Déc 232013
 

date : octobre 2013
développeur : Warner Bros
plate-forme : ps3, wiiu, Xbox, Pc.

Avec deux Arkhams particulièrement réussis, les joueurs trépignaient d’impatience devant l’arrivé d’un troisième opus, même si celui-ci s’avérait être un prequel. Lorsque la nouvelle du changement d’équipe est arrivée, nombreux ont été les joueurs à craindre pour la licence. il faut dire que rocksteady a montré une telle maitrise de l’univers de Gotham que l’on avait du mal à comprendre ce changement. Voici donc un test qui tente de décortiquer les apports opérés à la licence par Warner.

Tapons, tapons, tapons… c’est le crédo de Origins.

La première chose qui frappe lorsqu’on joue à Arkham3, c’est combien ce titre doit au précédent. L’univers du jeu reprend la carte de Arkham City mais en la doublant, assez maladroitement d’ailleurs. Ainsi, la carte ressemble à un os, c’est à dire une zone ronde qui rejoint une autre par un long pont. Si dans City chaque quartier avait une personnalité, une ambiance urbaine, ce n’est pas le cas d’Origins qui ne propose que des clones de quartiers déjà-vus. D’ailleurs la ville n’existe qu’en planant, dès qu’on est au sol, elle n’est pas très crédible. Pas de circulation, personne dans la rue… excepté les bandes de criminels que vous aurez à affronter, affronter inlassablement (ce qui constitue presque 40% du jeu). Le jeu revêt donc une apparence d’open world assez curieux dans ce type d’univers. Pourtant le fait que le jeu se passe cette fois-ci en ville aurait pu donner lieu à de véritables quêtes qui font sens et qui rappellent l’univers de Gotham, avec sa face glamour et son côté glauque. Or ici, Warner n’en fait rien ! Pas de kidnapping, pas d’incursion dans les appartements pour enquêter (où alors seulement dans le cas de l’histoire centrale de façon très bornée). Wayne n’aidera pas Batman alors même que Shepard dans ME avait, dans la mission de Kasumi, montré que ce type de gameplay est assez sympa. Il n’y a pas de casses, Hold-up, pas de vols, ni de rackets… non il suffit de se rendre à un point X et d’indistinctement taper flics ou brigands. Bref, c’est ultra redondant et pas très jouissif. Les bonnes gens sont sagement toutes cloitrées chez elles grâce à l’astuce d’un « couvre-feu » qui vient à point nommé, Batman ne les verra pas ! Premier ratage donc avec ce qui était une énorme opportunité ! Autre point, le grappin ne s’accroche plus où vous le voulez ! La ville est semée de points d’ancrage pré calculés, ce qui vous empêche d’accéder ici et là, où de cette façon ci, etc. Et impossible de se suspendre avec à la corniche, il grimpe directement sur les toits histoire de se jeter plus facilement dans la gueule du loup. Bref, le côté Open World est donc cassé par ce manque de liberté dans les mouvements. Car le grappin est la base des déplacements du Batman.

En ce qui concerne justement cette « origine », là aussi le rendez-vous est raté. On aurait pu tirer profil des flics sympathisants à Batman et de ceux qui le prennent pour un criminel, et d’un troisième groupe de flics ripoux qui le prend pour un ennemi. Non, ici toute la relation Batman/flics se résume à celle de Batman et Gordon… et pourtant, leur lien est des plus minces. On tape donc tous ces flics sans essayer de se faire des alliés mais malgré tous on fait croire à Gordon qu’on est gentil. Cherchez l’erreur. C’est donc un jeu sans subtilité, très bourrin et répétitif. Le jeu a fait place au sensationnalisme de Nolan, dans Arkham 3 on vous en mettra plein les mirettes quitte à exagérer un chouïa sur les effets dramatiques et héroïques, le combat contre Bane devant Vicky Vale est à pleurer tellement il est ridicule ! C’est simple, elle se met à commenter comment on est trop fort et brave pendant qu’on le tatane, bref, on se croirait dans un mauvais mangas genre Last Order avec les com’s insupportables de Nova.

Le personnage de Barbara est assez sympathique, dommage car il ne sera pas exploité ! Pour une fois que la gent féminine est représentée par un personnage qui fait montre de clairvoyance et d’indépendance.

Dans ce côté sensationnel, les gadgets aussi en rajoutent une bonne louche. Figurez-vous que le prototype de boost de grappin que nous avons difficilement à la fin de City est ici acquis dès le début du jeu qui est censé se dérouler bien avant ! Du coup, bonjour les vols planés interminables à travers la ville… qui ne servent d’ailleurs à rien car on a accès à des « warp zone » qui nous permette de grimper à bord de la Batwing. Mais là encore, c’est juste une cinématique, vous n’aurez droit à aucune virée à bord de l’engin, ni même de la Batmobile, ce qui aurait pu changer et aurait rappeler les phases de ce type sur les opus retro 8 et 16bits. Mais ce n’est pas ce qui me chagrine vraiment, le plus « what the fuck », c’est très certainement l’ordinateur qui reconstitue les scènes de crime. Non mais franchement à ce niveau, on nous prend pour des buses ? Déjà comme pour le boost, on ne devrait pas avoir un meilleur matos avant, c’est L.O.G.I.Q.U.E, mais là l’ordi avec une petite trace par-ci, un petit impact par là reconstitue carrément la vidéo du crime !! Bref, autant vous dire qu’il n’y a plus d’enquête à proprement parler. Le jeu se résume à trouver une trace et rembobiner la vidéo à l’endroit ou un élément a été projeté plus bas, plus loin pour aller enquêter là bas… Alors, devant ça, nombreux on fait « Waaah ! » Mais d’autres, comme moi se sont dit plutôt : « hein ? » Bref, pas de filature, tout est très simplement et rapidement tracé et plié.

Il faut dire que Arkham3 est fâché avec l’infiltration : il y en a moins et elle est plus facile. Il suffit de comparer la taille des plans des bâtiments auquel nous avons accès avec ceux des opus précédents pour se rendre compte que le terrain de jeu infiltration est limité. A part le commissariat auquel nous avions déjà accès dans City, les bâtiments se résument à une entrée, une salle où on tape, une salle où on élimine. Les phases de cache cache des opus précédents ont été simplement virées. On usera que très peu de l’environnement, on approche et assomme, et on se barre. c’était pourtant le très très gros point fort des 2 premiers Arkham ! Ici, c’est de l’action, encore de l’action. Pour preuve, le timing des combats a été accéléré pour les rendre plus vifs. problème, le moteur de jeu n’est pas fait pour affronter 30 criminels en accéléré. Du coup, contre et attaque spéciale sont devenus assez durs à placer. Vous pouvez vous faire frapper en plein contre par 2 autres gars, alors que Roclsteady avait fait en sorte que les combats soient extrêmement fluides avant ! donc même les combats sont chiants car bâclés, là encore, pas de technique, mais du bourrinage, de la fuite (la vie revient dans Arkham3 lorsqu’on fuit, ce qui n’était pas le cas avant). Pour se faire, les ennemis armés de matraques et de couteaux ont presque disparu, comme ça, on fonce dans le tas et c’est plus facile, pas besoin d’être technique pour faire des combos énormes de près de 100 coups de suite ! Pourtant nous ne jouons pas à God of war… La caméra folle ajoutera à l’encombrement visuel, bug qui s’ajoute aux nombreuses collisions qui émaillent le jeu.

Un petit gars isolé ? Frappons le ! Car nul honnête gens ne sort la nuit à Gotham…

Côté scénario, aie, c’est là que le bât blesse. Celui-ci ajoute au côté Open World dont je parlais avant. Ce « scénario » est en fait une succession de grandes quêtes qui servent de fil conducteur à l’action. Nous avons donc une bande de bras cassés qui est venue là après avoir reçu une invitation et dont l’objectif est de nous caresser à rebrousse poil. Là dedans, il y a du bon et du moins bons, comme Electrocutioner qui meurt en un coup ! Et du coup, on récup ses gants car dans ce Arkham, Batman aime les armes et a un malin plaisir à faire griller les types qu’il croise. A la manière des cestes de Némée dans GoW, vous les enfilez et bam, bam bam une fois qu’ils sont chargés. Pas très subtil pour Batounet, mais ils semble s’en accommoder. Pour en revenir à ce scénario, celui-ci emprunte à Nolan les scènes emblématiques telle l’engueulade avec Alfred (ridicule au passage, on croirait voir un adolescent en pleine crise !), le fait aussi que Bane soit de la partie n’est en soi pas qu’un simple clin d’œil, même la personnalité du Joker et la scène d’intro du personnage dans le jeu rappelle le film de Nolan. Joker y est montré ultra violent et manipulateur, le cinglé psychopathe a disparu. Simple effet de mode ou choix « artistique » ? Donc le jeu est une espèce de boss trial, qui nous permet d’affronter ses freaks de temps à autres. La plupart est carrément oubliable, mais bane est vraiment très bien pensé, et là, curieusement, Warner a su faire un pont avec le Bane stupide de Rosteady qui était carrément nase. De même, Deadshot a plus d’allure dans ce Arkham. Mais surtout, ce qui fut le plus original fut le combat contre Firefly, qui bien que ridicule (on dirait The fear de MGS3, j’en pleure encore) a enfin offert une phase de game-play réellement nouvelle, et un bon petit challenge. Hélas, quand vous arrivez à ce boss, tout se précipite, et le jeu se boucle dès que le scénario semble prendre enfin un peu de  consistance. Quelques fois au cours de votre partie, quelques soubresauts vous font dire, ah ça y est, ça démarre, mais en fait, tout retombe comme un soufflé. On ne parle pas des bricolages pour cloner une Harley à Pingouin sous le trait de l’oubliable Candy.

Les autres mauvais points résident dans les sauvegardes qui ne sauvegardent pas…, les modélisations très sommaires de certains personnages, le manque d’interaction avec les PNJ résolument muets alors qu’ils étaient loquaces avant. Le jeu introduit en plus de nombreuses incohérences en regard avec les 2 autres Arkham, l’ensemble ne fait pas sens. Les nouveaux personnages sont mal exploités, les relations nouées avec eux sont sommaires. Le flot d’assassins qui encombrent le scénario n’apportent rien si ce n’est qu’ils offrent des prétextes à des affrontements. Batman n’a aucun nouveau coup, les gadgets  ne sont que des copies de ceux qu’ils aura après (la colle remplace la glace, la griffe tyrolienne est remplacée par une autre piquée aussi à un ennemi, Deathstroke). D’un autre côté, le jeu offre tout de même des temps forts, comme les cinématiques avec Harley et Joker qui sont bien trouvées, Bane qui est enfin honoré, mais, lorsqu’on connait la saga, n’a rien à faire ici à ce moment de l’histoire. Développer Knightfall eût été plus efficace. Quelques designs sympas, quelques bon persos mal exploités. Mais ces points positifs ne sont que des détails, hélas. L’ensemble est trop disparate, rien n’est logique ni cohérent. Le jeu aurait pu introduire un peu de RPG en profitant des alignements des flics, mais il n’en est rien. Au final, Joker n’est qu’un bouffon de plus dans cette galerie de monstres, il n’a pas le charisme qu’il avait avant. On ne sait même pas pourquoi les touches ont été inversées car ce changement n’apporte aucun confort supplémentaire. Au contraire, alors que le joueur était habitués à un game-play, le voici qui se surprend à lancer son batarang à la place de la vision détective ce qui cassera plus d’une infiltration…

On avait un menu clair, maintenant je vous souhaite bon courage pour vous y retrouver !

A l’image des dernières grosses licences, Mass Effect3, Dead Space3, Tomb Raider,  Batman obéit aussi à la loi du marché en nous proposant un jeu résolument tourné vers l’action. Warner a déconstruit tout le travail nostalgique que Rosteady avait apporté en puisant dans la matière de Tim Burton et de la série animée. Quitte à rendre le jeu incohérent avec les opus déjà sortis, Joker est ici un tout autre personnage. Les voix utilisées ne sont plus celles de la série. Tout a été fait pour être plus sensationnel, même l’aspect de Batman qui finit avec une cape gruyère exagérément trouée est là pour le rappeler. L’exubérant Nolan a chassé l’esthète Burton, et c’est bien dommage ! Le jeu a moins d’aspérités, il a été conçu pour plaire au plus grand nombre et tant pis pour l’incohérence avec les autre Arkhams, et également avec le comics.

Évaluation

Graphismes 17/20 Ils n’ont pas vraiment changé mais comme la carte a été augmentés, certaines modélisations pèchent et nombreux détails comme le mobilier urbain a été oublié.
Jouabilité 14/20 Le jeu devient presque horrible à jouer à cause de l’inversion de touches qui n’a aucun sens et des phases de combat accélérées qui sont vite saturées et qui affolent la caméra.
Scénario 12/20 Celui-ci est presque indigent, si on se laisse illusionner ou assommer par les effets nolaniens, on peut croire qu’il y en a un. mais avec la tête froide, on ne retient qu’une suite de quêtes sans rapports dans un monde ouvert.
Bande-son 12/20 Vraiment moins bonnes que celles qui avaient bercé les 2 précédents opus, les pistes ne sont que des ambiances très clichés qui n’ont rien de très Gothique.
Durée de vie 14/20 Si on se laisse embringuer dans les « scène de crime » redondantes ça peut durer, sinon, on a vite fait le tour.
Fun 12/20 On s’emmerde du début à la fin ! Mais putain c’était un Arkham !
Note globale : 12/20
Pourquoi avoir viré Rocksteady qui faisait si bien son boulot avant ? Le jeu est un clone sans saveur de City, avec quelques effets holywoodien par dessus et rien d ‘autre. dommage !
Mar 172013
 

Développeur : Eidos – Square
Sortie : 5 mars 2013
Plate-forme : PC – X Box 360 – Playstation 3 (version PS3)

Le phénomène du reboot touchant aussi bien le cinéma que le jeu vidéo, pourquoi ne pas faire le reboot d’une saga qui fut, un temps, culte, avant de sombrer, d’abord dans la médiocrité, puis dans l’oubli ? N’est-ce pas dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes ? N’est-ce pas infiniment plus simple et plus intéressant, économiquement parlant, de se reposer sur les vieilles gloires que d’en créer des nouvelles ? Tant de questions qui se posent aux développeurs.

Aussi, un beau jour de 2009, Square annonça officiellement un reboot de la série qui avait immortalisé, en 1996, les nichons pyramidaux l’exploration façon Indiana Jones : Tomb Raider.

Puis en 2011, la même firme offrit à nos petits yeux les premiers instants de gameplay où nous voyions Lara se débattre face à la loi de Murphy, à l’instar de Nathan Drake (quoique, en matière de poisse, Isaac Clarke n’est pas mal non plus).

Ma réaction a été : WTF ?

Quelques sueurs froides plus tard, et quelques années aussi accessoirement, après quelques trailers, après d’autres extraits de gameplay, il fallait quand même se frotter à la bête, pour pouvoir mieux l’affronter.

Après avoir joué,  ma réaction demeure : WTF?

Oui, tu tombes de haut, comme moi aussi, bientôt….

Alors, graphiquement, oui c’est beau, tout le monde est extatique, mais le jeu est juste beau, les modélisations des persos ne sont pas non plus transcendantales, Resident Evil 5 faisait aussi bien. Sonorement, bon, je dirais que c’est anecdotique, il n’y a rien de marquant, une fois le jeu quitté, rien ne vous restera en tête (et pendant le jeu non plus d’ailleurs)  et surtout pourquoi n’ont-ils repris, à aucun moment un des thèmes de l’ancienne série ?  ça aurait pu être une bonne idée parce que là, on voit juste pas le rapport, à part l’état civil de l’héroïne.

Et pour qui a joué aux anciens épisodes, on a du mal à comprendre comment la Lara qu’on voit à l’écran a pu aboutir à la Lara qu’on a connue précédemment. Nous allons donc incarner une fille qui sur un coup de tête génial (localiser le légendaire royaume du Yamatai) va embarquer tout un équipage pour voguer vers le Triangle du Dragon. Forcément, avec un nom pourri comme ça, tout ça va se terminer par un beau naufrage, à base de tempête furieuse, de bateau qui coule (mais qu’on va retrouver échoué sur la plage quelques heures plus tard, ho ho ho), et de « glouglou, c’est salé l’eau de mer ». Notre donzelle arrive donc, après avoir échappé à la noyade, après avoir échappé aux hélices du rafiot sur la plage et puis là, poum, un coup de matraque et dodo. Je n’avais pas encore joué que j’avais déjà un coup de barre aussi, mais bon. A demi-consciente, elle se rend compte qu’on la transporte façon néanderthal (par les cheveux) avant de la saucissonner tête en bas dans une grotte, qui si elle a d’indéniables qualités pour la conservation du fromage et du jambon, est en fait fort peu hospitalière pour les êtres vivants. En effet, elle est remplie  de moult cadavres et tout cela est fort risqué du point de vue sanitaire. Goûtant peu la perspective de devenir un Justin Bridou, notre naïve héroïne décide donc de descendre au plus vite et elle n’y va pas par quatre chemins : en se balançant, elle va enflammer, en le poussant dans un âtre, un macchabée empaqueté, pour ensuite enflammer le paquetage qui la retient elle, ce qui va la faire chuter et accessoirement s’empaler sur une espèce de vis géante (j’espère qu’elle a fait tous ses rappels antitétaniques).

Quand elle s’ennuie, Lara essaie de surprendre les barils.

Oui, vous avez bien lu, pour s’échapper, elle va 1. se cramer, 2. tomber de plusieurs mètres de haut, 3. se planter sur un objet tranchant. ça ne vous paraît pas logique, voire un tantinet débile? Moi aussi, sur le coup, ça m’a paru très con, mais j’ai compris après pourquoi : parce qu’il lui fallait bien un handicap, sinon, c’était vraiment pas du jeu. En effet, en suite, les 5/6e du jeu se passeront à mettre la misère aux autochtones mal intentionnés.

Mais attention, mettre la misère, c’est pas mettre la misère façon Batman en assommant l’ennemi, c’est mettre la misère plutôt genre à coups de piolet dans la poire, de napalm dans la tête, de coup de fusil dans la mâchoire, de flèche enflammée dans la carotide…

Vous vous souvenez de Lara, dans Tomb Raider1, qui ne tuait en tout et pour tout que 5 êtres humains (en comptant cette garce de Natla qui s’était bien payé sa tête avec ses histoires de Scion), et avec une certaine répugnance ? Vous apprenez qu’elle a dû tuer au moins une centaine de personnes de façon assez gore quelques années auparavant. Ce qui ne l’empêche pas de faire son Caliméro, après tout, on peut planter un piolet dans l’oeil de son adversaire et être doté d’une certaine sensibilité, on peut exterminer la moitié de la population de l’île (en gardant bonne conscience : ils sont méchants, donc légitimement exterminables, pourquoi se prendre la tête à les assommer, autant leur défoncer la mâchoire à grands coups de pierre !) et avoir un coeur qui palpite dans la main de détresse morale. Preuve qu’ils sont méchants : ils ont élu domicile dans un endroit plein de sang, bouh, c’est dégueulasse, et surtout, ils appartiennent à une secte. Mais on y reviendra après.

Lara en pleine exploration des points sensibles du corps humain . fig. 1: « Le Headshot ».

Ce jeu est gore, on a l’impression qu’il a été développé par Santa Monica ou Netherrealm Studios, entre les charniers humains, les ossements (des montagnes), les finishers (vas-y que je te crame avec des flèches au napalm, vas-y que je te lacère la poire à coups de piolet) et j’en oublie… C’est assez effarant, et c’est proprement ridicule : il y a tant de monde que ça qui vient s’échouer sur les plages de cette île ? Et malgré tout, jamais personne ne s’est rendu compte que l’endroit était peu fréquentable ? Parce qu’il doit y avoir des centaines de cadavres, voire des milliers… C’est vraiment faire du gore pour faire du gore. C’est entre le ridicule et l’infect.

Mais l’est plus encore la non-identité du jeu, on a là un mix entre Uncharted (c’est tout le gameplay qui est repris, et l’architecture du jeu, un lieu à explorer un événement qui déstructure le niveau et t’oblige à atterrir plus loin : un bâtiment qui flambe, un avion qui se crashe, la propension à la poisse, des zones apparemment spacieuses, mais dans lesquelles on est comme sur un rail : Lara va, selon les besoins, marcher voûtée, se faufiler, sans qu’on ait autre chose à faire que d’appuyer sur la direction), Batman (ou Hitman, pour l’instinct de survie, qui affiche tous les objets intéressants d’une certaine couleur, mais aussi pour les compétences à débloquer avec de l’exp !), Metal Gear Solid 3 (ouh, la chasse! tiens, ça me rappelle quelque chose et là, c’est la loose qu’un jeu sorti sur PS2 ait permis une gestion de la chasse beaucoup plus optimale qu’un jeu sorti sur la fin de la PS3 !), de Dead Space (tiens ! le tir alternatif ! tiens, l’assignation des armes sur la croix directionnelle), et même de Resident Evil (charadesign, level design du bidonville qui n’est pas sans rappeler une zone de RE4, sans compter Matthias qui ressemble quand même beaucoup à ce brave Osmund Saddler), voire de God of War, pour ne pas parler d’autres inspirations, notamment Far Cry 3. Sans compter le côté absurde de customiser ses armes au feu de camp : genre elle fait fondre son métal au milieu de ses patates qui cuisent ? N’importe quoi. Qu’elle se fournisse en matériel au fur et à mesure de ses explorations aurait été plus convaincant : qui sait, elle aurait pu trouver des clefs pour accéder à des salles, soyons fous ! Toujours avec le feu de camp, mais où diable ont-ils été pêcher cette idée de téléportation par le feu de camp ?

Comment se faire un fusil d’assaut dans un feu de camp? Il suffit de touiller !

Allez, n’en jetons plus, ce jeu n’apporte rien de neuf, et importe des idées de ci, de-là, de partout, sauf de Tomb Raider finalement. Parce que de l’originel, tout a disparu, ici pas d’exploration, que de l’action, pas d’énigme (ou si peu, et surtout, si anecdotiques !), que de l’action (c’est un jeu d’action, la partie survie est assez anecdotique), pas de clefs, pas de leviers, on défonce tout, c’est plus simple. Vous avez bien deux-trois tombeaux à « explorer », mais c’est plus affligeant qu’autre chose : un couloir, une énigme qui ne poserait pas de problème à un lombric (le plus souvent, il s’agit de brûler quelque chose, le feu est la solution dans 75% des situations, Lara a de sérieuses tendances pyromanes), ce qui nous amène à un coffre de dimensions généreuses rempli à ras bord de trésors, dans lequel Lara va piocher un truc au hasard, tout en s’exclamant, « Ouah, c’est trop géniaaaal ») et puis fini le tombeau. C’est bizarre, le tombeau de Tihocan m’avait laissé un autre souvenir. Tout le jeu vous prend par la main, vous êtes assisté dans vos moindres gestes, fini les moments de solitude façon Tomb Raider 2, où vous vous demandez où vous devez aller déjà, parce que vous avez interrompu votre partie il y a 8 jours, et que vous ne vous souvenez plus quoi faire. Sinon, évolution notable : Lara se met à collectionner des jouets en plastique et des répliques « made in China », faut tout de même avouer que c’est plus intéressant à ramener chez soi qu’un casque de samouraï du Xe siècle !

Le scénario : c’est pas mieux, il est nanard et cliché au possible. Nous avons donc une équipe digne d’un teen-movie qui s’embarque, le nounours sage et sympa, la teigneuse dégourdie, la cruche meilleure copine, le geek, le gars qui est comme un père, le vieux poivrot, et notre héroïne. Un naufrage sur une île maudite plus tard, voilà les mêmes aux prises avec des méchants : une Secte. Alors, comment dire? bon, le coup de la secte, c’est déjà vaguement éculé, si en plus on l’accompagne de rituels à base de sang, de tripes et de souffrance, ça le devient encore plus. Et le pire, c’est que le traitement ne fait rien pour arranger ça : le leader de la secte est un psychopathe mégalomane à capuche, flanqué de seconds qui lui obéissent aveuglément, sans capuche. La capuche c’est le statut social. Tu as une capuche, tu es chef : il suffit de voir Dark Sidious et Osmund Saddler. Être chef, c’est tellement bien que ça permet d’arborer un tatouage qui ressemble à des fientes de pigeon sur le torse. Tout ce beau monde voue un culte à la reine solaire Himiko (toute ressemblance avec Amaterasu n’est pas fortuite dans sa représentation dans TR, à noter au passage que la rencontre Himiko-Amaterasu a été faite dans… Okami), qui au passage, commande aux tempêtes. Bien, bien , bien. Si l’objectif premier de Lara a été de faire des fouilles pour en savoir plus sur cette reine mythique, dès lors qu’elle posera le pied sur l’île, ce sera de tout ravager : destruction de son tombeau à grands coups de cloche (Lara n’étant pas la cloche en question, en fait si, elle est l’une des cloches), incendie de son palais, et j’en rate certainement. Pour quelqu’un qui était ultra-motivé pour ses recherches, au point de mener une expédition vers un endroit réputé dangereux, je trouve que c’est un bon résultat. Le traitement des personnages est à l’avenant : caricature voisine avec cliché : la gourde, la garce, l’amoureux timide, le vieux, le papa de substitution. Et évidemment, personne équipé de cerveau : la solution appliquée systématiquement : se séparer. Non mais quoi, ils se sont crus dans Scream ? Et les rituels ? Même postulat que Project Zero : il faut beaucoup de bougies (mais alors, vraiment plein plein) et plus tu souffres, mieux ça marche (d’ailleurs, c’est glauque, cette vision qu’ont les Japonais de leur propre folklore). Avec ça, on met des cordes, des légendes, des symboles, une malédiction de l’île qui empêche d’en sortir, des sacrifices humains et emballé c’est pesé. Et puis voilà. Resident Evil 4 avait au moins conscience d’être cliché, et Uncharted offrait au moins un peu d’humour (ah, les blagues de Sully), alors qu’on a ici un jeu qui se prend désespérément au sérieux (paye ton apologie de la souffrance). Et la fin est bateau (c’est le cas de le dire) au possible, une grosse déception.

J’ai déjà vu ça quelque part…

Les combats, même s’ils occupent les 5/6e du jeu, sont plutôt inintéressants, l’intelligence artificielle avoisinant celle d’un Space Invader, les ennemis ne mettent pas vraiment en place de stratégie, et le combat se rapproche du canardage. Même l’unique boss du jeu ne demande pas grand effort pour être abattu. Et là encore : pour un jeu autant axé sur les combats, pourquoi ne pas avoir mis en place des affrontements intéressants et dynamiques, parce que certaines batailles interminables (un peu à la façon d’Uncharted, où des vagues d’ennemis se relaient, rendant le combat franchement lassant) sont plutôt ennuyantes qu’autre chose ? Et ce n’est pas les trophées (« Boum », si on tire sur une dynamite en plein air, « Tireur d’élite » si on fait tant de headshots, « Pistolero » si on abat tant d’ennemis avec le pistolet, etc, etc) qui donnent un regain d’intérêt. De même; un seul boss pour un jeu d’action, c’est une grossière erreur (qui avait déjà été commise pour Underworld), pourquoi ne pas en avoir fait plus ? Si on fait de l’action, autant l’assumer en offrant au moins des challenges mémorables. Le « boss » de fin est juste minable… en plus de faire dans le fan service.

Naïfs qui pensiez qu’un piolet servait à l’escalade, en plus de défoncer efficacement
le faciès ennemi, c’est un moyen de transport très rapide!

En bref, ce reboot considéré comme un immanquable est une grosse déception, en plus de ne rien reprendre de ce qui a fait le succès de la série originelle (l’exploration de civilisations perdues, les énigmes), elle pioche à droite à gauche assez éhontément. Je me demande : il aura fallu 4 ans pour aboutir à ça?

Évaluation

Graphismes 16/20 C’est beau, sans être révolutionnaire
Jouabilité 17/20 Lara répond plutôt bien, même si parfois il y a des cafouillages et des bugs (Lara peut voler, c’est cool!)
Scénario 08/20 Assez lamentable, il faut l’avouer, entre les poncifs, les reprises de Project Zero, entre autres, les personnages ultra-caricaturaux,  il n’y a pas grand chose à en garder.
Bande-son 15/20 Une bande-son pas marquante, mais qui a le mérite de servir l’action
Durée de vie 13/20 Comptez une quinzaine d’heures de jeu pour terminer l’aventure en incluant les quêtes annexes, cela peut paraître honnête, mais i n’y a pas de replay value.
Fun 12/20 Certains passages sympas (parachute), mais le reste oscille entre l’absurde et le redondant.
Note globale : 12/20
Ce jeu n’est certes pas une purge, mais est très loin du chef-d’œuvre proclamé à l’envi. C’est un jeu honnête, mais très en deçà de ce qu’on était en droit d’attendre après tant d’années. Une vraie déception, qui se permet en outre de renier ses origines et de piller d’autres jeux.
Août 062012
 

Une image, vous rigolez ? On ne voit que ça partout dans les rues, faut sortir un peu….

En général, quand on entend partout, crier sur tous les tons, en choeur et la bouche en coeur « Attention chef-d’oeuvre », je me fais du souci. Les avis trop consensuels, y’a une arnaque à tous les coups.

Non, je suis méchante, tout le monde n’a pas encensé ce film, il suffit d’aller faire un petit tour sur allociné pour s’en convaincre, Libé, Chronic’Art, entres autres, ont tranché avec la « dithyrambie » ambiante.  Plusieurs ont parlé de film « pompier », etc.

Bon, commençons par le commencement : alors, le film démarre sur les chapeaux de roue et nous balançant direct dans un vol secret de la CIA, qui embarque le Dr Pavel physicien nucléaire (à savoir, en Russie, et en Europe de l’Est, tous ont une prédisposition pour la physique nucléaire, si vous êtes Egyptien ou Chinois -ou d’une autre nationalité, hein, vous faites comme vous voulez- : ce n’est pas la peine d’essayer, il faut appartenir à l’ex-bloc soviétique, sinon ça ne marche pas ! ). Le problème que va rencontrer ce vol, c’est qu’il n’embarque pas que ce brave scientifique qui roule un peu trop les « r » pour être capitaliste pour être états-unien.  Au bout d’un suspens insoutenable qui dure un millionième de seconde, nous découvrons qu’il a une invité surprise en la personne de Bane ! Un abordage spectaculaire plus tard, nous atterrissons dans le manoir Wayne, ou presque. Là, aussi, surprise : notre Batman international vit reclus depuis 8 ans, et marche à l’aide d’une canne.  Je ne vous parle pas de la suite, qui est à peu près autant WTF pour un puriste que pour un néophyte. Ou plutôt non, comme dans le précédent volet, c’est à partir de la moitié que tout ça part vraiment en quenouille. The Dark Knight avait sa scène interminable avec les ferries, là aussi, vous aurez une scène interminable (mais pas avec des ferries, il faut bien changer)

Avant de continuer, alors oui, la version de Bane par Nolan est infiniment meilleure que la version de Bane par Schumacher, il n’y a pas photo ! mais, en même temps, à ce niveau-là, il n’a pas vraiment de mérite, à vaincre sans péril, tout ça… On peut cependant regretter que Tom Hardy n’ait pas vraiment la carrure. Et qu’il se soit senti obligé de la darkvadoriser à moitié (la voix a été clairement retravaillée, par exemple).

Parce que oui, Bane, en vrai, c’est plutôt ça :

Bane brisant son adversaireBane ou la kinésithérapie de l’extrême !

Oui, j’avoue, c’est difficile de trouver quelqu’un comme ça !

Jusque là, c’est chipotage. Je vais pas parler du traitement d’un certain nombre de personnages, à commencer celui joué par Marion Cotillard (dont l’interprétation  finale a été l’objet d’un gif)… Là, c’est un autre problème, les comics se contredisant parfois entre eux. Mais il y a quand deux-trois choses qui m’ont choquée, comme la révélation finale sur Bane, que je trouve débile et capillotractée à souhait, en plus d’aller totalement à l’encontre du comics Knightfall et Vengeance of Bane dont le film s’est inspiré. A ce niveau, j’ai trouvé que Nolan ne faisait pas honneur, ni aux personnages, ni à la trame générale.

Ce qui est plus gênant, c’est l’américanisme ambiant du film, le patriotisme et le prétendu bon sentiment dégoulinant, et vas-y que je te mets des plans du drapeau, et vas-y que je te colle l’hymne américain in extenso (même que le méchant il apprécie la voix du chanteur !), même que je te salue « la propriété est restaurée » , vas-y que je te glorifie les flics (dans cet opus, TOUS les ripoux ont disparu), voilà un film qui plairait à Guéant! et à 30 km de là, tu as une taule, juste à côté d’un village qui ressemble à un village yéménite.

L’action est souvent brouillonne, et toujours exagérée ! de la surenchère partout, des explosions en veux-tu, en voilà, et puis, pas des petites, mon bon monsieur/ ma bonne dame, des bien impressionnantes, qui vous ruinent un stade/ un pont / une rue / un avion, et la liste n’est pas exhaustive. Des morts, au moins par centaines (c’est le minimum syndical). Par contre, pas de blessés, à part deux personnages… le film est manichéen jusque là, soit mort, soit en bonne santé, pas entre les deux  ! (à part une feignasse qui passe les 3/4 du film au pieu). Et puis pourquoi faire des combats à un contre un quand on peut faire du 3000 contre 3000 ? Probablement la scène la plus marrante du film (et ce même avant la prestation de notre frenchie).

Le combat final entre Bane et Batman

La manifestation contre le CPE a dégénéré, le GIGN a demandé Batman en renfort.

Nous le voyons ici aux prises avec Bruno Julliard.

(j’aurais pu vous la faire aussi « C’est la luuutte-euh finaale »)

Le jeu d’acteurs est assez caricatural, on a épinglé Marion Cotillard, mais honnêtement, je pense qu’heureusement que Tom Hardy avait son masque, j’ai trouvé Catwoman pas forcément convaincante (surtout après Michelle Pfeiffer), Christian Bale s’est un peu engoncé dans son rôle, juste Morgan Freeman, toujours aussi bon ! Caine a offert une bonne prestation, mais sur un rôle qui ne le mettait malheureusement pas assez en valeur. Je pense qu’ils ont tous été mal dirigés. Et plus j’y repense plus je me dis que Heath Ledger, pour réussir à nous offrir une interprétation d’une telle qualité, a dû pas mal en faire à sa tête, tant le jeu d’acteurs de ce volet (et du précédent) est convenu.

Pourtant, j’ai aimé le film malgré tout, je sais pas pourquoi, j’avais mangé une pizza, y’avait peut-être trop de fromage dessus…j’étais peut-être trop occupée à digérer pour comprendre tout ça sur le coup.

Alors, oui, l’image est belle, c’est filmé en Imax, mais ça ne rattrape pas tout. Oui, la bande-son qui gueule assomme un peu (ça doit être le but) et empêche de trop réfléchir et prendre du recul. Oui, le film est parsemé de quelques petites répliques qui font mouche (merci Alfred et Lucius), et oui certaines scènes sont vraiment impressionnantes!

En bref, si vous voulez apprécier ce film, il faut manger une pizza avec plein de fromage avant!  ça doit marcher avec le hamburger ou le moules-frites aussi.

Allez, parce que ça faisait longtemps :

Un chaton affublé du masque de Bane

Sep 112011
 

Éditeur : Eidos Interactive
Développeur : Rocksteady
sortie : aout 2009

Avant que ne sorte la suite de ce titre extraordinaire, on se devait de vous faire un test maison de Batman Arkham Asylum. Le jeu a déjà deux ans dans les pattes alors me dirait vous, il faut être indulgent avec ce titre. Eh bien non, je ne le serai pas ! Car Batman Arkham Asylum n’a nul besoin de notre indulgence pour nous tenir en haleine durant plus de 10 heures de jeu. Voici enfin un titre de la licence du chevalier noir qui ne reprend pas la linéarité des films ou des séries desquelles il s’inspire. L’homme chauve-souris fait cavalier seul dans le monde vidéo-ludique sans se restreindre aux cadres d’un film. Comble du bonheur, l’histoire ne ressasse pas encore les mêmes événements qui collent à la peau du personnage dès son origine. Non, Batman Arkham Asylum ne prend pas son public pour des nourrissons venant de la dernière pluie. Il sait que le joueur en connaît un rayon et c’est donc un personnage avec un long et lourd passé que vous incarnez. Il connait ses ennemis et ne va pas à l’affrontement en tergiversant.

Ce type là ne fera pas le malin longtemps…

Le jeu ne se permet pas non plus de tout remettre en cause et on sent que Rocksteady a un grand respect pour ses ainés. L’univers fait donc écho aux Batman de Tim Burton qui a su si bien retranscrire l’ambiance de Gotham City. ET on retrouve également avec plaisir l’ambiance de la série animée des années 90. Chapeau bas pour l’équipe française qui a repris tous les doubleurs de la série, c’est avec plaisir qu’on reconnait la voix d’un Joker Hilare ou d’un Epouvantail déjanté. Batman se retrouve donc au milieu des fous de l’asile d’Arkham et il va lui falloir agir subtilement pour déjouer les pièges du Joker qui vient de prendre le contrôle de l’île… Le jeu joue donc à la fois sur l’infiltration comme au bon vieux temps de Metal gear Solid et aussi sur l’action en bon Beat-them-all bien retro. Le tout agrémenté à la sauce Batman. C’est à dire avec l’usage jouissif de ses nombreux gadgets ! Car oui, on y retrouvera tout les gadgets du Batman de Tim Burton et même davantage ! Quelle joie que de se suspendre à une gargouille pour attraper un sbire du Joker ! Quel plaisir que de grimper comme une flèche vers les cimes les plus hautes en un clin d’oeil sous le regard médusé de vos adversaires !
Encore un gars qui va se retrouver saucissonné au bout d’une corde…

Les mêlées sont légion et peu être un peu confuses quelques fois, mais vous viendrez vite à bout des situations les plus difficiles. Un petit mot sur les bosses qui va venir noircir ce tableau idyllique. Ils ne  sont pas franchement passionnant. On aurait pu s’attendre à un peu plus d’action et d’innovation de ce coté là. Les affrontements sont des plus classiques. Sans être rebutants, ils manquent franchement d’intérêt.  Le boss de fin qui aurait pu être grandiose, fait dans la sobriété et le déjà-vu. Pas de grosses sueurs, ni de montée d’adrénaline à l’horizon dans ce Batman Arkham Asylum. Tout  rappelle l’ambiance d’une longue nuit d’insomniaque, obnubilé par une quête fantastique qui prend le temps de se raconter. On apprécie l’usage de la vision spéciale permettant de scanner votre environnement. Un top pour contextualiser les objets interactifs comme les bouches d’aération. Il va vous falloir en abuser si vous voulez vous la jouer justicier invisible.

La vision nocturne du chevalier noir aide à l’élaboration d ‘une stratégie d’attaque.

En dehors de ce Gameplay général carrément ravageur, vous pourrez aussi relever les défis d’ Édouard Nigma que cet esprit taquin a cachés partout sur l’île. Vous pourrez aussi partir faire la quête des enregistrements des entretiens avec les patients, source croustillante de petits secrets ! La liste ne s’arrête pas là mais je vous laisse découvrir les trouvailles qui agrémenteront votre partie. Ajoutons qu’un mode défi est également disponible vous permettant de prouver votre valeur dans une arène. Bref, Batman Arkham Asylum est un mythe !

Évaluation

Graphisme 17/20 Encore très bon aujourd’hui !
Jouabilité 18/20 Les combos ne sont pas toujours faciles à réaliser.
Bande-son 17/20 Au poil !
Durée de vie 17/20 Très honorable.
Scénario 16/20 Rien d’extraordinaire la mise en scène donne le rythme a elle seule.
Fun 19/20 Encore ! encore !
Note globale : 17,5/20