Déc 232013
 

date : octobre 2013
développeur : Warner Bros
plate-forme : ps3, wiiu, Xbox, Pc.

Avec deux Arkhams particulièrement réussis, les joueurs trépignaient d’impatience devant l’arrivé d’un troisième opus, même si celui-ci s’avérait être un prequel. Lorsque la nouvelle du changement d’équipe est arrivée, nombreux ont été les joueurs à craindre pour la licence. il faut dire que rocksteady a montré une telle maitrise de l’univers de Gotham que l’on avait du mal à comprendre ce changement. Voici donc un test qui tente de décortiquer les apports opérés à la licence par Warner.

Tapons, tapons, tapons… c’est le crédo de Origins.

La première chose qui frappe lorsqu’on joue à Arkham3, c’est combien ce titre doit au précédent. L’univers du jeu reprend la carte de Arkham City mais en la doublant, assez maladroitement d’ailleurs. Ainsi, la carte ressemble à un os, c’est à dire une zone ronde qui rejoint une autre par un long pont. Si dans City chaque quartier avait une personnalité, une ambiance urbaine, ce n’est pas le cas d’Origins qui ne propose que des clones de quartiers déjà-vus. D’ailleurs la ville n’existe qu’en planant, dès qu’on est au sol, elle n’est pas très crédible. Pas de circulation, personne dans la rue… excepté les bandes de criminels que vous aurez à affronter, affronter inlassablement (ce qui constitue presque 40% du jeu). Le jeu revêt donc une apparence d’open world assez curieux dans ce type d’univers. Pourtant le fait que le jeu se passe cette fois-ci en ville aurait pu donner lieu à de véritables quêtes qui font sens et qui rappellent l’univers de Gotham, avec sa face glamour et son côté glauque. Or ici, Warner n’en fait rien ! Pas de kidnapping, pas d’incursion dans les appartements pour enquêter (où alors seulement dans le cas de l’histoire centrale de façon très bornée). Wayne n’aidera pas Batman alors même que Shepard dans ME avait, dans la mission de Kasumi, montré que ce type de gameplay est assez sympa. Il n’y a pas de casses, Hold-up, pas de vols, ni de rackets… non il suffit de se rendre à un point X et d’indistinctement taper flics ou brigands. Bref, c’est ultra redondant et pas très jouissif. Les bonnes gens sont sagement toutes cloitrées chez elles grâce à l’astuce d’un « couvre-feu » qui vient à point nommé, Batman ne les verra pas ! Premier ratage donc avec ce qui était une énorme opportunité ! Autre point, le grappin ne s’accroche plus où vous le voulez ! La ville est semée de points d’ancrage pré calculés, ce qui vous empêche d’accéder ici et là, où de cette façon ci, etc. Et impossible de se suspendre avec à la corniche, il grimpe directement sur les toits histoire de se jeter plus facilement dans la gueule du loup. Bref, le côté Open World est donc cassé par ce manque de liberté dans les mouvements. Car le grappin est la base des déplacements du Batman.

En ce qui concerne justement cette « origine », là aussi le rendez-vous est raté. On aurait pu tirer profil des flics sympathisants à Batman et de ceux qui le prennent pour un criminel, et d’un troisième groupe de flics ripoux qui le prend pour un ennemi. Non, ici toute la relation Batman/flics se résume à celle de Batman et Gordon… et pourtant, leur lien est des plus minces. On tape donc tous ces flics sans essayer de se faire des alliés mais malgré tous on fait croire à Gordon qu’on est gentil. Cherchez l’erreur. C’est donc un jeu sans subtilité, très bourrin et répétitif. Le jeu a fait place au sensationnalisme de Nolan, dans Arkham 3 on vous en mettra plein les mirettes quitte à exagérer un chouïa sur les effets dramatiques et héroïques, le combat contre Bane devant Vicky Vale est à pleurer tellement il est ridicule ! C’est simple, elle se met à commenter comment on est trop fort et brave pendant qu’on le tatane, bref, on se croirait dans un mauvais mangas genre Last Order avec les com’s insupportables de Nova.

Le personnage de Barbara est assez sympathique, dommage car il ne sera pas exploité ! Pour une fois que la gent féminine est représentée par un personnage qui fait montre de clairvoyance et d’indépendance.

Dans ce côté sensationnel, les gadgets aussi en rajoutent une bonne louche. Figurez-vous que le prototype de boost de grappin que nous avons difficilement à la fin de City est ici acquis dès le début du jeu qui est censé se dérouler bien avant ! Du coup, bonjour les vols planés interminables à travers la ville… qui ne servent d’ailleurs à rien car on a accès à des « warp zone » qui nous permette de grimper à bord de la Batwing. Mais là encore, c’est juste une cinématique, vous n’aurez droit à aucune virée à bord de l’engin, ni même de la Batmobile, ce qui aurait pu changer et aurait rappeler les phases de ce type sur les opus retro 8 et 16bits. Mais ce n’est pas ce qui me chagrine vraiment, le plus « what the fuck », c’est très certainement l’ordinateur qui reconstitue les scènes de crime. Non mais franchement à ce niveau, on nous prend pour des buses ? Déjà comme pour le boost, on ne devrait pas avoir un meilleur matos avant, c’est L.O.G.I.Q.U.E, mais là l’ordi avec une petite trace par-ci, un petit impact par là reconstitue carrément la vidéo du crime !! Bref, autant vous dire qu’il n’y a plus d’enquête à proprement parler. Le jeu se résume à trouver une trace et rembobiner la vidéo à l’endroit ou un élément a été projeté plus bas, plus loin pour aller enquêter là bas… Alors, devant ça, nombreux on fait « Waaah ! » Mais d’autres, comme moi se sont dit plutôt : « hein ? » Bref, pas de filature, tout est très simplement et rapidement tracé et plié.

Il faut dire que Arkham3 est fâché avec l’infiltration : il y en a moins et elle est plus facile. Il suffit de comparer la taille des plans des bâtiments auquel nous avons accès avec ceux des opus précédents pour se rendre compte que le terrain de jeu infiltration est limité. A part le commissariat auquel nous avions déjà accès dans City, les bâtiments se résument à une entrée, une salle où on tape, une salle où on élimine. Les phases de cache cache des opus précédents ont été simplement virées. On usera que très peu de l’environnement, on approche et assomme, et on se barre. c’était pourtant le très très gros point fort des 2 premiers Arkham ! Ici, c’est de l’action, encore de l’action. Pour preuve, le timing des combats a été accéléré pour les rendre plus vifs. problème, le moteur de jeu n’est pas fait pour affronter 30 criminels en accéléré. Du coup, contre et attaque spéciale sont devenus assez durs à placer. Vous pouvez vous faire frapper en plein contre par 2 autres gars, alors que Roclsteady avait fait en sorte que les combats soient extrêmement fluides avant ! donc même les combats sont chiants car bâclés, là encore, pas de technique, mais du bourrinage, de la fuite (la vie revient dans Arkham3 lorsqu’on fuit, ce qui n’était pas le cas avant). Pour se faire, les ennemis armés de matraques et de couteaux ont presque disparu, comme ça, on fonce dans le tas et c’est plus facile, pas besoin d’être technique pour faire des combos énormes de près de 100 coups de suite ! Pourtant nous ne jouons pas à God of war… La caméra folle ajoutera à l’encombrement visuel, bug qui s’ajoute aux nombreuses collisions qui émaillent le jeu.

Un petit gars isolé ? Frappons le ! Car nul honnête gens ne sort la nuit à Gotham…

Côté scénario, aie, c’est là que le bât blesse. Celui-ci ajoute au côté Open World dont je parlais avant. Ce « scénario » est en fait une succession de grandes quêtes qui servent de fil conducteur à l’action. Nous avons donc une bande de bras cassés qui est venue là après avoir reçu une invitation et dont l’objectif est de nous caresser à rebrousse poil. Là dedans, il y a du bon et du moins bons, comme Electrocutioner qui meurt en un coup ! Et du coup, on récup ses gants car dans ce Arkham, Batman aime les armes et a un malin plaisir à faire griller les types qu’il croise. A la manière des cestes de Némée dans GoW, vous les enfilez et bam, bam bam une fois qu’ils sont chargés. Pas très subtil pour Batounet, mais ils semble s’en accommoder. Pour en revenir à ce scénario, celui-ci emprunte à Nolan les scènes emblématiques telle l’engueulade avec Alfred (ridicule au passage, on croirait voir un adolescent en pleine crise !), le fait aussi que Bane soit de la partie n’est en soi pas qu’un simple clin d’œil, même la personnalité du Joker et la scène d’intro du personnage dans le jeu rappelle le film de Nolan. Joker y est montré ultra violent et manipulateur, le cinglé psychopathe a disparu. Simple effet de mode ou choix « artistique » ? Donc le jeu est une espèce de boss trial, qui nous permet d’affronter ses freaks de temps à autres. La plupart est carrément oubliable, mais bane est vraiment très bien pensé, et là, curieusement, Warner a su faire un pont avec le Bane stupide de Rosteady qui était carrément nase. De même, Deadshot a plus d’allure dans ce Arkham. Mais surtout, ce qui fut le plus original fut le combat contre Firefly, qui bien que ridicule (on dirait The fear de MGS3, j’en pleure encore) a enfin offert une phase de game-play réellement nouvelle, et un bon petit challenge. Hélas, quand vous arrivez à ce boss, tout se précipite, et le jeu se boucle dès que le scénario semble prendre enfin un peu de  consistance. Quelques fois au cours de votre partie, quelques soubresauts vous font dire, ah ça y est, ça démarre, mais en fait, tout retombe comme un soufflé. On ne parle pas des bricolages pour cloner une Harley à Pingouin sous le trait de l’oubliable Candy.

Les autres mauvais points résident dans les sauvegardes qui ne sauvegardent pas…, les modélisations très sommaires de certains personnages, le manque d’interaction avec les PNJ résolument muets alors qu’ils étaient loquaces avant. Le jeu introduit en plus de nombreuses incohérences en regard avec les 2 autres Arkham, l’ensemble ne fait pas sens. Les nouveaux personnages sont mal exploités, les relations nouées avec eux sont sommaires. Le flot d’assassins qui encombrent le scénario n’apportent rien si ce n’est qu’ils offrent des prétextes à des affrontements. Batman n’a aucun nouveau coup, les gadgets  ne sont que des copies de ceux qu’ils aura après (la colle remplace la glace, la griffe tyrolienne est remplacée par une autre piquée aussi à un ennemi, Deathstroke). D’un autre côté, le jeu offre tout de même des temps forts, comme les cinématiques avec Harley et Joker qui sont bien trouvées, Bane qui est enfin honoré, mais, lorsqu’on connait la saga, n’a rien à faire ici à ce moment de l’histoire. Développer Knightfall eût été plus efficace. Quelques designs sympas, quelques bon persos mal exploités. Mais ces points positifs ne sont que des détails, hélas. L’ensemble est trop disparate, rien n’est logique ni cohérent. Le jeu aurait pu introduire un peu de RPG en profitant des alignements des flics, mais il n’en est rien. Au final, Joker n’est qu’un bouffon de plus dans cette galerie de monstres, il n’a pas le charisme qu’il avait avant. On ne sait même pas pourquoi les touches ont été inversées car ce changement n’apporte aucun confort supplémentaire. Au contraire, alors que le joueur était habitués à un game-play, le voici qui se surprend à lancer son batarang à la place de la vision détective ce qui cassera plus d’une infiltration…

On avait un menu clair, maintenant je vous souhaite bon courage pour vous y retrouver !

A l’image des dernières grosses licences, Mass Effect3, Dead Space3, Tomb Raider,  Batman obéit aussi à la loi du marché en nous proposant un jeu résolument tourné vers l’action. Warner a déconstruit tout le travail nostalgique que Rosteady avait apporté en puisant dans la matière de Tim Burton et de la série animée. Quitte à rendre le jeu incohérent avec les opus déjà sortis, Joker est ici un tout autre personnage. Les voix utilisées ne sont plus celles de la série. Tout a été fait pour être plus sensationnel, même l’aspect de Batman qui finit avec une cape gruyère exagérément trouée est là pour le rappeler. L’exubérant Nolan a chassé l’esthète Burton, et c’est bien dommage ! Le jeu a moins d’aspérités, il a été conçu pour plaire au plus grand nombre et tant pis pour l’incohérence avec les autre Arkhams, et également avec le comics.

Évaluation

Graphismes 17/20 Ils n’ont pas vraiment changé mais comme la carte a été augmentés, certaines modélisations pèchent et nombreux détails comme le mobilier urbain a été oublié.
Jouabilité 14/20 Le jeu devient presque horrible à jouer à cause de l’inversion de touches qui n’a aucun sens et des phases de combat accélérées qui sont vite saturées et qui affolent la caméra.
Scénario 12/20 Celui-ci est presque indigent, si on se laisse illusionner ou assommer par les effets nolaniens, on peut croire qu’il y en a un. mais avec la tête froide, on ne retient qu’une suite de quêtes sans rapports dans un monde ouvert.
Bande-son 12/20 Vraiment moins bonnes que celles qui avaient bercé les 2 précédents opus, les pistes ne sont que des ambiances très clichés qui n’ont rien de très Gothique.
Durée de vie 14/20 Si on se laisse embringuer dans les « scène de crime » redondantes ça peut durer, sinon, on a vite fait le tour.
Fun 12/20 On s’emmerde du début à la fin ! Mais putain c’était un Arkham !
Note globale : 12/20
Pourquoi avoir viré Rocksteady qui faisait si bien son boulot avant ? Le jeu est un clone sans saveur de City, avec quelques effets holywoodien par dessus et rien d ‘autre. dommage !
Mar 092013
 

développeur : Konami
plate forme : PS2 (sortie en 2002), PS3 (sortie 2012)

Est-il besoin de faire deux critiques différentes pour ce titre qui a su à la fois marquer son époque lors de sa sortie sur PS2 en 2002 et qui, 10 ans plus tard n’a non seulement pas pris une seule ride, mais sous son lifting HD a retrouvé une pétulante seconde jeunesse ? De plus, les 3 jeux disponibles sur la compile HD sont si différents, qu’il serait hérétique de faire une critique globale.

Les plans rapprochés accentuent la tension lors des phases d’infiltration délicates.

Qui n’a pas encore en mémoire la claque qu’il a vécue en 2002 lorsque pour la première fois, il découvrait la cinématique d’introduction du jeu, et les secondes qui suivaient ce grand spectacle ne démentaient pas l’incroyable qualité du titre. Snake qui a pris de l’âge, mais pas du bide (comment fait-il ?) gagne pourtant en termes de techniques et ses habilités sont devenues innombrables. Capable de prendre en joue un ennemi pour lui soutirer son équipement et son dogtag, le jeu gagne en perspectives en s’ouvrant réellement à l’interaction ce qui permet de le rendre moins linéaire. Depuis MGS2, les joueurs auront réellement le choix entre plusieurs méthodes de jeu, l’infiltration discrète, ou la méthode musclée. C’est même dans cet opus que ce choix sera le plus équilibré et même le plus libre. Les nouveaux gadgets de Snake comme de Raiden offriront de nouvelles ressources qui démultiplieront d’autant l’incroyable richesse du gameplay. Et 10 ans plus tard, la sixaxis qui a pris le relai de la dualshock, simplifie la prise en main du jeu (et déconcerte aussi, les touches action/retour ayant été inversées). Bref, comme je le disais, c’est un jeu retro mai qui semble tout neuf. Les premiers joueurs comme ceux de la nouvelle génération trouveront leur compte.

Le jeu se déroule sur deux environnements complètement différents l’un de l’autre.

Graphiquement le jeu était le plus beau de la console, même si les titres qui sont sortis plus tardivement ont encore repoussé les limites graphiques de la console. Aujourd’hui, si le jeu n’est pas concurrentiel avec les dernières licences il reste tout de même bluffant. Le lifting HD est de toute beauté, les textures sont plus colorées les perspectives plus affirmées grâce au travail sur les contrastes.

Côté scénar, les joueurs qui ont apprécié le premier opus trouveront leur compte, bien que MGS2 soit très largement inspiré du précédent, c’est presque un clone tant les ressemblances sont frappantes, mais Kojima et son équipe ont su donner un sens à cette redite grâce aux révélations finales. Le brio de la mise en scène, les rebondissements assurent l’adhésion du joueur qui sera perpétuellement maintenu en haleine. Quant à ceux qui découvriront le titre, il trouveront un jeu scénarisé et profond, ce qui est aujourd’hui une denrée rare.

Ces textures donnent au tanker un éclat qui ravira les premiers fans.

Metal Gear Solid 2 HD est comme à l’origine lors de sa sortie : une bombe indispensable en plus livrée avec 2 autre opus. Premier jeu à introduire Raiden, un personnage controversé qui éclipsera très vite le héros Snake. MGS2 est surtout le jeu qui aura poussé les limites du gameplay aussi loin. Libres et riches, les game-play différenciés de Snake comme de Raiden offrent une profondeur au jeu qui font écho aux musiques de Harry Gregson-Williams et au scénario captivant. Sons of the Liberty est un jeu culte qui encore aujourd’hui culmine parmi les meilleurs titres du jeu vidéo.

Évaluation

Graphismes 18/20 Les deux versions sont toutes 2 de grande qualité, et la HD est digne de l’original.
Jouabilité 19/20 Très complexe, mais très efficace aussi.
Scénario 17/20 Étoffé et profond, les rebondissements vous tiendront en haleine.
Bande-son 19/20 Une des plus belles bandes son de jeu.
Durée de vie 18/20 Exemplaire, presque 20 heures de jeu.
Fun 19/20 Un jeu incontournable.
Note globale : 20/20
Metal gear Solid 2 est un jeu incontournable et d’une qualité sans pareille. Un hit !
Déc 152011
 

Plate-forme : psx
Editeur : Konami
Année : 1999

Puisqu’il est désormais interdit de dire du mal de la saga Metal Gear Solid et qu’en plus le prochain Metal Gear Rising s’annonce des plus risibles, je me rabats sur un titre moins polémique : Metal Gear Solid sans rien derrière. Sans rien derrière ? Oui, mais il a tout de même le slibard bien rempli… Moins polémique je disais ? Et oui car il suffit de taper le titre dans google pour ne rien trouver dessus ! On nous renvoie au Metal Gear Solid 4 qui pourtant ne lui arrive en rien à la cheville ! Donc je vous parle d’un titre boudé par le web, oublié par les-soit-disant-gamers-autoproclamés, pas seulement pour marquer ma différence mais parce que ce titre vaut largement le détour.


A l’époque l’infiltration signifiait qu’il fallait se planquer.

Quand la démo était dispo dans le Playstation Mag de l’époque, il vous était impossible de vous en détacher. On hallucinait devant nos écrans à tube cathodique (à tube quoi ? – Vas te coucher mon kevin !). L’immersion était totale dès qu’on avait appuyé sur start ou X je me souviens plus. Le jeu se lançait sur une cinématique démentielle et l’In medias res de l’action ne ménageait pas le joueur. Bref, une fois la démo terminée, vous vous retrouviez confronté à  : (choix 1) aller à la fac pour s’endormir dans un amphi ou, (choix 2) aller chez votre revendeur chopper le jeu et y jouer comme un fondu jusqu’à minuit . Vous l’aurez compris, étant sain de corps et d’esprit, vous optez pour le second choix la fac c’est chiant et les diplômes ne servant à rien devant la monté du chômage.

Rarement un jeu n’avait été aussi hollywoodien (maintenant c’est grand guignolesque qui qualifie le mieux MGS4). Si Resident Evil 2 avait offert une immersion pas toc par ses cinématiques réussies et sa mise en scène très Alien, Metal Gear quant à lui s’illustrait tel un James Bond des plus sérieux. Espionnage, action et coucherie romance étaient de la partie. Plus réussi que les Metal Gear old school, cet opus exigeait réellement de se faire tout petit. Snake (c’est notre sympathique héros) marche tel un ninja sur des pattes de velours. Il détourne l’attention des soldats génomes (ça c’est pour les méchants modifiés par nano technologie) en cognant par-ci, par-là pour aller lui dans le sens inverse. Il passe derrière un garde et l’assomme. Bref, le bourrinage très en vogue depuis Metal Gear Solid 3 n’était pas encore à l’ordre du jour. Le paddle répondait parfaitement à vos exigences et, par contre c’est le seul MGS de ce type, les touches étaient logiquement assignées aux actions. Dans un environnement 3D Snake bougeait le plus librement qu’il fut possible dans un jeu.

Les cinématiques était réalisées avec le moteur du jeu. Un choix controversé.

Scénaristiquement c’était la claque : jamais on aurait imaginé une telle inventivité ! Espionnage, politique, intrigue et magouille sont de la partie. Le monde SF dans lequel se situe MGS est clairement défini et la créativité que Kojima et son équipe a conduit à produire un univers de grande subtilité. Si l’on peut regretter quelques niaiseries bien nipponnes genre, je me fais pipi dessus, je chiale, je suis amoureux et j’ai un gros chagrin, on en oublie assez vite les désagréments face à la crédibilité d’une qualité d’ensemble de l’œuvre. Ici, pas  du surenchère et de fanboyisme qui sont les recettes des opus suivants. L’histoire est sérieuse mais elle reste humble. Les bosses même caricaturaux n’ont pas encore les tronches de cake de ceux qui pulluleront depuis MGS3.

Enfin graphiquement il faut le dire, c’était pas top. Dinocrisis, sorti la même année, avait pourtant été aussi programmé en 3D  et il était quand même largement plus beau. Metal Gear Solid est correct dans son ensemble, ce sont surtout les personnages qui font tiquer. En revanche, les musiques, même synthétiques sont du grand art ! L’ambiance est là dans ce son métallique et envoûtant. La B.O. est un véritable plaisir mélodique et le morceau « The best is yet to come » est l’un des plus beaux titre de la saga !


On retrouvait le codec propre à la saga précédente, un détail d’immersion sans précédent !

Metal Gear Solid est le titre qui a dépoussiéré la saga sur les consoles 3D. Inventif et innovant, il avait tout ce qu’il fallait pour être un hit, et le public le lui a bien rendu. Les VR missions disponibles dans ce jeu avec leur extension ajoutait un réel plaisir d’immersion. Metal Gear Solid prouvait que le jeu 3D avait autre chose a offrir en terme de gameplay et d’immersion. Remaké pour les Kevin-s sur Game Cube dans une version grand guignol façonné par des exigences merchandising axées fanboyisme plutôt que qualité. Nul ne pourra se convaincre que le héros de Metal gear Solid :Twin Snake présenté en 2004 est le même que celui de 1999. C’est pourtant ce que Kojima veut nous faire gober, histoire d’accepter sa nouvelle vision mercantile d’un jeu devenu tout public. Car, hélas, pour faire de la thune, qui n’accepterait de renier les valeurs de sa jeunesse (en Arcadie) ?

Évaluation

Graphisme 16/20 Pas mauvais mais la psx savait mieux faire.
Jouabilité 19/20 C’était un jeu avec un vrai gameplay, c’était…
Scénario 18/20 On ne pouvait pas espérer mieux, à part certains égarements…
Bande-son 17/20 Au synthé mais grandiose !
Durée de vie 17/20 Dans les normes.
Fun 20/20 L’un des meilleurs titre psx !
Note globale : 18/20
Sep 112011
 

Éditeur : Eidos Interactive
Développeur : Rocksteady
sortie : aout 2009

Avant que ne sorte la suite de ce titre extraordinaire, on se devait de vous faire un test maison de Batman Arkham Asylum. Le jeu a déjà deux ans dans les pattes alors me dirait vous, il faut être indulgent avec ce titre. Eh bien non, je ne le serai pas ! Car Batman Arkham Asylum n’a nul besoin de notre indulgence pour nous tenir en haleine durant plus de 10 heures de jeu. Voici enfin un titre de la licence du chevalier noir qui ne reprend pas la linéarité des films ou des séries desquelles il s’inspire. L’homme chauve-souris fait cavalier seul dans le monde vidéo-ludique sans se restreindre aux cadres d’un film. Comble du bonheur, l’histoire ne ressasse pas encore les mêmes événements qui collent à la peau du personnage dès son origine. Non, Batman Arkham Asylum ne prend pas son public pour des nourrissons venant de la dernière pluie. Il sait que le joueur en connaît un rayon et c’est donc un personnage avec un long et lourd passé que vous incarnez. Il connait ses ennemis et ne va pas à l’affrontement en tergiversant.

Ce type là ne fera pas le malin longtemps…

Le jeu ne se permet pas non plus de tout remettre en cause et on sent que Rocksteady a un grand respect pour ses ainés. L’univers fait donc écho aux Batman de Tim Burton qui a su si bien retranscrire l’ambiance de Gotham City. ET on retrouve également avec plaisir l’ambiance de la série animée des années 90. Chapeau bas pour l’équipe française qui a repris tous les doubleurs de la série, c’est avec plaisir qu’on reconnait la voix d’un Joker Hilare ou d’un Epouvantail déjanté. Batman se retrouve donc au milieu des fous de l’asile d’Arkham et il va lui falloir agir subtilement pour déjouer les pièges du Joker qui vient de prendre le contrôle de l’île… Le jeu joue donc à la fois sur l’infiltration comme au bon vieux temps de Metal gear Solid et aussi sur l’action en bon Beat-them-all bien retro. Le tout agrémenté à la sauce Batman. C’est à dire avec l’usage jouissif de ses nombreux gadgets ! Car oui, on y retrouvera tout les gadgets du Batman de Tim Burton et même davantage ! Quelle joie que de se suspendre à une gargouille pour attraper un sbire du Joker ! Quel plaisir que de grimper comme une flèche vers les cimes les plus hautes en un clin d’oeil sous le regard médusé de vos adversaires !
Encore un gars qui va se retrouver saucissonné au bout d’une corde…

Les mêlées sont légion et peu être un peu confuses quelques fois, mais vous viendrez vite à bout des situations les plus difficiles. Un petit mot sur les bosses qui va venir noircir ce tableau idyllique. Ils ne  sont pas franchement passionnant. On aurait pu s’attendre à un peu plus d’action et d’innovation de ce coté là. Les affrontements sont des plus classiques. Sans être rebutants, ils manquent franchement d’intérêt.  Le boss de fin qui aurait pu être grandiose, fait dans la sobriété et le déjà-vu. Pas de grosses sueurs, ni de montée d’adrénaline à l’horizon dans ce Batman Arkham Asylum. Tout  rappelle l’ambiance d’une longue nuit d’insomniaque, obnubilé par une quête fantastique qui prend le temps de se raconter. On apprécie l’usage de la vision spéciale permettant de scanner votre environnement. Un top pour contextualiser les objets interactifs comme les bouches d’aération. Il va vous falloir en abuser si vous voulez vous la jouer justicier invisible.

La vision nocturne du chevalier noir aide à l’élaboration d ‘une stratégie d’attaque.

En dehors de ce Gameplay général carrément ravageur, vous pourrez aussi relever les défis d’ Édouard Nigma que cet esprit taquin a cachés partout sur l’île. Vous pourrez aussi partir faire la quête des enregistrements des entretiens avec les patients, source croustillante de petits secrets ! La liste ne s’arrête pas là mais je vous laisse découvrir les trouvailles qui agrémenteront votre partie. Ajoutons qu’un mode défi est également disponible vous permettant de prouver votre valeur dans une arène. Bref, Batman Arkham Asylum est un mythe !

Évaluation

Graphisme 17/20 Encore très bon aujourd’hui !
Jouabilité 18/20 Les combos ne sont pas toujours faciles à réaliser.
Bande-son 17/20 Au poil !
Durée de vie 17/20 Très honorable.
Scénario 16/20 Rien d’extraordinaire la mise en scène donne le rythme a elle seule.
Fun 19/20 Encore ! encore !
Note globale : 17,5/20
Juin 162011
 
Support : PS3
Année : fév 2010
Développeur : Quantic Dream

Un origami sous la pluie... ambiance !

Un origami sous la pluie… ambiance !

De mystérieux crimes sont perpétrés en ville, un tueur en série semble en être à l’origine, tueur qui sera vite désigné comme « le tueur aux origami » en raison des petites figurines de papier qu’il laisse avec ses victimes. C’est dans cette atmosphère de thriller hollywoodien qu’il va vous falloir démêler l’intrigue avant qu’un autre crime ne se perpétue. Vous incarnez tour à tour un détective, une motarde, un agent du FBI, un architecte, chacun ayant un rôle à joué dans cette affaire pour le moins sordide. Tout ces personnages ont leur propres motivations et bien sûr des caractères qui les identifies et qui se répercutent sur votre manière de jouer chacun d’eux. Madison, devra charmer lorsque Scott Shelby pourra quant-à lui assener de bon coup de poing ! Votre façon de cerner le personnage fera évoluer le scénario dans un sens. Le pouvoir qu’a le joueur sur le choix des protagonistes est similaire au dialogue dans Mass Effect, mais ici, votre réflexion doit être rapide, sinon le personnage agira seul.

Fox Mulder, pardon Norman Jayden a plus d'un tour dans son sac avec ses babioles technologiques. A vous d'apprendre le maniment de son equipement pour en tirer parti.

Fox Mulder, pardon Norman Jayden a plus d’un tour dans son sac avec ses babioles technologiques. A vous d’apprendre le maniement de son équipement pour en tirer parti.

Le jeu s’annonce d’ores et déjà comme une révolution dans le gameplay et dans ce sens il tient réellement toutes ces promesses. Héritier de  Shenmu avec ces nombreux quick time, Heavy Rain est un jeu de pistes qui sort des sentiers battu et propose plusieurs chemins pour une même solution. Autant dire que Heavy Rain va, en plus de vous offrir l’attrait d’une grande nouveauté, vous offrir un replay value conséquent et captivant. Il ne s’agit pas de refaire cent fois le jeu pour décrocher un énième et inutile bonus ou une tenue, mais de rejouer des scènes entières avec les protagonistes afin d’arriver a des résultats différents. Le jeu offre pas moins de 8 fins différentes avec chacune 3 épilogues ! Une série de contenus supplémentaires répondant au doux nom de Heavy Rain : Chronique est prévue sur le playstation store afin d’accroitre encore votre immersion dans le monde glauque d’Heavy Rain. Le premier épisode  – Le taxidermiste fait déjà des émules.

Admirer un peu la finition de ce visage !
Admirer un peu la finition de ce visage !

Techniquement le jeu est bluffant ! Que ce soit la réalisation, la mise en scène, les graphismes ou la musique, tout est fait pour vous faire adhérer à deux cent pour cent à ce hit ! Que dire des expressions et des cut scene qui confère au jeu une très grande crédibilité. Le doublage français n’est pas en reste et colle bien à la peau des personnages. Petit bémol dans tout ça, quelques animations sont un peu trop affectées à mon gout comme la démarche de Madison Paige. Mais rien n’entache la grande immersion qu’offre ce jeu qui vous transporte dans un univers entre le cinéma et le jeu-vidéo.

Madison est le personnage du jeu qui apporte un petite touche sexy qui rapelle au joueur que le heavy rain est réservé à un public mature.
Madison est le personnage du jeu qui apporte un petite touche sexy qui rappelle au joueur que le Heavy Rain est réservé à un public mature.

Heavy Rain est un jeu captivant que tout bons joueurs (et spectateurs de thrillers) ce doit de posséder. Intelligent et immersif, heavy Rain est une pépite dans la ludothèque PS3. Voilà un titre qui fait cavalier seul dans l’histoire du jeu-vidéo, espérons qu’il vient d’ouvrir une brève vers un nouveau genre que l’on espérait plus !

Évaluation

Graphisme 17/20 Regardez les captures et jugez-vous même !
Jouabilité 16/20 Un peu déroutante, mais pour un jeu l’étant tout autant.
Scénario 18/20 Si on pouvait en avoir de si bon à chaque jeu !
Bande-son 17/20 C’est un film, grâce en partie aux musique très réussites !
Durée de vie 17/20 On aimerait plus, mais il y a déjà les 8 scénario à débloquer !
Fun 19/20 Il vous sera impossible de lâcher le paddle.
Note globale : 18/20
Avr 022011
 

Sorti : juin 2008
Editeur : Konami
Développement : Kojima Team

3 ans après, j’ai fini MGS 4.

Quoique, à bien y réfléchir, j’ai plutôt l’impression que ce jeu m’a finie, voire même achevée. J’ai sombré dans la dépression après.

Reprenons au début.

C’est la guerre instrumentalisée par les Patriotes tout ça blabla (on ne sait pas qui se bat contre qui, ni où on est, osef, c’est juste pour l’ambiance), Snake se retrouve au milieu de tout ça, parce qu’il cherche Liquid (il est quand même fâcheux qu’il ait mis autant de temps à le localiser, surtout en sachant qu’il vieillissait de façon accélérée).

Donc pour récapituler on a un vieux, au milieu de la guerre, qui recherche un autre vieux (Metal Geriatrie Solid, que le jeu il devrait s’appeler). Pour faire baisser la moyenne d’âge, le vieux est accompagné d’un geek (qui a lui aussi des soucis d’incontinences, comme ça ils achètent Tena en gros), et d’une gamine, qui ne sait pas cuisiner des oeufs au plat (au passage, nous notons que les normes HACCP sont très respectées : Snake ne craint pas la salmonellose, c’est la salmonellose qui craint Snake) mais qui sait hacker à peu près n’importe quoi. et comme on n’est plus à une entorse à l’hygiène près, les personnages porteront tout le long du jeu les mêmes fringues (sauf Snake, qui se déguise, il est arrivé en Europe de l’Est le jour de Mardi Gras et a décidé de se costumer façon après-guerre -de 1945, parce que dans MGS, il y en a eu des tas, de guerres). On a aussi des calembours mémorables qui feraient passer Jean Roucas pour un rédacteur du Canard Enchaîné (« Eye have you »).

Et des traumatismes. BEAUCOUP de traumatismes. Les premières touchées sont les Beast and Booty Beauty, ou B&B corp (je ne referai pas le coup de Brigitte Bardot).

Image Beast and Booty, Illustration. Vocation première : cours d’anatomie du grand fessier.

Et comme le monde de MGS est tout petit (pensez, depuis 20 ans que la planète est en guerre, il y a eu beaucoup de morts, donc au final, ça fait comme une communauté Fessebook), on retrouve tous les personnages qu’on a croisés avant, même ceux qui sont morts, c’est dire. Comme ça, ça donne l’occasion de les re-tuer (pour ceux dont l’alignement est chaotique mauvais, les gentils on va juste les re-voir mourir). C’est donc ainsi qu’on va pouvoir re-croiser Naomi, qui est la caution nichons du jeu, pour ceux qui ne sont pas pygophiles.

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Illustration : Beast and Boobies, ça marche aussi.

Parce qu’il y en a pour tous les goûts, on a aussi la caution midinettes (Snake étant sensiblement au-dessus de la tranche d’âge visée) : Raiden, ou Vamp. Ou l’Ephèbe et le Mâle (avec des Pouâls); enfin façon de parler, Vamp ne ressemblant à rien de connu, mais je suppose que c’était à cet effet. 2 adversaires qui s’affrontent sur l’avenir du style néo-goth : emo ou matrix ?

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Entre deux assassinats/ résurrections, Vamp aime papoter avec Néo (il a cassé son Ipad, sinon il l’aurait Twitté)

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Raiden a découvert le secret de Mana.

Je ne parlerai pas du gameplay, parce qu’il n’y en a pas. Bien que ce soit la guerre, on parle beaucoup et on agit très peu. Sur 18 heures que vous passerez devant votre télé, vous en jouerez 5, et encore, 5, c’est parce que vous vous êtes endormis et que vos réflexes sont émoussés : vous n’êtes pas en état de jouer et mourrez 310 fois pour faire 5 pas.

Quant au scénario, c’est l’imbroglio. On discute beaucoup, mais pour ne rien dire, donc au final, vous pouvez avoir 3 heures de cinématiques, sans que l’histoire ait bougé d’un iota. J’avoue que c’est assez fascinant tout de même, ce niveau de vacuité.

Et on a dit que ce jeu était un chef-d’oeuvre. Incompris par moi, en tout cas.

Juin 292006
 
Plate-forme : ps3
Editeur : Rockstar
Année : 2011

Il n’est pas rare de jouer à un jeu, en étant un policier, cependant il est assez rare, depuis l’avènement des consoles de nouvelles générations, de ne pas être qu’un flic qui se contente de tirer sur tout ce qui bouge.

De là, L.A Noire sort du lot. Le but de ce jeu est de renvoyé les joueurs aux premiers âges du roman policier. Pour progresser dans le jeu, il faut résoudre des enquêtes, mener des interrogatoires, et bien sûr collecter des indices.

Dans L.A Noire, nous sommes Cole Phelps, revenu d’Asie, où il combattait les Japonais sur l’île d’Okinawa, en tant qu’officier des forces armées américaine.
De retour à Los Angeles, il s’engage dans la police locale, le L.A.P.D, désireux de continuer à travailler pour son pays.

La mise en scène est soignée, et se noie avec aisance dans une ambiance noire s’accordant parfaitement au genre.

Le cadre est en place, le jeu commence.


Les enquêtes offrent chacune un contexte différent, au début Cole Phelps, est un policier en uniforme, cette première étape nous sert de tutorial, puis pour en signer la fin, nous devenons inspecteur de police chargé de résoudre des enquêtes plus complexes.

Pour mener à bien les enquêtes, il faut d’abord récolter des indices pertinents. Pour ce faire, et afin de ne pas passer des heures et des heures à fouiller des pièces entières, les développeurs ont trouvé un système qui guide le joueur vers les indices. A proximité d’objets qui peuvent être utiles à l’enquête, une musique singulière nous invite à une meilleure fouille.

Ensuite, il faut interroger les témoins, les suspects et les victimes. C’est à ce moment là qu’entre en scène la fameuse technologie appelée Motion Scan. Cette nouveauté permet de modéliser le visage humain afin d’apporter plus de profondeur et plus d’authenticité aux personnages rencontrés. Aussi, il plus aisé, pour ne pas dire très facile, d’analyser les réponses, de déceler les mensonges, ou encore de renforcer certains angles de recherches. L’importance des indices est telle, que lors des interrogatoires, afin de contrer ou de lutter contre les éventuels mensonges, la présentation des indices permet souvent de faire éclater la vérité. Aussi ne pas avoir connaissance de certains indices, ne permet donc pas d’obtenir d’aveu direct. Malgré cela, la fin de chaque enquête ce boucle presque toujours par un succès. Il est en effet rare de « rater » une enquête. L’impossibilité de reposer une question que nous aurions mal interprétée, nous éloigne de la réalité des interrogatoires, mais est nécessaire pour l’intérêt du jeu.

Toutes les enquêtes ce suivent de façon coordonnée, et offre toutes une intrigue de qualité.
La trame de fond, le mythe de la Californie des années 40, le rêve américain sert de support. Ainsi donc, nous avons droit à des sinistres affaires de meurtre, des détournements de fond, des arnaques à l’assurance, et bien sur des affaires liées à des trafics de drogue orchestrées par le crime organisé.

En plus de cela, il y a également des scènes d’action. Il est clair que L.A Noire n’est pas un jeu d’action, mais s’inscrit plus dans la lignée des jeux d’aventures au rythme lent. Parmi les scènes d’actions, on retrouve là, tout ce qui entoure les classiques du polar, puisque nous avons des fusillades, des bagarres, des courses-poursuites en voiture et à pied, et certaines séquences plus acrobatiques (éviter de se faire écraser par un chauffard, fuir un immeuble qui s’écroule).

Les lacunes techniques du jeu viennent encombrer ces moments-là. La qualité visuelle du jeu est moyenne, et certaines textures sont mauvaises. La conduite du personnage, rend certaines séquences assez irritantes. Également gênant, toujours concernant les scènes d’action, le manque de rythme et d’intensité. Les fusillades sont bien souvent molles. Conduire une voiture dans L.A Noire peut vite s’avérer être une mauvaise idée.

L.A Noire n’est pas un jeu d’action, mais clairement un jeu d’aventure. La linéarité du jeu nous rappelle bien, que le jeu se veut être dirigiste parce qu’il y a une histoire à raconter.

Au final, L.A Noire est un bon jeu qui mérite le détour. Les amateurs de romans policier, et autre thrillers trouveront largement leur compte. Il en va de même pour ceux qui veulent sortir, le temps d’un jeu, hors de l’habituelle cuvée vidéo-ludique moderne.

Note : 14/20