en 2002), PS3 (sortie 2012)

Est-il besoin de faire deux critiques différentes pour ce titre qui a su à la fois marquer son époque lors de sa sortie sur PS2 en 2002 et qui, 10 ans plus tard n’a non seulement pas pris une seule ride, mais sous son lifting HD a retrouvé une pétulante seconde jeunesse ? De plus, les 3 jeux disponibles sur la compile HD sont si différents, qu’il serait hérétique de faire une critique globale.

Les plans rapprochés accentuent la tension lors des phases d’infiltration délicates.

Qui n’a pas encore en mémoire la claque qu’il a vécue en 2002 lorsque pour la première fois, il découvrait la cinématique d’introduction du jeu, et les secondes qui suivaient ce grand spectacle ne démentaient pas l’incroyable qualité du titre. Snake qui a pris de l’âge, mais pas du bide (comment fait-il ?) gagne pourtant en termes de techniques et ses habilités sont devenues innombrables. Capable de prendre en joue un ennemi pour lui soutirer son équipement et son dogtag, le jeu gagne en perspectives en s’ouvrant réellement à l’interaction ce qui permet de le rendre moins linéaire. Depuis MGS2, les joueurs auront réellement le choix entre plusieurs méthodes de jeu, l’infiltration discrète, ou la méthode musclée. C’est même dans cet opus que ce choix sera le plus équilibré et même le plus libre. Les nouveaux gadgets de Snake comme de Raiden offriront de nouvelles ressources qui démultiplieront d’autant l’incroyable richesse du gameplay. Et 10 ans plus tard, la sixaxis qui a pris le relai de la dualshock, simplifie la prise en main du jeu (et déconcerte aussi, les touches action/retour ayant été inversées). Bref, comme je le disais, c’est un jeu retro mai qui semble tout neuf. Les premiers joueurs comme ceux de la nouvelle génération trouveront leur compte.

Le jeu se déroule sur deux environnements complètement différents l’un de l’autre.

Graphiquement le jeu était le plus beau de la console, même si les titres qui sont sortis plus tardivement ont encore repoussé les limites graphiques de la console. Aujourd’hui, si le jeu n’est pas concurrentiel avec les dernières licences il reste tout de même bluffant. Le lifting HD est de toute beauté, les textures sont plus colorées les perspectives plus affirmées grâce au travail sur les contrastes.

Côté scénar, les joueurs qui ont apprécié le premier opus trouveront leur compte, bien que MGS2 soit très largement inspiré du précédent, c’est presque un clone tant les ressemblances sont frappantes, mais Kojima et son équipe ont su donner un sens à cette redite grâce aux révélations finales. Le brio de la mise en scène, les rebondissements assurent l’adhésion du joueur qui sera perpétuellement maintenu en haleine. Quant à ceux qui découvriront le titre, il trouveront un jeu scénarisé et profond, ce qui est aujourd’hui une denrée rare.

Ces textures donnent au tanker un éclat qui ravira les premiers fans.

Metal Gear Solid 2 HD est comme à l’origine lors de sa sortie : une bombe indispensable en plus livrée avec 2 autre opus. Premier jeu à introduire Raiden, un personnage controversé qui éclipsera très vite le héros Snake. MGS2 est surtout le jeu qui aura poussé les limites du gameplay aussi loin. Libres et riches, les game-play différenciés de Snake comme de Raiden offrent une profondeur au jeu qui font écho aux musiques de Harry Gregson-Williams et au scénario captivant. Sons of the Liberty est un jeu culte qui encore aujourd’hui culmine parmi les meilleurs titres du jeu vidéo.

Évaluation

Graphismes 18/20 Les deux versions sont toutes 2 de grande qualité, et la HD est digne de l’original.
Jouabilité 19/20 Très complexe, mais très efficace aussi.
Scénario 17/20 Étoffé et profond, les rebondissements vous tiendront en haleine.
Bande-son 19/20 Une des plus belles bandes son de jeu.
Durée de vie 18/20 Exemplaire, presque 20 heures de jeu.
Fun 19/20 Un jeu incontournable.
Note globale : 20/20
Metal gear Solid 2 est un jeu incontournable et d’une qualité sans pareille. Un hit !

Sorry, the comment form is closed at this time.