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Jan 272013
 

Au moment où la saga Tomb Raider  fait l’objet d’un n-ième reboot, je me suis prise de nostalgie et me suis refait un des premiers opus, de ceux qui datent de la Playstation première du nom, et avec des polygones géants et tout cubiques (à part pour Lara, dont les seins étaient pyramidaux dans le 1, et ronds dans le 2).

La jaquette du jeuRappelez-vous, ces jaquettes carré…

J’ai acheté le jeu pour une somme modique sur le PSN, à peu près 3 euros, donc, à ce niveau, on ne peut pas crier au vol, c’est vraiment raisonnable. Par contre, le jeu est entièrement en anglais, pas que ce soit gênant vu la subtilité des dialogues (il faut empêcher le méchant mafieux italien de récupérer la dague de Xian avant nous, sinon, c’est le drame), mais le doublage anglais est vraiment désagréable, je trouve. La voix française de Lara est tellement plus classe tout en étant moins snob ! Une petite déception à ce propos, mais bon, il y a tellement peu de dialogues que finalement, ce n’est pas dramatique.

Dépassé le choc linguistique, il faut bien avouer que presque 16 ans après, le jeu est… moche. Voire carrément hideux pour certains niveaux. Venise est un massacre tant au niveau esthétique que du leveldesign, les niveaux ne sont pas intéressants et assez bordéliques, les modélisations des personnages, hormis Lara sont franchement indigentes, bref, le jeu accuse 1. clairement son âge 2. la rapidité d’exécution dont il a été l’objet (1 an à peine après le 1er opus). A cela s’ajoutent un aliasing assez sévère et pas mal d’effets de surbrillance un peu partout. J’avais souvenir que le jeu était pas très beau (Tomb Raider II n’ayant jamais été un des sommets graphiques de la PS) mais pas à ce point-là, quand même… Alors, est-ce que c’est la faute à un portage bâclé ? Ou est-ce que le jeu était vraiment comme ça à l’époque ? je penche plutôt pour la première option.

Venise dans Tomb Raider IIVous saviez qu’on pouvait marcher sur des stores vénitiens ?

Pareil, le gameplay, très raide, peut sembler avoir pris un sacré coup de vieux, néanmoins, on reprend vite les vieux réflexes, et je pense que pour quelqu’un qui y joue pour la première fois, le temps d’adaptation ne doit pas extrêmement long. Et si la direction du personnage est très rigide, le gameplay est logique : la croix qui sert à faire une action/ à confirmer/ à tirer quand Lara dégaine. Donc pas de risque de se perdre parmi les nombreux mouvements (surtout pour l’époque) de Lara. Reste un menu et une gestion des sauvegardes un peu décevante : on ne peut faire qu’un bloc (à moins de le copier), et donc, vous sauvegardez toujours sur le même bloc. Pour les aficionadas comme moi des sauvegardes multiples, c’est un peu moche, d’autant que ça vous oblige à ne faire qu’un niveau à la fois.

Et les niveaux peuvent parfois être longs, j’ai mis des plombes à faire l’Opéra, parce que l’architecture du niveau est assez bancale, et qu’on ne sait parfois pas trop où aller, faute de décors lisibles (les panneaux où il faut installer les circuits imprimés n’étant pas spécialement remarquables). Pareil, le temple de Xian est vraiment très long (mais lui, parce qu’il est vraiment long, car on comprend mieux l’enchainement des actions). A ce niveau, le 1er opus était bien meilleur, il faut l’avouer, on ne passait pas une éternité à chercher une clé qui avait finalement été lâchée par un type qu’on avait abattu, mais dont le précieux loot était invisible, soit parce que masqué par les polygones gigantesques du cadavre, ou par… le décor (paye ta clé dans Venise que tu ne trouves pas parce qu’elle a disparu dans le mur, je l’ai finalement chopée complètement eu hasard). Tomb raider II va nécessiter plusieurs fois une soluce pour en voir le bout.

Toi, il va t’arriver des bricoles…

Déjà pour savoir qui relâchera quoi, si vous ne voulez pas shooter tout le monde (même si l’option pacifique est de loin la plus complexe). Parce que des gros bras, des nettoyeurs et autres ennemis en tous genres (de l’araignée jusqu’au yéti en passant par les rats, les tigres et les T-Rex -au nombre de deux, cette fois-ci), vous allez en rencontrer beaucoup durant ce périple qui mène à la dague de Xian, faisant de cet opus un véritable jeu de massacre. Sur certains niveaux (la Cache de Bartoli, l’épave du Maria Doria, par exemple, mais il y en a d’autres), vous pourrez abattre une trentaine de gars, si ce n’est plus (sans compter la faune hostile), avec un arsenal qui s’est étoffé depuis le premier épisode : Lara dispose d’un fusil à harpons et d’un lance-grenade (d’un emploi assez immonde il faut l’avouer, le lance-grenade fait littéralement exploser l’ennemi, le réduisant à l’état de chocapics). Une vraie arme de destruction massive, cette Lara. Et quelque part, ça tue un peu l’intérêt du jeu, par rapport au 1er Tomb Raider où les affrontements étaient somme toute relativement marginaux (du moins, en comparaison avec le 2). Et la solution la plus simple reste de cartonner joyeusement tout ce petit monde, d’autant que les munitions ne vous feront jamais vraiment défaut, et que pour certains combats, vous pourrez adopter la même stratégie que pour le T-Rex du 1er (à savoir vous planquer dans un coin, et canarder).

L’autre point noir du jeu (qui lui aussi peut appeler une soluce), c’est le fait que parfois, avant de trouver la bonne solution (sur comment aborder une pente glissante, par exemple) vous soyez obligé de faire un premier essai, avant de mourir, pour refaire. C’est assez énervant, et pas vraiment intelligent en termes de jeu. ça rappelle l’époque noire où pour un certain nombre de  jeux, où, pour passer un niveau il fallait le connaître par coeur. Du coup, ça oblige souvent à sauvegarder avant de faire un saut/ d’aborder une pente glissante, etc. Et plus vous avancez dans le jeu, plus vous devrez sauvegarder, ce qui a tendance à hacher le jeu. Parce qu’en abandonnant le concept des cristaux de sauvegarde à certains points du niveau et en optant pour la sauvegarde à tout moment, les développeurs ont dû se dire « Ouais, chouette, on va pouvoir faire des passages où il va y a voir des pentes avec plein de piques au bout qu’on ne verra pas » ou « Yeah, on va pouvoir se lâcher sur les pièges! lolilol ». Moui, sauf que bon, ça ne rend pas le jeu plus intéressant, mais moins intéressant, parce que faire un saut/ une sauvegarde dans les Iles du Ciel, ça va un temps, mais c’est vite gavant.

Heureusement, certains environnements s’en sortent plutôt bien.

Au niveau de la durée de vie, par contre rien à redire, le jeu est long (comptez une vingtaine d’heures pour en voir le bout), d’autant que la quête des secrets est assez sympa.

En bref, entre un level design pas toujours inspiré, des graphismes inégaux,  Tomb Raider II est un jeu qui aura été un des hits de la Playstation en son temps, mais qui a beaucoup moins bien vieilli que des titres comme Resident Evil 2, Tomb Raider (1er du nom), sans parler de titres comme Metal Gear Solid ou Final Fantasy VII. En dehors des nostalgiques, je ne suis pas sûre que vous y trouviez votre compte.

Évaluation

Graphismes 13/20 Très inégal, et souvent pas très joli, mais certains niveaux rattrapent un peu…
Jouabilité 16/20 une jouabilité qui peut paraître déroutante quand on s’y remet longtemps après, mais globalement, c’est correct.
Scénario 13/20 Une narration bien moins efficace que pour le 1er volet
Bande-son 15/20 De très belles pistes, et d’autres moyennes. Dommage que le jeu demeure si silencieux!
Durée de vie 17/20 Vous avez de quoi vous occuper un certain temps. et on ne peut pas en dire autant de tous les jeux d’aventure…
Fun 15/20 Des passages sympas, et des passages chiants, heureusement, il y a plus de niveaux sympa 🙂
Note globale : 14/20
Tomb Raider II a très mal vieilli et souffre de nombreux défauts. Il mériterait un bon petit lifting,car le potentiel est là, et le charme opère malgré tout.