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Nov 112011
 
Plateforme : PS Store
sortie : 8 juin 2011
Editeur : Ubisoft

Voilà un titre qui lors de sa sortie sur GameCube, PS2 et PC en 2003 n’a pas atteint le succès escompté. Et pour cause, Jade l’héroïne de Beyond good and evil HD ose ne pas exhiber une paire de seins surdimensionnés et ne dézingue pas non plus à tour de bras vêtue d’un simple string.  Ce qui était en 2003 un suicide commercial reste, parmi les dernières sorties, un handicap de taille pour aguicher le joueur en mal de sensations. Beyond good and evil HD s’adresse donc à un public qui cherche quelque chose de plus subtil dans le jeu vidéo et qui n’a pas l’habitude de se limiter aux seuls graphismes pour arrêter son jugement.
J’avoue avoir raté ce jeu à l’époque, plus intéressé que j’étais par le retrogaming. Voici l’occasion de rattraper le coup grâce à cette version HD qui sort en guise de mise en bouche avant le second opus qu’on attend avec enthousiasme.

Graphiquement le jeu est loin d’être une claque visuelle, mais la qualité HD permet de faire l’impasse sur la faiblesse des polygones et offre même une vraie immersion. Car l’univers de Michel Ancel le créateur de Rayman a de quoi charmer plus d’un joueur. Dans un monde ou les FPS sont légion, il reste encore une place pour les jeux plus oniriques et plus inventifs. Alors il faut en profiter ! Beyond good and evil HD ne dépayse pas seulement par son ambiance hors norme proche d’un animé des Studio Ghibli, il est aussi bourré d’humour et de second degré et les personnages loufoques mais crédibles sont profondément attachants. Ce titre vous projette dans un monde qui côtoie la science fiction et l’aventure et qui rappelle par certains côtés les vieux RPG.

Concrètement, Jade dirige un orphelinat dans un vieux phare isolé  et  son petit nid douillé semble loin de la sécurité qu’offre la citadelle. Accompagné de Pey’jun vieux roublard de cochon, vous partirez à l’aventure sur l’île afin de subventionner votre orphelinat qui tombe en ruine. Sans vous, les pauvres mômes ne sont rien. Vous rentrez dans le vif du sujet dès le début lorsque le phare se fait attaquer par des DomZ, des créatures extra-terrestres qui menacent votre planète Hillys. Fort heureusement, les sections Alpha, une milice surpuissante, vous vient en aide in extremis. Armé de votre appareil photo, vous aurez la possibilité d’arrondir vos fin de mois en répertoriant la faune locale. Mais très vite, votre intrépidité va vous confronter aux DomZ ce qui vous vaudra de vous faire remarquer par les sections Alpha et le groupe « terroriste » du réseau IRIS. Au fur et à mesure le scénario va se montrer de plus en plus riche et complexe, Jade devra choisir son camp si elle veut parvenir à découvrir la vérité, car la naïveté dans ce monde de brutes est loin d’être une force et notre héroïne ne peut se désintéresser des disparitions mystérieuses qui se multiplient autour d’elle.

Le game-play vous ouvrira les portes de multiples quêtes annexes qui se grefferont sur une trame principale des plus palpitantes. Le passé de Jade se révèlera petit à petit dans un scénario où l’intrigue et les rebondissements sont légion. Vous sillonnerez les eaux avec votre Hovercaft qu’il ne tiendra qu’à vous de tunner afin d’en améliorer les performances. Pour récolter des perles de Vorax fort prisées au marché noir, quoi de mieux que de se lancer à corps perdu dans des courses motorisés des plus déjantées ?

Dans ce tableau idyllique il y a bien quelques points noirs, d’abord celui des angles de camera pas toujours au top. Ils seront mêmes quelques fois carrément gonflants. Certains passages du jeu semblent un peu moins travaillés et la redondance  de l’action pourra vous énerver. Dès fois même on s’interrogera sur l’enchainement des actions ce qui pourrait vous amener à être bloqué. Tout n’est pas forcément très clair et très cohérent et certains combats comme celui du boss de fin aura de quoi vous irriter. Mais, Beyond good and evil HD a malgré cela de quoi vous charmer. Certes le jeu est loin d’être parfait dans sa programmation et dans son action, mais l’univers est tellement frais, les personnages tellement attachants que le sentiment qui vous restera ne sera que positif !

Évaluation

Graphisme 14/20 Rien de miraculeux, c’est du graphisme de 2003 mais en HD.
Jouabilité 16/20 Ni géniale, ni naze, le jeu se prend en main assez aisément.
Bande-son 16/20 Rien de cinématographique, mais une ambiance bien trouvé et surtout fun !
Durée de vie 17/20 Tout à fait classique, juste ce qu’il faut.
Scénario 16/20 On part de l’anecdote à un scénario bien plus entrainant, l’évolution de l’intrigue est bien ficelée.
Fun 16/20 On s’amuse franchement mais certains passages en feront criser plus d’un, hélas…
Note globale : 16,5/20
Sep 112011
 

Éditeur : Eidos Interactive
Développeur : Rocksteady
sortie : aout 2009

Avant que ne sorte la suite de ce titre extraordinaire, on se devait de vous faire un test maison de Batman Arkham Asylum. Le jeu a déjà deux ans dans les pattes alors me dirait vous, il faut être indulgent avec ce titre. Eh bien non, je ne le serai pas ! Car Batman Arkham Asylum n’a nul besoin de notre indulgence pour nous tenir en haleine durant plus de 10 heures de jeu. Voici enfin un titre de la licence du chevalier noir qui ne reprend pas la linéarité des films ou des séries desquelles il s’inspire. L’homme chauve-souris fait cavalier seul dans le monde vidéo-ludique sans se restreindre aux cadres d’un film. Comble du bonheur, l’histoire ne ressasse pas encore les mêmes événements qui collent à la peau du personnage dès son origine. Non, Batman Arkham Asylum ne prend pas son public pour des nourrissons venant de la dernière pluie. Il sait que le joueur en connaît un rayon et c’est donc un personnage avec un long et lourd passé que vous incarnez. Il connait ses ennemis et ne va pas à l’affrontement en tergiversant.

Ce type là ne fera pas le malin longtemps…

Le jeu ne se permet pas non plus de tout remettre en cause et on sent que Rocksteady a un grand respect pour ses ainés. L’univers fait donc écho aux Batman de Tim Burton qui a su si bien retranscrire l’ambiance de Gotham City. ET on retrouve également avec plaisir l’ambiance de la série animée des années 90. Chapeau bas pour l’équipe française qui a repris tous les doubleurs de la série, c’est avec plaisir qu’on reconnait la voix d’un Joker Hilare ou d’un Epouvantail déjanté. Batman se retrouve donc au milieu des fous de l’asile d’Arkham et il va lui falloir agir subtilement pour déjouer les pièges du Joker qui vient de prendre le contrôle de l’île… Le jeu joue donc à la fois sur l’infiltration comme au bon vieux temps de Metal gear Solid et aussi sur l’action en bon Beat-them-all bien retro. Le tout agrémenté à la sauce Batman. C’est à dire avec l’usage jouissif de ses nombreux gadgets ! Car oui, on y retrouvera tout les gadgets du Batman de Tim Burton et même davantage ! Quelle joie que de se suspendre à une gargouille pour attraper un sbire du Joker ! Quel plaisir que de grimper comme une flèche vers les cimes les plus hautes en un clin d’oeil sous le regard médusé de vos adversaires !
Encore un gars qui va se retrouver saucissonné au bout d’une corde…

Les mêlées sont légion et peu être un peu confuses quelques fois, mais vous viendrez vite à bout des situations les plus difficiles. Un petit mot sur les bosses qui va venir noircir ce tableau idyllique. Ils ne  sont pas franchement passionnant. On aurait pu s’attendre à un peu plus d’action et d’innovation de ce coté là. Les affrontements sont des plus classiques. Sans être rebutants, ils manquent franchement d’intérêt.  Le boss de fin qui aurait pu être grandiose, fait dans la sobriété et le déjà-vu. Pas de grosses sueurs, ni de montée d’adrénaline à l’horizon dans ce Batman Arkham Asylum. Tout  rappelle l’ambiance d’une longue nuit d’insomniaque, obnubilé par une quête fantastique qui prend le temps de se raconter. On apprécie l’usage de la vision spéciale permettant de scanner votre environnement. Un top pour contextualiser les objets interactifs comme les bouches d’aération. Il va vous falloir en abuser si vous voulez vous la jouer justicier invisible.

La vision nocturne du chevalier noir aide à l’élaboration d ‘une stratégie d’attaque.

En dehors de ce Gameplay général carrément ravageur, vous pourrez aussi relever les défis d’ Édouard Nigma que cet esprit taquin a cachés partout sur l’île. Vous pourrez aussi partir faire la quête des enregistrements des entretiens avec les patients, source croustillante de petits secrets ! La liste ne s’arrête pas là mais je vous laisse découvrir les trouvailles qui agrémenteront votre partie. Ajoutons qu’un mode défi est également disponible vous permettant de prouver votre valeur dans une arène. Bref, Batman Arkham Asylum est un mythe !

Évaluation

Graphisme 17/20 Encore très bon aujourd’hui !
Jouabilité 18/20 Les combos ne sont pas toujours faciles à réaliser.
Bande-son 17/20 Au poil !
Durée de vie 17/20 Très honorable.
Scénario 16/20 Rien d’extraordinaire la mise en scène donne le rythme a elle seule.
Fun 19/20 Encore ! encore !
Note globale : 17,5/20
Août 182011
 
Année de production : 2007
Studio : Production IG
Réalisateur : Kenji Kamiyana

Voilà un bon moment que nous devions vous présenter ce titre. Mais faute de temps, vous n’avez rien vu venir. Pourtant, Serei no Moribito est l’une de ses série qui trônent au firmament de l’animation de ces dernières années. C’est une série animée, certes, mais une série qui s’apprécie comme un grand film d’animation réalisée par un maître. Que ce soit dans sa réalisation, dans son scénario dans sa mise en scène, tout concourt à vous estomaquer dans votre fauteuil. Même les musiques, signées Kenji Kawai ne sont pas en reste ! La messe est dite.

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Est-il besoin de vous parler de l’intrigue pour vous donner envie de tenter l’aventure avec Balsa, l’héroïne de cette série ? Je ne le pense pas, mais puisqu’on y est, allons y. Balsa est un personnage qui possède déjà un lourd vécu. Les événements de la vie, ont obligé notre experte en art martiaux à prendre la vie de 8 personnes. Pour se racheter, Balsa à entrepris d’en sauver autant. Parcourant le pays, Balsa croise un convoi impérial. C’est alors qu’un incident se produit, la vie du très jeune prince Chagum est en jeu. Sans hésiter, elle le sauve, non sans remarquer que le jeune prince semble lié à une force mystérieuse…

Les vies de nos deux protagonistes vont se retrouver liées pendant ces 26 épisodes,  Balsa ayant fait le serment de protéger Chagum des dangers qui le menacent. Le déroulement de la série va plonger les spectateurs dans un univers passionnant qui dévoilera une riche intrigue, savamment orchestrée. En plus, d’une enquête qu’il faudra conclure pour résoudre les causes de cet acharnement, une quête ésotérique parallèle se dénouera offrant toute la richesse de l’imaginaire médiéval japonais.

Serei no Moribito est avant tout une aventure humaine qui touchera par la profondeur et le réalisme des sentiments qui y sont exposés. Le caractère des personnages est réellement saisissant et rien ne rompt l’ambiance envoutante de cette série. Ici, pas de facilité scénaristique, ni de cliché calibré pour le grand public. C’est avec plaisir qu’on ne verra pas de bouncing boobies ou autre humour régressif, voire, dégradant qui sont aujourd’hui hélas légion dans la quasi totalité des productions sortant de l’archipel. Serei no moribito est un must dans le bon goût ce qui ne fait qu’étayer la crédibilité de l’ensemble de l’œuvre.

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En plus de tout ces ingrédients millésimes, Serei va véritablement vous transporter dans un autre monde. Le spectateur occidental sera piqué au vif par les détails historiques confinant ici à l’archéologie. Costumes, mœurs, artisanats… agrémentent à merveille ce titre qui est de plus servi par des décors grandioses. De grands panoramas sur les rizières, la montagnes ou la belle campagne japonaise ne pourront que vous faire rêver.
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Pour qui veut pour la première fois entrer dans le monde de la japanim, c’est avec Serei no Moribito que je conseille de le faire. Voilà enfin une série qui ne montrera que le meilleur de ce que le Japon peut produire. Pour ceux qui connaissent déjà cet univers, vous l’aurez compris, vous ne pouvez pas manquer cette série qui vous marquera dans votre chair.

Juil 142011
 
Réalisateur : Hayao Miyazaki
Sortie : avril 2002

Je vais donc vous parler de ce film là.

La toile a-t-elle besoin d’une énième critique passionnée sur ce film d’animation grandiose ? Non, je crois pas. Par contre, s’il est impossible de créer un consensus dans le public, comme ce fut le cas pour la presse qui a élevé le titre aux cimes les plus hautes (ce qui est certainement exagéré), il est par contre envisageable de tenter de comprendre certains braquages des mentalités.

Convenons avant tout que jamais la création humaine n’a pu prouver que la perfection était à notre portée. Homère a aussi ses détracteurs. Il n’y a donc aucun crime de lèse majesté à trouver des défauts dans ce film d’animation. De plus, nous avons chacun nos propres conceptions et nos propres attentes sur ce qui nous est donné à lire, voir ou entendre. Partant de là, on peut ne pas accrocher au film. Mais ne pas en démordre sur la niaiserie du titre, le farfelu du scénario et l’abracadabrance de l’univers sont, soit des résurgences d’une mauvaise foi ou pire encore, l’expression d’un esprit hermétique à la culture non-occidentale, soit ici celle de l’Asie.

Cette scène montre toute les limites de l'animation 3d de l'époque.

Des défauts, donc, le film en a. D’abord c’est le premier Ghibli fait avec l’ordinateur et il est frappant que les limites techniques n’ont pas permis d’atteindre la profondeur et la beauté des dessins (surtout des décors) du très merveilleux Princesse Mononoke. Les couleurs sont moins travaillées, les textures sont plus lisses, le tout manque d’aspérités, manque aussi de ces détails qui font vrai.  Ensuite, si l’on connait l’oeuvre de Miyazaki, on a peu d’effets de surprise sur le déroulement du film qui apparaît très vite comme une compilation ou un florilège de l’esprit du maître. C’est l’histoire d’une petite fille qui va traverser des épreuves dans un monde fantastique. Mais c’est dans l’originalité du traitement que Miyazaki a su offrir aux spectateurs de nouvelles sources de dépaysement. Une petite idylle, bien trop facile, sera également à la clef servie dans un écrin de louange à la nature, là encore attendu et peut-être trop moralisateur. Ces défauts suffisent-ils pour alimenter encore les diatribes à l’encontre de ce film ? Non, car ce ne sont même pas là que sont faits les reproches envers le Voyage de Chihiro. Au final, les critiques faites à ce films sont celles faites à l’esprit Miyazaki lui-même.

Miyazaki, est comme vous et moi, il n’est pas intouchable. Cela est certain. Mais n’avons-nous pas le droit d’essayer de comprendre les raisons de ce blocage ? Ne cachent-elles pas autre chose ? Voilà donc le cœur de notre propos.

Le travail préparatoire sur la gestuelle des personnages n'a rien à voir avec les gesticulations dansantes des Américains.

Ce qui revient le plus souvent est que l’histoire est confuse, voire incompréhensible. Sur cela, un seul facteur peut l’expliquer : l’excès de films à l’américaine ou de ces romans modernes où le nom d’auteur est écrit sur toute la jaquette. Ces pompeuses œuvres, clef en mains, avec un scénario se déroulant de A jusqu’à Z sans jamais intégrer d’autres idées complémentaires au scénario principal. L’esprit est habitué à une histoire qui se comprend d’elle même et qui semble suivre un gros câble bien tendu, comme si l’histoire ne pouvait être qu’un téléphérique suivant son petit train-train sans accrocs. L’Asie a une autre vision de la narration. Si en France, ce genre de subtilités est réservé à un public trié, en Orient, c’est un lieu commun. Faut-il pour autant devenir oriental pour suivre Le Voyage de Chihiro sans trop de difficultés ? Non, bien sûr que non, les nombreux soutiens dont jouit cette œuvre le prouvent. Il faut simplement ouvrir son esprit et ne pas envisager ce que l’on va accueillir avec un bagage fait d’aprioris hollywoodiens. Penser que les enfants seront largués est encore une erreur, l’intelligence de ces derniers recèle bien des surprises et pourrait bien nous étonner.

Dans un monde poétique de tels créatures répugnantes n'ont pas droit de cité !

Ensuite, ce qui est le plus décrié est le monde dans lequel évolue notre héroïne. Ce monde auquel nos réticents refusent de concéder les attributs de poétique ou de féérique. Jugeons plutôt : des monstres baveux, des sans-visage informes, des esprits grotesques, tout cela ne peut, pour ces acariâtres, être poétique ou enchanteur. Ne va-t-on pas, là encore au delà de la simple expression du goût individuel ? N’est ce pas, là encore, la conséquence d’une pensée pétrie de préjugés ? Que Dante soit retiré de nos bibliothèques : avec sa description des enfers sordide et répugnante, on ne peut plus accepter de le ranger dans les étagères de poésie. Et Ovide, avec ses étripages très romains, doit le suivre sans plus attendre. Que faire encore de l’affreux Héphaïstos ? De Polyphème, le cyclope rencontré par Ulysse et encore des effrayantes Charybde et Scylla ? Le prince des poètes depuis les pudiques sirènes de Disney vêtues de coquillages colorés devrait-il revoir sa copie ? La poésie doit être propre et douillette. L’argument d’une anti-poésie est donc simplement le fruit d’un manque flagrant de culture classique, d’un manque d’ouverture d’esprit. La faute à qui ?  A la servilité de nos boudeurs qui acceptent trop facilement le modèle normalisant d’une culture de masse moderne, culture qui n’a de cesse de polir les angles des accrocs de l’art. C’est cette même culture qui assainit  nos vieux contes et les rend politiquement corrects. Qui fait triompher les gentils, qui chasse le couteau trancheur d’orteils de la main des belles-sœurs de Cendrillon et lui offre les secours de « marraine la bonne fée », qui ressuscite le petit chaperon rouge, qui chasse les moches, les fous… Les ciseaux d’Houdar de la Motte ont encore de beaux jours devant eux.

Le bien, le mal, tout cela c'est un peu flou. Et si la limite n'était pas si tranchée ?

Ces deux premiers reproches faits à l’histoire du Voyage de Chihiro, se résument à ce que l’œuvre fasse japonaise. Ces esprits acrimonieux ne veulent pas comprendre une autre culture. Il est plus caressant de rester dans des bornes connues. Ici dans Chihiro, comme dans Mononoke, on voyage en plein dans la culture animiste du Japon traditionnel avec un code de pensée basé sur le respects des forces qui nous entourent. En soit, est-il difficile de comprendre que l’esprit d’une rivière peut apparaitre sous la forme d’un dragon capable de prendre l’apparence d’un jeune homme ? Bien sûr que non, mais il faut le vouloir.

Chez Miyazaki, la limite entre le bien et le mal n’est pas clairement définie, ce qui déroute nos esprits conformistes. Les monstres dans Chihiro, n’ont pas une nature méchante et ne sont donc pas condamnés à la fin de l’histoire. Voilà de quoi rebuter les esprits ronchonneurs, avides d’histoires avec un méchant terrorisant qui devra être affronté et battu à la fin. Dans le Voyage de Chihiro, la petite fille va devoir convaincre un monde étranger, et par la force de son caractère, ces êtres hostiles vont devenir ses meilleurs alliés. Le dialogue et la force de persuasion sortent ici grandis. Il ne faut pas s’attendre à des coups d’éclats avec des grandes culbutes à l’américaine. La baguette de Harry Potter ne résoudrait rien et aurait même condamné notre sorcier. Ce monde de fantômes qui effrayait la petite fille au début de l’histoire va lui devenir familier et elle va se montrer très adaptable à cet univers des plus bizarres. C’est peut être ce qui refroidit nos amis revêches : comment peut-on accepter cet univers et ne pas vouloir le démolir comme on éradiquerait le nid d’un rongeur nuisible ?

Indécent ! Ici c'est Chihiro, la petite fille qui tente d'éduquer ses parents !

Dernier reproche « type » et non des moindres, concerne le rôle sacré des parents ici bafoué par le machiavélique Miyazaki. Comment peut-on voir les parents comme des êtres coupables d’erreurs que leur propre fille devra corriger ? C’est bien connu, les parents sont infaillibles. Pour nos rabat-joie, il est intolérable qu’on puisse laisser entendre aux enfants que les parents puissent commettre des impairs qui mettent en danger et leurs vies et celle de leur enfant. Et de surcroit, par leurs égarements, ils imposent à la pauvre enfant des travaux comparables à ceux d’Hercule se rendant aux écurie d’Augias. Miyazaki est l’un des premier à remettre en cause le statut parental si idéalisé dans les productions modernes. Et il le fait pourtant avec intelligence. Comment ne pas comprendre que ce monde enchanté ne peut être découvert que par un être innocent ? Que si les parents tombent dans le piège et se transforment en cochons, c’est également pour critiquer la servilité à l’argent ? Il n’y a personne pour les gronder quant ils se servent dans ces bons plats sans invitation. Grâce à l’argent, ils ne craignent pas la réprimande. Chihiro, elle, doit savoir ce que c’est que de se faire gronder. La retenue lui est donc plus naturelle. Son innocence lui fait pré-sentir un tabou : c’est son lien avec le monde des esprits. Ce dernier préjugé sur la place respectable du père et de la mère comme garant de la sureté de la famille, ce rôle sanctifié dévoile enfin ses faiblesses. Il est imperméable à la magie. D’où l’objet des premiers reproches si étudiés.

Ceci n'est pas le dessin réaliste d'un porc, mais une abomination.

Restent tous les autres avis qui partent du postulat qu’un film animé doit faire rire, que les expressions doivent être grimaçantes, que les gestes doivent être théâtraux voire dansants et que le spectateur doit être émue, qu’aucune réflexion n’est attendue, ou même qu’il faille une chanson spectacle qui va caractériser l’œuvre. Voilà toute une éducation picturale à refaire. Ces esprits revêches ont tellement l’habitude des formes embellies par des crayons trop bien taillés qui corrigent les excès de la nature, qui atténuent les coudes, estompent les genoux, qui suppriment les plis et les mouvements des tissus, ils sont si parfaitement éduqués  aux lumière tamisées que la moindre altération de cet  idéal est vue comme une laideur. S’exercer à l’anatomie, reproduire les éclats de la lumières, le bruissement des feuilles des arbres, le mouvement du vent, agiter les vêtements en accord avec la gestuelle du corps qui les porte, sont, pour ces yeux sclérosés, des disgrâces sans nom. Certes, les visages dessinés par Miyazaki ne sont pas les plus beaux qu’on ait vus, mais on ne peut pas dire le contraire de ceux dessinés par nos amis de chez Disney.  Ce n’est là qu’une question de point de vue et ce n’est pas ce seul argument qui va décider du sort de toute l’œuvre.  Bambi dont le corps ne ressemble à celui d’aucun animal connu est pourtant reconnu comme beau, idem pour le petit Simba dont les membres n’ont aucune structure, il est un lionceau mignon. Mais les sangliers de Mononoke, comme les cochons de Chihiro, bâtis avec une large croupe, dotés d’un corps charpentés et agrémentés d’un groin proéminent, sont affreux.

La petite Sen est bien expressive, pourtant certains feignent de ne pas le voir...

Pour ces personnes, le spectacle ne doit rien revendiquer, et s’il dénonce, il doit le faire en effleurant le sujet, en le rendant divertissant. Alors quand Miyazaki propose ici une œuvre qui vise en plus de faire évader le lecteur à lui offrir quelques réflexions pertinentes, c’en est trop pour les fielleux. Car, qu’un petit poisson clown veuille retrouver son père, c’est une pensée acceptable. Qu’un perroquet veuille retrouver le liberté des forêts du Brésil, aussi. Mais que la société consumériste soit critiquée dans ses fondements mêmes, c’est intolérable. Autant dire que les messages sur le question sur la nature humaine de Ghost in the shell ne sont même pas envisageables ! Peut-être que si tout cela était dit en chantant…

Alors pourra-t-on décrotter les indécrottables ? Peu probable. Car au final, ce n’est pas tant un problème entre deux mentalités asiatique et occidentale qui se pose, mais bien un conflit entre un art qui s’appuie sur un corpus traditionnel d’une part et une mentalité moderne d’autre part qui nie ses propres racines. Car tous ces éléments qu’égraine Miyazaki, ne sont pas en soit des nouveautés dans notre culture. Ce sont les fondements même de notre société auxquels l’œuvre de Miyazaki fait écho. Le druidisme, le culte à Bacchus était-il autre chose qu’une forme d’animisme ? L’Odyssée n’est-elle pas un voyage initiatique dans un monde peuplé de monstres ? L’art de nos musées faisait-il des compromis avec les lois de la nature ? Non, non et non. Mais la pensée juste et normalisante des anglo-américains a laissé des séquelles chez certains. Laissons maintenant à nos esprits étriqués le loisir de se les réapproprier à leur tour.

Mai 062010
 

Editeur : Electronic Arts
Developpeur : BioWare
Sortie :
28 janvier 2010

Mass Effect premier du nom fut une telle claque dans le monde du jeu-vidéo que la suite attendue se devait de relever le défis et de dépasser en même temps toutes les espérances des joueurs. Loin des suites linéaires qui reprennent 100% les ingrédients des opus de lancement, Bioware à su innover en profondeur sans pour autant trop perturber le joueur.

Pour ceux qui découvre le jeu, Mass Effect 2 est comme le premier, un Action-Rpg d’un nouveau genre. Dans un univers Sf très riche, inspiré du cinéma américain, vous, Shepard (c’est un homme ou une femme selon vos gout et jusqu’au traits du visage !) devez combattre une menace extra-concilienne qui risque bien annihiler toute forme de vie dans l’univers. Rien que ça. Bien sûr, tout le monde vous prend pour un taré malgré vos états de services qui en disent long. Seul(e) contre tous, il va vous falloir convaincre pour recruter, affronter pour survivre, enquêter pour découvrir et encourager la recherche technologique pour assurer votre puissance. Seuls vos choix et actions détermineront le cour des évènements. Mass Effect est un RPG qui vous permet de tout maîtriser (enfin presque), des vêtements que vos portez jusqu’à la personnalité de votre héros grâce à une gestion dynamique des points récoltés. Il vous sera même possible de draguer à bord de votre Normandie, c’est vous le chez après tout !

Vous laisseriez-vous séduire par Miranda ou préféreriez-vous l’une de vos coéquipières plus discrète ?

Beaucoup ont dit que le jeu était centré en grande partie sur l’action, Mass effect fut dès l’origine un compromis entre l’intervention musclé l’aventure et le dialogue. Dans ce Mass effect 2, les dialogues sont moins dirigistes peut-être, mais ils sont bien présent et en nombre.

Si a priori, le jeu peut donner l’impression de ne permettre que peu la gestion, un attention plus poussée vous fait oublier cet apriori. Les armes s’améliorent en fonction de vos recherches ainsi que tout votre équipement et même votre vaisseaux ! D’après les chiffres connus, seul 50% des joueurs upgrade au maximum leur vaisseau avant le combat final, et au moins 14% des coéquipiers, en moyenne, y trouvent la mort. Ces chiffres révèlent une certaine précipitation de la part d’une large part des joueurs et expliquent en partie pourquoi ils ont l’impression que le jeu a perdu son coté rôle playing. On a certes moins le plaisir de sélectionner en particulier un mod par arme, mais le résultat reste identique. surtout qu’au final, le modding des armes était devenu trop lourd dans le premier mass effect. Basculer d’un mod à l’autre en fonction des ennemis était assez gênant. Par contre, les personnages se gèrent toujours de la même façon avec les points d’expérience. Et la personnalité du héros se façonne là encore a votre image. De l’action, il y en aura !

L’intérêt principal du jeu est de vous permettre de façonner votre équipe et de prendre le temps de vous lier. Avec 2 personnages bonus, l’équipe au complet est véritablement hétéroclite ! Des missions éblouissante sont dispo en téléchargement et apporte un réel plus à la trame de la trilogie, elles sont en terme de contenu à des années lumières des missions du 1er. La mission du Courtier de l’Ombre est bluffante pas sa richesse,celle de Kasumi a bénéficié d’un traitement original, Suprématie prend aux tripes, par contre Arrival est… simplement sympa. Chaque personnage ayant des points forts et des faiblesses, ce sera alors a vous de bien choisir pour réussir votre tactique. Peut être aurait-on aimé que cela soit moins systématique. C’est a dire que si tel personnages vient, cela aurait été plus intéressant si tel autre en conséquence refusait. Au final, on aurait pu avoir plus de choix encore. C’est aussi trop évident pour gagner la loyauté de vos coéquipiers. On accepte de les aider, et hop, c’est dans la poche ! Dommage ! sans trop d’éffort, ni trop de vergogne, tous les protagonistes viendront à vous pour des motifs variés et propres à leurs histoires personnelles.

Dans Mass Effect 2, y’a aussi tour plein de méchants !

En conséquence, comme le dis snake, la quette des moissonneurs est assez limité, on reste un peu sur notre fin même si les révélations et la richesse du scénario sont énormes. En échange, nous avons de vastes univers très originaux et assez identifiables. Pas comme dans le premier où tout ce ressemblait ! Et les nombreuses cinématiques rendent cet univers particulièrement crédible et profond. Bioware à tenté dés l’entrée en matière dans le jeu de briser le fanboyisme des joueurs. Les symboles forts du premiers opus sont brisés sous vos yeux et il va vous falloir mettre de coté votre amour-propre et votre liberté d’action afin d’endosser un rôle que seul Shepard peut remplir. Certain de vos ancien coéquipier n’apprécieront pas vos nouveaux choix, de quoi abaisser votre fierté.

Si vous avez aimé le premier opus, et si vous n’en n’avez pas eu l’occasion, ME 2 est un jeu incontournable. Soigné, et subtile, ce titre redore encore le blason du jeu vidéo ternie ces dernières années par les jeux de masse niais, à cahier des charges trop encombrant. Au final le jeu est si détaillé, si fourni que même les nombreux bugs sont vites oubliés (et y’en a ! ). Un jeu vraiment passionnant qu’il faut absolument posséder ! On en veut encore ! A préférer dans sa version originale (Pc et 360, le portage PS3 étant catastrophique).

Évaluation

Graphisme 18/20 Très bons graphismes ! Surtout les visages des personnages.
Jouabilité 18/20 Elle différé du premier et ressemble plus à celle d’un FPS.
Bande-son 18/20 Très retro ! Pour les fans de sf classique !
Durée de vie 20/20 On voudrait plus mais ce n’est pas un mmo.
Scénario 17/20 La trame principale est vite balayé aux profils des missions dévoilant en profondeur vos personnages.
Fun 20/20 Mass effect offre ce que l’on fait de meilleur.
Note globale : 19/20
Avr 052010
 

Disponible depuis peu sur la console de Sony, God Of War III, vient clôturer une saga débutée en Grèce, portée par la PlayStation 2, puis la 3.

Il est inutile de dire que Kratos nous livre son ultime aventure, car il n’en est rien ! Le producteur de la série, heureux du succès rencontré par celle-ci, projette déjà d’exploiter le filon. Alors qu’une série, pour être mythique doit s’arrêter à son apogée, pauvre de nous !


Dans les épisodes précédents…

SPOILERS

Kratos, chef de guerre spartiate passe son temps à se battre et ne semble s’intéresser à rien d’autre. Alors qu’un jour son armée est dominée, et que Kratos est aux portes de la mort, ce dernier supplie le dieu de la guerre Arès de l’aider, en échange de quoi le spartiate lui fera don de sa vie. Une fois la doléance de Kratos aboutie, ce dernier ce retrouve être le vulgaire pantin du puissant dieu de la guerre, condamné à exécuter des ordres. Village après village, Kratos qui profite d’une grande puissance, sème la terreur jusqu’à à un événement imprévu. Aveuglé, et obéissant, Kratos commet l’irréparable, il se rend lui-même coupable de la mort de sa femme et de sa fille. Les mains tachées de sang, l’esclave d’Arès se réveille et prend congés. Maudit par l’oracle du village, sa peau est désormais couverte pas les cendres de sa famille, et répond désormais au nom de « fantôme de Sparte ».

Plus tard Kratos est appelé par Athéna, pour mettre fin à la folie meurtrière de son ancien maître Arès. Les Olympiens lui promettent de l’absoudre, et d’effacer ses visions assassines. Mais la parole des dieux de l’Olympe ne s’accomplira pas, après avoir débarrassé la Terre du dieu de la guerre, Athéna parvient à faire accepter aux autres dieux que Kratos à sa place au Mont Olympe.

Même nommé nouveau dieu de la guerre, le passé de Kratos est trop lourd à porter. Pour soulager sa peine, le successeur d’Arès guide l’armée spartiate contre l’avis des dieux, et contre l’avis du dieu des dieux, Zeus. Le roi des dieux décide donc d’en finir avec lui, mais même parmi les morts, Kratos déchu de son titre, trouve du soutien chez les Titans, les anciens maitres du monde. Guidé par Gaia l’omniprésence de la Terre, le fantôme de Sparte part lutter contre son père et ses alliés : Zeus et les dieux.

FIN DES SPOILERS

Le début de l’aventure donne le ton, le dynamisme de l’action ne nous laisse même pas le temps d’admirer la beauté du jeu, qui rappelons-le exploite entre 60 et 70% de la puissance du processeur Cell, embarqué dans la machine. La vitesse, et l’intensité ne faiblit pas, mais se dose bien pour ne pas nous étouffer. Car n’oublions pas que God Of War est un beat’m all. Jeu qui à toujours innové, et inspiré le milieu comme les développeurs de Naughty Dog (Uncharted) et même de chez Eidos pour Lara Croft. Leurs fautes ? Ils ont repris le principe du dynamisme prononcé de certaines scènes, avec comme ingrédients : la caméra derrière l’épaule pour un court passage, une caméra statique qui se translate instantanément… Car oui, tout cela provient de God Of War ! Toujours présent dans GOW III, et toujours aussi efficace. Mais ce qui n’est pas présent chez les autres, et est à la série des GOW, ce que le jaune est au soleil subsiste encore : la musique ! La bande son, déchire le tympan et s’y installe définitivement, sans aucune invitation. Autre élément essentiel, la mise en scène, le background animé pousse la série des Metal Gear Solid au simple rang de « has been ». La polyvalence du jeu ne s’est toujours pas essoufflée, puisque nous avons ici droit au retour des passages plates-formes, combiné avec un peu de nouveautés.

Mais ces passages sont trop souvent facile, ils ne représentent presque plus aucune difficultés. Car oui la mode actuelle pousse les développeurs à concevoir des jeux trop faciles, et même en mode « titan » (difficile) le jeu se fait et se refait sans trop de challenge, même GOD III succombe à cette règle, dommage. Autres points noirs, la violence du jeu, et l’excès d’hémoglobine. Personnellement je n’ai jamais trop apprécié cela, j’ai toujours considéré cette caractéristique néfaste aux jeux vidéo les rabaissant comme le disent ses nombreux détracteurs aux produits nuisibles à l’enfance, favorisant ainsi la prolifération d’arguments douteux qui stigmatisent encore aujourd’hui cette industrie. Certaines scènes particulièrement immondes dérangent, mais n’oublions pas que si cette série est interdite aux mineurs, il y’a bien une raison et c’est peut-être l’unique fois où je légitime l’action de la famille de France, mais qu’est-ce qui m’arrive ?

Malgré cela, la série à une particularité rarissime aujourd’hui, elle à de la personnalité ! C’est si rare, qu’il faut le signaler indépendamment du reste du test ! Plongé de cette manière dans l’univers de la mythologie Grecque, avec en plus de cela, une écriture qui narre les aventures d’un héros tel qu’il est fait dans les écrits mythologique, nous offre une véritable bouffée d’air frais, à l’heure ou les freluquets de masse polluent abondamment les étalages, comme un certain Final Fantasy XIII.

En somme, God Of War III est un jeu de beauf certes, mais un jeu impulsif bourré d’action qui se dote en plus d’une certaine « classe » esthétique. L’originalité du scénario gratifie les possesseurs de la PlayStation 3 d’une aventure hors du commun.

Évaluation :good:

Note technique 19,5/20
Fun 17/20
Intérêt 19/20
Note globale : 18,5/20
Août 312009
 

auteur : Yuzo Takada
volumes : 5
éditeur : Pika (épuisé)

Mes chers amis, permettez moi, en ces jours de buggage du serveur de vous présenter rapidement ce titre secondaire de Takada, le roi du paranormal qui a excellé dans 3×3 eyes. Difficile à ce procurer aujourd’hui, les 5 volumes de ce manga, qui sans être particulièrement époustouflant, vous procureront tout de même un certains plaisir.

Genzo est un jeune marionnettiste qui après la perte de sa femme Saki, a perdu le gout de la vie au point de ne plus parvenir au sommet de son art. Il gagne sa vie en louant ses services à des particuliers qui ont besoin de ses dons de prestidigitateur pour résoudre les problèmes plus ou moins important de leur vie. C’est ainsi que malgré son air froid et détaché, travaillant à la recherche d’un corps à mouler pour copier en marionnette sa défunte femme, Genzo accepte certaines missions qui ne sont pas sans dangers et qui le mèneront à vivre de trépidantes aventures et à nouer des amitiés…

C’est ainsi que notre héros ira à la rencontre d’une jeune noble Kiku, afin de copier le corps de son époux défunt dans le but d’éviter un mariage arranger qui cache les intrigues d’une cour en mal de puissance. C’est en découvrant la malice qui se cache dans l’entourage de la princesse, grâce à la faculté qu’il a de voir les morts, qu’il acceptera sa mission…

Bien sûr les marionnettes de Genzo ne sont pas si innocentes que ça, Elle cache tout un mécanisme capable de les transformer en monstre automate très utile pour ficeler les pièges de Genzo.

Genzo est donc une œuvre courte qui semble appeler une seconde partie, et qui en 5 volumes, montre comment Takada est capable de changer de registre assez aisément et de maîtriser un style différent afin de nous offrir réellement de nouveaux personnages. Assez singulier pour être lu, Genzo est un manga sans trop de prétention qui à le mérite de ce démarquer du lot, comme toujours avec les oeuvres de Takada !

Bonne lecture!

Mai 212006
 

Vous avez survécu à Anaconda, la Momie, the Relic, Jurassic Parck 3, Scream, Dante’s Pick, The day after, Independance day…. Vous vous prenez pour un king, avec un moral à toutes épreuves, vous embrassez les nanars de tf1 à bras le corps! Mais vous ne pouvez pas être sûr de votre courage : vous n’avez pas vu le film de peter Jackson !
Porté en triomphe par une presse édifiante de connerie, King Kong n’a hélas pas pu s’illustrer comme il se devait : voici le seul film qui fait honte à l’humanité ! Aussi, cette critique, je vous l’ai fait pour vous sauver si l’envie stupide de voir le film vous prend : vous êtes désormais prévenus, jamais holywood n’est tombé si bas! Ce film qui s’adresse à un public débile et immature est conseillé au moins de 8ans, au delà, votre sanité mentale risque d’être sévèrement atteinte.

L’Histoire

L’histoire change par rapport au 1er film en N et B que vous avez tous vous et que vous vénérez comme une idole (enfin maintenant si). Un réalisateur à la noix qui ne fait que des films bidons (est-ce un clin d’œil ? ) menace de se faire virer par sa boite. Qu’est ce qu’il fait, il ment à toute une équipe pour s’embarquer sur un vieux rafiot avec un romancier célèbre qu’il séquestre pour écrire son histoire minable. Ce p’tit gars génial a découvert un vieux parchemin donnant les coordonnées d’une îles déserte….

Bref, le vieux tacot des mers vogue comme il peut sur la houle emporté et romantique lorsque soudain son radar déconne et qu’il se met à faire tout plein de vilain brouillard : ca y est, ils sont près de skull island ! Le fier navire décrépi se fracasse éternellement sur des rochers dans lesquels ont été gravés des crânes (d’où le nom de l’île, vous suivez ?). Mais c’est sans compter sur son superbe capitaine qui parvient à le garer dans la tempête en faisant un créneau, sur un rocher de 10 mètres de hauts. D’un coup, le beau temps arrive et hop, l’équipe de ciné débarque.
Ca y est, vous avez tenu 1h ! Mais cette heure là est tenable et normale car attention, on arrive sur l’île !! Se frayant un chemin dans la rocaille, nos joyeux compères arrive devant un mur immense, ou une gamine de couleur noire (et donc cannibale) vous accueille avec sa famille qui nous décapite tout ça ! Tcha et tcha plus tard, le gentil capitaine débarque avec des flingues (car il est super équipé son rafiot !!) et zigouille ces mi-hommes mi débiles (ce qui rend le film ultra raciste) qui disparaissent. Tout le monde rembarque et la jolie demoiselle se fait kidnapper par ces indigènes supra civilisés. Bref, on redescend alors pour la sauver tandis que le bateau a réussi à repartir !!!!

Un style jackon : daube sur mesure

A partir de là le film devient hilarant tant il est grotesque ! Comment a t-on pu dire de ce réalisateur sans carrure que son style était épique ! C’est une insulte à la littérature !!! Son style : c’est de l’emphase grotesque, dépourvue de crédibilité et de noblesse ! Bref tout sauf du Mahabharata ou du Chretien de Troie
Lorsque la belle se fait kidnapper, c’est un cannibale qui vient la chercher en faisant du saut a la perche sur de la rocaille !! C’est trop fun ! Sa perche fait bien 20 mètres de long !!!!! Mais ce n’est pas tout ! Ensuite, on accroche la jolie madame sur un promontoire qui se transforme en pont qui va atteindre le rivage d’en face, tout ca avec des effets débiles de pyrotechnie et d’effets de camera atroces comme c’est si bien le faire Jackounet ! Vous vous croyez alors dans l’antre des orcs !
Ensuite, les gentils blanc zigouillent tout ça, et massacrent les negros débilos (excusez moi mais vraiment, la population indigène est vraiment montrée avec un dédain qui rend indigne ce réalisateur). Et on part sur l’île.
Tandis que le macaque, pour sauver sa belle, se bat comme un sumo contre trois T-Rex échappés des studios voisins ! Il leur arrache la mâchoire et bien que les bébêtes l’attrapent dans leur gueule, il n’en souffre nullement !

Ensuite, tout devient confus et abracadabrant !! C’est outrancier même ! Nos gentils blancs échappent à des diplodocus de 10t que pourchassent des raptor de 1gr ! C’est une course poursuite hilarante au quelle vous assistez au milieu des pattes des diplokemons alors que les hommes se battent au corps a corps avec les raptors !!!! Ensuite, les diplodocus s’emmêlent les pattes et font une grosse boule comme chez tex-avery, mais en pire !!!! Le comble du ridicule n’est pourtant pas cette scène atroce. Car ensuite, vous vous souvenez de la scène du pont, et bien pareil : Kong les envoie dans le vide ! Mais là, c’est extra : en dessous, ils se font attaquer par des sangsues géantes, suivies de mygales, de moustiques, de scorpions de la taille de camions…. Bref l’amalgame loufoque devient intolérable !!! Rien est a ajouter de plus ! Vous en avez trop vu !!

Mais pourquoi ce film ???

Allez savoir, depuis ce film débile du seigneur des agneaux on le prenait pour un génie ce p’tit gars, du coup, on le laisse faire n’importe quoi avec une caméra ! Ici, rien de très original, les scènes sont les mêmes que dans la trilogie, la façon de filmer avec ses ralentis minables aussi ! On retrouve des scènes d’Alien, de Jurassic park, de Titanic !!! Y’a de tout ici de tout !!! C’est a pleurer !!! Rien n’y est crédible, le jeu d’acteur est minable mais au niveau du film, le scénar rocambolesque est absurde !! Et on veut lui donner une verve épique !!!
Bref, ce film a voir exclusivement si vous êtes sous-doué, n’arrive pas a la hauteur du film mythique, c’est une parodie sans nom qui fait honte à l’humanité ! Je trouvais le Seigneur des anneaux nul, et maintenant je comprend : ce réalisateur n’a rien pour lui et détruit ce qui sont des chefs d’œuvres du genre ! Bref, je vais me jeter sur le livre de Tolkien pour me réconcilier avec lui et lui demander pardon pour ce que Jackouille a fait de son travail!

à fuir!!!

Sep 052005
 

Plate forme :  PC
Développeur : Lucas art
Année : 1999

Voilà ma foi un superbe jeu ! 😀 Jugez déjà cette image!

Image

Dans ce premier volet 3D de la saga Star Wars sur Pc, on vous offre la possibilité d’incarner Luke. L’histoire se situe entre le quatrième et le cinquième épisode du film culte. Ce jeu vous offre un nombre de missions impressionnant où vous aurez la possibilité d’être pilote a bord de plusieurs vaisseaux. D’une mission à l’autre il vous sera demandé d’opérer à des attaques sur les forces impériales, de vous infiltrer, d’escorter et protéger vos alliés… Bref, un scénario intense et passionnant qui vous permet comme tous les jeux Star Wars, d’apprendre ce qui n’est qu’esquissé dans les films.

Pour ceux qui comme moi sont déçus par les jeux Star wars sur Playstation, offrez-vous ce petit bijou! Ici, l’équipe de Lucas arts s’est vraiment appliquée, ce jeu ne souffre donc pas de son âge. les scènes où vous vous faufilez entre les pattes des quadrupèdes impériaux et où vous filez les chasseurs Ties sont hallucinantes ! Je déplore seulement que la puissance de feu ne soit pas à la hauteur…

La difficulté du jeu est croissante: plus vous avancez dans l’histoire plus vous vous accrochez à votre manette de jeu! Merci à Lucas art de toujours prévoir des codes pour vous en sortir!

Il vous est également possible de mettre à jour votre jeu, ce qui est très plaisant avouons-le!
Je n’ai pas eu le loisir de jouer à la suite sur Game Cube, qui doit être, je pense , tout aussi bonne ! (contrairement à La PS2, les jeux Star Wars n’ont pas l’air d’être fait par dessus la jambe…)

Évaluation

Graphismes
14/20
Musiques 12/20 (ben du son digital quoi!)
Jouabilité 16/20 (après un peu d’entrainement, la prise en main est aisée!
Durée de vie 18/20
Fun 19/20
Note globale : 16/20