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Jan 092013
 

Développeur : Capcom
Plate-forme : Dreamcast, PS, PC.
Année : oct. 1999

Considéré comme un clone de Résident Evil, Dino Crisis est très loin de faire l’unanimité. Malgré le fait d’avoir été imaginé aussi par Mikati. Dire que le jeu se contente de remplacer les zombies par des dino est faire preuve en vérité d’un point de vue simpliste car, pour ceux qui à l’époque, comme aujourd’hui, ont tenté l’aventure c’est bien avec ses différences que le jeu a su frapper leur esprit.

Regina est l’héroïne du jeu, vous faites partie d’un commando hélitreuillé sur une île isolée ayant pour objectif d’aller récupérer un scientifique prétendu mort répondant au nom de Kirk. Un hélico, un scientifique dingo, un lieu isolé ? Oui ça vous rappelle Resident Evil et les ressemblances ne s’arrêtent pas là. Pour autant, l’univers tout en 3D de Dino Crisis, en plus d’être des plus agréables à l’œil, va réellement offrir au jeu de nouvelles perspectives. Vous qui craigniez les polygones géants de Tomb Raider, les décors baveux de Silent Hill serez réjouis ici par la finesse des décors. encore aujourd’hui Dino Crisis est l’un des jeu les plus beaux de la Playstation (je n’ai pas eu la chance de connaitre les autres versions). Cette nouveauté  accroit d’autant l’immersion dans le jeu grâce notamment aux angles de caméra alors très novateurs pour l’époque. Si les plans fixes ne sont pas abandonnés, Regina évoluera souvent devant ou derrière une camera en mouvement, ce qui garantit le dynamisme de l’action.

Les captures disponibles sur le web sont atroces, alors merci de bien vouloir vous contenter de celle-ci.

Un jeu bénéficiant de graphismes fins de caméras dynamiques est-il nécessairement un bon jeu ? Bien sûr que non, car les qualités de ce titre original vont bien au-delà de ces seuls éléments. D’abord, se retrouver nez à nez avec des dino offre assez de sensationnel pour vous maintenir au paddle. En plus du plaisir certain qu’offre ce type d’affrontement rêvé depuis Jurassic Park, le mystère entourant leur apparition forcera le joueur à n’avoir en tête que la résolution de cette énigme.  Même aujourd’hui, à part Turok, Jurassic the hunted et quelques jeux pour enfants, nos chers fossiles sont plutôt boudés par les développeurs. Il faut dire que mettre en scène de tels animaux n’est pas des plus aisés, A l’époque, il fallait se contenter du T-rex de Tomb Raider, c’est vous dire !

Au niveau game-play, le jeu est un condensé du game-play amélioré de Resident Evil. Regina se déplace donc comme Claire, mais peu faire des retours rapides avec R2 ce qui offre plus de flexibilité, mais, le luxe réside dans le fait de pouvoir pointer son arme en déplacement ! Ce qui évite de devoir stopper net votre avancée durant un combat. Idéal pour ne pas se faire surprendre par un raptor. Regina possède cependant un inventaire limité à 3 armes et à l’instar des premiers Resident Evil, peu de munitions. Il est impossible d’ailleurs de zigouiller toutes les bestioles, ce qui vous obligera à les feinter, voire même à les piéger derrière un rideau laser que vous avez préalablement déverrouillé avant. Dans Dino Crisis, les raptors, contrairement aux zombies, sont rapides et puissants. C’est simple, une seule de ces bestioles peut vous tuer, ce qui n’est pas le cas des zombies de Resident Evil, à moins de se jeter dedans bien sûr. Le bestiaire est assez limité, des iguanodons remplaceront vite les précédentes bestioles mais à part le fait qu’ils soient plus massifs et plus puissants, ils ne vous imposeront pas de nouvelles tactiques de combat.

Comme vos munitions sont limitées, vous allez très vite avoir besoin de déverrouiller des coffres. Il en existe de 3 types, pharmacie, munitions et entre les deux. Si le réflexe vous fera bondir sur les coffres rouges contenant ces fameuses munitions, votre nombre limité de chevilles (des fusibles ?) qui servent à les ouvrir vous obligera à avoir une certaine méthode. D’autant que les médicaments sont aisément combinables entre eux. Un simple anesthésique peut alors devenir un poison mortel bien plus efficace qu’une cartouche de calibre 15 ! la gestion de l’inventaire est donc différente des Resident Evil, et le système d’énigmes aussi. Il réside principalement dans la quête de cartes magnétiques associées à des codes cryptés. En gros, la soluce est souvent sous vos yeux, le jeu ne vous imposera pas d’allers et retours invraisemblables. Mais il vous obligera à être attentif aux notes que vous trouverez, surtout que Regina ne les garde pas. Le bon vieux carnet de notes restera fort utile donc. Il n’y a donc pas foule d’énigme invraisemblable à part celle de la grue qui curieusement ne peut avancer que de 2 conteneurs devant, mais ni de 1, ni de 3 ! Pour passer, il faudra donc être astucieux. Comme c’est le cas avec l’énigme du générateur assez farfelue, puisque consistant à assembler des canalisations sans se soucier des jointures…

Bref, imaginé à partir des mécanismes de game play d’un Resident Evil, Dino Crisis parvient à être plus qu’un clone en vous offrant une histoire passionnante, un moteur de jeu excellent, une jouabilité efficace et un environnement convaincant. Dino Crisis apparait comme un jeu plus soigné que Resident Evil par les nombreux progrès techniques qu’il recèle. L’ensemble de ces bonnes idées permet à la licence de s’émanciper de son modèle, sans pour autant s’en démarquer tout à fait. Dommage que les opus suivant ne conservent pas cet esprit d’innovation, le résultat aurait pu donner un grand jeu. L’échec des suites rendent ce premier opus tout à fait précieux pour un gamer, ne passez pas à côté.

Évaluation

Graphismes 18/20 Il est difficile de noter les gfx aujourd’hui mais ils sont encore tout à fait surprenants ! Certes le jeu est court, et votre carte réduite, donc Capcom pouvait en profiter.
Jouabilité 19/20 Franchement presque parfaite, c’est sûr aujourd’hui on peut être un peu frustré par le manque de liberté, mais en 1999, c’était du jamais vu dans ce type de jeu !
Scénario 14/20 La trame principale est assez simpliste, mais l’univers SF avec ses explications scientifiques renforce la pertinence de l’ensemble.
Bande-son 15/20 On retrouve l’ambiance propre à Resident Evil 2, et les 2 jeux se partagent le compositeur Shun Nishigaki entre autre. Ce n’est pas original, mais c’est efficace.
Durée de vie 16/20 Si vous terminez le jeu en moins de 5 heures, vous aurez droit à un mode de jeu bonus, en plus des 3 fins et des multiples choix d’itinéraires à faire dont les conséquences sont plus visible qu’avec RE3 , le jeu a une replay value certaine ce qui oblige à relever la note.
Fun 17/20 Le jeu est franchement sympa, même encore aujourd’hui !
Note globale : 18/20
Dino Crisis est un excellent jeu qui se démarque de la licence Resident Evil, le jeu vous offrira une expérience de joueur des plus intéressantes. Par son côté hybride et son action centrée autour d’un personnage féminin, Dino Crisis rappelle le très excellent Parasite Eve.