Déc 152011
 

Plate-forme : psx
Editeur : Konami
Année : 1999

Puisqu’il est désormais interdit de dire du mal de la saga Metal Gear Solid et qu’en plus le prochain Metal Gear Rising s’annonce des plus risibles, je me rabats sur un titre moins polémique : Metal Gear Solid sans rien derrière. Sans rien derrière ? Oui, mais il a tout de même le slibard bien rempli… Moins polémique je disais ? Et oui car il suffit de taper le titre dans google pour ne rien trouver dessus ! On nous renvoie au Metal Gear Solid 4 qui pourtant ne lui arrive en rien à la cheville ! Donc je vous parle d’un titre boudé par le web, oublié par les-soit-disant-gamers-autoproclamés, pas seulement pour marquer ma différence mais parce que ce titre vaut largement le détour.


A l’époque l’infiltration signifiait qu’il fallait se planquer.

Quand la démo était dispo dans le Playstation Mag de l’époque, il vous était impossible de vous en détacher. On hallucinait devant nos écrans à tube cathodique (à tube quoi ? – Vas te coucher mon kevin !). L’immersion était totale dès qu’on avait appuyé sur start ou X je me souviens plus. Le jeu se lançait sur une cinématique démentielle et l’In medias res de l’action ne ménageait pas le joueur. Bref, une fois la démo terminée, vous vous retrouviez confronté à  : (choix 1) aller à la fac pour s’endormir dans un amphi ou, (choix 2) aller chez votre revendeur chopper le jeu et y jouer comme un fondu jusqu’à minuit . Vous l’aurez compris, étant sain de corps et d’esprit, vous optez pour le second choix la fac c’est chiant et les diplômes ne servant à rien devant la monté du chômage.

Rarement un jeu n’avait été aussi hollywoodien (maintenant c’est grand guignolesque qui qualifie le mieux MGS4). Si Resident Evil 2 avait offert une immersion pas toc par ses cinématiques réussies et sa mise en scène très Alien, Metal Gear quant à lui s’illustrait tel un James Bond des plus sérieux. Espionnage, action et coucherie romance étaient de la partie. Plus réussi que les Metal Gear old school, cet opus exigeait réellement de se faire tout petit. Snake (c’est notre sympathique héros) marche tel un ninja sur des pattes de velours. Il détourne l’attention des soldats génomes (ça c’est pour les méchants modifiés par nano technologie) en cognant par-ci, par-là pour aller lui dans le sens inverse. Il passe derrière un garde et l’assomme. Bref, le bourrinage très en vogue depuis Metal Gear Solid 3 n’était pas encore à l’ordre du jour. Le paddle répondait parfaitement à vos exigences et, par contre c’est le seul MGS de ce type, les touches étaient logiquement assignées aux actions. Dans un environnement 3D Snake bougeait le plus librement qu’il fut possible dans un jeu.

Les cinématiques était réalisées avec le moteur du jeu. Un choix controversé.

Scénaristiquement c’était la claque : jamais on aurait imaginé une telle inventivité ! Espionnage, politique, intrigue et magouille sont de la partie. Le monde SF dans lequel se situe MGS est clairement défini et la créativité que Kojima et son équipe a conduit à produire un univers de grande subtilité. Si l’on peut regretter quelques niaiseries bien nipponnes genre, je me fais pipi dessus, je chiale, je suis amoureux et j’ai un gros chagrin, on en oublie assez vite les désagréments face à la crédibilité d’une qualité d’ensemble de l’œuvre. Ici, pas  du surenchère et de fanboyisme qui sont les recettes des opus suivants. L’histoire est sérieuse mais elle reste humble. Les bosses même caricaturaux n’ont pas encore les tronches de cake de ceux qui pulluleront depuis MGS3.

Enfin graphiquement il faut le dire, c’était pas top. Dinocrisis, sorti la même année, avait pourtant été aussi programmé en 3D  et il était quand même largement plus beau. Metal Gear Solid est correct dans son ensemble, ce sont surtout les personnages qui font tiquer. En revanche, les musiques, même synthétiques sont du grand art ! L’ambiance est là dans ce son métallique et envoûtant. La B.O. est un véritable plaisir mélodique et le morceau « The best is yet to come » est l’un des plus beaux titre de la saga !


On retrouvait le codec propre à la saga précédente, un détail d’immersion sans précédent !

Metal Gear Solid est le titre qui a dépoussiéré la saga sur les consoles 3D. Inventif et innovant, il avait tout ce qu’il fallait pour être un hit, et le public le lui a bien rendu. Les VR missions disponibles dans ce jeu avec leur extension ajoutait un réel plaisir d’immersion. Metal Gear Solid prouvait que le jeu 3D avait autre chose a offrir en terme de gameplay et d’immersion. Remaké pour les Kevin-s sur Game Cube dans une version grand guignol façonné par des exigences merchandising axées fanboyisme plutôt que qualité. Nul ne pourra se convaincre que le héros de Metal gear Solid :Twin Snake présenté en 2004 est le même que celui de 1999. C’est pourtant ce que Kojima veut nous faire gober, histoire d’accepter sa nouvelle vision mercantile d’un jeu devenu tout public. Car, hélas, pour faire de la thune, qui n’accepterait de renier les valeurs de sa jeunesse (en Arcadie) ?

Évaluation

Graphisme 16/20 Pas mauvais mais la psx savait mieux faire.
Jouabilité 19/20 C’était un jeu avec un vrai gameplay, c’était…
Scénario 18/20 On ne pouvait pas espérer mieux, à part certains égarements…
Bande-son 17/20 Au synthé mais grandiose !
Durée de vie 17/20 Dans les normes.
Fun 20/20 L’un des meilleurs titre psx !
Note globale : 18/20
Déc 132011
 

Plate-forme : PS2, puis Game-Cube
Développeur : Capcom
Année : 2000

Puisqu’on est dans les tests de la saga culte de Capcom, je continue sur ma lancée. Fort du succès rencontré par les 2 premiers opus, la firme japonaise a cru de bon ton de nous ressortir un 3e titre pour PSX tandis que Code Veronica sortait sur DreamCast. Je vous laisse deviner quels joueurs étaient perdants à ce petit jeu… Enfin pas vraiment, je fais mon test d’ailleurs pour vous aider dans votre jugement.

Resident Evil3 est le premier opus de la saga à omettre un détail d’importance : l’histoire ! Vous incarnez Jill Valentine qui est en mini jupe au beau milieu de Raccoon City infesté de zombies. Que fait-elle là ? On s’en fiche ! Capcom vous propose simplement de l’aider à quitter cette ville de fous. Bon soit, mais y aura-t-il au moins du suspens ou des rebondissements ? Que nenni ! C’est la platitude la plus… heu, plate ! Vous avancez en dézinguant à tour de bras. D’emblée, RE3 apparait comme le moins horrifique de la saga, basé sur l’action et la survie tactique, aucun frisson ne viendra briser la monotonie du jeu. L’originalité de l’historiette, est de reprendre le scénario 2 de Resident Evil 2. Ah non, c’est pas original donc. Bref, encore une fois, un Tyran vous trousse (mais pas au Sofitel…), disons alors talonne les fesses et il va falloir lui échapper. Côté bestiaire, on reprend les mêmes, on les « mutationne » un peu et le tour est joué à coup de Brain Succker et autre Hunter gama (pas gamète).

Bon, à l’époque, le jeu ne m’avait pas paru si naze. Pourquoi ? Simple, RE2 étant trop court, le premier trop Kitch… tout laissait place à la frustration et ce titre arrivait à point nommé. Capcom pour faire passer la pilule d’un jeu bâclé (encore le même moteur de jeu ???) égraine quelques nouveautés vite oubliable. Jill saute automatiquement comme un cabri pour éviter les attaques et ainsi vous empêche de dégainer ! Pire, elle tire, mais aucune balle ne sort de son arme tandis que vos munition diminuent ! L’autre idée géniale farfelue de Capcom fut d’introduire des pseudo choix interactifs supposés changer le déroulement de l’histoire. En vrai, entre 2 choix proposés, le résultat restera grosso-modo le même… Moins raté, la petite chimie que Capcom nous propose de réaliser en mélangeant les poudres afin d’améliorer sa puissance de feu. Sauf qu’avec les quantités exigées, on ne peut vraiment qu’en profiter à la fin du jeu…  Seul bon point : le demi-tour rapide.

Un choix crucial ? Non c’est seulement pour économiser vos munitions,
car le Tyran ne sait ouvrir une porte…

Graphiquement, c’est pas mieux. Après les background très techniques du second volet, voici sous vos yeux un inextricable fouillis de pixels,censé donner l’impression d’apocalypse ! Et après ça, si les décors de RE2 ne sont pas dus à une équipe ayant bossé sur le Resident Evil 1.5, je sais pas comment ils en sont arrivés là. Quoi qu’il en soit, c’est dans Parasite Eve que l’on retrouvera le soin proposé jadis chez Capcom… Les énigmes, enfin, ont atteint ici les limites de la débilité et plus d’une comme celle des horloges ou pire, celle des jauges de produits chimiques, vous feront criser.

Malgré tous, le mode Mercenaries que nous propose Resident Evil 3 figure parmi les meilleurs bonus (alors que Code Veronica est indigent dans ce domaine) vus dans la saga. Trois personnages sont à votre disposition chacun disposant d’un arsenal différent. Faites votre choix et tentez de gagner votre point de rendez-vous avant que la bombe que vous transportez n’explose. Bien sûr, des hordes de zombies vous guettent au passage, et c’est à votre avantage car les combos vous ajouteront du temps bonus ce qui vous permettra d’aller sauver de pauvres malheureuses victimes isolées dans leur coin.


Un bonus arcade loin d’être bidon !

Alors doit-on en conclure que Resident Evil 3 soit mauvais ? Non pas vraiment, il s’agit simplement d’un titre divertissant mais largement moins bons que ces prédécesseurs. Dès 2000, le navire Capcom est en train de sombrer dans la fange, et l’espoir reposait alors sur Code-Veronica. Peu critique à l’égard de son propre travail, Capcom ressortira même son titre fumeux sur Game-Cube et privera sans contrepartie ses fans de la première heure (génération PSX) des remake futurs. Vilain !

Évaluation

Graphisme 16/20 Rien de moche, mais c’est vraiment fouillis !
Jouabilité 14/20 La programmation est hasardeuse au possible…
Scénario 10/20 Entre le néant et le soporifique.
Bande-son 12/20 A part les anciens thèmes, les nouveaux sont dégueux !
Durée de vie 13/20 C’est toujours là où le bât blesse, encore heureux que le mode Mercenaries soit là !
Fun 14/20 Le jeu ennuie mais surprend un peu.
Note globale : 14/20

Pour les fans seulement.

Nov 112011
 
Plateforme : PS Store
sortie : 8 juin 2011
Editeur : Ubisoft

Voilà un titre qui lors de sa sortie sur GameCube, PS2 et PC en 2003 n’a pas atteint le succès escompté. Et pour cause, Jade l’héroïne de Beyond good and evil HD ose ne pas exhiber une paire de seins surdimensionnés et ne dézingue pas non plus à tour de bras vêtue d’un simple string.  Ce qui était en 2003 un suicide commercial reste, parmi les dernières sorties, un handicap de taille pour aguicher le joueur en mal de sensations. Beyond good and evil HD s’adresse donc à un public qui cherche quelque chose de plus subtil dans le jeu vidéo et qui n’a pas l’habitude de se limiter aux seuls graphismes pour arrêter son jugement.
J’avoue avoir raté ce jeu à l’époque, plus intéressé que j’étais par le retrogaming. Voici l’occasion de rattraper le coup grâce à cette version HD qui sort en guise de mise en bouche avant le second opus qu’on attend avec enthousiasme.

Graphiquement le jeu est loin d’être une claque visuelle, mais la qualité HD permet de faire l’impasse sur la faiblesse des polygones et offre même une vraie immersion. Car l’univers de Michel Ancel le créateur de Rayman a de quoi charmer plus d’un joueur. Dans un monde ou les FPS sont légion, il reste encore une place pour les jeux plus oniriques et plus inventifs. Alors il faut en profiter ! Beyond good and evil HD ne dépayse pas seulement par son ambiance hors norme proche d’un animé des Studio Ghibli, il est aussi bourré d’humour et de second degré et les personnages loufoques mais crédibles sont profondément attachants. Ce titre vous projette dans un monde qui côtoie la science fiction et l’aventure et qui rappelle par certains côtés les vieux RPG.

Concrètement, Jade dirige un orphelinat dans un vieux phare isolé  et  son petit nid douillé semble loin de la sécurité qu’offre la citadelle. Accompagné de Pey’jun vieux roublard de cochon, vous partirez à l’aventure sur l’île afin de subventionner votre orphelinat qui tombe en ruine. Sans vous, les pauvres mômes ne sont rien. Vous rentrez dans le vif du sujet dès le début lorsque le phare se fait attaquer par des DomZ, des créatures extra-terrestres qui menacent votre planète Hillys. Fort heureusement, les sections Alpha, une milice surpuissante, vous vient en aide in extremis. Armé de votre appareil photo, vous aurez la possibilité d’arrondir vos fin de mois en répertoriant la faune locale. Mais très vite, votre intrépidité va vous confronter aux DomZ ce qui vous vaudra de vous faire remarquer par les sections Alpha et le groupe « terroriste » du réseau IRIS. Au fur et à mesure le scénario va se montrer de plus en plus riche et complexe, Jade devra choisir son camp si elle veut parvenir à découvrir la vérité, car la naïveté dans ce monde de brutes est loin d’être une force et notre héroïne ne peut se désintéresser des disparitions mystérieuses qui se multiplient autour d’elle.

Le game-play vous ouvrira les portes de multiples quêtes annexes qui se grefferont sur une trame principale des plus palpitantes. Le passé de Jade se révèlera petit à petit dans un scénario où l’intrigue et les rebondissements sont légion. Vous sillonnerez les eaux avec votre Hovercaft qu’il ne tiendra qu’à vous de tunner afin d’en améliorer les performances. Pour récolter des perles de Vorax fort prisées au marché noir, quoi de mieux que de se lancer à corps perdu dans des courses motorisés des plus déjantées ?

Dans ce tableau idyllique il y a bien quelques points noirs, d’abord celui des angles de camera pas toujours au top. Ils seront mêmes quelques fois carrément gonflants. Certains passages du jeu semblent un peu moins travaillés et la redondance  de l’action pourra vous énerver. Dès fois même on s’interrogera sur l’enchainement des actions ce qui pourrait vous amener à être bloqué. Tout n’est pas forcément très clair et très cohérent et certains combats comme celui du boss de fin aura de quoi vous irriter. Mais, Beyond good and evil HD a malgré cela de quoi vous charmer. Certes le jeu est loin d’être parfait dans sa programmation et dans son action, mais l’univers est tellement frais, les personnages tellement attachants que le sentiment qui vous restera ne sera que positif !

Évaluation

Graphisme 14/20 Rien de miraculeux, c’est du graphisme de 2003 mais en HD.
Jouabilité 16/20 Ni géniale, ni naze, le jeu se prend en main assez aisément.
Bande-son 16/20 Rien de cinématographique, mais une ambiance bien trouvé et surtout fun !
Durée de vie 17/20 Tout à fait classique, juste ce qu’il faut.
Scénario 16/20 On part de l’anecdote à un scénario bien plus entrainant, l’évolution de l’intrigue est bien ficelée.
Fun 16/20 On s’amuse franchement mais certains passages en feront criser plus d’un, hélas…
Note globale : 16,5/20
Mai 052009
 

titre : The Legend of Zelda The Minish Cap
console : GBA
année de sortie : nov 2004

La couv de cet opus assez mignon

Cela fait un moment que nous avons joué à Minish Cap, grâce au Game Boy Player qui se fixe sous la GC, il est très aisé de jouer à des jeux GB sur un écran télé. N’importe quel joueur a une certaine attente d’un tel titre, et dans mon cas, j’ai toujours été déçu par les derniers épisodes de la saga Zelda, excepté l’inattendu Four sword adventures. Bref, Minish cap a le mérite d’être réellement original et de ne pas avoir été honteusement basé sur un ancien moteur de jeu comme les « oracle of… ». Bref, vous voilà avec un jeu en couleurs riche d’un nouveau level design.

Après un début assez saoulant, où Link fait mumuse avec Zelda à la fête du village en l’honneur des Minishs. Sous les yeux du Héros Vaati apparait et transforme Zelda en Statue et vole le corps du roi. Voilà Link mis au ban du village et qui n’a plus qu’à fuir. Link découvre un chapeau au hasard de ses promenades, chapeau qui se loge sur sa tête et ne fait que brailler. Mais pas seulement car, lorsque link trouvera enfin une souche d’arbre, grâce à ce chapeau il deviendra lilliputien.

devenir minuscule est bien la super nouveauté de cet opus ce qui offre une nouvelle vision de ce type de jeu, obligeant le joueur à alterner d’une taille a l’autre pour progresser. De nouveaux items sont évidement au RDV, mais à part le pot aspirateur, il n’y a rien de franchement génial (la griffe remplace seulement la pelle mais peut servir plus intelligemment de pioche). Un petit plus pour les saut dans les tornades permettant l’accès aux hauteurs. La quête des coquillages est franchement naze, seuls les fragments du bonheur qui vous obligent à trouver la personne ayant le pendant du vôtre anime de manière intelligente l’aventure. Bon évidemment, vous aurez droits aux incontournables donjons et aux bosses.

Un Zelda sympathique mais qui ne sera pas pour autant une légende du JV.

Évaluation

Graphisme6 16/20 Très stylé, donc ça ne plait pas à tout le monde
Jouabilité 16/20 Classique.
Scénario 16/20 Rien de transcendant.
Bande-son 14/20 Bof, bof pour un Zelda.
Durée de vie 16/20 Dans la moyenne.
Fun 16/20 Le jeu est sympathique à jouer mais aurait pu offrir mieux.
Note globale : 14/20
Nov 242005
 

6 ans après l’incident de Raccoon, notre ami Léon reprend du service (après avoir suivi une formation spéciale et être devenu intelligent au passage, ce qui est grandement étonnant) : ce coup-ci il doit récupérer la fille du Président, la jeune Ashley Graham, qui a été enlevée par des malotrus, forcément malintentionnés.

Des graphismes beaaaux

On a dit que la version PS2 était moins belle que la version GC, n’ayant pas joué à la version Game Cube, je n’en sais rien et à vrai dire je m’en fiche un peu, parce que ma foi, c’est très bien comme c’est et je trouve que les couleurs un peu ternes renforcent l’impression de lourdeur de l’atmosphère et du temps, donc pour moi, c’est très bien comme c’est; même si il faut avouer que des couleurs fortes donnent une ambiance rococo assez propre à Resident Evil. Les deux se défendent et je pense que c’est pour ça que les deux versions ont été faites : on peut avoir le jeu sur les deux consoles sans avoir l’impression de s’être fait salement arnaqué. Et c’est une très bonne initiative des programmeurs de Capcom, que l’on saluera, parce que trop rares sont ceux qui proposent de bons portages. Les modélisations sont loin d’être laides, bref, c’est agréable à l’oeil et on ne s’en plaint pas.

Une en grand :
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Le reste en petit (il ne vous reste qu’à cliquer)
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L’histoire ?

euhhhh…. n’entamons pas les sujets qui fachent, parce qu’ici, elle est complètement inexistante! Vous récupérez Ashley, puis la perdez, puis la re-récupérez, puis la reperdez (enfin, vous avez compris), sur un fond de secte pas claire avec un gourou dont l’idole est très visiblement Dark Sidious

Quelle classe le capuchon, vraiment! Par contre, il est plus dans le côté obscur, il pavoise avec des breloques… :lol:
Vous verrez à quelques reprises, votre ancienne connaissance Ada Wong, qui apportera son lot de mystères (les magouilles semblent être le fort de la belle jeune femme) mais finalement, et on le regrette, peu de choses à l’histoire.
Enfin quelque chose qui, en plus d’être pharaonniquement linéaire (on fait ça, puis ça, puis ça, ce qui va déclencher ça et va donner accès à ça), va faire passer les scénar des autres survival horror pour particulièrement intelligents et recherchés! :P

Cependant, s’il n’y a pas d’histoire, il y a de l’action (grand précepte de movie making américain :cool: )

Eh, oui, on arrive au gros du jeu (« qui est gros?? » -non non Obélix, la critique du dernier Astérix c’est dans l’autre section) : l’action. Quasi omniprésente, servie (et parfois desservie) par une jouabilité dans l’ensemble assez bien foutue (juste le point TRES enervant : Léon ne court pas très vite, et met un temps fou à baisser son arme, ce qui est parfois assez horripilant, il faut l’avouer.). On notera juste l’absence de tir en déplacement (ce qui serait pourtant bien pratique), le pas de côté (un sniper qui ne sait pas se déplacer autrement qu’en avant, voilà qui est drôle :lol: ). Vous aurez une belle floppée d’ennemis, qu’il vous faudra éclater joyeusement, avec un arsenal de plus en plus étoffé (que vous trouverez en vente chez le dealer du coin, qui lui, semble avoir des affinités avec Sub-Zero, pas d’image, vous ferez sans , imaginez juste Sub-Zero accoutré en vendeur ambulant). ça ressemble un peu à un shmup parfois, c’est rigolo, mais ça lasse vite…

« Oui, mais… » me direz-vous, « qu’est-ce qui fait ce jeu anthologique? A part chez toi, mam’zelle, tout le monde il a dit que c’était la bombe de l’année, le messie tant attendu qui va sauver le monde vidéoludique? » (et une lumière descendit du ciel)

Il ne faut pas prendre les messies pour des lanternes ou pourquoi Resident Evil 4 n’est pas le messie (comme ça, ça fait bien titre japonais, là je viens juste d’atteindre la longueur moyenne d’un titre japonais de série)

Par quoi commencer?

*réflexion intense*
Parce que Resident Evil 4 n’est pas original. En fait, il est précisément tout sauf original, il n’apporte rien de nouveau au monde vidéoludique, se contentant d’aligner les passages anthologiques de jeux divers et variés : il pique aussi bien chez Metal Gear Solid (Léon, très impressionné par Snake, s’est acheté un codec… et un cerveau), que chez Project Zero (certaines musiques) et écrase les plates-bandes de Silent Hill et de Parasite Eve… et plus on avance, plus on se demande ce qu’il y a de Resident Evil dans ce pot pourri des must du survival horror, et même pas uniquement du survival horror…

J’en vois d’ici qui crient au scandale : « Oui, mais Resident Evil fut le premier survival horror et c’est les autres qui ont copié dessus! »
D’une c’est faux, Alone in the dark est sorti bien avant (il a été développé en 1992).
De deux, que ce soit Silent Hill, Parasite Eve, ou Project Zero, ils ont trouvé leur propre voie : ils ont profité de la brèche ouverte par RE, c’est tout.

Parce que ni Parasite Eve (certainement le plus pillé), ni Silent Hill, ni Project Zero ne s’amusent à aligner des scènes de la « concurrence ») alors que Resident Evil 4 ne fait presque que ça, et c’est prodigieusement énervant : des scènes d’entraînement au tir, comme dans Parasite Eve, qui permettent de gagner des objets, comme dans Parasite Eve (Léon a eu le coup de foudre pour Aya qu’il veut faire pareil?), des sous qu’on obtient en tuant à tout va, pour acheter des nouvelles armes, dans l’armurerie du coin (enfin, ici, c’est le dealer du coin, un peu comme dans Castlevania, où le bibliothécaire n’a pas l’air très net non plus…), avec des parasites (dans Parasite Eve ce sont des mitochondries, ici c’est des Plagas, on change de nom, mais c’est assez proche : des organismes qui modifient le nôtre; bon les plagas, eux, ils imposent leur volonté, mais on a vu que dans PE les mitochondries l’étaient presque…. un genre de fusion entre PE et Straship Troopers 2 ?) sur un fond de secte pas nette (oh tiens, ça me rappelle Silent Hill premier du nom! et aussi Forbidden Siren!) avec des rituels glauques et sordides à souhait (là, on a le choix entre Silent Hill et Project Zero), avec des musiques qui ne ressemblent, pour certaines, plus beaucoup à celles de Resident Evil, mais lorgnent clairement du côté de Silent Hill et de Project Zero (j’ai même retrouvé une musique de Project Zero!)… ce qui est assez dommageable puisqu’on a parfois plus l’impression de jouer à une compilation qu’à un Resident Evil (il s’appelle comment le jeu, déjà? :mrgreen: ). Elles sont où les énigmes débiles qui faisaient le plaisir du joueur par leur connerie? et puis, un personnage intelligent, ça fait pas Resident Evil, redonnez-nous des idiots! :mrgreen:

Mon auditoire s’endort, il est temps de conclure

Si vous n’avez pas eu le coeur de lire ma longue harangue, voilà ce qu’il faut retenir : oui Resident Evil est un jeu sympa à jouer, même si, sur la fin, il apparaît comme un peu répétitif, oui, il est beau, oui, la programmation est bonne dans l’ensemble, mais non, ce n’est pas un chef-d’oeuvre, il reprend pas mal d’éléments d’autres jeux et ça pollue un peu !

Évaluation

Graphisme 18/20

(peut mieux faire, mais c’est quand même du très bon boulot)

Jouabilité 17/20

(c’est quand même un peu lourd parfois, et comme je l’ai dit plus haut, il manque certaines actions à la panoplie de Léon)

Bande-son 13/20

(une bande-son étonnament plate pour un jeu de cette envergure, avec pas mal de thèmes réchauffés -quelques thèmes de Code Veronica et de Resident Evil 2 dont le côté affectif est vite oublié à cause d’arrangements pas toujours opportuns- mais aussi des musiques qui doivent beaucoup – trop – à des titres comme Silent Hill ou Project Zero.)

Durée de vie 18/20

(une bonne durée de vie, même s’il elle est un peu trop poussée, le jeu, à être long, devient parfois lassant, car les séquences ne sont pas suffisamment variées pour justifier une telle longueur. Cependant on appréciera la présence de boni en tous genres -le grand retour de Hunk!! )

Scénario –/20

(on ne va pas noter quelque chose qui brille par son absence, quand même! :mrgreen: )

Fun 17/20

(un jeu marrant à jouer, même s’il est parfois un peu répétitif et qu’il a tendance à reprendre des éléments d’autres jeux à son compte)

Note globale : 16,5/20

Un (très) bon jeu, de bons graphismes, des scènes d’actions et des cinématiques bien fichues, une jouabilité qui se tient, mais qui n’est quand même pas la révolution annoncée. Dommage.