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Jan 222013
 

Plate-forme : DS
Année : 2006
Licence : Nintendo

Les Marios, les vrais, j’en ai dans les pattes. Et devant l’avalanche de louange qui a suivit la sortie de ce jeu, un vieux renard comme moi se devait de donner son avis dessus. Six ans après, j’ai donc enfin terminé le jeu et je peux enfin formaliser mon opinion.  Nintendo avoit depuis Super Mario World, sorti en 1992, purement et simplement éjecté sa mascotte fétiche du genre plate-forme. Et pourtant, n’était ce pas Mario qui en avait donné les codes ? Mais bon on a pas le droit de critiquer Nintendo, et dans cette optique, jamais la presse spécialisée ne s’est demandé pourquoi Super Mario était devenu une licence aventure/RPG. Les joueurs ne se sont pas trompés, et cette absence honteuse a au contraire permis la gestation d’un nombre impressionnant de clones et de hacks. Certains arrivant même à s’imposer comme une suite crédible et créative. Quant est-il donc de cet opus tant attendu pondu par Big N en personne ?

On retrouve les collines de SMW mais avec une texture rappelant les torchons de nos mamies.

C’est assez frais et bien pensé il faut le dire pour certaines trouvailles.

C’est en toute bonne foi que j’ai commencé ma découverte de ce jeu, même si avec les horreurs précédentes, à savoir Mario 64 et sa clique, j’avais tout de même un mauvais pré-sentiment. Ce jeu qui se légitime sur la nostalgie du joueur m’avait quand même laissé perplexe lorsque la pub vantait la facilité des anciens Marios. Certes, ce n’étaient pas des Castelvania, mais tout de même, sans parler du Lost Level, même Mario Bros 3 offrait son lot de challenge et on n’arrivait pas à la fin du jeu avec un claquement de doigts, sauf dans la version All Stars.

A première vue, le jeu pompe parmi ces titres 8 et 16 bits, l’univers et les mécanismes mais aussi le level-dessign. Alors on début, on souris en retrouvant le niveau1-1 de Super Mario Bros, mais le jeu en main, on trouve très vite que quelque chose cloche. Dans les faits, si le plateau de jeu est quasi identique, Mario apparait comme lesté du poids des âges. Pour courir, Mario patine de la même façon qu’il le faisait dans les mondes gelés, et une fois lancé, le bonhomme glisse et peine à freiner. Même un simple saut est laborieux. Mario apparait balourd, et les techniques que vous aviez pendant des années d’expériences élaborées consistant à enchainer les sauts, et contre sauts deviennent ici presque impossible à réaliser. En somme, à force d’avoir normaliser l’anatomie du personnage et en s’obligeant a rendre plus réaliste (pardon moderne), Mario, Nintendo en a fait un personnage raide ! Et oui, je parle bien d’un jeu Nintendo, ce genre de jeu qui dans les décennies 80/90 était loués pour la finesse, non pas de leurs graphismes, mais de leur game-play. C’est donc bien a contre courant de son image que Nintendo veut renouveler l’image de Mario.

Les niveaux aquatiques sont assez réussi, mais le manque de contraste entre les différents plans gène un peu la lecture du niveau.

Mais ne nous acharnons pas, après tout, ce n’est que le début. Très vite, on découvre que les habilités de Mario se sont affinées. C’est surtout au fond de l’eau que la modernisation du game-play est réussie. Grâce aux nouvelles technologies, Mario semble vraiment être porté par l’eau, poussé par un courant etc. Hélas, les niveaux aquatiques sont assez peu élaborés et sont vite répétitifs et trop peu présent. A part cela, Mario rebondi enfin contre les parois, (je parle dans un jeu de plate-forme) et il faut avouer que c’est plutôt sympa. Cela offre de nouvelles perspectives de game-play, mais comme pour les niveaux aquatique, l’utilisation du Wall Jumping est rare et le joueur ne sera pas forcé à y avoir recours. Plus anecdotique, on trouvera des phases d’escalades pas très heureuses car, inutiles et des phases de sauts sur des cordes façon Donkey-Kong qui ne sont pas non plus très inspirées. Sur ces deux points, on se demande même ce que ça vient foutre dans un Mario.

Cas typique d’une phase de game-play qui n’apporte rien au genre : dommage !

Alors, le critère important dans un Mario, un vrai, après celui du game-play c’est celui des power-up, ou ces transformations qui permettent à Mario de voler, de se statufier, de nager comme une grenouille etc. Nous avons ici, les power-up de base, à savoir champignon, fleur et heu, RAS. Après ça, occasionnellement, Mario pourra devenir géant. A quoi ça sert ? Encore à rien, c’est comme l’étoile, vous êtes invincibles mais avec le gros désavantage de tout caser, ce qui vous prive de tous les bonus de votre traversée ! Cela peut même être une gène quand la brique bonus qui voyage sur l’Overworld vous distribuera son champignon géant dans un château ! A l’opposé, vous aurez le mini champignon qui rapetisse Mario et le rend aussi léger qu’une feuille. Plus intéressant, ce power-up sert surtout pour avoir accès à certains secrets. Mais sa rareté comme ses apparitions inopportunes font encore de cette transformation un ingrédient à l’image de sa taille : anodin.

Le seul moment où Mario lève la tête dans le jeu : lorsque la princesse lui tombe dans les bras. autrement, in game il est impossible de déplacer votre écran ! Quel petit voyeur celui-là !

Bon y’a d’autres power-up, mais toujours mal trouvés, donc je ne vais pas m’attarder dessus. Vous avez remarquez que je vous ai laissé les captures du second écrans. C’est voulu, celui-ci sert à délivrer un certain nombre d’information, votre progression dans le level, pas très utile, mais il fallait bien que cet écran serve. Et surtout, in game, il vous offre un espace de stockage pour le power-up que vous pouvez transporter. Pour l’utiliser, touchez le tout simplement. Ce système rend un peu plus interactif celui qui était de mise dans SMW, mais en soit, il n’offre rien de nouveau. Cet écran à donc pour fonction de libérer l’écran du jeu de la barre de statu, et sert d’écran d’inventaire en lieu et place du menu pause. Vous remarquez que les pièces de Yoshi ont été remplacées par des médailles étoilés, celle-ci servent a acheté des accès vers des maisons champignons etc. sur la carte du jeu. Côté difficulté, le jeu est assez aisé, mais difficile par l’inadéquation de l’animation du personnage avec le genre plate-forme. En somme, il faut avancer prudemment et piétiner, courir en sautant partout n’est plus une option car Mario ne répondant pas au doigt et à l’œil, vous risquer a tout moment le game-over pour un piège ridicule. Reste encore les jeux bonus, mais franchement, on peut s’abstenir d’y jeter ne serais-ce qu’un coup d’oeil…

Bref, il y aurait pas mal de chose à dire encore, mais je crois que vous avez saisi mon point de vue. NSWB surfe sur la nostalgie pour nous offrir une suite qui n’a de Mario que le decorum. Le game-play si particulier et si créatif a complétement disparu au profil d’un game play qui cumul les poncifs du genre plate forme mais en les insérant dans un univers Mario. C’est donc du déjà vue, pour ceux qui sont familier avec les jeux du genre. La nouveauté, c’est simplement le fait que Nintendo s’est réveillé en 2006 pour se dire : « tiens, et on s’y on reprenait tout ça à notre façon ? ». L’honnêteté du testeur me force à avoué que cet opus est décevant sur plusieurs tableau. En aucun cas, un fan de la génération Mario Bros ne retrouvera ici ce qu’il attendait d’un Mario. Oui, un Mario aujourd’hui ne peut pas être calqué sur ces prédécesseurs, mais Mario doit conserver avant-tout son âme et proposer de réelles nouveautés, sans quoi, l’intérêt même du jeu est à remettre en cause. Je vois dans NSMB soit une maladroite suite un peu timide dans sa créativité, soit une vaste opération marketing surfant sur la mode du Retro, un brin en retard, sans pour autant se soucier de ce qui faisait la force réel des Mario retro. A vous de vous faire votre opinion, mais on ne peut avec honnêteté parler d’un jeu qui est dans la droite ligne de ces prédécesseurs, tout prouve le contraire.

Évaluation

Graphismes 16/20 Ils sont relativement correctes, c’est une Ds donc il ne sert à rien d’exiger d’avoir la même chose qu’un Rayman origins.
Jouabilité 14/20 J’en ai assez parlé, a contre courant du game-play nerveux et sensible auquel nous étions habitué.
Scénario **/20 ras
Bande-son 12/20 Il faut le dire : horrible ! Entre les reprises éculés et les thèmes qui imites les OST de caslvenia ou même des jeux Sega, il n’en ressort qu’un vaste pot pourris discordant.
Durée de vie 13/20 Peu conséquente, les mondes cachés étant en fait placés sur un chemin parallèle. De quoi faire de vrais faux secrets bien commerciaux…
Fun 14/20 J’ai des fois franchement ris, mais je me suis surtout souvent énervé devant ce Mario qui est incapable de répondre au doigt et à l’œil aux touches que je pianotais !
Note globale : 13/20
Décevant est le maître mot. Je ne rejoindrais pas la horde des fanboys de Nintendo ni des testeurs consensuels qui sont légion sur Internet. Et pourtant, dieu sait que je voue un culte à l’univers des premiers Mario !