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Sev

Août 212008
 

Réalisation : Ari Folman
Sortie : 25 juin 2008

Un soir, en discutant avec un ami, qui a fait, comme lui, la guerre du Liban, Ari s’étonne de ne pas avoir de souvenir de cette fameuse guerre, ou plutôt de n’en garder qu’une vague hallucination, où il se voit dans la mer avec d’autres soldats, fixant des fusées éclairantes offrant au ciel une lueur macabre, une obscure clarté (qui tombe des étoiles…).

Il décide donc de partir à la recherche de cette mémoire qui lui fait défaut, d’autant qu’il est persuadé d’avoir assisté au massacre de Sabra et Chatila. Débute ainsi la quête d’Ari, qui va chercher ses anciens amis, les interroger, pour savoir la vérité, fût-elle douloureuse ou traumatisante.

Voilà pour l’histoire.

Ari Folman, réalisateur israélien, signe ici un document autobiographique. Il a vécu cette guerre et nous transmet son témoignage par le biais de l’animation. Mais pas une animation flamboyante comme Disney, une animation âpre, dure, qui colle au thème, avec des couleurs qui oscillent entre le terne et le criard. Le choix de l’animation est excellent : il n’était pas attendu, et donne à voir des choses, qui en film live, auraient été vraiment insoutenables, étant déjà difficilement supportables en dessins. Car Valse avec Bachir est un film dur, éprouvant, bien qu’étant à voir, qui offre une formidable dénonciation de la guerre, bien plus poignante que « la guerre c’est pas bien » habituellement asséné. On voit l’absurdité, le cynisme, la misère humaine, autant de choses que l’on n’aime pas voir, autant de choses qui n’apparaissent jamais dans tout film américain patriote qui se respecte. Il n’y a pas de Superman ici, que des Bardamu, beaucoup de Bardamu, à qui, à cheval sur nos principes moraux nous n’avons, forcément, guère envie de nous identifier. Et cette image nous renvoie une question dérangeante : à leur place, qu’aurions-nous fait ?

Certains, puisqu’il faut toujours comparer quelque chose à quelque chose, ont comparé Valse avec Bachir à Persépolis (les critiques allociné sont toujours une source inépuisable d’étonnement et de fascination face à tant de connerie). Les deux n’ont absolument rien à voir ensemble, si ce n’est la forme animée, mais, avec un peu de bon sens, comparer Jin-Roh à La petite sirène, c’est incongru, alors comparer Valse avec Bachir à Persépolis, ça l’est tout autant. Parce que le propos de Persepolis, c’est d’abattre la prétendue distance qui nous sépare de tel ou tel peuple, et accessoirement de raconter comment l’Iran est devenu ce qu’il est aujourd’hui, et non de dénoncer et de comprendre la part qu’on a eue dans un massacre, et comment un être humain normal peut devenir une machine à tuer, mais aussi, comment, de victime, on peut passer à bourreau aussi facilement (les souvenirs de la Shoah ne sont jamais loin), qui est le propos de Valse avec Bachir. Ceux qui s’attendent à voir un Persepolis remixé en regardant seront certainement déçus. D’une vous rigolerez beaucoup moins, l’ambiance dans Valse avec Bachir étant beaucoup plus lourde, de deux, vous vous identifierez certainement moins à Ari, le gars égaré dans cette guerre, qu’à la petite Marjane, et de trois, le film de Folman est nettement moins grand public que celui de Marjane Satrapi, pour ne pas dire pas du tout. Si l’idée que dessin animé rime avec enfance survivait, la Valse peut lui envoyer la dernière pelletée de terre sur le corps.

Valse avec Bachir, c’est la chronique de l’horreur ordinaire, de l’horreur de la guerre, qui ne touche que presque accidentellement ses principaux acteurs, les militaires, pour faire des ravages parmi les innocents, les enfants, les vieillards, les animaux, et un réglage des pendules à l’heure sur la sombre page des massacres de Sabra et Chatila.

Évidemment, faire le point sur des événements historiques encore saignants n’est pas du goût de tous, et le film, par son témoignage, si ce n’est complètement vrai, au moins permettant de se faire un aperçu de la vérité, peut déplaire aux plus partisans des deux pays visés, le Liban, qui n’a pas tout à fait sa conscience pour lui dans ces massacres, et Israël, en la personne d’Ariel Sharon, alors ministre de la Défense, qui s’est montré au moins complice par son silence complaisant.

la bande annonce sur allociné

Un film à voir, même si ce n’est pas vraiment le genre de film qui détend….

edit : le site officiel : www.valseavecbachir-lefilm.com/ que j’ai failli oublier….

Juin 212008
 

Ce soir, je voulais faire une chose intelligente, à savoir avancer dans mon boulot, mais comme j’étais très fatiguée, je me suis contentée de regarder Appleseed Ex Machina avec notre admin préféré, à savoir Shiva.

Bien mal m’en a pris.

Déjà, le nom de John Woo m’a considérablement inquiétée, car on sait ce que le pauvre est devenu, à croire que son encéphalogramme est plat depuis qu’il est sur les contrées bushiennes-plus-pour-longtemps-en-espérant-qu’on-se-tape-pas-la-frite. Mais, Shiva, par moment généreux, m’a objecté qu’il n’était que producteur, et que bon, ça pouvait ne pas être une catastrophe.

En fait si, c’en est une. C’est même pire que ça. Vous êtes des gens normaux, vous n’aurez jamais osé rêvé (ou plutôt cauchemardé, parce que à ce niveau-là, pour un rêve, soit vous êtes tordu soit vous êtes maso) d’un improbable mix entre Patlabor, Ghost in the Shell, Matrix, Resident Evil et la gay pride. Non, vous n’en avez jamais rêvé, parce que comme je viens de le dire, vous êtes normaux. Mais les créateurs du film eux, soit sortent de l’asile d’Arkham, soit ils ont carburé à l’acide parce que c’est ce qu’ils nous ont fait. Oui. Pas moins que ça. Et encore je vous fait grâce des musiques, parce que plus nul que ça tu meurs. Je crois qu’on peut déjà, honnêtement, décerner à ce film la palme de la bande-son la plus puante depuis 1931 : c’est à dire depuis qu’on a du son dans un film.

Ce film entre autres, élèvera les plus grands navets aux sommets de l’art, puisqu’il repompe éhontément des cadrages, des séquences de film, vous aurez donc un super jeu des sept différences qui vous occupera plus qu’aucun autre, puisqu’il dure 1h44 (et je suis allée jusqu’au bout, ouais, j’ai le moral, hier j’ai passé 12 h avec des SEGPA, aujourd’hui je mate Appleseed, je sais plus quoi faire pour tester mes limites…), ce que, au moins, tout bon navet qui se respecte, ne fait pas. Au moins, un navet, c’est imaginatif et kitsch, avec des scénarios improbables. Là, ce n’est que kitsch, et plagiaque.

Le scénar, parlons-en, à part qu’il est moisi, je crois qu’on ne peut rien en dire : un savant fou qui doit être un ascendant de Desty Nova et un descendant de Raël a décidé qu’on devait tous fusionner, et que la sélection naturelle, ma foi, c’était le top du must. Donc nos deux acolytes, Briareos et Dunan (prononcé improbablement Diouneune) vont lui faire sa fête, avec un gars genre « bogoss-kikoo-l0l-Jin-Kazama », qui, en fait, c’est traumatisant pour tous, est le clone de Bri. Pauvre Bri (Comte-Robert, ha ha ha! là, voyez, j’arrive à saturation, mon système commence à bugger). on se rend compte qu’en fait il a beaucoup gagné à sa cybernétisation, il a plus une gueule de teenager-aimant-à-midinettes. Il ne pourra plus postuler pour remplacer Jin Kazama ou Bill des Tokio Hotel. C’est toujours ça de gagné.

« Bon, c’est un film d’animation, alors causons de l’animation », me direz-vous. Ah bon? parce qu’il y a de l’animation ? Moi tout ce que j’ai vu, c’est un genre de grande cinématique digne de l’époque de la PS 1(et encore, c’est pas gentil pour cette grande console) avec des persos avec un balai en guise de colonne vertébrale, et des mouvements saccadés et peu naturels qui feraient pâlir de jalousie notre bon et noble C6-PO. Au passage, à noter que Star Wars aussi a été pompé dans ce film.

Les persos en eux-mêmes, humm, bon, les messieurs ont des derrières à faire baver Têtu Magazine. (c’est dommage, je peux pas faire de captures, vous auriez vu que je ne raconte pas des histoires). Et Dunan a un physique très bizarre. Le mécha-design n’est pas non plus très inspiré, entre Gundam, Patlabor et Metal Gear. Dans tous les domaines, le film aura bouffé à tous le râteliers, tant au niveau de l’animation que des décors (vous aurez droit à une refonte des décors de Fortress, un film inoubliable avec Christophe Lambert, mais aussi d’Independance Day. Soit des navets de grande classe) et du mécha-design.

N’oublions pas de mentionner les scènes d’action, absolument dignes de Turkish Star Wars. Parce que oui, il s’agit d’un film d’action (vous vous souvenez, je vous ai dit que le scénar était aussi mince que Keira Knightley, soit quasi anorexique, et à peu près aussi intelligent que ma voisine, ce qui n’est pas une échelle de valeur très positive). Vous verrez donc Dunan faire des acrobaties improbables, Bri tirer comme Dante façon, avec les pistolets croisés, c’est plus kewl et kicker comme Jin Kazama (toujours lui ! ben, oui, écoutez, pas que je fasse une fixette, mais c’est trop ça). Tout ça dans des combis moule-burnes-qu’il-n’a-pas avec néanmoins des biscotos qui n’ont rien à envier à ceux de Ken une fois qu’il est en mode watatatatataaaaa.

Je ne vous fais pas l’affront de mettre des images, il y assez de mes yeux à saigner. Je ne voudrais pas que ça vous arrive.

Si je devais résumer ce film, ce serait probablement ainsi :

 Posted by at 22 h 33 min  Tagged with:
Mai 142006
 

Comment aborder un tel film ? Coup de génie pour les uns, foirage complet pour les autres, une chose est sûre, il ne laisse pas indifférent. Perso, j’ai adoré, il figure même parmi mes films d’animation cultes. Néanmoins, on ne peut pas dire que le film soit très facilement envisageable…

Un état de la recherche

Première chose qui saute aux yeux quand on regarde le film : le point qu’a fait Oshii sur l’état de la création sur le thème du cyborg, du robot, ou, si vous préférez de l’androïde et même plutôt de l’andréide. Il est loin de se lancer naïvement comme ses prédécesseurs japonais en pensant « ça sera nouveau puisque c’est moi qui le fais » ; au contraire, ici, la citation est permanente, que ce soit à Villiers de l’Isle-Adam, par l’épigraphe, mais aussi par le nom de l’andréide défectueuse « Hadaly », directement empruntés à l’Eve future, mais aussi, par un jeu constant de rappel d’Hoffmann, des Lumières qui ont abordé le sujet… ce qui fait que le film peut apparître comme relativement hermétique, voire limite ésotérique… Si ce film n’exige pas une culture -voire une certaine érudition- littéraire solide, il vaut mieux avoir au moins lu L’Eve future pour bien saisir certains aspects du films, notamment l’aspect SteamPunk (genre qui mèle technologie et XIXe siècle, dont les représentants les plus illustres sont Nadia et le secret de l’eau bleue et SteamBOy- même si ce dernier est loin d’être au top) et ne pas se laisser dérouter par l’aspect constamment citationnel (euh… ça existe?) du film ; par là, Oshii nous rappelle aussi que Jules Verne n’a pas été le seul auteur de science fiction au XIXe siècle.

Qu’on se le dise : depuis Jin-Roh, Oshii fait des films littéraires (et du coup, c’est bibi qui est contente !!!) donc si guetter les petits détails et les références qui font sens, ça vous emmerde, passez votre chemin…. Wink

Une esthétique…. décadente.

Autre point du film qui peut dérouter : une esthétique particulièrement chargée, voire surchargée, qui rappelle un tantinet le mouvement décadent par son goût des « perles rares » accolées… Les décors sont saturés de détails et de lumières, si bien que parfois, on ne sait plus où donner des yeux, et l’observation de ces multiples joliesses occupe uen certaine part du film, qui offre une belle part à la Contemplation, à un sentiment esthétique assez fort. Ici, on regarde et l’on se satisfait de tous ces beaux éléments qui n’ont à priori rien à voir ensemble (un mélange de dcors futuristes à d’autres qui semblent venir du passé : des voitures comme on en voyait dans les années 30-40, des édifices qui rappellent les cathédrales gothiques…) toutes ces beautés diverses qui nous égarent quant à notre situation spacio-temporelle, on est nulle part et partout à la fois…. avec une arrière-sensation de collectionneur romantique et/ou décadent, qui amasse les objets de tous horizons pour les mettre dans une vitrine… et une observation étudiée d’esthète de toutes ces diversités qui (me) rappelle Huysmans.
Notons également que l’animation atteint des sommets jamais vus tellement elle est fluide, calquée sur le mouvement réel, autre caractéristique très marquante (et impressionnante) de GitS : Innocence.



Une réflexion.

Enfin, dernier aspect et pas des moindres chez Oshii : le film propose de multiples réflexions, ce qui peut laisser pas mal de spectateurs sur le carreau, car il faut être accroché pour ne rien rater et faire un choix, si on essaie de suivre toutes les pistes, on se retrouve plus ou moins largué (eh oui, on n’a pas le cerveau boosté de Togusa ou Batou….). La réflexion du premier opus fait presque office de balbutiement à côté de celui-ci. Si le premier posait le problème de l’humanité d’un être virtuel et/ ou mécanique, celui-ci pose entre autres la question « mais qu’est-ce que l’humanité déjà ? » et s’attèle à montrer les divers aspects sous lesquels on peut définir l’humain et les diverses perspectives qui s’offre : l’homme-machine (après la machine-homme), l’homme simulacre, phantasme (au sens platonicien ?) ? sont des leitmotiv qui rythment le film…

En bref, Gits Innocence est un film magnifique, et un film particulièrement riche, qui peut s’envisager sous de multiples points de vue : point de vue d’esthète, point de vue philosophique, point de vue littéraire, point de vue technique, et aussi point de vue artistique. Ce film est une oeuvre d’art qui vous demandera de nombreux visionnages -qui ne vous lasseront pas, je vous le garantis- pour en saisir toutes les subtilités ; si saisir toutes les subtilités de ce film est possible…

Je ferai des captures du film, parce que les images que j’ai mises ne rendent en aucun cas la beauté du film….

Jan 202006
 
année de production : 2005
En 1997, nous jeunes Européens avons pu découvrir un jeu, qui pour ses précédents épisodes, n’avait jamais pu paraître dans nos vertes (quoique, surtout grises) contrées : Final Fantasy. Le septième opus, plus précisément, et ce jour-là, pour beaucoup de joueurs de par le monde, Square avait inventé le RPG. Les alleluia passés, Square a remis le couvert avec des opus, 8, 9, 10, 10-2, mais sans égaler ce fameux septième épisode, décidément bien ancré au panthéon vidéoludique…

Tu veux du FF VII ? En voilà !

Mis en face de la nostalgie pro-FF VII des joueurs, Square s’est dit : « Voilà une licence que nous pouvons encore exploiter… » Et donc de produire des dérivés, des clones de FF VII : une petite video à l’E3 pour montrer à quoi ressemblerait FF VII s’il était refait sur PS 3 (très sadique, étant donné qu’ils ont en parallèle affirmé qu’ils ne le referaient pas…), un FF VII Dirge of Cerberus, sur PS 2, amené à sortir sous peu (le 26 de ce mois au Japon) et un film, sorte de sequel du jeu : Final Fantasy Advent Children….
Bon, pour l’instant, Dirge of Cerberus est pas sorti, la video de l’E 3 est une refonte de l’intro de FF VII avec le design d’AC, donc le seul produit dérivé jugeable est AC.

Sephiroth, quand tu nous tiens.

L’histoire se passe quelques années après la bataille qu’ont livrée Cloud et son équipe au très méchant (et très canon :love: :mrgreen: ) Sephiroth supra classe avec ses cheveux gris et ses yeux bleu-vert, qui avait dû faire craquer les midinettes de tous les continents (pour la version plus ténébreuse « en rouge et noir j’oublierais ma peur » se reporter à Vincent, autre bourreau des coeurs de l’époque :lol: enfin bon bref… ). ça tombe bien parce que là, vous avez trois Sephiroth pour le prix d’un : un crétin, un crétin et un crétin, hantés eux aussi (on change pas une recette qui gagne :mrgreen: ) par un complexe d’Oedipe vis à vis de « Maman » Jenova, avec par dessus une grosse louche de sentiment de supériorité par rapport aux hommes (en gros, du tout pareil). Ils veulent finir le boulot entamé par Sephiroth à l’aide de mamounette, contre les humains, qui de toute façon, sont assez mal en point dans la mesure où beaucoup sont victimes d’irradiations et de brûlures dus au « lifestream »… Enfin un scénar d’une rare profondeur, quoi… :roll:

C’est tout pareil qu’avant mais en plus nul ??

Quand on regarde le film, on a l’assez désagréable impression d’assister à un enfilage de perles, ou pour être plus précise d’être devant ce qui est un mélange de l’enfilage de perles et du pot-pourri (qui n’a jamais aussi bien mérité son nom :lol: ) : en fait, Square Enix nous assène les scènes cultes du jeu, plus ou moins remixées épate : la course poursuite en moto en étant l’exemple le plus flagrant. Le tout clairement orienté action : on se tape dessus à grands renforts d’effets spéciaux parfois plus comiques qu’impressionnants (et on frôle parfois le ridicule, et on tombe même dedans lors du catapultage de Cloud), agrémentés d’une touche « fancy » du plus mauvais effet. Oui, oui, vous m’avez bien lue, ils ont fait d’un RPG sombre un film d’action clinquant… Surtout que la notion d’équipe a totalement disparu ou presque, les autres personnages ne faisant que des apparitions épisodiques, et il faut bien le dire, parfaitement accessoires… Erreur sordide que beaucoup de fans ne pourront pas pardonner, et qui montre, en outre, la tendance à l’américanisation du marché vidéoludique… Malheureusement, certains fans pourront se faire piéger par le côté affectif…

Comment surfer sur l’affectif pour faire passer la pilule….

Eh oui, parce que Square, conscient de la faiblesse, voire de la vacuité du scénar et de l’intérêt zero des « Sephirothides », aussi plats que leur physique est destiné aux émois de jeune fille, joue sur l’affection que le joueur a pour les personnages (ah les salauds! Les psychologues fallait pas les mettre dans la section marketing, fallait les faire participer au scénar !! :evil: ) en nous montrant les personnages que nous avons aimés au moment où on manque de s’endormir parce qu’on en a marre de Cloud, et où leur présence aide à faire passer le ridicule de la scène (la fameuse scène du catapultage, qui vraiment est nulle :shock: ), mais aussi par une référence amusante à la « musique de la victoire » (seul passage du film que j’ai aimé).

Verdict :

Oui, le film est techniquement bien foutu, et ça fait plaisir de revoir des personnages qu’on a aimés, mais pour penser trouver un quelconque intérêt, il faut le regarder en japonais sans sous-titres : au moins, comme on y comprend rien (sauf pour ceux qui pratiquent cette langue, il ne leur reste plus qu’à couper le son), on peut essayer de croire à l’intelligence du scénario (quoique, avec l’action omniprésente, on aura quand même du mal à y croire). A voir si vous êtes fan et que vous voulez savoir comment on peut massacrer une œuvre, ou pour le côté simplement visuel, mais surtout pas à retenir…

Nov 242005
 

6 ans après l’incident de Raccoon, notre ami Léon reprend du service (après avoir suivi une formation spéciale et être devenu intelligent au passage, ce qui est grandement étonnant) : ce coup-ci il doit récupérer la fille du Président, la jeune Ashley Graham, qui a été enlevée par des malotrus, forcément malintentionnés.

Des graphismes beaaaux

On a dit que la version PS2 était moins belle que la version GC, n’ayant pas joué à la version Game Cube, je n’en sais rien et à vrai dire je m’en fiche un peu, parce que ma foi, c’est très bien comme c’est et je trouve que les couleurs un peu ternes renforcent l’impression de lourdeur de l’atmosphère et du temps, donc pour moi, c’est très bien comme c’est; même si il faut avouer que des couleurs fortes donnent une ambiance rococo assez propre à Resident Evil. Les deux se défendent et je pense que c’est pour ça que les deux versions ont été faites : on peut avoir le jeu sur les deux consoles sans avoir l’impression de s’être fait salement arnaqué. Et c’est une très bonne initiative des programmeurs de Capcom, que l’on saluera, parce que trop rares sont ceux qui proposent de bons portages. Les modélisations sont loin d’être laides, bref, c’est agréable à l’oeil et on ne s’en plaint pas.

Une en grand :
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Le reste en petit (il ne vous reste qu’à cliquer)
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L’histoire ?

euhhhh…. n’entamons pas les sujets qui fachent, parce qu’ici, elle est complètement inexistante! Vous récupérez Ashley, puis la perdez, puis la re-récupérez, puis la reperdez (enfin, vous avez compris), sur un fond de secte pas claire avec un gourou dont l’idole est très visiblement Dark Sidious

Quelle classe le capuchon, vraiment! Par contre, il est plus dans le côté obscur, il pavoise avec des breloques… :lol:
Vous verrez à quelques reprises, votre ancienne connaissance Ada Wong, qui apportera son lot de mystères (les magouilles semblent être le fort de la belle jeune femme) mais finalement, et on le regrette, peu de choses à l’histoire.
Enfin quelque chose qui, en plus d’être pharaonniquement linéaire (on fait ça, puis ça, puis ça, ce qui va déclencher ça et va donner accès à ça), va faire passer les scénar des autres survival horror pour particulièrement intelligents et recherchés! :P

Cependant, s’il n’y a pas d’histoire, il y a de l’action (grand précepte de movie making américain :cool: )

Eh, oui, on arrive au gros du jeu (« qui est gros?? » -non non Obélix, la critique du dernier Astérix c’est dans l’autre section) : l’action. Quasi omniprésente, servie (et parfois desservie) par une jouabilité dans l’ensemble assez bien foutue (juste le point TRES enervant : Léon ne court pas très vite, et met un temps fou à baisser son arme, ce qui est parfois assez horripilant, il faut l’avouer.). On notera juste l’absence de tir en déplacement (ce qui serait pourtant bien pratique), le pas de côté (un sniper qui ne sait pas se déplacer autrement qu’en avant, voilà qui est drôle :lol: ). Vous aurez une belle floppée d’ennemis, qu’il vous faudra éclater joyeusement, avec un arsenal de plus en plus étoffé (que vous trouverez en vente chez le dealer du coin, qui lui, semble avoir des affinités avec Sub-Zero, pas d’image, vous ferez sans , imaginez juste Sub-Zero accoutré en vendeur ambulant). ça ressemble un peu à un shmup parfois, c’est rigolo, mais ça lasse vite…

« Oui, mais… » me direz-vous, « qu’est-ce qui fait ce jeu anthologique? A part chez toi, mam’zelle, tout le monde il a dit que c’était la bombe de l’année, le messie tant attendu qui va sauver le monde vidéoludique? » (et une lumière descendit du ciel)

Il ne faut pas prendre les messies pour des lanternes ou pourquoi Resident Evil 4 n’est pas le messie (comme ça, ça fait bien titre japonais, là je viens juste d’atteindre la longueur moyenne d’un titre japonais de série)

Par quoi commencer?

*réflexion intense*
Parce que Resident Evil 4 n’est pas original. En fait, il est précisément tout sauf original, il n’apporte rien de nouveau au monde vidéoludique, se contentant d’aligner les passages anthologiques de jeux divers et variés : il pique aussi bien chez Metal Gear Solid (Léon, très impressionné par Snake, s’est acheté un codec… et un cerveau), que chez Project Zero (certaines musiques) et écrase les plates-bandes de Silent Hill et de Parasite Eve… et plus on avance, plus on se demande ce qu’il y a de Resident Evil dans ce pot pourri des must du survival horror, et même pas uniquement du survival horror…

J’en vois d’ici qui crient au scandale : « Oui, mais Resident Evil fut le premier survival horror et c’est les autres qui ont copié dessus! »
D’une c’est faux, Alone in the dark est sorti bien avant (il a été développé en 1992).
De deux, que ce soit Silent Hill, Parasite Eve, ou Project Zero, ils ont trouvé leur propre voie : ils ont profité de la brèche ouverte par RE, c’est tout.

Parce que ni Parasite Eve (certainement le plus pillé), ni Silent Hill, ni Project Zero ne s’amusent à aligner des scènes de la « concurrence ») alors que Resident Evil 4 ne fait presque que ça, et c’est prodigieusement énervant : des scènes d’entraînement au tir, comme dans Parasite Eve, qui permettent de gagner des objets, comme dans Parasite Eve (Léon a eu le coup de foudre pour Aya qu’il veut faire pareil?), des sous qu’on obtient en tuant à tout va, pour acheter des nouvelles armes, dans l’armurerie du coin (enfin, ici, c’est le dealer du coin, un peu comme dans Castlevania, où le bibliothécaire n’a pas l’air très net non plus…), avec des parasites (dans Parasite Eve ce sont des mitochondries, ici c’est des Plagas, on change de nom, mais c’est assez proche : des organismes qui modifient le nôtre; bon les plagas, eux, ils imposent leur volonté, mais on a vu que dans PE les mitochondries l’étaient presque…. un genre de fusion entre PE et Straship Troopers 2 ?) sur un fond de secte pas nette (oh tiens, ça me rappelle Silent Hill premier du nom! et aussi Forbidden Siren!) avec des rituels glauques et sordides à souhait (là, on a le choix entre Silent Hill et Project Zero), avec des musiques qui ne ressemblent, pour certaines, plus beaucoup à celles de Resident Evil, mais lorgnent clairement du côté de Silent Hill et de Project Zero (j’ai même retrouvé une musique de Project Zero!)… ce qui est assez dommageable puisqu’on a parfois plus l’impression de jouer à une compilation qu’à un Resident Evil (il s’appelle comment le jeu, déjà? :mrgreen: ). Elles sont où les énigmes débiles qui faisaient le plaisir du joueur par leur connerie? et puis, un personnage intelligent, ça fait pas Resident Evil, redonnez-nous des idiots! :mrgreen:

Mon auditoire s’endort, il est temps de conclure

Si vous n’avez pas eu le coeur de lire ma longue harangue, voilà ce qu’il faut retenir : oui Resident Evil est un jeu sympa à jouer, même si, sur la fin, il apparaît comme un peu répétitif, oui, il est beau, oui, la programmation est bonne dans l’ensemble, mais non, ce n’est pas un chef-d’oeuvre, il reprend pas mal d’éléments d’autres jeux et ça pollue un peu !

Évaluation

Graphisme 18/20

(peut mieux faire, mais c’est quand même du très bon boulot)

Jouabilité 17/20

(c’est quand même un peu lourd parfois, et comme je l’ai dit plus haut, il manque certaines actions à la panoplie de Léon)

Bande-son 13/20

(une bande-son étonnament plate pour un jeu de cette envergure, avec pas mal de thèmes réchauffés -quelques thèmes de Code Veronica et de Resident Evil 2 dont le côté affectif est vite oublié à cause d’arrangements pas toujours opportuns- mais aussi des musiques qui doivent beaucoup – trop – à des titres comme Silent Hill ou Project Zero.)

Durée de vie 18/20

(une bonne durée de vie, même s’il elle est un peu trop poussée, le jeu, à être long, devient parfois lassant, car les séquences ne sont pas suffisamment variées pour justifier une telle longueur. Cependant on appréciera la présence de boni en tous genres -le grand retour de Hunk!! )

Scénario –/20

(on ne va pas noter quelque chose qui brille par son absence, quand même! :mrgreen: )

Fun 17/20

(un jeu marrant à jouer, même s’il est parfois un peu répétitif et qu’il a tendance à reprendre des éléments d’autres jeux à son compte)

Note globale : 16,5/20

Un (très) bon jeu, de bons graphismes, des scènes d’actions et des cinématiques bien fichues, une jouabilité qui se tient, mais qui n’est quand même pas la révolution annoncée. Dommage.

Oct 122005
 

Appleseed est un film d’animation tiré du très connu manga de Masamune Shirow, normalement suffisamment connu pour que je me passe de vous résumer l’histoire. Mais je suis une courageuse et je vous résume ça vite fait : Dans un futur pas très proche, Dunan et Briareos (le nom bien bordélique à prononcer) sont des soldats qui guerroient on ne sait plus trop pourquoi (et eux non plus, tellement le conflit a été long) mais un jour, une envoyée d’Olympus (nouvelle grande puissance -et utopie- mondiale) Hitomi, vient leur apprendre que le conflit est terminé pour eux. Elle en profite pour les embarquer à Olympus, grande cité idéale, où une partie de la population est en fait clonée et améliorée : les bioroïds.
Dunan et Bri rejoignent une des unités paramilitaires d’élite d’Olympus : l’eswat.

S’ensuit alors la narration de leur petite loin d’être tranquille, entre missions antiterroristes, négociations « à l’amiable », etc, etc. sur un background politique et des réflexions à la Shirow : l’utopie existe-t-elle?

Une tite image du manga pour que vous resituiez ; si ce n’est déjà fait :

La femme en premier plan c’est Dunan (si si c’est une femme!) et le gros cyborg derrière c’est Bri.

Bon et le film alors?

Et sinon le film? Ben, je vais être méchante, mais à part qu’il est plus beau que le premier horrible OAV qui était sorti, c’est loin d’être une réussite.

D’une part, l’histoire est simplifiée à l’extrême, ce qui laisse perplexe dans la mesure où Shirow est connu et reconnu pour ses design soignés mais aussi pour ses scénar particulièrement pointus. Premier non respect du manga, et pas des moindres. Quand on adapte du Shirow il faut avoir un scénar à la hauteur, ou devrais-je croire qu’il faille s’appeler Mamoru Oshii? Les réalisateurs ont essayé de reprendre la trame générale du manga, tout en l’adaptant à leur sauce, mais d’une part, raccourcir un scénar qui dure 5 tomes -et qui n’est pas fini, Shirow-senseï ne s’est jamais donné la peine d’achever son oeuvre…- c’est forcément le schématiser, première erreur. D’autre part, ne pas avoir lu le manga et essayer de faire une histoire à partir de celui-ci, c’en est une autre et pas des moindres!!

Et en effet, l’impression que nous donne le film (et qu’il nous laisse) c’est d’être fait par des gens qui ont juste repéré les scènes marquantes du manga (entraînement, arrivée dans une ville dévastée par la guerre, course-poursuite, etc, etc, j’ai dû en rater) mais qui ne l’ont pas lu, parce que les incohérences par rapport au manga s’enchaînent… La plus grosse : Dunan a la peau mate parce que sa mère était une métisse « café au lait » (j’aime pas cette expression, mais c’est celle qui est utilisée dans le manga) et dans le film qu’est-ce qu’on voit? Une maman type slave, très blanche, blonde aux yeux bleus? :shock:

Les personnages ont aussi été modifiés, dans le mauvais sens, Dunan est devenue sentimentale, Bri un beauf (il l’était un peu avant, mais quand même) Hitomi une femme fatale, Yoshi un mec pas à côté de la plaque!
Oh my God!!!

Donc verdict, c’est joli (quoiqu’on en dise, leur cell-shading est pas au top quand même il y a un peu un côté cubique…) mais bon, ça vaudra jamais une adaptation made by Mamoru Oshii… Ah il a pas eu de bol Shirow avec les adapations de Appleseed…. :roll: