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Juin 192011
 

(il est de bon ton de rire de mon jeu de mots du titre, mais si vous ne voulez pas, tant pis, ou tant mieux).

Un masque abîmé qui va être au centre de l'histoire

Un masque abîmé qui va être au centre de l'histoire

Un jour de février 2011. Ayé fini. A pus God of War, j’ai fini les trois, et je me sens comme une palourde sans son rocher, un junkie sans son Neo-codion, un Streets of Rage sans son Mr X, l’OM sans Bernard Tapie. Penaude, hagarde, je me tourne vers du GoW frelaté, un ersatz de Kratos, j’ai trouvé : ce sera Castlevania Lord of Shadow, jeu dont les trailers sentaient bon le sable chaud le remâché de God of War.

Avec plein de sang.  Neuf ou pas ?  parce qu’avec la Kojima team qui maintient sous vie artificielle sa licence phare et ses personnages, on ne sait jamais. D’un autre côté, on a Mercury Steam, jeune équipe  espagnole, ça nous évitera peut-être les débordements kojimesques.

Un décor très riche

Un niveau très agréable, et assez baroque dans son esprit

Mais voyons le jeu.

Nous incarnons donc un boyscout un paladin, redresseur de tort, et courbeur d’échine de démon, du nom de Gabriel, Belmont de son nom patronymique (enfin, pas tant que ça, c’est un enfant abandonné, alors autant dire, que son nom, il lui a été donné au pif ). Gaby l’ami des tout petits partage un problème avec Kratos l’ennemi des Olympiens : sa femme est morte ce qui l’aigrit un tantinet soit peu. On devrait fonder un Comité de Protection des Conjointes de Héros : en évitant leur mort, on sauve des centaines de vie et le monde du chaos, c’est l’effet papillon du beat’em all en somme. Ah, mais merde, ça ne fonctionne pas, ils n’accèdent au statut de héros qu’après le décès (violent) de leur douce et belle. Reste plus qu’à investir dans la De Lorean, qui, immanquablement est difficile à trouver en pleine Antiquité. Avec Gaby, on s’en rapproche plus, et en plus, avec lui, on n’a ni époque, ni lieu : la carte vous met au défi de situer tout ça sur le globe terrestre, et l’époque, hum… euh, on a des villages médiévaux et on a aussi l’électricité. C’est un peu li bourdel, il faut le dire, ou alors Gabriel est en fait le duc d’Auge (et dans ce cas, pas besoin de De Lorean).

D’ailleurs, parlons-en de Gabriel, il tient à la fois d’Altaïr/ Enzo pour sa démarche chaloupée et «  »ténébreuse » », de Kratos pour le reste (façon mission d’éradication : tout ce qui traîne tâte de ses lames du chaos… ah non, pardon, de sa croix de combat, – on est dans Castlevania, mais de loin, la différence n’est pas évidente) et de la victime de la tribu Jivaroh pour ses dimensions crâniennes (un phrénologue vous en aurait dit des nouvelles). Et quand je dis le reste, c’est à peu près tout le reste : des points d’accroche en surbrillance (oh ! l’espèce de petite étoile qui nous indique qu’on peut s’accrocher te se balancer avec notre  lame du chaos croix de combat), les items qu’il faut regrouper par cinq pour amélioration de la vie, de la magie (j’ai cru un instant que j’allais voir « Sacrifice accepté » apparaître sur l’écran), et j’en passe.

Je vois venir les kikoolol de mauvaise foi : Castlevania existait avant God of War, il a pas pu copiter. D’abord, on dit copier, jeune âne (ou ânesse). Et de plus, en ma qualité de vieille conne, je les ai vus les vieux Castlevania, je sais à quoi ça ressemble. Déjà, ils étaient d’un niveau de difficulté assez conséquent (rien à voir avec le jeu prémâché d’aujourd’hui), il fallait au moins des réflexes de Jedi pour arriver à la moitié, et pour arriver à la fin, il fallait des réflexes supra-luminiques et des nuits d’acharnement d’entrainement. De plus, si nos générations de Belmont avaient le fouet dans la main, ils avaient aussi le balai dans un endroit qu’il est interdit de nommer en bonne compagnie : pas question d’éviter quoi que ce soit. On pouvait juste sauter (assez lourdement, sur Nes, Super Nes et MSX, beaucoup moins sur Super-FX) ou avancer en traînant des patins. Point donc de pirouettes des galipettes avant, arrière et latérales de l’ami Kratos qui ne s’ennuie pas de question d’armure : ses muscles suffisent. Gabriel aussi a des muscles, il suffit de voir son cou de taureau pour s’en convaincre, mais comme il évolue sous des cieux moins cléments que le Grec, bah oui, on est chez Sauron*, il se couvre (pourtant ça n’effrayait pas Simon d’y aller en boxer -en même temps, quand on voit comment il s’habille, on comprend que rien ne peut l’effrayer). Il se sape façon paladin staïled mais pas en blanc parce que le créneau est occupé (et puis, c’est salissant, le sang, ça tâche, et on avait pas encore trouvé la formule de la Javel).

*Selon Jv. com le jeu »sent bon le blockbuster » : il sent surtout son Seigneur des Anneaux,  surtout dans la première partie du jeu. En effet, l’axiome Moyen-Age = bidule à la Tolkien se vérifie pleinement ici. Vous retrouverez donc les décors du SdA, notamment dans les cutscene sur fond de musique Peter Jackson approved.

Rondo of Blood : sans conteste un des meilleurs opus

Ceci est un hit

ceci est un égarement (ou un étron, c'est selon)

Pour récapituler, le jeu sent le pot pourri d’un certain nombre de hits récents : God of War, Shadow of Colossus (oh, les pitits passages d’escalade sur les titans!) le tout assez mal digéré… A part deux ou trois chapitres, vous n’aurez pas franchement l’impression de jouer à un Castlevania (même si vous rencontrez des ennemis connus, ou que certains passages rappellent les tout premiers opus de la série, ceux d’avant Symphony of the Night : l’arrivée dans le village, le travelling sur le chatiau, un clin d’oeil/ un bestiaire ne suffit pas pour faire en sorte que le jeu s’inscrive dans une saga sinon, tout le monde saurait que Terminator 4 est un vrai Terminator -alors que c’est une bouse innommable). Vous n’aurez même pas l’impression de jouer au même jeu car tout cela manque de cohérence au niveau de l’univers, on a des niveaux très bancals, et d’autres plus inspirés et qui fleurent bon le Castlevania baroque (c’est bête, ce sont ceux qui sont tout à la fin – ou presque – autrement dit, si vous n’êtes pas masochistes comme moi, vous aurez lâché l’affaire depuis longtemps…) Ce qui est franchement frustrant, parce que pour quelques passages très sympa, vous aurez à vous ennuyez comme un rat mort pendant dans longues heures. Et à vous ingurgiter un certain nombre de cinématiques ridicules.

Gabriel bondissant sur l'ennemi

I believe I can fly

Dommage. C’était un jeu dans lequel j’avais placé un certain nombre d’espoirs qui aboutit à un espèce de rejeton pas complètement raté (il est quand même franchement au-dessus de cette horreur de Curse of Darkness, et apporte deux ou trois choses niveau scénaristique -en tout cas , bien plus que le verbiage d’Iga), mais pas vraiment réussi non plus. Vous pouvez raisonnablement passer votre chemin sur ce titre.

Avr 052010
 

Disponible depuis peu sur la console de Sony, God Of War III, vient clôturer une saga débutée en Grèce, portée par la PlayStation 2, puis la 3.

Il est inutile de dire que Kratos nous livre son ultime aventure, car il n’en est rien ! Le producteur de la série, heureux du succès rencontré par celle-ci, projette déjà d’exploiter le filon. Alors qu’une série, pour être mythique doit s’arrêter à son apogée, pauvre de nous !


Dans les épisodes précédents…

SPOILERS

Kratos, chef de guerre spartiate passe son temps à se battre et ne semble s’intéresser à rien d’autre. Alors qu’un jour son armée est dominée, et que Kratos est aux portes de la mort, ce dernier supplie le dieu de la guerre Arès de l’aider, en échange de quoi le spartiate lui fera don de sa vie. Une fois la doléance de Kratos aboutie, ce dernier ce retrouve être le vulgaire pantin du puissant dieu de la guerre, condamné à exécuter des ordres. Village après village, Kratos qui profite d’une grande puissance, sème la terreur jusqu’à à un événement imprévu. Aveuglé, et obéissant, Kratos commet l’irréparable, il se rend lui-même coupable de la mort de sa femme et de sa fille. Les mains tachées de sang, l’esclave d’Arès se réveille et prend congés. Maudit par l’oracle du village, sa peau est désormais couverte pas les cendres de sa famille, et répond désormais au nom de « fantôme de Sparte ».

Plus tard Kratos est appelé par Athéna, pour mettre fin à la folie meurtrière de son ancien maître Arès. Les Olympiens lui promettent de l’absoudre, et d’effacer ses visions assassines. Mais la parole des dieux de l’Olympe ne s’accomplira pas, après avoir débarrassé la Terre du dieu de la guerre, Athéna parvient à faire accepter aux autres dieux que Kratos à sa place au Mont Olympe.

Même nommé nouveau dieu de la guerre, le passé de Kratos est trop lourd à porter. Pour soulager sa peine, le successeur d’Arès guide l’armée spartiate contre l’avis des dieux, et contre l’avis du dieu des dieux, Zeus. Le roi des dieux décide donc d’en finir avec lui, mais même parmi les morts, Kratos déchu de son titre, trouve du soutien chez les Titans, les anciens maitres du monde. Guidé par Gaia l’omniprésence de la Terre, le fantôme de Sparte part lutter contre son père et ses alliés : Zeus et les dieux.

FIN DES SPOILERS

Le début de l’aventure donne le ton, le dynamisme de l’action ne nous laisse même pas le temps d’admirer la beauté du jeu, qui rappelons-le exploite entre 60 et 70% de la puissance du processeur Cell, embarqué dans la machine. La vitesse, et l’intensité ne faiblit pas, mais se dose bien pour ne pas nous étouffer. Car n’oublions pas que God Of War est un beat’m all. Jeu qui à toujours innové, et inspiré le milieu comme les développeurs de Naughty Dog (Uncharted) et même de chez Eidos pour Lara Croft. Leurs fautes ? Ils ont repris le principe du dynamisme prononcé de certaines scènes, avec comme ingrédients : la caméra derrière l’épaule pour un court passage, une caméra statique qui se translate instantanément… Car oui, tout cela provient de God Of War ! Toujours présent dans GOW III, et toujours aussi efficace. Mais ce qui n’est pas présent chez les autres, et est à la série des GOW, ce que le jaune est au soleil subsiste encore : la musique ! La bande son, déchire le tympan et s’y installe définitivement, sans aucune invitation. Autre élément essentiel, la mise en scène, le background animé pousse la série des Metal Gear Solid au simple rang de « has been ». La polyvalence du jeu ne s’est toujours pas essoufflée, puisque nous avons ici droit au retour des passages plates-formes, combiné avec un peu de nouveautés.

Mais ces passages sont trop souvent facile, ils ne représentent presque plus aucune difficultés. Car oui la mode actuelle pousse les développeurs à concevoir des jeux trop faciles, et même en mode « titan » (difficile) le jeu se fait et se refait sans trop de challenge, même GOD III succombe à cette règle, dommage. Autres points noirs, la violence du jeu, et l’excès d’hémoglobine. Personnellement je n’ai jamais trop apprécié cela, j’ai toujours considéré cette caractéristique néfaste aux jeux vidéo les rabaissant comme le disent ses nombreux détracteurs aux produits nuisibles à l’enfance, favorisant ainsi la prolifération d’arguments douteux qui stigmatisent encore aujourd’hui cette industrie. Certaines scènes particulièrement immondes dérangent, mais n’oublions pas que si cette série est interdite aux mineurs, il y’a bien une raison et c’est peut-être l’unique fois où je légitime l’action de la famille de France, mais qu’est-ce qui m’arrive ?

Malgré cela, la série à une particularité rarissime aujourd’hui, elle à de la personnalité ! C’est si rare, qu’il faut le signaler indépendamment du reste du test ! Plongé de cette manière dans l’univers de la mythologie Grecque, avec en plus de cela, une écriture qui narre les aventures d’un héros tel qu’il est fait dans les écrits mythologique, nous offre une véritable bouffée d’air frais, à l’heure ou les freluquets de masse polluent abondamment les étalages, comme un certain Final Fantasy XIII.

En somme, God Of War III est un jeu de beauf certes, mais un jeu impulsif bourré d’action qui se dote en plus d’une certaine « classe » esthétique. L’originalité du scénario gratifie les possesseurs de la PlayStation 3 d’une aventure hors du commun.

Évaluation :good:

Note technique 19,5/20
Fun 17/20
Intérêt 19/20
Note globale : 18,5/20