Kapinou

Oct 302012
 

Plate-forme : PS3
Développement : Vector-Cell
Editeur : lexis-numérique
Sortie : Janvier 2012

Quand une boite indépendante fait l’effort de sortir un survival-horror, tout bon joueur se doit d’en faire l’écho. D’autant plus lorsque celui-ci sort du chapeau magique de Paul Cuisset qui n’est autre que le papa de Flashback, rien que ça. Le jeu est sortie sur le PSN pour une somme modique, ce qui est assez encourageant pour tenter l’aventure, surtout quand le genre n’existe quasiment plus (ne me parlez pas de Resident Evil 6 comme un survival !). Le graphisme à un coté charmant, il n’est pas sans rappeler les Silent Hill de la PS2, mais n’est absolument pas comparable aux nouvelles sorties.

Vous incarnez une jeune femme, Lana, qui accompagne une jeune autiste, Amy, semblant fuir le centre dans lequel l’une était pensionnaire, l’autre employée. En fait, on ne sait pas grand chose de ce qui ce passe et c’est bien là le premier problème du jeu. Nous sommes donc dans un train qui arrive en gare, les deux personnes semblent stressées et redoutent quelque chose… arrivées en gare, c’est un vrai bordel ! Tout est sans dessus dessous et visiblement, y’a plus personne de vivant ici. A priori, il y a donc matière à développer une certaine histoire, mais en fait le joueur ne comprend pas grand chose à ce qui ce passe. Pourtant le jeu développe une ambiance, on peut le convenir, mais entre l’atmosphère glauque et l’ennui, il n’y a qu’un pas.

Comment se fait-il que cette enfant soit immunisé ? C’est bien l’un des mystères à découvrir dans Amy.

Niveau gameplay, Lana risque de se faire contaminer dès qu’elle lâche la main de la gamine, il vous faudra donc garder un œil sur votre jauge de contamination et bien sûr sur la gamine. Il y a donc un mode de contrôle pour les mouvement de Lana, et un pour les commandes d’Amy. C’est ici que ça ce complique donc, car l’ensemble est un peu fouillis, mais pas non plus insurmontable. Pourquoi les développeurs n’ont pas juger utile d’utiliser les gâchettes de switch pour passer d’une commande à une autre ? Allez savoir. Dans une situation de calme c’est gérable, mais quand un simple zombie vous court dessus, ça peut vite tourner au drame : « mais non je voulais pas faire ça !!! » Pour en revenir au déroulement du jeu, le principe donc est de progresser en déverrouillant des portes et des accès mais en gardant Amy à porté. La encore le principe est bon, mais comme on comprend jamais rien aux situations : « où dois-je aller, c’est quoi cette clef ? » etc. On fini par tourner en rond alors que la solution était droit devant vous : vous n’aviez pas bien ramassé l’objet. Car oui, les cinématiques se déclenchent si vous faite la bonne action, même si vous n’avez pas prit la clef ! C’est l’une des raisons qui vous perturbe en tout point, et à ce niveau là, il est préférable de jouer avec une soluce. Sauf que, la manip étant hasardeuse, il vous arrivera souvent de mourir… ce qui vous obligera à recommencer le niveau, ou du moins une partie de celui-ci !! Y’a quand même d’autre truc glucose, comme les interrupteurs dissimulés en haut d’un escalator : pratique ! Est-ce le coté volontairement retro du jeu qui a poussé les développeurs à créer des situations invraisemblables ? Les combats catastrophiques se limitent à frapper et esquiver, mais c’est déjà bien compliqué et en plus votre arme à une durée de vie limitée et finira donc par se briser si vous n’y prenez pas garde. Au court du jeu, Amy gagnera des pouvoirs, mais c’est une chienlit que de s’en servir ! A cela s’ajoutent des flaques dégeux qu’il faut éviter sous peine de mort subite. Bref, tout vous amène à mourir et recommencer le niveau 10 fois. Avec un tel gameplay, le jeu gagne en durée de vie, par certain que cela soit qualitatif…

La « french touch » reste décelable dans ce personnage sexy, mais qui n’exhibe pas sa poitrine à chaque apparition.

Alors que dois t-on retenir d’Amy ? Le score de 33% sur metacritic donne la mesure de l’opinion répandu sur ce titre. Cependant, le prix reste un élément à prendre en compte et le statut indépendant du jeu aussi. Le jeu est décevant au possible, mais en même temps extrêmement frustrant. Comme Alone in the Dark le jeu recèle d’un potentiel évident. Avec un peu plus de cinématiques pour cerner le background, en améliorant le système de sauvegarde vraiment trop retro, en facilitant la progression de l’histoire avec un menu ou des infos sur les quêtes, Amy gagnerait largement quelques point et surtout s’assurerait de conserver l’intérêt des joueurs.

Évaluation

Graphismes 14/20 Sympa par leurs cotés retro, et séduisant par leur sobriétés.
Jouabilité 10/20 Aïe ! Là c’est un sujet fâcheux…
Scénario …/20 Certainement bon, mais il manque de développement et de révélation.
Bande-son 15/20 RAS, ce n’est pas le point faible du jeu.
Durée de vie …/20 Tirer vers le haut par les parties qu’il faut recommencer, recommencer…
Fun 10/20 Entre ambiance intrigante et lassitude extrême, l’impression varie sur une échelle en dent de scie.
Note globale : 09/20
Amy est un jeu prometteur mais qui semble avoir été lâché au public avant sa finalisation, sans introduction, sans didacticiel, le joueur se trouve trop vite perdu au milieu de zombie difficile à affronter. Dommage !
Oct 292012
 

Dessin : Terry Dodson
Scénario : DP Filippi
Parution : octobre 2012

La très séduisante et précieuse Coraline nous revient enfin dans un album qu’on aurait espéré haut en couleur. Après le travail assez fin et fantasque du premier, après une si longue attente, (6 ans je crois ) on était en droit d’espérer un album au moins équivalent. Si l’histoire se développe et permet de faire tomber les masques en ce qui concerne le caractère nunuche de Coraline ainsi que celui du très discret Vernère, les qualités graphiques de Dodson se réduisent comme peau de chagrin.

Malgré une sortie éternellement repoussé, le dessinateur semblait pourtant avoir le temps nécessaire pour donner un lustre magistral pour clore ce diptyque. Et bien non, dès les premières planches, on est surpris par le coté brouillon du dessin, cette impression ne fait en plus que se renforcer au fur et à mesure de la lecture, si bien qu’à la fin de l’album, le lecteur se surprend a douter des qualités du trait de Dodson. Pourtant Terry Dodson n’est pas n’importe qui, malgré la légèreté du premier tome de Songes, l’album à très vite été épuisé. Et pour cause, il excelle dans la représentation de Pin-up de Comics, ce qui n’est pas sans satisfaire une clientèle masculine. Pour la sortie du tome 2, il a même droit à un vernissage dans une galerie parisienne !

Pourtant, on ne peut que déplorer dans ce dernier album un dessin tracé à l’emporte pièce. Les traits de construction n’ont pas même été gommés, et certains détails, comme les bijoux sont à demi dessinés. Dommage, d’autant que certaines case restes des plus charmantes (j’aime tout particulièrement la scène où notre héroïne se coiffe). Alors reste le scénario comme je vous disais. Celui-ci se montre enfin un peu plus consistant, la niaise Coraline parvient à nous surprendre par son caractère entreprenant ce qui aura pour conséquence de brusquer le dénouement. Est-ce-à dire que l’histoire est digne d’intérêt ? C’est au lecteur d’en juger, mais nulle doute que cet album parviendra malgré tout à trouver son public aussi rapidement que l’avait fait le premier, surtout que les allusions les plus coquines sont ici largement assumées. Ne tardez-donc pas à vous le procurer si vous souhaitez compléter votre collection, pour les autres, c’est à voir, les Bd maillées de beaux seins dessins restent tout de même accessibles, Songes 2 n’est pas une exception.

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Août 142012
 

Production : UTV Studios
Distribution : Disney
Directeur : Arnab Chaudhuri
Producteur : Siddharth Roy Kapur
Sortie (inde) : 25 Mai 2012

On ne l’espérais plus, ce film a tellement fait attendre ses fans qu’on se demandait s’il allait enfin voir le jour. Mais le voici, et je l’ai même raté de plusieurs mois ! Le film est déjà disponible en DVD en Inde, mais aucune date de distribution n’est à l’ordre du jour dans nos latitudes (et si, depuis cet article, il est sortie en février 2015 !). Pourtant, après un long silence, on découvre que Walt Disney fait parti de l’aventure. Il semblerait que le géant américain, coutumier de patronner l’animation indienne après notamment Road Side Romeo se soit intéressé de près à ce projet d’envergure. C’est ainsi qu’en février de cette année, la firme américaine à racheté (pour plus de 360 millions de dollars) le studio de cinéma UTV qui a à son actif de nombreux blockbuster. Déjà en 2006, Walt Disney possédait 14,9% du studio de Mumbai. Il est un fait que la bataille fait rage entre les investisseurs occidentaux pour gagner des parts de marché dans ce pays où l’économie des médias est florissante et apporte une richesse incontournables au niveau international. A l’heure actuelle, la compagnie deviendra The Walt Disney Co. India. Pour le studio de cinéma indien, devenir une branche de Disney est le meilleur moyen de percer sur le marché mondial et non plus comme simple sous-traitant. C’est aussi pour le public occidental une garantie d’une certaine qualité. Le film La fée Clochette, a prouvé, dans l’ombre, que l’Inde recelait de grands animateurs. C’est maintenant dans la lumière que ce film perce.

La maitrise des couleurs et des ombres font de Arjun le plus beau film d’animation indienne.

Il reste dommage que le film n’est pas été achevé en restant 100% indien. Il est pourtant évident que Disney n’y a contribué que de loin, comme contrôleur qualité. Porté par un studio de cinéma, Arjuna le prince guerrier est au delà de tous les précédents projets du pays. Doté d’un budget de plus de 500 000$, et conçu dès son origine avec une direction artistique innovante. En effet, le directeur Arnab Chaudhuri avait orienté son film dès le début en s’inspirant de l’univers Anim/Manga qu’il considère plus propre à représenter les caractéristiques d’un film mature. Exit donc le style cartoon propre aux productions indiennes, place à un univers visuel dominé par la couleur, les ombres et les perspectives. Exit aussi les chansons Bollywood qui font les délices d’un public préférant les productions plus légères. Le scénario, inspiré de la longue fresque du Mahâbhârata sort enfin des sentiers battu du Râmâyana. Après Eklavya, Arjuna va offrir une intrigue plus complexe et plus dense propre à intéressé un public adulte occidental.

Le destin des personnages du Mahâbhârata sont aussi tragique que moderne.

Avant de nous pencher sur l’histoire, disons quelques mots sur les qualités visuelles du films. Enfin, enfin, l’Inde porte un projet ambitieux, loin des querelles des studios d’animations où chacun a à cœur d’offrir sa version du Ramayana, ici UTV fait cavalier seul et réfléchi avant tout à offrir, plus qu’une morale religieuse, des émotions au spectateurs. A ce propos, Krishna qui fera plusieurs apparition est vue comme il l’est décrit dans l’épopée : c’est un roi et non un dieu. Le film est dessiné dans une sorte de cell shading  : l’univers est en 3D mais donne cette impression de film animé traditionnel. Les décors sont plus traditionnels, on regrette cependant certaines incrustations vidéo des moins heureuses. Le chara-dessign est excellent et ne varie jamais d’un ton : pas de disproportion des personnages (sauf hélas avec quelques animaux comme on l’avait vu à l’époque dans Aladdin). L’animation est d’une grande fluidité, mais parfois trop rapide (notamment lors des travellings) : c’est un vrai plaisir que de voir chaque doigt animé, de voir bouger la queue d’une vache et aussi de découvrir des personnages non figés etc. Malgré tout, on a quelques fois le sentiment que les personnages sont mal insérés dans leur décor. Les animations de foules sont, par contre, impressionnantes. Il y a donc de la très grande animation qui côtoie des séquences plus décevantes (rappelons que la série Krishna était impeccable à ce niveau là, mais moins ambitieuse). Les nombreuses scènes de combats, inspirées des arts-martiaux indiens comme le Kalaripayattu et le Thang-Ta sont impressionnantes par leur qualités, et disons le, inédite en animation. L’ensemble reste très agréable et d’un haut niveau.

Dans les scène de foule, chaque personnage est animé. Chacun ayant, en plus, des traits bien distincts.

L’histoire de ce film ce passe avant la grande bataille racontée au centre de l’épopée. Dans Arjun The warior Prince, il s’agit avant tout de dévoiler les raisons de cette grande tragédie future qui réside dans cette guerre fratricide qui décidera du sort de milliers de guerriers. L’histoire commence dans l’ermitage de Drona, la scène n’est pas sans rappelé les références d’une série comme Spartacus. Les 5 pandava-s sont amenés auprès du maitre afin de bénéficier de son entrainement, à l’instar de leur 100 cousins les Kaurava-s. L’inimitié entre les deux familles est déjà transparente mais les vertus des 5 fils de Pandu brillent parmi les nombreux élèves de Drona. L’un plus que les autres, Arjuna. Duryodhana est le Kaurava le moins prévenant envers ses cousins. La scène de la course de char, en plus de montrer tout le talent des animateurs, permet de mettre en exergue cette inimité. On découvre également la fraternité sans failles des 5 héros et leurs grandes probités qui les distinguent de leurs cousins. Dhritarastra, règne sur le royaume prospère et vertueux de Pandu, son demi frère. Cependant, la succession est désormais ouverte et le vieux roi doit choisir comment répartir son empire entre son fils, Duryodhana et ses neveux, les 5 Pandava-s. Le monarque partage son royaume entre les deux branches cousines, ce qui n’est pas au gout de l’ombrageux Duryodhana qui va tout faire pour récupérer l’héritage des panduides.

Les architectures sont également de très grande qualité.

En puisant ses références claire à Ben-Hur, où à des productions plus récentes comme Spartacus ou Rome, le film s’inscrit dans une dramaturgie aux mécanismes classiques, ce qui permet au public occidental de se raccrocher à un référentiel connu. Pour autant, par certains moments, les choix et les actions des personnages n’apparaitra pas aussi claire aux spectateurs peu familier avec cette culture. Peut-être certains éclaircissements auraient étés nécessaire pour rendre la lecture du film plus aisé. Quoi qu’il en soit, malgré ses défauts, le film est assez riche et divertissant pour intéresser le spectateur français. Si vous appréciez les histoires héroïques, le ton dramatiques de l’action, les aventures de guerriers qui défendent leur honneur et la justice ; si vous êtes allergiques aux chansons Bollywood et au histoires frivoles, alors aucun doute, Arjun, the warior prince est un film à voir. Doté d’une réalisation qu’on espérait plus et d’une mise en scène très hollywoodienne, le film de UTV Studios/The Walt Disney Co. India s’en sort avec les honneurs !

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Pour aller plus loin :

http://www.livemint.com/2012/02/01230230/Walt-Disney-acquires-controlli.html

http://www.telegraphindia.com/1120516/jsp/entertainment/story_15491833.jsp#.UCYs_FIVLkd

Août 012012
 

Editeur : Capcom
Développeur: Cavia
Plate-forme : Wii (2007), PS3 (juin 2012)

Désormais disponible via le PSN, The Darkside Chronicles s’offre donc enfin aux joueurs de chez Sony. Rappelons qu’injustement Capcom s’était retourné vers Nintendo après avoir lancé sa série phare sur PSX. Bref, le titre débarque donc avec son petit frère The Umbrella Chronicle en Hd. Après le superbe portage de Dead Space Extraction, la barre du rail-shooter est placé très haute, Cavia sera t-il capable de relever un tel défi ?

Quant on parle de la saga Resident Evil, on se dit que même si ce titre n’a que très médiocrement été exploité, il y a de la matière à sortir quelque chose de plutôt conséquent. Surtout lorsqu’on sait que The Darkside Chronicles prétend embrasser les épisodes 2 et Code Veonica, pour mieux articuler le tout avec le très controversé Resident Evil 4. Cavia a donc sous la dent les meilleurs moments de la saga. D’emblée, on en fantasme ! Le jeu est découpé en grands chapitres eux-même subdivisés à leur tour. Chaque chapitre reprend le déroulement des évènements autour d’Umbrella dans l’ordre chronologique.

Le premier chapitre offre la surprise d’un scénario inédit pour les joueurs salon. En effet, l’énigmatique collaboration avec Krauser est enfin dévoilée, et c’est ce scénario qui va servir de trame pour narrer les évènements connus de Léon : a savoir ceux de Raccoon City et de Rockefort Island. Lorgnant clairement vers le fan-service, Capcom n’osant retoucher ses meilleurs titres par peur de décevoir son public, offre ici une refonte de ces deux épisodes emblématiques. Si le premier Umbrella Chronicles était plutôt mou et décevant, il faut avouer que Darkside vise carrément plus haut. D’abord le game-play, même au paddle est à des années lumières du précédent opus : souple et plus précis, vos tirs gagneront en efficacité même si quelques fois votre cible aura tendance à s’accrocher au mauvais zombie si vous choisissez le ciblage automatique. La camera ne suit plus un rail monotone et ennuyeux : comme dans Extraction, l’angle de vue est plus dynamique, et le rythme plus soutenue. Mais l’impression d’immersion n’est pas encore au niveau du titre de Viceral Games. Ces améliorations rendent le jeu, en mode normal des plus facile. Il faudra donc opter pour plus de challenge dès le début de la partie si vous craignez un peu trop la monotonie. Pour autant, certains passages vous offriront du fil à retordre. C’est là que le système de customisation des armes devra retenir votre attention. Là encore, le système par points remplace avantageusement celui par étoile, notamment lorsqu’on joue à deux. Vos chances ne sont plus divisés par 2 comme avant, au contraire elles sont communes puisque calculées selon le total des deux performances. Pensez à dégommer le plus d’éléments de décors possibles pour augmenter votre score et découvrir des bonus intéressants.

Pas de screens hd : le web recèle de capture Wii.

Le jeu par contre offre moins de matière à se réjouir à cause de l’inégal traitement de ses chapitres. Les chapitres concernant RESIDENT EVIL 2 sont assurément les plus réussis : les graphismes sont éblouissant pour un portage Wii, la remastérisation des musiques est bien orchestrée, le scénario pourtant basé sur deux aventures contradictoires par moment est parvenu à générer un consensus convaincant. Enfin l’ambiance claustrophobique, les lumières tamisés, comme la poursuite de la petite Sherry ou le jeu de cache-cache avec le tyran sont ici retranscrit avec brio. Bref, les fans de l’épisode Psx retrouveront ici une évocation grandiose de cet épisode vénéré. A coté de ça, les chapitres Code Veronica semblent précipités, voire même bâclés. Alors que Code Veronica offre un arrière-plan scénaristique de premier ordre, les développeurs n’ont pas réussis à en tirer partie. Pire encore, les personnalités des jumeaux Ashford n’ont pas même été respecté. Le parallèle avec la fourmi a complétement disparu : Veronica devient un virus végétal et le boss de fin en fait les frais avec un design bien moins inspiré. Mais le plus dramatique reste le chapitre du labyrinthe ou l’on doit affronter Alfred, remplaçant le passage du sous-marin original. C’est redondant et moche, bref sans intérêt réel. Le fameux combat dans l’avion cargo a été repensé de façon tarabiscoté et peu vraisemblable. Reste encore le fameux scénario inédit appeler l’opération Javier qui tente, comme je le disais de faire un pont entre zombies et plagas. Le manque d’inspiration et la mésinterprétation du T-Veronica Virus rend ces nouveaux chapitres justes agréables, en tout cas bien meilleurs que les remakes du très médiocres Resident evil zero.

Pas de screens hd : le web recèle de capture Wii.

Trop court pour marquer les esprits, trop peu original pour offrir son lot de surprises, Resident Evil The dark Side Chronicles reste tout de même un jeu a posséder absolument pour les fans de la saga. Les autres joueurs, s’ils doivent faire un choix n’ont plus qu’a s’en retourner auprès de Dead Space Extraction largement plus convainquant pour devenir un hit.

Évaluation

Graphismes 15/20 Dommage car trop inégaux !
Jouabilité 17/20 Le paddle n’est plus une entrave à l’immersion.
Scénario 14/20 Décousu mais un effort a été fourni.
Bande-son 14/20 Dès fois excellente, dès fois aussi mauvaise que dans Umbrella Chronicles.
Durée de vie 12/20 Trop court et si peu de scénarii boni !
Fun 14/20 Le jeu reste agréable pour les fans de la saga et pour ceux désirant la découvrir.
Note globale : 14/20
Entre émerveillement et déception, le titre de Cavia mérite tout de même qu’on s’y attarde, surtout sur les chapitres du scénario De Resident Evil 2.
Juil 182012
 

Plate-forme : Wii et en HD : PS3
Éditeur: Electronic Arts
Développeur : Visceral Games
Sortie : Octobre 2009 (WII) Janvier 2011 (PS3)

Disponible sur PS3 en bonus avec la version collector de Dead Space 2, Dead Space Extraction en HD, permet au joueur de la PS3 de découvrir enfin ce titre complémentaire d’une saga qui a su redonner un souffle horrifique à un genre qui sombre peu à  peu vers l’action. J’ai laissé de côté ce jeu depuis tout ce temps et c’est avec un réel plaisir, même sans psmove, que je suis à présent en mesure de vous le présenter. Toute la question étant : Dead Space peut-il s’accommoder du genre rail-shooter ?

Si les environnements de DSE sont familiers, la colonie, l’Ishimura, nous n’incarnons pas Isaac, ni même un seul personnage. Quant au game-play, c’est très simplement celui d’un rail-shooter. En somme, nous avons une cible (ou deux si un partenaire vous rejoint) qui figure notre collimateur, pour le reste, tout est là ! Et c’est l’une des première chose qui frappe. Contrairement au Resident Evil Chronicles qui ont simplifié la jouabilité, ici tout ce passe comme dans un Dead Space. Vous avez votre stase, votre télékinésie et le choix de 4 armes à feu. L’illusion est quasi parfaite et extrêmement bien adaptée au genre rail-shooter comme à la saga Dead Space. La seule grosse différence c’est le caractère linéaire de l’action puisque vous ne contrôlez pas les déplacements de Mac Neill, entre autres.  Contrairement à bon nombre de jeux du genre, votre vue n’est pas celle d’une camera, mais celle de votre personnage. L’angle n’est donc pas fixe ou ne glisse pas sur un rail. La vue penche un peu, l’écran se secoue lorsque vous courez. Des fois on voit vos jambes, vos bras, ce qui renforce l’immersion. De même, vous n’aurez jamais des scènes avec des bouts de bidoche sur la camera : c’est votre vue qui devient altérée lorsqu’on vous assaille au corps à corps. De même, certains passages verrouillent votre cible, normal quand on utilise ses deux bras, pourtant Resident Evil Chronicles ne s’encombre pas de ce genre de détails.

Le rythme du jeu est donné par le scénario, ou plutôt, comme dans chaque Dead Space par les situations. Il est vrai cependant que les moments de répit sont rares, mais l’échelle de tension entre les scènes d’actions est bien réelle. De temps à autre, vous aurez à secouer votre controller pour activer une lampe. Les nécromorphes arrivent de partout, en haut, en bas, devant vous bien sur. Au final, ce mode de gameplay en rail-shooter donne encore plus l’impression d’incarner un marine, Vasques ou X dans Aliens. Bref, vous l’aurez comprit, l’horreur est totale. A cela s’ajoute les joies du piratage de circuits électroniques comme dans tout Dead Space, mais pour corser le tout, souvent vous serez attaqué en même temps !

L’une des 2 jeunes femmes est déjà connue des joueurs, l’autre, Lexine sera l’un de vos partenaires pour cette folle aventure ce situant avant DS1.

Tout n’est pas parfait dans Extraction, même si ce titre est aussi bon que les autres, notons que certains mécanismes sont un peu confus. Clouer des barricades par exemple demande un peu d’attention au début. Idem, quelques fois l’action n’est pas claire, que ça soit contre un boss, ou même dans certaines situations extrêmes.  Il y a bien des didacticiels, mais pas vraiment clairs, surtout en plein milieu d’un affrontement. Les dialogues ne sont pas réellement bien exploités car, si vous n’êtes pas anglophone, il sera difficile de lire les sous-titres et de se concentrer en même temps sur votre démembrage. Enfin, le jeu prévu pour Wii à l’origine n’est pas très difficile. Votre personnage sera rarement en péril, mais tout de même, le jeu recèle son lot de challenge et après le mode de difficulté « normal » vous en avez 3 autres… Le mode deux joueurs est sympa, mais il rend le jeu plus délirant qu’horrifique. Dédoubler votre personnage c’est un peu curieux, ce qui limite d’autant votre adhésion au jeu. Surtout lorsque l’on souhaite regarder d’un côté, alors que l’autre joueur possède seul la capacité de fouiller un endroit. C’est le petit plus de DSE, permettre à certains moments de déplacer votre personnage pour récupérer le loot raté.

« En route pour la castagne ! »

Dead Space Extraction est une bombe comme les autres, et vous aurez vraiment perdu quelque chose à passer outre. PSmove ou pas, le jeu se prend en main avec souplesse ce qui est tout de même un gros avantage lorsqu’on ne souhaite pas investir plus. Ajouter qu’à côté un mode défi est disponible pour les plus acharnés, avec plusieurs arènes, cela vous donne de quoi faire chauffer votre console même si ce bonus comme celui de Dead Space 2 n’est pas inoubliable !

Évaluation

Graphismes 15/20 Graphismes Wii en Hd, mais rien de choquant, plus beau que Alice par exemple.
Jouabilité 18/20 Rien à redire, même avec la dual chock 3.
Scénario 15/20 Dans la lignée des précédents titres.
Bande-son 18/20 Tout est bon !
Durée de vie 16/20 Bien sur qu’on en veut plus !
Fun 18/20 Quel bon titre !
Note globale : 18/20
Pour un portage Wii, le jeu est géant, les graphismes ne pèchent en rien avec les texture hd. Toute l’ambiance Dead Space est là.
Juil 052012
 

Sortie : 30 mai 2012
Réalisateur : Ridley Scott

Qui ne s’est jamais posé de question en regardant l’un des opus de la saga culte Alien ? Mais d’où viennent ces bêbettes ? par exemple. Ridley Scott, papa artistique du monstre, enfin pas tout à fait, disons que c’est son concepteur, car c’est bien à l’artiste Giger que nous devons la créature fantastique. Bref, je disais donc, Ridley Scott a eu l’idée de vouloir jeter enfin le voile sur les questions mystérieuses que tout fan se posait. Était-ce une bonne idée ? Pas sûr, puisque chacun, depuis le premier Alien a, dans sa petite tête, déjà imaginé plusieurs réponses. Imposer alors au fan UNE réponse semble alors un pari plutôt risqué.

En matière de science-fiction, les américains parviennent vraiment à nous dépayser.

Le film qui relate des évènements antérieur va devoir pourtant composer avec les technologies numériques en matière d’effet spéciaux. Là où l’on craignait un syndrome à la Star Wars (genre R2 équipé de fusée pour se déplacer alors qu’il n’en a jamais après), Prometheus a su faire preuve de mesure et d’intelligence pour éviter ce genre d’incohérence. C’est ainsi qu’on découvre la génération antérieur d’androïde avec un certain plaisir. Les caissons de cryostase sont également plus rudimentaires. Bref, le fan de science-fiction se régale du savoir-faire du réalisateur qui a su tirer partie de la saga pour offrir, dans la continuité, le même univers technologique.

On retrouve l’ambiance claustrophobique propre à Alien

Là ou l’enthousiasme retombe, c’est quand on découvre les chevilles scénaristiques fumeuses qui ont été employé pour que Prometheus se face le relais des théories de Chariots of God? le livre d’Erick Von Däniken écrit dans les années 60. C’est quoi ce livre ? C’est le livre à l’origine de la théorie selon laquelle l’homme descendrait des ET… Vous gloussez ? Hélas, c’est bien ce prétexte qui va pousser une équipe de scientifiques à partir explorer l’espace vers une planète que, accrochez-vous bien, nos parents troglodytes ont répertoriés. Bref, c’est là que nos compères vont atterrir, sur une planète ressemblant étrangement aux champs de Nasca. Et sans même faire un repère de l’endroit, comme des mouches découvrant un gros étr… ils vont immédiatement se poser prêt d’un tumulus des plus étranges.

Bref, alors le film est assez mou, et n’a rien de réellement angoissant. Ici le propos est de nous faire découvrir un univers en détail plutôt que de nous faire sursauter. La photo est élégante, la technologie futuriste dès plus agréable et fascinante mais l’histoire est aussi transparente que la salive d’un Alien. En somme, nous nageons ici dans le déjà-vu, et n’attendons aucune surprise particulière. Quant à la réponse à la question d’où vient l’Alien, certain diront qu’elle détruit le mythe, d’autre qu’elle était évidente. Chacun se fera son opinion. Un film agréable mais loin d’être excellent.

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Juin 082012
 

Scénario : Loisel
Dessins et couleur : Sternis
Éditions Vents d’Ouest
Année : 1998

Pyrénée est l’héroïne d’un conte inspiré du célèbre Roman de Rudyard Kipling : Le Livre de la jungle. Notre jeune cousine de Mowgly vit quand à elle dans un massif tout aussi sauvage que la jungle mais beaucoup moins exotique pour un lecteur français.

Pyrénnée est devenue sauvage à la suite d’une catastrophe ayant permis à un ours d’échapper du cirque où il était enfermé. Dans sa fuite, il emporte avec lui une petite fille qu’il prendra sous son aile durant tout l’album. Écrit comme un conte initiatique soulevant quelque questions philosophiques, Pyrénée est un titre qui sait d’adresser autant aux enfants qu’a un public adulte. Chaque génération y trouvera matière à se faire plaisir par la lecture de cet album frais et inattendu. Osez dans sa mise en page, l’héroïne se promenant en tenue d’Ève, Sternis , connu pour ses illustrations pour enfants,a su trouver l’équilibre nécessaire pour ne pas choquer le lecteur qui au final se prête aisément au jeu.

Émaillée de divers épisodes, Pyrénée soulève des questions qui façonne le personnage de l’histoire et interroge en même temps le lecteur. Quel est la place de l’homme dans la nature ? Quelles relations doit-il avoir avec les animaux, les plantes ? Qu’est ce que se nourrir ? Sans être rébarbatif, la finesse de l’écriture (On doit à Regis Loisel La Quète de l’Oiseau du Temps et Peter Pan) comme la tendresse des dessins servent un but commun de noblesse : la simplicité.

Remarqué par son originalité, Pyrénée est un titre à lire au moins une fois. Et les parents peuvent sans inquiétude offrir à leur enfant un titre riches d’émotions et d’intelligence.

Pour aller plus loin :
interview de Sternis
interview de Sternis 2

Mai 052012
 

Sortie : Novembre 2011
Plate-forme : ps3
Développeur : Naughty dog

Jamais deux sans trois. C’est avec cette grande maxime, somme toute bateau, que Naughty dog a décidé d’offrir à Nathan, Sully et les autres une dernière aventure. On ne s’attend jamais a beaucoup de subtilité avec un tel blockbuster, et une fois n’est pas coutume, Uncharted 3 sera encore affiné au hachoir. Comprenez par là que l’aventure sera un prétexte à toute sortes d’expéditions où des hordes d’ennemis suicidaires viendront vous gêner.

Si le scénario n’est pas la force de ce titre c’est surtout dans son aspect jouissif que Uncharted mise avant tout. Et comme les précédents, cet opus va droit au but sans trop creuser une intrigue pourtant captivante. On a d’ailleurs le plaisir de découvrir la jeunesse de Nath et de son compagnon Sully ce qui laissait présager de bonnes choses de ce côté là. Mais le soufflé retombe, dès que le but de la quête est fixé, on ira droit au but et tête baissée s’il vous plait.

Nath aura toujours à cœur de concurrencer Lara.

Comme toujours, le second degré, l’humour potache de Nath, les relations entre les protagonistes offrent un contexte garantissant d’emblée l’adhésion du joueur. Et si les révélations promises sont vite expédiées au souvenir, c’est avec cette ambiance bon enfant qu’il faudra compter. Bien que le scénar tombe des fois dans la gravité, la pression finit par retomber grâce à quelques boutades aussi peu subtiles que notre aventure.

Nous sommes donc là avec un titre dans la parfaite continuité des précédents volets, mais encore plus beau, encore plus riche. Les environnements qu’on traversera seront vraiment dépaysants, que ce soit le désert, le Yémen, Carthagène etc. Tout concourt à rendre le jeu réel. Dommage d’ailleurs que ces environnements ne soient pas assez exploités tellement ils sont envoutants.

L’aventure semblait pourtant tenir ses promesses…

Côté gameplay, le jeu revoit le système de visée et le mode de combat apprend de Batman. Le jeu est largement plus intuitif et vif, nombreux seront les joueurs à préférer le bon coup de poing à l’arme à feu. Foncer dans le tas pour assommer vos adversaires ne sera plus à la portée des plus acharnés. On peut donc plus facilement élaborer des techniques sans être pris au dépourvu à cause d’une réalisation brouillonne. Nath se coincera encore ici ou là, mais de façon moins systématique. Le choix de vos armes définira vos stratégies de combats et différenciera plus les joueurs entre eux. Un même combat pourra se faire de différentes manières. Chaque arme a sa spécificité, les mitraillettes ne sont plus des pétards interchangeables, ni même les fusils. On gagne donc dans le côté tactique. Dommage que l’infiltration pourtant initiée dans le second opus n’est pas été revue ici. Car il vous sera difficile de progresser en ne faisant que passer derrière vos ennemis.  On ne sait des fois pas comment, mais ils nous repèrent dès le premier coup tiré : il est impossible de se cacher, même à 100 mètres. Il reste encore un long chemin au titre de Naughty Dog pour parvenir au rang des jeux techniques, dommage.

Le vrai visage de Nath : un mercenaire travaillant à son compte.

Quelques mots sur le mode en ligne franchement sympathique. Entre les arènes de survie, les chasses au trésor, ou les modes d’aventure, le choix est grand pour contenter tout le monde. Bien plus fourni que ME3 ou même Dead Space 2, Uncharted 3 offre un mode en ligne vraiment sympa !

Évaluation

Graphismes 19/20 Sincèrement éblouissants !
Jouabilité 17/20 De ce coté, uncharted s’améliore.
Scénario 15/20 Une aventure prometteuse qui retombe comme un soufflé.
Bande-son 17/20 Très bonne, bien que somme toute classique.
Durée de vie 17/20 Normale
Fun 18/20 On prend son pied, et c’est le principal.
Note globale : 17/20
Un jeu immersif et sanguin qui progresse avec ses gros sabots.
Avr 152012
 

Éditeur : Electronic arts
Développement : Bioware
Sortie : 8 mars 2012

Alors que Mass Effect 2 avait en grande partie remodelé le game-play de son prédécesseur, Mass Effect 3 se contente de poursuivre l’aventure sans bouleverser les habitudes des joueurs. Quant à la trame scénaristique, là encore on pourrait imaginer que Mass Effect 3 n’est qu’un énorme add-on car quelques mois seulement séparent les 2 derniers titres de la saga. Mass Effect 3 serait-il pour autant un jeu sans surprise ?

J’entends les hordes de fans (dont je fais partie) hurler à tout les vents : non bien-sûr, ME3 (je ne vais pas écrire le nom en toutes lettre à chaque ligne !) n’a rien d’un titre réchauffé. Et si le titre ne prend pas la peine de revoir son moteur de jeu de fond en comble, c’est que c’est déjà une sacrée bécane bien huilée. Certains mécanismes du premier opus avaient besoin de gagner en clarté, afin de libérer votre commando des contraintes physiques imposées par le manque de souplesse des commandes. Depuis que Shepard se plaque au mur, donne des mandales il ne restait pas beaucoup à faire pour Bioware. Sauf, revenir a certains bon point du ME1 comme le modding des armes, mais de façon plus modérée (plus besoin de changer les mods en fonction de la mission). Bref, ME3 est donc le petit frère du 2 qui se régénère avec des ingrédients du premier. Et côté graphismes, on est carrément un cran au dessus ! Le jeu techniquement est une belle bête et qui plus est, offre moins de bugs que les deux opus précédents (enfin Shepard ne lévite plus !).

On apprécie encore les phases de dialogues très riches et la qualité du doublage.

Le jeu reste donc le même, mais on perd le plaisir des grandes missions de plus d’une heure. ME3 a une durée de vie équivalente aux autres titres, mais a contrario, ce sont une majorité de courtes missions de 30 minutes auxquelles vous aurez le droit. Comme dans le second opus, la Citadelle sera réduite à seulement cinq étages, par contre les stations d’Ilium, d’Omega ne seront plus visitables. Du reste, vos aurez moins de boutiques à disposition et moins de personnages à rencontrer. C’est simple, en dehors des missions, les dialogues sont concentrés sur la Citadelle. Le monde semble donc se resserrer artificiellement.  Même si le chaos engendré par les moissonneurs y est pour beaucoup, il n’en reste pas moins que Mass Effect 3 apparait moins ouvert. Le schéma Citadelle/missions est bien trop récurent.

C’est vrai que dans un sens, le coté RPG s’amenuise pour laisser place à un actioner bourré de testostérone virile. Le jeu est vif, et rythmé. Il n’y a plus de place pour les digressions et les pauses narratives. Pour autant, Mass Effect 3 fait fort dans les sentiments. Rares sont les titres qui feront autant appel à vos émotions. Plus qu’un film, vous, joueur, vous vous sentirez bien plus responsable dans le tissages des évènements qu’un simple spectateur. Il sera plaisant de découvrir que Bioware a jugé bon de libérer vos coéquipiers de votre tutelle. Je m’explique : comme vous, ils prennent leurs habitudes dans la Citadelle et le Normandy. Comble du raffinement, les personnages parleront même entre eux. C’est un détail, mais qui donnent une très grande profondeur à l’ensemble et qui touchera encore plus profondément votre âme de joueur.

Quelques fois seul, Shepard devra se débrouiller avec sa pétoire.

Bioware nous avait promis que pour ME3, nos choix de joueurs  impacteraient sur le titre. De ce point de vue, on atteint ici vraiment le summum de ce qui ce fait. Shepard est vraiment votre Shepard et la guerre que vous avez menée contre les moissonneurs comme les relations que vous aurez tissées auront une réelle importance sur ME3. A ce titre vous aurez à faire un choix crucial en milieu de votre aventure et plus d’un joueur a dû s’en mordre les doigts !

Curieusement, dès la sortie du jeu, un DLC de 20 mn (Surgi des cendres) était déjà disponible. De ce côté, EA prend un peu les joueurs pour des benêts il faut l’avouer. Ce contenu vous offrira cependant un personnage qui, par ses qualités au combat, se montrera vite indispensable. Quant à la mission, elle est pour ainsi dire plutôt indigente… à l’image des missions secondaires de Mass Effect 1 (je vous disais que ME3 reprenait des ingrédients du premier). Mais comme votre équipe, contrairement à ME2 sera limitée à quelques personnages, mieux vaux ne pas s’en priver. Surtout que les dialogues avec Jaavik valent le détour.

Les cinématiques sont à vous couper le souffle !

D’un autre coté, EA vous offrira un DLC gratos (Résurgence) étoffant le contenu des missions on-line.  Quoi ME3 propose un jeu Kevin ? Pour cette question je serais tenté de répondre : oui. Car, dommage, le mode on-line ne permet pas de jouer des missions avec un commando contrôlé par des joueurs (comme par exemple dans RE5). Ce sont des missions de dézingage classiques dans des arènes reprenant les environnements du jeu. En gros, d’un point de vue gaming elles n’apportent rien, sauf que hélas, vous serez bien obligé de passer par là si vous souhaitez obtenir un dénouement plus intéressant car les parties multijoueurs impactent sur la préparation galactique !

Puisqu’on parle de DLC, parlons de Extended Cut que l’on attend cet été. La fin du jeu a laissé tant de joueurs abasourdis que Bioware a finalement décidé de revoir sa copie. Pourquoi donc ? C’est très simple, d’une la fin est un peu brouillonne et apparait comme incohérente avec l’univers de Mass Effect, de deux, vos choix n’impactent pas grand chose sur le dénouement. Vous avez deux choix finaux et le reste ne diffère que par les détails. Bref, on verra cet été si « le choix artistique » de Bioware arrivera tout de même à convaincre les fans, très déçus par ce retour de bâton.

Cerberus sera encore de la partie, trop peut être.

Mass Effect 3 est encore une bombe vidéo ludique, mais une bombe qui en a frustré plus d’un par sa fin terriblement navrante. Reste a savoir si le titre redorera son blason avec le prochain pack. Quoi qu’il soit, le jeu reste une énorme expérience de joueur. Des jeux d’une telle qualité se comptent sur les doigts de la main. Y’a t-il pour autant besoin de la version collector ? C’est à voir, le micro art-book ne contient rien d’original par rapport à l’art-book commercialisé et le DLC gratos n’est pas forcément rentabilisé par les frais supplémentaire d’une version collector. EA oblige désormais les joueurs PC a passer par la plate forme Origin. Fliqué par l’éditeur, il vous sera impossible de prêter votre jeu : un code, un compte ! Mais surtout, on ne peut que regretter le virage que prend l’industrie du jeu à vouloir mieux contrôler ses joueurs.

Évaluation

Graphismes 19/20 Tout à fait convainquant !
Jouabilité 18/20 Comme à l’accoutumé : très bonne.
Scénario 17/20 Moins creusé que les titres précédents et plus linéaire. Me3 n’offre que peu de révélations. On en apprend plus sur les moissonneurs et leur missions dans ME2.
Bande-son 18/20 On retrouve l’ambiance de la saga.
Durée de vie 19/20 40 heures seront nécessaire pour terminer le jeu, mais est ce suffisant pour conclure une saga d’un tel poids ?
Fun 17/20 Le jeu reste d’une qualité exceptionnelle, on décroche très difficilement d’un tel titre.
Note globale : 17/20
Mass Effect 3 est un excellent titre mais qui aurait dû pousser plus en avant les qualités de ses mécanismes qui en font un jeu si unique.
Mar 152012
 

Année : 1992
Plate-forme : NES
Développeur : Océan

Ne vous fiez pas au design sympa, l’intérieur est loin d’être à la hauteur…

Quel phénomène peut-il se produire pour qu’un beau jour de votre vie vous faites le vœux d’avoir ce jeu pour noël ? Et bien c’est très simple, lorsque les gamins harcèlent leur parent pour réclamer un jeu et que chacun réclame à corps et à crie un titre particulier, le choix fini par ce porter vers la voix la plus dominante. Bref, ma grande sœur était fan du film et voilà comment ce jeu tomba dans ma ludothèque.

Vu comme ça, il n’y a rien de choquant mais le jeu en mains, c’est autre chose.

Pour rappel nous sommes en janvier 1992, la Nes a déjà pas mal d’expérience et regardez ce qu’Ocean a osez faire : un jeu avec des graphismes à peine digne de SMB, le premier, hein ! Non mais, la Nes avait quand même déjà été capable de produire Adventure Island par exemple ou même Cheap and Dale en 1990 ! Ce sont surtout les sprites qui sont affreux alors que les beta sprites était plus sympa par leur coté loufoques. Là, on est au moyen-âge du jeux-vidéo, le bambin que j’étais fleurait l’arnaque à plein nez. Les graphismes sont brouillons, même si certain plateaux sont agréables, les couleurs sont plutôt correctes dans l’ensemble. Mais, il faut bien l’avouer le pire est à venir, il réside dans l’animation ! Gomez que vous incarnez doit retrouver les membres de sa familles et la façon qu’il a de se mouvoir est l’une des pire de la NES ! Gomez colle au planchez, il saute très mal et en plus le manque de précision pour franchir les ravins vous est le plus souvent fatal. La plupart du temps il faut commencer son saut un pied dans le vide. La programmation est dégueux à souhait ! Certaine fois vous réussirez votre saut, mais le plus souvent ce sera la mort directement. Le parapluie aurait pu vous sauver la mise, mais il s’ouvre souvent lorsqu’il est inutile, c’est à dire quand vous mourez ! Si ce n’était que ça, ne pensez même pas à affronter les poupées de la chambre de la gamine. Il vous arrivera de perdre votre vie en voulant écraser un ennemi, malgré la réussite de votre manœuvre, Gomez est touché à la place du fantôme ou autres squelettes déambulant. Et ce ne sont pas les seuls monstres qu’il sera simplement préférable d’éviter.

Dans le grenier, certain placard valent le détour…

Pourtant le jeu recèle de bonnes trouvailles. Si la majorité des niveaux est apparents (frigo, four, chambre) un certains nombres demeure cachés et même demandent un manipulation de votre part avant. Comme par exemple faire jouer une partition au monstre de Frankenstein pour déplacer les fantômes dans la salle de bal afin d’accéder aux jardins. Mais bon, ce n’est pas pour autant qu’y jouer est intéressant, les corbeaux vous assaillent et vous ne pouvez qu’avec peine les éviter. Et après, la plongée dans la marre est bien plus calamiteuse que celle dans Tortue Ninja ! Dans l’ensemble le jeu est donc assez dynamique puisqu’il vous faudra faire preuve d’ingéniosité. C’est encore le cas dans la salle de bain qui servira à remplir un sceau d’eau pour éteindre le feu dans une certaine cheminée (et quelle cheminée !!).

Mon parapluie se déploie pour que dure mon agonie.

Mais bon, il y a quand même des nasitude de game-play mémorable, genre : vous arrivez enfin sur le toit après avoir traversé le grenier infesté de rats et de chauve-souris, il suffit de se prendre une tuile pour retomber… dans le jardin ! Bref il faut tour refaire après ! Et le cas est récurent, mais pire, il vous cause de sévère dommage. Par exemple, en entrant dans une pièce, il vous est presque impossible d’éviter le lustre qui vous tombe dessus ou une épée qui se décroche du mur… D’autre fois, ce sont des ennemis dont les attaques sont inévitables, coincé dans le congello par exemple, une boule de glace peut être évitée, mais pas la suivante qui la colle de prêt !

Mon inventaire rempli rapidement grâce au code game génie, sinon, il me fallait plusieurs heures et une grande concentration pour parvenir à ce résultat.

Pour sauver votre famille, vous devez partir à la recherche de nombreux item comme le parapluie et ce fameux sceaux et avant cela, il vous faudra un tubas pour pouvoir vous adonner aux sports nautiques. Cette quette d’item donne un petit coté RPG à ce jeu de plate-forme, seul moteur véritable d’intérêt. Un écran d’inventaire à la Zelda affiche votre inventaire ainsi que les portrait de votre famille délivrée. Cependant, pousser votre fils coincé, dégeler Mercredi,  ne sont pas les seuls actes de bravoure à entreprendre. Gomez doit récolter une somme d’argent coquette (1 million de $) pour payer la rançon de sa femme Morticia. On peut arriver à la fin en ayant libéré toute votre famille mais sans avoir récolter la somme exigée. On se retrouve alors bloqué comme un con devant une porte hermétique et malgré le fait d’avoir déjouer tous les pièges du jeu, vous avez perdu la partie pour un ou deux billet ! Le jeu n’en est que plus frustrant tant la quette des dollars s’avère aussi aléatoire en raison de cette programmation qui freine Gomez dans sa gestuelle. Nombreux billets tomberont sous vos yeux sans pouvoir les récupérer (par exemple sur le balcon). Vous risquez à chaque instant votre vie pour un malheureux dollars. Frustrant au possible, Addams Familly vous donne l’impression de stagner. Si à l’époque, j’avais eu connaissance du code (A, B, B, A, gauche, droite, gauche, droite) pour les vie infinies, mon impression eut été différente. Mais sans système de password, Addams Family sur Nes demeure un jeu pathétique. Ce ne sont pas les 3 musiques du jeu qui améliorèrent l’ambiance du soft.

Certainement le personnage le plus aisé à sauver.

Bâcler comme c’est pas permis, Addams Family sur NES est bel et bien un jeu à Licence calamiteux. A ce demander si cet opus n’avait pas été pondu pour mettre en lumière la version SNES carrément sidérante à coté. Enfin, Océan se rattrapera avec Addams Family : Pugsley’s Scavenger Hunt qui lui par contre avait bénéficié d’un soin largement supérieur. Mais pour ceux qui auront acheté le titre à l’époque, la déception était immense. Penser comme un clone de Mario, programmé avec les pieds (on ne compte pas les erreur de collision entre autre), ce jeu sera vite oublié et c’est tout naturel.

Évaluation

Graphismes 10/20 Ils n’ont aucune saveur surtout pour les sprites !
Jouabilité 08/20 Atroce !
Scénario 12/20 Simple mais efficace.
Bande-son 08/20 N’en parlons même pas
Durée de vie **/20 Trop dur, le jeu est surtout irritant. La durée de vie n’en est que le résultat.
Fun 08/20 Naze !
Note globale : 09/20
Décevant au possible Addams Family sur Nes est à oublier.