Sep 082013
 

Plate forme : NES
Editeur :OCEAN
Sortie : 1993

Après le catastrophique épisode précédent, Ocean devait revoir sa copie dans ce second volet. Et le moindre que l’on puisse dire c’est qu’entre cette version et la précédente, c’est le jour et la nuit ! C’est toujours un jeu de plate-forme, mais qui a en plus le mérite de vouloir faire passer votre NES pour une console 16bit !

La première chose qui frappe lorsqu’on lance le jeu, et je me souviens quand je regardais en salivant les screens dans les magazines, ce sont les graphismes ! Du graphisme dégeux on est passé a un environnement qui a prit pour modèle sa petite sœur, la SNES. Et quand je dis ça, je ne déconne pas un seul instant ! Comparer le 1e Adams sur SNES et ce second sur NES, vous y trouverez plus que quelques ressemblances. OCEAN n’a pas seulement amélioré les gfx, les développeurs ont poussé la bête dans ses retranchements, et je crois n’avoir jamais vu de tels décors sur une NES ! C’est simple : du perso carré et écrasé, on a le droit a un Pugsley rondouillard, guilleret, presque en relief tant le travail sur les spirites a été soignés. Et cette belle constatation ne s’arrête pas là, car l’animation aussi tente d’imiter celle d’une 16 bit. Et quel bonheur que de voir autant de sprites sur un personnage de NES, Tout a été pensé pour qu’on oublie que la console qui trône dans votre salon vie ces derniers moment de gloire. Chose inouïe pour une NES, quand vous abandonnez quelques instants votre personnage, celui-ci s’anime tout seul et il ne cligne pas seulement des yeux, il remue presqu’antant qu’Aladin dans la version du jeu megadrive. De fait il se prend un sandwinch et le dévore avec entrain. Par contre, la différence reste criante avec le rendue des couleurs, très saturée de la NES.

Admirez moi ce jeu de jambes de Pugley et la taille du boss !

Coté gameplay, c’est aussi le pied, la souplesse qui a été donné a Pugley illusionne sur la qualité d’animation dont je vous parlais. Certes, comparé à une 16bit, il manque des animations, mais là, le personne réagit tout de suite, c’est une vrai puce ! En plus de faire des super sauts, assez maniables, il démarre au quart de tour. Bref, pour tout dire, on est entre un Mario pour la précision, et un Sonic pour la souplesse. Un compromis de rêve ! Non seulement les mouvements de Pugley sont fluides, mais en plus, l’interaction avec son environnement a été très soigné, déjà il peut glisser, mais aussi il suit le dénivelé du sol comme dans Mario 3 ! Ajoutons a cela que chaque niveau possède sont lot d’ennemis exclusifs ! Chacun animé avec un certain talent, et dessiné avec de très beaux sprites. Quand au Bosses : ouah ! Mattez la taille !

Appréciez donc la beauté de ce premier plan, le jeu sur les ombres est bluffant  !

Le jeu est assez mal aimé de la communauté et c’est franchement dommage car ce titre recèle plus d’un bon point. Il a un seul défaut, mais pas des moindres : le jeu est assez dur, pas autant que le premier qui était injouable, il est dur car certains sauts se font au millimètre près. Et aussi car les ennemis sont assez coriaces, non pour les défaire, un seul saut suffisant largement, mais car il attaque constamment ! Certain ne font qu’avancer, d’autre voltiger en zigzaguant, d’autre lancent des projectiles, d’autres encore explosent… Cela dit, un habitué des jeux de plate-forme sera comblé par le challenge largement abordable. d’autant que les continues sont ici infinis, et que vous gardez votre avancement (soit, le nombre de bonbons récoltés, votre nombre de cœur, les membres de votre familles etc.). Et avec un peu de pratique, (où grâce au vidéo sur youtube) vous saurez comment commencer le jeu en récoltant une petite dizaine de vie et un cœur supplémentaire (comme par exemple en rentrant dans la cheminée…)

Voilà un petit secret qui fait plaisir à découvrir !

Parlons un peu du jeu donc, il ne change en rien du premier, sauf que vous incarnez Pugley. Vous disposez de votre manoir et vous avez accès à deux jardins comme dans le premier. Tout ce passe autour de cet environnement, il va vous falloir ouvrir les portes, parvenir a finir chaque niveau, battre son boss et délivrer un frangin, un oncle, etc. En entrant dans le vestibule, toutes les portes, sauf une vous sont accessibles, ce manoir c’est un peu comme l’ordi de ce vieux Picsou dans DuckTales, il vous donne accès à toutes les régions.

Cet arbre cache un secret, peut être même deux…

Alors que dire de ce jeu. C’est véritablement une claque visuel pour les possesseur de NES ! Certes, les backgrounds et les musiques sont absents (il fallait bien trouver de la mémoire pour casser ces jolis sprites), mais c’est une bonne revanche pour les possesseur du premier Adams Family. Le jeu est dur, mais pas impossible a faire pourvu que, comme à l’époque, on garde cette niaque du paddle. En 1h, grâce aux continus, vous pouvez le finir, a condition de bien vous entrainez avant. Comme bien des jeux de cette époque, je pense à Batman returns, nous assistons au chant du cygne de la NES. Le jeu n’a rien d’original, les mécanismes sont connus, mais mon dieu quel plaisir de voir la NES suée sang et eau pour nous offrir ça !

Évaluation

Graphismes 20/20 Je ne crois pas avoir déjà vu ça sur NES !
Jouabilité 17/20 Presque parfaite ! Pugsley répond au doigt et à l’oeil.
Scénario 12/20 Je ne le connais même pas, surement écrit dans le manuel ?
Bande-son 12/20 Y’a pas de musique, sauf des bruitages. mais curieusement, ça ne nuis pas à l’ambiance.
Durée de vie 16/20 Le temps de maîtriser le jeu, de connaitre tout les secrets, vous avez de quoi faire.
Fun 16/20 Le jeu est peu original, c’est un jeu de plate-forme standard qui tire son intérêt principal dans cette imitation de la 16bit.
Note globale : 17/20
Le jeu est bon et surtout beau. La NES tire sa révérence avec les honneurs, bravo Ocean !
Août 142012
 

Production : UTV Studios
Distribution : Disney
Directeur : Arnab Chaudhuri
Producteur : Siddharth Roy Kapur
Sortie (inde) : 25 Mai 2012

On ne l’espérais plus, ce film a tellement fait attendre ses fans qu’on se demandait s’il allait enfin voir le jour. Mais le voici, et je l’ai même raté de plusieurs mois ! Le film est déjà disponible en DVD en Inde, mais aucune date de distribution n’est à l’ordre du jour dans nos latitudes (et si, depuis cet article, il est sortie en février 2015 !). Pourtant, après un long silence, on découvre que Walt Disney fait parti de l’aventure. Il semblerait que le géant américain, coutumier de patronner l’animation indienne après notamment Road Side Romeo se soit intéressé de près à ce projet d’envergure. C’est ainsi qu’en février de cette année, la firme américaine à racheté (pour plus de 360 millions de dollars) le studio de cinéma UTV qui a à son actif de nombreux blockbuster. Déjà en 2006, Walt Disney possédait 14,9% du studio de Mumbai. Il est un fait que la bataille fait rage entre les investisseurs occidentaux pour gagner des parts de marché dans ce pays où l’économie des médias est florissante et apporte une richesse incontournables au niveau international. A l’heure actuelle, la compagnie deviendra The Walt Disney Co. India. Pour le studio de cinéma indien, devenir une branche de Disney est le meilleur moyen de percer sur le marché mondial et non plus comme simple sous-traitant. C’est aussi pour le public occidental une garantie d’une certaine qualité. Le film La fée Clochette, a prouvé, dans l’ombre, que l’Inde recelait de grands animateurs. C’est maintenant dans la lumière que ce film perce.

La maitrise des couleurs et des ombres font de Arjun le plus beau film d’animation indienne.

Il reste dommage que le film n’est pas été achevé en restant 100% indien. Il est pourtant évident que Disney n’y a contribué que de loin, comme contrôleur qualité. Porté par un studio de cinéma, Arjuna le prince guerrier est au delà de tous les précédents projets du pays. Doté d’un budget de plus de 500 000$, et conçu dès son origine avec une direction artistique innovante. En effet, le directeur Arnab Chaudhuri avait orienté son film dès le début en s’inspirant de l’univers Anim/Manga qu’il considère plus propre à représenter les caractéristiques d’un film mature. Exit donc le style cartoon propre aux productions indiennes, place à un univers visuel dominé par la couleur, les ombres et les perspectives. Exit aussi les chansons Bollywood qui font les délices d’un public préférant les productions plus légères. Le scénario, inspiré de la longue fresque du Mahâbhârata sort enfin des sentiers battu du Râmâyana. Après Eklavya, Arjuna va offrir une intrigue plus complexe et plus dense propre à intéressé un public adulte occidental.

Le destin des personnages du Mahâbhârata sont aussi tragique que moderne.

Avant de nous pencher sur l’histoire, disons quelques mots sur les qualités visuelles du films. Enfin, enfin, l’Inde porte un projet ambitieux, loin des querelles des studios d’animations où chacun a à cœur d’offrir sa version du Ramayana, ici UTV fait cavalier seul et réfléchi avant tout à offrir, plus qu’une morale religieuse, des émotions au spectateurs. A ce propos, Krishna qui fera plusieurs apparition est vue comme il l’est décrit dans l’épopée : c’est un roi et non un dieu. Le film est dessiné dans une sorte de cell shading  : l’univers est en 3D mais donne cette impression de film animé traditionnel. Les décors sont plus traditionnels, on regrette cependant certaines incrustations vidéo des moins heureuses. Le chara-dessign est excellent et ne varie jamais d’un ton : pas de disproportion des personnages (sauf hélas avec quelques animaux comme on l’avait vu à l’époque dans Aladdin). L’animation est d’une grande fluidité, mais parfois trop rapide (notamment lors des travellings) : c’est un vrai plaisir que de voir chaque doigt animé, de voir bouger la queue d’une vache et aussi de découvrir des personnages non figés etc. Malgré tout, on a quelques fois le sentiment que les personnages sont mal insérés dans leur décor. Les animations de foules sont, par contre, impressionnantes. Il y a donc de la très grande animation qui côtoie des séquences plus décevantes (rappelons que la série Krishna était impeccable à ce niveau là, mais moins ambitieuse). Les nombreuses scènes de combats, inspirées des arts-martiaux indiens comme le Kalaripayattu et le Thang-Ta sont impressionnantes par leur qualités, et disons le, inédite en animation. L’ensemble reste très agréable et d’un haut niveau.

Dans les scène de foule, chaque personnage est animé. Chacun ayant, en plus, des traits bien distincts.

L’histoire de ce film ce passe avant la grande bataille racontée au centre de l’épopée. Dans Arjun The warior Prince, il s’agit avant tout de dévoiler les raisons de cette grande tragédie future qui réside dans cette guerre fratricide qui décidera du sort de milliers de guerriers. L’histoire commence dans l’ermitage de Drona, la scène n’est pas sans rappelé les références d’une série comme Spartacus. Les 5 pandava-s sont amenés auprès du maitre afin de bénéficier de son entrainement, à l’instar de leur 100 cousins les Kaurava-s. L’inimitié entre les deux familles est déjà transparente mais les vertus des 5 fils de Pandu brillent parmi les nombreux élèves de Drona. L’un plus que les autres, Arjuna. Duryodhana est le Kaurava le moins prévenant envers ses cousins. La scène de la course de char, en plus de montrer tout le talent des animateurs, permet de mettre en exergue cette inimité. On découvre également la fraternité sans failles des 5 héros et leurs grandes probités qui les distinguent de leurs cousins. Dhritarastra, règne sur le royaume prospère et vertueux de Pandu, son demi frère. Cependant, la succession est désormais ouverte et le vieux roi doit choisir comment répartir son empire entre son fils, Duryodhana et ses neveux, les 5 Pandava-s. Le monarque partage son royaume entre les deux branches cousines, ce qui n’est pas au gout de l’ombrageux Duryodhana qui va tout faire pour récupérer l’héritage des panduides.

Les architectures sont également de très grande qualité.

En puisant ses références claire à Ben-Hur, où à des productions plus récentes comme Spartacus ou Rome, le film s’inscrit dans une dramaturgie aux mécanismes classiques, ce qui permet au public occidental de se raccrocher à un référentiel connu. Pour autant, par certains moments, les choix et les actions des personnages n’apparaitra pas aussi claire aux spectateurs peu familier avec cette culture. Peut-être certains éclaircissements auraient étés nécessaire pour rendre la lecture du film plus aisé. Quoi qu’il en soit, malgré ses défauts, le film est assez riche et divertissant pour intéresser le spectateur français. Si vous appréciez les histoires héroïques, le ton dramatiques de l’action, les aventures de guerriers qui défendent leur honneur et la justice ; si vous êtes allergiques aux chansons Bollywood et au histoires frivoles, alors aucun doute, Arjun, the warior prince est un film à voir. Doté d’une réalisation qu’on espérait plus et d’une mise en scène très hollywoodienne, le film de UTV Studios/The Walt Disney Co. India s’en sort avec les honneurs !

:star1: :star1: :star1: :star1: :star:

Pour aller plus loin :

http://www.livemint.com/2012/02/01230230/Walt-Disney-acquires-controlli.html

http://www.telegraphindia.com/1120516/jsp/entertainment/story_15491833.jsp#.UCYs_FIVLkd

Juil 052012
 

Sortie : 30 mai 2012
Réalisateur : Ridley Scott

Qui ne s’est jamais posé de question en regardant l’un des opus de la saga culte Alien ? Mais d’où viennent ces bêbettes ? par exemple. Ridley Scott, papa artistique du monstre, enfin pas tout à fait, disons que c’est son concepteur, car c’est bien à l’artiste Giger que nous devons la créature fantastique. Bref, je disais donc, Ridley Scott a eu l’idée de vouloir jeter enfin le voile sur les questions mystérieuses que tout fan se posait. Était-ce une bonne idée ? Pas sûr, puisque chacun, depuis le premier Alien a, dans sa petite tête, déjà imaginé plusieurs réponses. Imposer alors au fan UNE réponse semble alors un pari plutôt risqué.

En matière de science-fiction, les américains parviennent vraiment à nous dépayser.

Le film qui relate des évènements antérieur va devoir pourtant composer avec les technologies numériques en matière d’effet spéciaux. Là où l’on craignait un syndrome à la Star Wars (genre R2 équipé de fusée pour se déplacer alors qu’il n’en a jamais après), Prometheus a su faire preuve de mesure et d’intelligence pour éviter ce genre d’incohérence. C’est ainsi qu’on découvre la génération antérieur d’androïde avec un certain plaisir. Les caissons de cryostase sont également plus rudimentaires. Bref, le fan de science-fiction se régale du savoir-faire du réalisateur qui a su tirer partie de la saga pour offrir, dans la continuité, le même univers technologique.

On retrouve l’ambiance claustrophobique propre à Alien

Là ou l’enthousiasme retombe, c’est quand on découvre les chevilles scénaristiques fumeuses qui ont été employé pour que Prometheus se face le relais des théories de Chariots of God? le livre d’Erick Von Däniken écrit dans les années 60. C’est quoi ce livre ? C’est le livre à l’origine de la théorie selon laquelle l’homme descendrait des ET… Vous gloussez ? Hélas, c’est bien ce prétexte qui va pousser une équipe de scientifiques à partir explorer l’espace vers une planète que, accrochez-vous bien, nos parents troglodytes ont répertoriés. Bref, c’est là que nos compères vont atterrir, sur une planète ressemblant étrangement aux champs de Nasca. Et sans même faire un repère de l’endroit, comme des mouches découvrant un gros étr… ils vont immédiatement se poser prêt d’un tumulus des plus étranges.

Bref, alors le film est assez mou, et n’a rien de réellement angoissant. Ici le propos est de nous faire découvrir un univers en détail plutôt que de nous faire sursauter. La photo est élégante, la technologie futuriste dès plus agréable et fascinante mais l’histoire est aussi transparente que la salive d’un Alien. En somme, nous nageons ici dans le déjà-vu, et n’attendons aucune surprise particulière. Quant à la réponse à la question d’où vient l’Alien, certain diront qu’elle détruit le mythe, d’autre qu’elle était évidente. Chacun se fera son opinion. Un film agréable mais loin d’être excellent.

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Avr 152012
 

Éditeur : Electronic arts
Développement : Bioware
Sortie : 8 mars 2012

Alors que Mass Effect 2 avait en grande partie remodelé le game-play de son prédécesseur, Mass Effect 3 se contente de poursuivre l’aventure sans bouleverser les habitudes des joueurs. Quant à la trame scénaristique, là encore on pourrait imaginer que Mass Effect 3 n’est qu’un énorme add-on car quelques mois seulement séparent les 2 derniers titres de la saga. Mass Effect 3 serait-il pour autant un jeu sans surprise ?

J’entends les hordes de fans (dont je fais partie) hurler à tout les vents : non bien-sûr, ME3 (je ne vais pas écrire le nom en toutes lettre à chaque ligne !) n’a rien d’un titre réchauffé. Et si le titre ne prend pas la peine de revoir son moteur de jeu de fond en comble, c’est que c’est déjà une sacrée bécane bien huilée. Certains mécanismes du premier opus avaient besoin de gagner en clarté, afin de libérer votre commando des contraintes physiques imposées par le manque de souplesse des commandes. Depuis que Shepard se plaque au mur, donne des mandales il ne restait pas beaucoup à faire pour Bioware. Sauf, revenir a certains bon point du ME1 comme le modding des armes, mais de façon plus modérée (plus besoin de changer les mods en fonction de la mission). Bref, ME3 est donc le petit frère du 2 qui se régénère avec des ingrédients du premier. Et côté graphismes, on est carrément un cran au dessus ! Le jeu techniquement est une belle bête et qui plus est, offre moins de bugs que les deux opus précédents (enfin Shepard ne lévite plus !).

On apprécie encore les phases de dialogues très riches et la qualité du doublage.

Le jeu reste donc le même, mais on perd le plaisir des grandes missions de plus d’une heure. ME3 a une durée de vie équivalente aux autres titres, mais a contrario, ce sont une majorité de courtes missions de 30 minutes auxquelles vous aurez le droit. Comme dans le second opus, la Citadelle sera réduite à seulement cinq étages, par contre les stations d’Ilium, d’Omega ne seront plus visitables. Du reste, vos aurez moins de boutiques à disposition et moins de personnages à rencontrer. C’est simple, en dehors des missions, les dialogues sont concentrés sur la Citadelle. Le monde semble donc se resserrer artificiellement.  Même si le chaos engendré par les moissonneurs y est pour beaucoup, il n’en reste pas moins que Mass Effect 3 apparait moins ouvert. Le schéma Citadelle/missions est bien trop récurent.

C’est vrai que dans un sens, le coté RPG s’amenuise pour laisser place à un actioner bourré de testostérone virile. Le jeu est vif, et rythmé. Il n’y a plus de place pour les digressions et les pauses narratives. Pour autant, Mass Effect 3 fait fort dans les sentiments. Rares sont les titres qui feront autant appel à vos émotions. Plus qu’un film, vous, joueur, vous vous sentirez bien plus responsable dans le tissages des évènements qu’un simple spectateur. Il sera plaisant de découvrir que Bioware a jugé bon de libérer vos coéquipiers de votre tutelle. Je m’explique : comme vous, ils prennent leurs habitudes dans la Citadelle et le Normandy. Comble du raffinement, les personnages parleront même entre eux. C’est un détail, mais qui donnent une très grande profondeur à l’ensemble et qui touchera encore plus profondément votre âme de joueur.

Quelques fois seul, Shepard devra se débrouiller avec sa pétoire.

Bioware nous avait promis que pour ME3, nos choix de joueurs  impacteraient sur le titre. De ce point de vue, on atteint ici vraiment le summum de ce qui ce fait. Shepard est vraiment votre Shepard et la guerre que vous avez menée contre les moissonneurs comme les relations que vous aurez tissées auront une réelle importance sur ME3. A ce titre vous aurez à faire un choix crucial en milieu de votre aventure et plus d’un joueur a dû s’en mordre les doigts !

Curieusement, dès la sortie du jeu, un DLC de 20 mn (Surgi des cendres) était déjà disponible. De ce côté, EA prend un peu les joueurs pour des benêts il faut l’avouer. Ce contenu vous offrira cependant un personnage qui, par ses qualités au combat, se montrera vite indispensable. Quant à la mission, elle est pour ainsi dire plutôt indigente… à l’image des missions secondaires de Mass Effect 1 (je vous disais que ME3 reprenait des ingrédients du premier). Mais comme votre équipe, contrairement à ME2 sera limitée à quelques personnages, mieux vaux ne pas s’en priver. Surtout que les dialogues avec Jaavik valent le détour.

Les cinématiques sont à vous couper le souffle !

D’un autre coté, EA vous offrira un DLC gratos (Résurgence) étoffant le contenu des missions on-line.  Quoi ME3 propose un jeu Kevin ? Pour cette question je serais tenté de répondre : oui. Car, dommage, le mode on-line ne permet pas de jouer des missions avec un commando contrôlé par des joueurs (comme par exemple dans RE5). Ce sont des missions de dézingage classiques dans des arènes reprenant les environnements du jeu. En gros, d’un point de vue gaming elles n’apportent rien, sauf que hélas, vous serez bien obligé de passer par là si vous souhaitez obtenir un dénouement plus intéressant car les parties multijoueurs impactent sur la préparation galactique !

Puisqu’on parle de DLC, parlons de Extended Cut que l’on attend cet été. La fin du jeu a laissé tant de joueurs abasourdis que Bioware a finalement décidé de revoir sa copie. Pourquoi donc ? C’est très simple, d’une la fin est un peu brouillonne et apparait comme incohérente avec l’univers de Mass Effect, de deux, vos choix n’impactent pas grand chose sur le dénouement. Vous avez deux choix finaux et le reste ne diffère que par les détails. Bref, on verra cet été si « le choix artistique » de Bioware arrivera tout de même à convaincre les fans, très déçus par ce retour de bâton.

Cerberus sera encore de la partie, trop peut être.

Mass Effect 3 est encore une bombe vidéo ludique, mais une bombe qui en a frustré plus d’un par sa fin terriblement navrante. Reste a savoir si le titre redorera son blason avec le prochain pack. Quoi qu’il soit, le jeu reste une énorme expérience de joueur. Des jeux d’une telle qualité se comptent sur les doigts de la main. Y’a t-il pour autant besoin de la version collector ? C’est à voir, le micro art-book ne contient rien d’original par rapport à l’art-book commercialisé et le DLC gratos n’est pas forcément rentabilisé par les frais supplémentaire d’une version collector. EA oblige désormais les joueurs PC a passer par la plate forme Origin. Fliqué par l’éditeur, il vous sera impossible de prêter votre jeu : un code, un compte ! Mais surtout, on ne peut que regretter le virage que prend l’industrie du jeu à vouloir mieux contrôler ses joueurs.

Évaluation

Graphismes 19/20 Tout à fait convainquant !
Jouabilité 18/20 Comme à l’accoutumé : très bonne.
Scénario 17/20 Moins creusé que les titres précédents et plus linéaire. Me3 n’offre que peu de révélations. On en apprend plus sur les moissonneurs et leur missions dans ME2.
Bande-son 18/20 On retrouve l’ambiance de la saga.
Durée de vie 19/20 40 heures seront nécessaire pour terminer le jeu, mais est ce suffisant pour conclure une saga d’un tel poids ?
Fun 17/20 Le jeu reste d’une qualité exceptionnelle, on décroche très difficilement d’un tel titre.
Note globale : 17/20
Mass Effect 3 est un excellent titre mais qui aurait dû pousser plus en avant les qualités de ses mécanismes qui en font un jeu si unique.
Mar 152012
 

Année : 1992
Plate-forme : NES
Développeur : Océan

Ne vous fiez pas au design sympa, l’intérieur est loin d’être à la hauteur…

Quel phénomène peut-il se produire pour qu’un beau jour de votre vie vous faites le vœux d’avoir ce jeu pour noël ? Et bien c’est très simple, lorsque les gamins harcèlent leur parent pour réclamer un jeu et que chacun réclame à corps et à crie un titre particulier, le choix fini par ce porter vers la voix la plus dominante. Bref, ma grande sœur était fan du film et voilà comment ce jeu tomba dans ma ludothèque.

Vu comme ça, il n’y a rien de choquant mais le jeu en mains, c’est autre chose.

Pour rappel nous sommes en janvier 1992, la Nes a déjà pas mal d’expérience et regardez ce qu’Ocean a osez faire : un jeu avec des graphismes à peine digne de SMB, le premier, hein ! Non mais, la Nes avait quand même déjà été capable de produire Adventure Island par exemple ou même Cheap and Dale en 1990 ! Ce sont surtout les sprites qui sont affreux alors que les beta sprites était plus sympa par leur coté loufoques. Là, on est au moyen-âge du jeux-vidéo, le bambin que j’étais fleurait l’arnaque à plein nez. Les graphismes sont brouillons, même si certain plateaux sont agréables, les couleurs sont plutôt correctes dans l’ensemble. Mais, il faut bien l’avouer le pire est à venir, il réside dans l’animation ! Gomez que vous incarnez doit retrouver les membres de sa familles et la façon qu’il a de se mouvoir est l’une des pire de la NES ! Gomez colle au planchez, il saute très mal et en plus le manque de précision pour franchir les ravins vous est le plus souvent fatal. La plupart du temps il faut commencer son saut un pied dans le vide. La programmation est dégueux à souhait ! Certaine fois vous réussirez votre saut, mais le plus souvent ce sera la mort directement. Le parapluie aurait pu vous sauver la mise, mais il s’ouvre souvent lorsqu’il est inutile, c’est à dire quand vous mourez ! Si ce n’était que ça, ne pensez même pas à affronter les poupées de la chambre de la gamine. Il vous arrivera de perdre votre vie en voulant écraser un ennemi, malgré la réussite de votre manœuvre, Gomez est touché à la place du fantôme ou autres squelettes déambulant. Et ce ne sont pas les seuls monstres qu’il sera simplement préférable d’éviter.

Dans le grenier, certain placard valent le détour…

Pourtant le jeu recèle de bonnes trouvailles. Si la majorité des niveaux est apparents (frigo, four, chambre) un certains nombres demeure cachés et même demandent un manipulation de votre part avant. Comme par exemple faire jouer une partition au monstre de Frankenstein pour déplacer les fantômes dans la salle de bal afin d’accéder aux jardins. Mais bon, ce n’est pas pour autant qu’y jouer est intéressant, les corbeaux vous assaillent et vous ne pouvez qu’avec peine les éviter. Et après, la plongée dans la marre est bien plus calamiteuse que celle dans Tortue Ninja ! Dans l’ensemble le jeu est donc assez dynamique puisqu’il vous faudra faire preuve d’ingéniosité. C’est encore le cas dans la salle de bain qui servira à remplir un sceau d’eau pour éteindre le feu dans une certaine cheminée (et quelle cheminée !!).

Mon parapluie se déploie pour que dure mon agonie.

Mais bon, il y a quand même des nasitude de game-play mémorable, genre : vous arrivez enfin sur le toit après avoir traversé le grenier infesté de rats et de chauve-souris, il suffit de se prendre une tuile pour retomber… dans le jardin ! Bref il faut tour refaire après ! Et le cas est récurent, mais pire, il vous cause de sévère dommage. Par exemple, en entrant dans une pièce, il vous est presque impossible d’éviter le lustre qui vous tombe dessus ou une épée qui se décroche du mur… D’autre fois, ce sont des ennemis dont les attaques sont inévitables, coincé dans le congello par exemple, une boule de glace peut être évitée, mais pas la suivante qui la colle de prêt !

Mon inventaire rempli rapidement grâce au code game génie, sinon, il me fallait plusieurs heures et une grande concentration pour parvenir à ce résultat.

Pour sauver votre famille, vous devez partir à la recherche de nombreux item comme le parapluie et ce fameux sceaux et avant cela, il vous faudra un tubas pour pouvoir vous adonner aux sports nautiques. Cette quette d’item donne un petit coté RPG à ce jeu de plate-forme, seul moteur véritable d’intérêt. Un écran d’inventaire à la Zelda affiche votre inventaire ainsi que les portrait de votre famille délivrée. Cependant, pousser votre fils coincé, dégeler Mercredi,  ne sont pas les seuls actes de bravoure à entreprendre. Gomez doit récolter une somme d’argent coquette (1 million de $) pour payer la rançon de sa femme Morticia. On peut arriver à la fin en ayant libéré toute votre famille mais sans avoir récolter la somme exigée. On se retrouve alors bloqué comme un con devant une porte hermétique et malgré le fait d’avoir déjouer tous les pièges du jeu, vous avez perdu la partie pour un ou deux billet ! Le jeu n’en est que plus frustrant tant la quette des dollars s’avère aussi aléatoire en raison de cette programmation qui freine Gomez dans sa gestuelle. Nombreux billets tomberont sous vos yeux sans pouvoir les récupérer (par exemple sur le balcon). Vous risquez à chaque instant votre vie pour un malheureux dollars. Frustrant au possible, Addams Familly vous donne l’impression de stagner. Si à l’époque, j’avais eu connaissance du code (A, B, B, A, gauche, droite, gauche, droite) pour les vie infinies, mon impression eut été différente. Mais sans système de password, Addams Family sur Nes demeure un jeu pathétique. Ce ne sont pas les 3 musiques du jeu qui améliorèrent l’ambiance du soft.

Certainement le personnage le plus aisé à sauver.

Bâcler comme c’est pas permis, Addams Family sur NES est bel et bien un jeu à Licence calamiteux. A ce demander si cet opus n’avait pas été pondu pour mettre en lumière la version SNES carrément sidérante à coté. Enfin, Océan se rattrapera avec Addams Family : Pugsley’s Scavenger Hunt qui lui par contre avait bénéficié d’un soin largement supérieur. Mais pour ceux qui auront acheté le titre à l’époque, la déception était immense. Penser comme un clone de Mario, programmé avec les pieds (on ne compte pas les erreur de collision entre autre), ce jeu sera vite oublié et c’est tout naturel.

Évaluation

Graphismes 10/20 Ils n’ont aucune saveur surtout pour les sprites !
Jouabilité 08/20 Atroce !
Scénario 12/20 Simple mais efficace.
Bande-son 08/20 N’en parlons même pas
Durée de vie **/20 Trop dur, le jeu est surtout irritant. La durée de vie n’en est que le résultat.
Fun 08/20 Naze !
Note globale : 09/20
Décevant au possible Addams Family sur Nes est à oublier.
Jan 242012
 

Sortie : 16 juin 2011
Plate-forme : PS3
Développement :  Spicy Horse
Éditeur : EA

Vendu avec Amercan Mc gee’s Alice, Alice retour au pays de la folie est un jeu qui vous propose de plonger dans l’univers dérangé d’une jeune fille traumatisée par la mort de sa famille. Premier jeu d’envergure mondial conçu à 100% en Chine, Alice retour au pays de la folie n’est en conséquence pas dépourvu de défauts. A l’heure où la PS3 parvient enfin à nous montrer ce qu’elle a dans le ventre, le joueur pourra t-il montrer assez d’indulgence pour apprécier ce titre franchement original ?

Les environnement sont  originaux et colorés.

Après une introduction contextualisant l’histoire qui se déroule sous vos yeux, le joueur comprend très vite que le jeu se développe en deux phases. La première suit l’évolution d’Alice dans la société, la seconde vous fait découvrir ce même personnage en plongeant dans le cœur de sa psyché complètement chamboulée. D’emblée vous comprenez que le vrai jeu se déroulera bien dans la tête de la jeune fille, lieu concentrant tout les problèmes de notre héroïne. Car notre pauvre Alice Lidell n’a rien à voir avec celle du Roman de Lewis Caroll : son monde intérieur, comme ses souvenirs,  sont en train de sombrer dans le chaos. Il faut se hâter pour en trouver la cause et bien sûr y remédier !

Lors qu’Alice à encaissée trop de coup, elle pète un câble !

Pour ce faire, Alice, lorsqu’elle est plongée dans ses merveilles dispose d’un arsenal « maison » qu’elle étoffera dès les premiers chapitres du jeu. Et oui, contrairement à ce qui se fait habituellement, vous n’aurez pas à relancer une seconde partie pour améliorer vos armes au maximum, vous en aurez largement le loisir in-game. Car Alice récolte par ci, par-là des dents qu’elle peut ensuite échanger contre une amélioration. Si au début, Alice ne possède qu’une lame tranchante, elle s’équipera très vite d’un moulin à poivre pour mitrailler ses ennemis, d’une théière (ça ne s’invente pas) pour les ébouillanter et… vous le découvrirez vous même ! D’autre quêtes sont disponibles aussi dans le jeu, une pour améliorer votre jauge de vie matérialisée par des roses, une autre encore pour localiser des groins (!) et bien sûr plusieurs quêtes de souvenirs…

Non, ce n’est pas un clone de Mario, mais l’esprit retro est un peu là.

Le gameplay offre pas mal de liberté, mais il est assez approximatif (un peu comme Beyond Good and Evil), cela reste très sympa de faire des triples sauts, d’esquiver une attaque et même de planer. Les chapitres qui s’enchainent dévoilent chacun des environnements riches et variés. Certains par contre, comme l’usine du premier chapitre son assez redondant et même peu intéressant. Le plus souvent, Alice saute de plate-forme en plate forme, se bat, actionne un levier et saute sur une autre plate-forme… A part ce level-design répétitif, , le jeu est original et surprenant. Souvent, des phases en 2d vous offriront la possibilité de diriger Alice dans un jeu de plate forme à l’ambiance bien retro, d’autre vous feront commander des crânes dans un labyrinthe etc. Les salles secrètes radulat vous proposeront quelques chalenges et de nombreuses glissades sur des toboggans offriront également de quoi vous décoiffer.


Le jeu permet une introspection dans la tête d’Alice via des cinématique 2D assez sympa.

Cependant, à la vue du trailer de la démo d‘Alice Madness Returnss, Lidell semblait avoir plus de possibilités : on la voit nager et user d’armes inédites. Les illustrations de l’artbook confirme cette volonté initiale des développeurs en plus de nous faire découvrir nombre de zones inédites et un bestiaire plus fourni. Que c’est-il donc passé entre le projet et la version finale ? Manque de crédits ? Manque de temps ? Ces problèmes ne sont plus aujourd’hui des phénomènes isolés dans l’industrie vidéo-ludique : c’est donc une possibilité. Quoiqu’il en soit, les fans restent amères et espèrent qu’une version Dx du jeu sortira pour combler les attentes.

Dans le prochain Alice, qui sait, Lidell pourra nager…

Oui, Alice retour au pays de la folie n’est pas le jeu de l’année, oui, il a des défauts comme cette fichu camera, oui quelques fois pour n’aurez qu’une envie : poser la manette à cause de ces cheakpoints mal placés , mais sincèrement l’expérience de jeu est là ! Ces dialogues décalés, ce monde lugubre, cet imaginaire généreux sont autant de qualités qui renforce ce titre.

Évaluation

Graphismes 16/20 Un jeu indépendant ne peu pas rivaliser avec les gros studios.
Jouabilité 16/20 C’est pas extraordinaire, mais ce n’est pas mauvais.
Scénario 18/20 Découvrir l’histoire grâce à la quêtes des souvenirs, c’est vraiment une bonne idée.
Bande-son 16/20 Rien d’extraordinaire, elle colle bien au titre.
Durée de vie 19/20 Jeu assez riche avec un bon replay-value grâce aux quêtes.
Fun 17/20 Le jeu aurait pu être plus sympa sans ces moments crispants du au game-play maladroit.
Note globale : 17/20

Une petite note généreuse pour un petit studio plein d’avenir !

Jan 032012
 

Sortie ciné : 12 janvier 2011
Réalisation : Hiromasa Yonebayashi
Production : Ghibli

Je ne voulais absolument pas manquer la sortie en Blu-ray d’un film aussi fascinant qu’Arrietty. On collectionent les Dvd Ghibli à la maison, c’était l’occasion rêvée d’essayer un Blu-ray Buena Vista. Pourquoi ? Parcequ’ Arrietty m’a subjugué au cinéma : enfin je retrouvais les Ghibli qui m’avaient tant marqué ! Voici ni plus, ni moins l’un des meilleurs films produit par la société japonaise. A la réalisation on découvre Hiromasa Yonebayashi qui pour son premier film a enregistré le record de 7,5 millions d’entrées dans l’Archipel ! Il est vrai que Miyazaki, le père, a depuis une dizaine d’année tendance à tourner en rond et son fils est loin d’être le talentueux génie qu’on l’on pouvait attendre. Alors verrait-on émerger avec Arrietty un nouveau grand nom de l’Animation Japonaise ? Assez de blabla et venant en au fait.

Sorti en octobre 1998 au USA, le film « Le petit monde des Borrowers » narrait l’histoire d’une famille de lilliputiens vivant dans la maison d’une seconde famille bien humaine. La fille de chapardeurs portait le même nom que notre héroïne. Je ne peux vous en dire plus, à noter qu’il sera diffuser sur Sifi le 07 janvier. Pour ceux qui ont la chaine, c’est l’occasion ! Sachez cependant que les deux films sont des adaptations d’un roman anglais pour la jeunesse  » Les chapardeurs » écrit par Mary Norton en 1952. Voilà pour les curieux.

Arrietty aime l’aventure, sa chambre est à son image.

Venons-en au film. Arrietty vous propose de suivre l’histoire de deux personnages bien différents. Sho est un jeune garçon qui vient emménager à la campagne, chez sa tante, afin de se reposer en vue d’une futur opération. De l’autre coté, au niveau des orteils de Sho, ce trouve une toute petite jeune fille de 13 ans qui répond au nom d’Arrietty. Il a suffit d’un bref instant pour que notre jeune malade soupçonne la présence d’un petit être féminin vagabondant entre les fleurs du jardin. On suit donc la vie de ces deux jeunes gens qui vont à terme ne plus pouvoir s’ignorer l’un l’autre. On sera charmer de découvrir l’ingéniosité de ces petits êtres qui utilisent avec débrouillardise ce que nous avons l’habitude d’oublier ou de jeter. Un simple morceau de sucre faisant le bonheur de toute une famille pendant plusieurs mois. La curiosité gagnant nos deux jeunes protagonistes, ils domineront leurs craintes comme leur impatience pour se découvrir l’un l’autre avec la plus grande réserve, jusqu’au moment où chacun devra offrir à l’autre un secours à sa mesure.

Sho malade est un personnage un rêveur qui cache un tempérament très doux.

Le réalisateur nous raconte cette délicieuse histoire en jouant sur ces deux point de vue radicalement différent. Comment est perçu le monde par des créatures confrontées à la dangereuse vie de l’extérieur, peuplée d’animaux gigantesques comme les corbeaux ou les chats. Et de l’autre coté, le point de vue des humains qui soupçonnent ou espèrent bien qu’il existe tout prêt d’eux des êtres semblables , mais bien fragiles et minuscules.

Le film nous transportera dans un monde ou le rêve est tellement proche de la réalité, ou l’hymne à la nature s’efface devant la fragilité de la vie et la beauté des sentiments humains. On veut croire à chaque moment de l’histoire qu’une vie en symbiose est possible entre ces êtres radicalement différents. Sans être moralisateur, ni même juger les faiblesses du cœur des hommes, Hiromasa Yonebayashi, nous livre avec détachement une vision du quotidien des plus charmants.

Les humains même par simple curiosité peuvent bouleverser sans le vouloir la vie des êtres qui dépendent d’eux.

On lit sur le Web francophone que ce film est loin d’être d’être un grand Ghibli, le cahiers des charges Miyazaki étant mis de coté, on le considérée alors comme un égarement du Studio. Pourtant, intelligent et riche, Arrietty a de quoi charmer et surprendre. Loin des clichés du genre, et sortant enfin des sentiers balisés par Miyazaki, Arrietty n’en conserve que la sacro-sainte héroïne au caractère bien trempé mais gracieusement positive. Pas de créatures fantastiques, pas de romance centrale ni même de message ostentatoire. Pour autant, par ses propres moyens, Arrietty demeurera un grands moment.

:star1: :star1: :star1: :star1: :star:

Nov 302011
 
Plate-forme : Playstation et Playstation store
Développement : Crystal Dynamics
Sortie : 1996
« Tuez les humains à coup d’épée, c’est bien, mais boire ensuite leurs sang, c’est mieux »


Après cet anecdote fort morbide de notre cher Kain, je vous présente cette semaine un jeu qui risque fort de vous surprendre.
Blood Omen : Legacy of Kain est un jeu d’aventure et d’action, crée par Eidos et développé par Crystal Dynamics, sorti en 1996 sur Playstation et PC.
Mais ceci n’est pas n’importe quel jeu, car pour une fois, on y incarne le mal, et pas n’importe qui… Les Vampires.
Donc autant dire que ce jeux ne racontera pas l’histoire des Télétubbies.
Tout ce qui y’a de + gore sera de la partit : Sang, mot morbide, violence à souhait … bref la total.
A l’époque ce jeux était interdit au moins de 16 ans pour cause de violence, etc … Donc il fallait pas donner ce jeu à n’importe qui…. Bon certe aujourd’hui ce jeu nous fait plus rien mais, en ce temps là, ce jeu pouvait faire parti d’un jeu d’horreur …

Histoire

L’histoire se déroule à une époque à mi-chemin entre le Moyen Age et la renaissance. Kain est un jeune noble arrogant et épéiste moyen. Alors qu’il se voit refuser le gîte dans une auberge, il est sauvagement assassiné par une dizaine de brigands. Cependant au lieu de rejoindre l’au-delà, il se voit offrir une chance de se venger. Mortanius le nécromancien lui propose une résurrection pure et simple. Ne mesurant pas les conséquences de ce marché, Kain accepte sans réfléchir à ce que lui attend sa véritable quête … Sera t-il apprécié son nouveau corps et réussir à ce venger ?
La guerre entre les forces du mal et du bien ne fait que commencé …

Gameplay

En soit tout est parfait, malgré un problème sur la variance de la difficulté qui varie en fonction de la zone … Normalement plus on avance dans un jeux, plus cela nous désavantage, et bien ici on ne sait pas vraiment à quoi s’en tenir. En gros on est dans une zone ou la difficulté est maitre, puis la zone d’après tout redevient facile.
Sinon de nombreux sorts nous permettront de savourer la torture que l’on pourra commettre sur les humains mais au niveau des améliorations, la c’est autre chose.
Mais le pire soucis du jeu sera les chargements de carte. Ils y’en a trop. On rentre dans une maison, on a un chargement, on y sort pareil. Je sais c’est vite lassant.

Durée de vie

Compté environ 50h de jeux pour le finir à 100% car l’histoire est assez longue et de nombreux secret sont dissimulé voir même caché où d’autre obtenu que jour de Pleine Lune.
Mais attention à ne pas les loupé sinon …

Graphisme

bah je vous avoue que franchement ils se sont pas cassé pour cet catégorie.
Les endroits se ressemblent presque tous. En gros changez les palettes d’un endroit et hop vous obtenez une nouvelle zone … Bref ne vous attendez pas à du lourd.

OST

Niveau musique, tout est parfait.
L’ost du jeux est exactement l’ambiance que dégorge le jeux. En fonction de la zone et de l’histoire vous obtiendrez une musique macabre, triste où sombre.
L’extase!

Conclusion

Blood Omen : Legacy of Kain
s’en sort donc extrêmement bien encore aujourd’hui pour un jeux de 1996.
Il restera dans les mémoires et continuera d’être l’un des meilleurs jeux sur PSX qui prendra pour la 1er fois un thème non abordé dans l’histoire du jeux vidéo… Le mal.
Le jeu est d’ailleurs ressortit sur le Playstation Store pour revivre cette pure … aventure.
Sachez qu’une suite sortira quelque année après sous le nom de Legacy of Kain – Soul Reaver où sinon dans les années 2000 dans Blood Omen 2 : Legacy of Kain.

Évaluation

Graphisme 10/20 = Les GFX se ressemble presque tous, juste la palette qui change.
Jouabilité 18/20 = Rien de compliqué pour y joué.
Scénario 20/20 = Une histoire magnifique et envoutante.
Bande-son 20/20 = Nous met bien dans l’ambiance du jeu.
Durée de vie 16/20 = Raisonnable même si attendre la pleine lune nous fait perdre notre temps …
Fun 14/20 = On s’en lasse pas mais les chargements nous pompe l’air.
Note globale : 16.3/20 = Superbe même si ils auraient pu faire beaucoup mieux.
Nov 222011
 
réalisateur : Takashi Yamazaki
année de sortie dvd français : 2011
C’est cliché ? Non c’est Space Battleship !

Voilà quelque mois ou j’errais à la Fnac ou au Virgin (allez savoir ?) je tombe sur la pub tapageur de ce long-métrage plein de promesse : un star wars à la sauce japonaise. J’aurais pu trembler en repensant à Son Kukaï, mais les images de combats du trailers étaient si parfaites, le frustration de n’avoir, en dehors des Star Wars, aucun film du genre m’a fait penser le contraire. Et si j’avais su que le film était tiré d’une histoire du papa d’Albator, mâitre Matsumoto, j’aurais craqué sans réfléchir. Je n’ai donc pas acquis le film en temps et en heures, fort heureusement…

Il y a dans ce film des scènes plutôt bien foutues quand même…

En effet, ce film est une véritable douche-froide, une claque qui sens la nanardise à 1000 mètres ! D’emblé le scénario est loin d’égaler celui d’Albator et ne possède pas le charme de Guns Frontier. Il est vrai qu’en France, à part ces quelques séries et Galaxie express et Railways on ne connait pas grand chose de l’oeuvre de Leiji Matsumoto. Certain ont encore un vague souvenir de l’oiseau bleu qu’il avait charadessigné, mais ce ne sont là qu’une infime partie de son travail. Est-ce à dire que Space battle ship soit à la hauteur de l’oeuvre originale, il est difficle de le savoir à cause du manque de lissibilité de Matsumoto en France. C’est donc l’adaptation qu’on critiquera.

… L’effet LSD je pense. Ou l’Oréal ?

La première chose qui frappe le spectateur est le jeu d’acteur caricatural au possible. Tout est surjouer (la première scène où notre sympathique héros est blessé par un projectile renvoi, en soustrayant la gravité de l’action, à la bataille du sanctuaire dans Saint-Seya).  Les expressions sont emphatiques. Noter l’enthousiasme militaire après chaque répartie d’un supérieur, ce ton sec et bref est si systématique qu’il commence par vous faire rire mais fini, par sa répétitionpar vous agacer ! On nage dans le cliché manga mais ici en « live » comme disent les japonais, ça donne un effet des plus ridicules ! On lit sur le web qu’il s’agit là d’une façon propre au japonais de jouer. C’est vrai lorsqu’on est habitué aux série lives (et kitch) genre Kimi Wa pet et autre Sentaï, mais quand on lorgne du coté des grands cinéastes japonais, comme Takeshi Kitano, on ne peux qu’être indigné de ce genre de remarque. La prestation d’acteur, on l’aura compris correspond à celui d’une série japonaise et à celui du cinéma des séries B comme Jun-onRingu dont le seul jeu d’acteur a suffi à justifié une adaptation américaine.

Voilà un moment dramatique (je précise).

Pour rester sur les personnages, admirons les rôles qui leur sont attribués. Là encore, on est en plein dans le délire. Le pilotage du Yamato et la direction des équipages sont confiés à pique-nique-douille sans tenir compte de la hiérarchie militaire. L’héroïsme que l’on vous impose d’admirer, n’est que rébellion à cette hiérarchie qui vaudrait pour le peloton d’exécution en temps normal. On lorgne vers le Star Wars mais on se rit de la crédibilité la plus élémentaire. Noter aussi que les costumes n’ont pas plus de sens : la tenue de rigueur est celle d’une bande de motards ! Et l’on ne parle même pas des coiffures, coiffures qui par leurs fantaisies sont acceptables dans un manga, mais intolérable à l’écran.

Puisqu’on parle de Star Wars, il est inutile ici d’énumérer les plans parodiés à la saga de Lucas. Regardez ceux dans les cockpits où encore les scènes de tirs. Là où l’on attendait du nouveau, Takashi Yamazaki fait dans le déjà-vu, mais là où l’on espérait des références normatives, le réalisateur fait dans l’absurde.

N’ayez pas peur : voici les sauveurs de l’humanité !!!

Enfin on reste navré des références outrancières au régime Nazi que les japonais ne rougissent même pas à vanter. Ce qui était compréhensible en 1974 (date de la création du Manga) aurait dû être reconsidéré à l’aune du XXIe siècle. Que le vaisseau porte le nom du Yamato reste acceptable, puisque ce dernier fut créé à partir de l’épave du cuirassier japonais, mais cela aurait dû s’arrêter là. Les références aux ennemis du premier Yamato comme étant une menace, font froid dans le dos aujourd’hui, comme si les japonais n’avaient encore rien appris de l’Histoire. Enfin raccourcir l’humanité aux seuls japonais (comme le font les étasuniens d’ailleurs), rappelle ici les thèses les plus affreuses du nazisme. C’est donc une œuvre nationaliste qui effleure les pire relent nauséeux possible.
Je veux bien qu’on soit fan de Manga, de Space Opera et que Matsumoto ne soit pas n’importe qui, mais de-là à ce réjouir de l’adaptation qui en a été faite, il y a un gouffre ! Est-ce le fanboyisme qui fait perdre aux spectateur la clairvoyance la plus basique ? Long, verbeux et insolent, voilà ce qu’on pourra retenir de ce film. Lorsqu’on parle de sauver l’humanité d’une menace atypique, on s’attend à un propos plus ouvert.

Reste alors le film animé de 2009 Space Battleship Yamato Rebirth qui espérons-le, vaux mieux que cette adaptation largement oubliable.

Nov 152011
 
sortie : juin 2009
Réalisateur : Henry Selick

Adapté d’un conte de Neil Gaiman, Coraline est un film animé qui s’adresse autant aux enfants de plus de 10 ans qu’aux adultes. De toute évidence, Coraline est très loin de ce qui se fait en ce moment dans le monde de l’animation occidentale. Situé à des années lumière des films formatés comme Raiponce et compagnie, Coraline saura saisir les spectateurs en mal d’originalité. Cela ne signifie pas que Coraline soit un film rébarbatif, bien au contraire, c’est un titre richement narré et savemment mis en scène que nous propose ici Henry Selick (L’étrange Noël de Monsieur Jack).

L’univers de ce film d’animation, bien que sombre, est très enthousiaste et positif. Il a aussi le mérite, pour une fois, d’oser remettre en cause l’image ultra favorable des parents dans ce genre de production. En ce sens, et aussi pour l’aventure et le dépaysement offert, Coraline ressemble au voyage de Chiiro. Coraline Jones est donc une petite adolescente qui vient d’emménager dans une grande et vielle maison. Ses parents, trop occupés, ne la remarque que peu, ce qui laisse la fillette dans un profond ennuie. Son caractère aventureux va donc la pousser à partir en exploration. Et quoi de mieux que cette vielle maison pour s’adonner à cette activité ?

Le voisinage de Coraline est déjà en soit un élément de curiosité. On y trouve un russe excentrique, M.Bobinski deux étrange femmes, Miss Forcible et Miss Spink qui offriront à Coraline une pierre autour d’une tasse de thé. Un garçon du nom de Wybie qui permettra à Coraline de s’intérooger sur les évènements ainsi qu’entre autre, un chat mystérieux… L’intrique va se tourner autour d’une porte secrète que seule Coraline aura trouvée. Cette porte la mènera vers un monde parallèle où s’y trouvera de nouveaux parents, bien plus attentifs à leur fille mais dont la particularité réside dans leur yeux en forme de boutons…

Dans ce huit-clos animé par de tels personnages haut en couleur, Coraline trouvera suffisamment d’occupations pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il faudra à notre héroïne plein de ressources pour déjouer les pièges que dans sa touchante naïveté, elle ne soupçonnait pas. Le suspense vous tiendra en haleine dans cette atmosphère lugubre mais, comme nous l’avons dit, toujours bon-enfant. Voici in Dvd/ Blue Ray à s’offrir sans hésiter !