Avr 152012
 

Éditeur : Electronic arts
Développement : Bioware
Sortie : 8 mars 2012

Alors que Mass Effect 2 avait en grande partie remodelé le game-play de son prédécesseur, Mass Effect 3 se contente de poursuivre l’aventure sans bouleverser les habitudes des joueurs. Quant à la trame scénaristique, là encore on pourrait imaginer que Mass Effect 3 n’est qu’un énorme add-on car quelques mois seulement séparent les 2 derniers titres de la saga. Mass Effect 3 serait-il pour autant un jeu sans surprise ?

J’entends les hordes de fans (dont je fais partie) hurler à tout les vents : non bien-sûr, ME3 (je ne vais pas écrire le nom en toutes lettre à chaque ligne !) n’a rien d’un titre réchauffé. Et si le titre ne prend pas la peine de revoir son moteur de jeu de fond en comble, c’est que c’est déjà une sacrée bécane bien huilée. Certains mécanismes du premier opus avaient besoin de gagner en clarté, afin de libérer votre commando des contraintes physiques imposées par le manque de souplesse des commandes. Depuis que Shepard se plaque au mur, donne des mandales il ne restait pas beaucoup à faire pour Bioware. Sauf, revenir a certains bon point du ME1 comme le modding des armes, mais de façon plus modérée (plus besoin de changer les mods en fonction de la mission). Bref, ME3 est donc le petit frère du 2 qui se régénère avec des ingrédients du premier. Et côté graphismes, on est carrément un cran au dessus ! Le jeu techniquement est une belle bête et qui plus est, offre moins de bugs que les deux opus précédents (enfin Shepard ne lévite plus !).

On apprécie encore les phases de dialogues très riches et la qualité du doublage.

Le jeu reste donc le même, mais on perd le plaisir des grandes missions de plus d’une heure. ME3 a une durée de vie équivalente aux autres titres, mais a contrario, ce sont une majorité de courtes missions de 30 minutes auxquelles vous aurez le droit. Comme dans le second opus, la Citadelle sera réduite à seulement cinq étages, par contre les stations d’Ilium, d’Omega ne seront plus visitables. Du reste, vos aurez moins de boutiques à disposition et moins de personnages à rencontrer. C’est simple, en dehors des missions, les dialogues sont concentrés sur la Citadelle. Le monde semble donc se resserrer artificiellement.  Même si le chaos engendré par les moissonneurs y est pour beaucoup, il n’en reste pas moins que Mass Effect 3 apparait moins ouvert. Le schéma Citadelle/missions est bien trop récurent.

C’est vrai que dans un sens, le coté RPG s’amenuise pour laisser place à un actioner bourré de testostérone virile. Le jeu est vif, et rythmé. Il n’y a plus de place pour les digressions et les pauses narratives. Pour autant, Mass Effect 3 fait fort dans les sentiments. Rares sont les titres qui feront autant appel à vos émotions. Plus qu’un film, vous, joueur, vous vous sentirez bien plus responsable dans le tissages des évènements qu’un simple spectateur. Il sera plaisant de découvrir que Bioware a jugé bon de libérer vos coéquipiers de votre tutelle. Je m’explique : comme vous, ils prennent leurs habitudes dans la Citadelle et le Normandy. Comble du raffinement, les personnages parleront même entre eux. C’est un détail, mais qui donnent une très grande profondeur à l’ensemble et qui touchera encore plus profondément votre âme de joueur.

Quelques fois seul, Shepard devra se débrouiller avec sa pétoire.

Bioware nous avait promis que pour ME3, nos choix de joueurs  impacteraient sur le titre. De ce point de vue, on atteint ici vraiment le summum de ce qui ce fait. Shepard est vraiment votre Shepard et la guerre que vous avez menée contre les moissonneurs comme les relations que vous aurez tissées auront une réelle importance sur ME3. A ce titre vous aurez à faire un choix crucial en milieu de votre aventure et plus d’un joueur a dû s’en mordre les doigts !

Curieusement, dès la sortie du jeu, un DLC de 20 mn (Surgi des cendres) était déjà disponible. De ce côté, EA prend un peu les joueurs pour des benêts il faut l’avouer. Ce contenu vous offrira cependant un personnage qui, par ses qualités au combat, se montrera vite indispensable. Quant à la mission, elle est pour ainsi dire plutôt indigente… à l’image des missions secondaires de Mass Effect 1 (je vous disais que ME3 reprenait des ingrédients du premier). Mais comme votre équipe, contrairement à ME2 sera limitée à quelques personnages, mieux vaux ne pas s’en priver. Surtout que les dialogues avec Jaavik valent le détour.

Les cinématiques sont à vous couper le souffle !

D’un autre coté, EA vous offrira un DLC gratos (Résurgence) étoffant le contenu des missions on-line.  Quoi ME3 propose un jeu Kevin ? Pour cette question je serais tenté de répondre : oui. Car, dommage, le mode on-line ne permet pas de jouer des missions avec un commando contrôlé par des joueurs (comme par exemple dans RE5). Ce sont des missions de dézingage classiques dans des arènes reprenant les environnements du jeu. En gros, d’un point de vue gaming elles n’apportent rien, sauf que hélas, vous serez bien obligé de passer par là si vous souhaitez obtenir un dénouement plus intéressant car les parties multijoueurs impactent sur la préparation galactique !

Puisqu’on parle de DLC, parlons de Extended Cut que l’on attend cet été. La fin du jeu a laissé tant de joueurs abasourdis que Bioware a finalement décidé de revoir sa copie. Pourquoi donc ? C’est très simple, d’une la fin est un peu brouillonne et apparait comme incohérente avec l’univers de Mass Effect, de deux, vos choix n’impactent pas grand chose sur le dénouement. Vous avez deux choix finaux et le reste ne diffère que par les détails. Bref, on verra cet été si « le choix artistique » de Bioware arrivera tout de même à convaincre les fans, très déçus par ce retour de bâton.

Cerberus sera encore de la partie, trop peut être.

Mass Effect 3 est encore une bombe vidéo ludique, mais une bombe qui en a frustré plus d’un par sa fin terriblement navrante. Reste a savoir si le titre redorera son blason avec le prochain pack. Quoi qu’il soit, le jeu reste une énorme expérience de joueur. Des jeux d’une telle qualité se comptent sur les doigts de la main. Y’a t-il pour autant besoin de la version collector ? C’est à voir, le micro art-book ne contient rien d’original par rapport à l’art-book commercialisé et le DLC gratos n’est pas forcément rentabilisé par les frais supplémentaire d’une version collector. EA oblige désormais les joueurs PC a passer par la plate forme Origin. Fliqué par l’éditeur, il vous sera impossible de prêter votre jeu : un code, un compte ! Mais surtout, on ne peut que regretter le virage que prend l’industrie du jeu à vouloir mieux contrôler ses joueurs.

Évaluation

Graphismes 19/20 Tout à fait convainquant !
Jouabilité 18/20 Comme à l’accoutumé : très bonne.
Scénario 17/20 Moins creusé que les titres précédents et plus linéaire. Me3 n’offre que peu de révélations. On en apprend plus sur les moissonneurs et leur missions dans ME2.
Bande-son 18/20 On retrouve l’ambiance de la saga.
Durée de vie 19/20 40 heures seront nécessaire pour terminer le jeu, mais est ce suffisant pour conclure une saga d’un tel poids ?
Fun 17/20 Le jeu reste d’une qualité exceptionnelle, on décroche très difficilement d’un tel titre.
Note globale : 17/20
Mass Effect 3 est un excellent titre mais qui aurait dû pousser plus en avant les qualités de ses mécanismes qui en font un jeu si unique.
Mar 042012
 

Date de sortie : 21 février 2012
Editeur : Dark Horse

La couverture du livre : ils annoncent la couleur, il y a des choses concernant le 3.

Une semaine après la mise à disposition de la démo de ME 3 qui en a certainement laissé plus d’un songeur, Dark Horse sort un artbook récapitulatif, qui inclut quelques croquis/ rendus du 3. Attention aux spoilers, donc. Néanmoins, le livre est divisé en 3 sections : la première concernant Mass Effect, la seconde ME 2 et la troisième Mass Effect 5 3(c’était pour voir si vous suiviez). Pour ceux qui veulent garde la surprise entière, il leur suffit donc d’éviter soigneusement la dernière partie du volume (tout comme je vous conseille d’éviter de taper The art of the Mass Effect Universe sur Google images, car beaucoup de pages concernant le 3e épisode ont été scannées!).

La première chose qui marque est qu’il s’agit là d’un objet de très belle facture, la couverture est superbe, les impressions de très belle qualité sont bien mises en valeur par une mise en page, qui si elle est condensée, se fait aérée pour de belles illustrations. Le rapport qualité/prix est donc tout à fait honorable (j’ai eu le livre pour 30 euros). Les commentaires sont assez discrets (on est loin des artbooks japonais avec des tartines entières de commentaires), mais apportent quelque chose et sont intéressants.

Non, je ne vous mettrai rien concernant Mass Effect 3 !

Un autre artbook concernant Mass Effect 1 était déjà sorti chez Prima Games il y a quelques années, et l’on peut dire que les deux se complètent, quant au contenu concernant Mass Effect 1. Le bouquin de Prima Games est plus destiné aux fans « hardcore », puisque vous avez relativement peu de croquis de personnages, mais beaucoup de matière concernant le mobilier, les décors et les vaisseaux, alors que le contenu présenté dans le volume de Dark Horse est plus équilibré. Vous avez autant les travaux de concept de personnages, monstres que ceux des décors, des armes et les parties « mobilier » sont plus condensées. A ce titre, le volume de Dark Horse me parait préférable si on doit n’en acheter qu’un. Je préfère la présentation du second volume aussi, l’autre, à force d’être aérée faisait parfois un peu vide.

Deux bonnes raisons de l’acheter : il y a Saren et Garrus ! :love:

(à noter l’évolution du personnage de Saren par rapport aux croquis de base)

Un très bel objet donc, presque un incontournable, que je ne peux que vous conseiller d’acheter si vous êtes fan de la série (non, je ne touche pas de commission sur la vente).  Pour les autres, vous ne perdrez rien à le regarder si quelqu’un de votre entourage l’a en sa possession, de là à investir…

Mai 062010
 

Editeur : Electronic Arts
Developpeur : BioWare
Sortie :
28 janvier 2010

Mass Effect premier du nom fut une telle claque dans le monde du jeu-vidéo que la suite attendue se devait de relever le défis et de dépasser en même temps toutes les espérances des joueurs. Loin des suites linéaires qui reprennent 100% les ingrédients des opus de lancement, Bioware à su innover en profondeur sans pour autant trop perturber le joueur.

Pour ceux qui découvre le jeu, Mass Effect 2 est comme le premier, un Action-Rpg d’un nouveau genre. Dans un univers Sf très riche, inspiré du cinéma américain, vous, Shepard (c’est un homme ou une femme selon vos gout et jusqu’au traits du visage !) devez combattre une menace extra-concilienne qui risque bien annihiler toute forme de vie dans l’univers. Rien que ça. Bien sûr, tout le monde vous prend pour un taré malgré vos états de services qui en disent long. Seul(e) contre tous, il va vous falloir convaincre pour recruter, affronter pour survivre, enquêter pour découvrir et encourager la recherche technologique pour assurer votre puissance. Seuls vos choix et actions détermineront le cour des évènements. Mass Effect est un RPG qui vous permet de tout maîtriser (enfin presque), des vêtements que vos portez jusqu’à la personnalité de votre héros grâce à une gestion dynamique des points récoltés. Il vous sera même possible de draguer à bord de votre Normandie, c’est vous le chez après tout !

Vous laisseriez-vous séduire par Miranda ou préféreriez-vous l’une de vos coéquipières plus discrète ?

Beaucoup ont dit que le jeu était centré en grande partie sur l’action, Mass effect fut dès l’origine un compromis entre l’intervention musclé l’aventure et le dialogue. Dans ce Mass effect 2, les dialogues sont moins dirigistes peut-être, mais ils sont bien présent et en nombre.

Si a priori, le jeu peut donner l’impression de ne permettre que peu la gestion, un attention plus poussée vous fait oublier cet apriori. Les armes s’améliorent en fonction de vos recherches ainsi que tout votre équipement et même votre vaisseaux ! D’après les chiffres connus, seul 50% des joueurs upgrade au maximum leur vaisseau avant le combat final, et au moins 14% des coéquipiers, en moyenne, y trouvent la mort. Ces chiffres révèlent une certaine précipitation de la part d’une large part des joueurs et expliquent en partie pourquoi ils ont l’impression que le jeu a perdu son coté rôle playing. On a certes moins le plaisir de sélectionner en particulier un mod par arme, mais le résultat reste identique. surtout qu’au final, le modding des armes était devenu trop lourd dans le premier mass effect. Basculer d’un mod à l’autre en fonction des ennemis était assez gênant. Par contre, les personnages se gèrent toujours de la même façon avec les points d’expérience. Et la personnalité du héros se façonne là encore a votre image. De l’action, il y en aura !

L’intérêt principal du jeu est de vous permettre de façonner votre équipe et de prendre le temps de vous lier. Avec 2 personnages bonus, l’équipe au complet est véritablement hétéroclite ! Des missions éblouissante sont dispo en téléchargement et apporte un réel plus à la trame de la trilogie, elles sont en terme de contenu à des années lumières des missions du 1er. La mission du Courtier de l’Ombre est bluffante pas sa richesse,celle de Kasumi a bénéficié d’un traitement original, Suprématie prend aux tripes, par contre Arrival est… simplement sympa. Chaque personnage ayant des points forts et des faiblesses, ce sera alors a vous de bien choisir pour réussir votre tactique. Peut être aurait-on aimé que cela soit moins systématique. C’est a dire que si tel personnages vient, cela aurait été plus intéressant si tel autre en conséquence refusait. Au final, on aurait pu avoir plus de choix encore. C’est aussi trop évident pour gagner la loyauté de vos coéquipiers. On accepte de les aider, et hop, c’est dans la poche ! Dommage ! sans trop d’éffort, ni trop de vergogne, tous les protagonistes viendront à vous pour des motifs variés et propres à leurs histoires personnelles.

Dans Mass Effect 2, y’a aussi tour plein de méchants !

En conséquence, comme le dis snake, la quette des moissonneurs est assez limité, on reste un peu sur notre fin même si les révélations et la richesse du scénario sont énormes. En échange, nous avons de vastes univers très originaux et assez identifiables. Pas comme dans le premier où tout ce ressemblait ! Et les nombreuses cinématiques rendent cet univers particulièrement crédible et profond. Bioware à tenté dés l’entrée en matière dans le jeu de briser le fanboyisme des joueurs. Les symboles forts du premiers opus sont brisés sous vos yeux et il va vous falloir mettre de coté votre amour-propre et votre liberté d’action afin d’endosser un rôle que seul Shepard peut remplir. Certain de vos ancien coéquipier n’apprécieront pas vos nouveaux choix, de quoi abaisser votre fierté.

Si vous avez aimé le premier opus, et si vous n’en n’avez pas eu l’occasion, ME 2 est un jeu incontournable. Soigné, et subtile, ce titre redore encore le blason du jeu vidéo ternie ces dernières années par les jeux de masse niais, à cahier des charges trop encombrant. Au final le jeu est si détaillé, si fourni que même les nombreux bugs sont vites oubliés (et y’en a ! ). Un jeu vraiment passionnant qu’il faut absolument posséder ! On en veut encore ! A préférer dans sa version originale (Pc et 360, le portage PS3 étant catastrophique).

Évaluation

Graphisme 18/20 Très bons graphismes ! Surtout les visages des personnages.
Jouabilité 18/20 Elle différé du premier et ressemble plus à celle d’un FPS.
Bande-son 18/20 Très retro ! Pour les fans de sf classique !
Durée de vie 20/20 On voudrait plus mais ce n’est pas un mmo.
Scénario 17/20 La trame principale est vite balayé aux profils des missions dévoilant en profondeur vos personnages.
Fun 20/20 Mass effect offre ce que l’on fait de meilleur.
Note globale : 19/20