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Mar 062012
 

Plate-forme : 360, Wii et PS3, Vita, Pc
Année : novembre 2011
Editeur : Ubisoft

La jaquette de Rayman

Michel Ancel (Beyond Good and Evil, Lapins Crétins) revient non pas avec une nouvelle licence, ni même avec un jeu 3d mais avec le bon vieux Rayman ! Fort est de constater que ce revival plate-forme en 2D, en plus de faire du bien est une excellente réussite qui ravira les fans du genre. Basé sur la coopération (jusqu’a 4 !) Rayman Origins donne une leçon à Nintendo dans un genre que Super Mario Bros avant pourtant inauguré. Il ne s’agit pas d’un titre qui se sert de la nostalgie comme New Super Mario Bros (Ds) et consort pour justifier le peu d’innovations d’une licence pourtant jadis au fait de la créativité (voir le teste de SMB3). Non, Rayman Origins tire parti de la technologie Next-gen pour véritable bouleverser le genre dans la continuité. Les fans du jeux plate-forme comme les nouveaux joueurs vont se prendre une sacrée baffouille.

Les environnements sont de toute beauté !

La qualité visuel du titre est certainement la première chose qui frappe le joueur. Jamais les jeux 2D n’avaient été aussi soigné. Ce que Donkey Kong fut dans ce temps dans le domaine du graphisme, Rayman Origins en est le digne successeur. La profondeur des backgrounds, leur originalité, ainsi que le dynamisme des plateaux de jeu subjuguent totalement. Assumant complètement le coté toon de son univers visuel, Rayman s’éloigne pour autant d’un style dessin animé vieillot que la conservation du style PSX aurait pu engendrer (ce même style que Sword of Mana). Dépoussiéré graphiquement, le jeu réussi alors à s’affranchir d’un cahier des charges daté. Avec un dessin plus fin, avec une gestion des lumières hors pairs, un soucis du détail omniprésent, Rayman Origins gagne en crédibilité. Secondé par une ambiance sonore des plus soignée, le titre se hisse par son environnement tout en haut du palmarès 2011. Cependant, le style loufoque et décalé reste bien présent, mais il a gagné fièrement en maturité. L’inspiration Ghibli n’est pas loin, et ça ce sent. Les personnages, héros ou ennemis sont dignes de figurer dans une série animé colorée et bien sûr déjantée.

Vous pourrez faire la fiesta à condition d’avoir 350 lums.

Si l’humour et le second degré sont présent dans chaque pixel, le jeu reste sérieux dans sa technicité et dans son challenge. Une bonne dizaine d’heures seront nécessaire pour terminer le jeu, mais bien plus seront exigés pour récolter les 246 electoons permettant l’accès aux niveaux coffre à patte ultra délirant mais ô combien prise de tête. Comme dans tout jeux de plate-forme, héritier des jeux à scoring, il vous faudra collectionner des items bonus. Ici ce sont des Lums, des bestioles chantantes qui s’apparentent à des lucioles par leur éclats. Vous aurez la possibilité de doubler la mise en attrapant de gros lums. Vos lums permettrons de libérer des electoons, but de votre quette (simple mais toujours efficace). Je vous parlais de niveau coffre à patte, qu’est ce que c’est ? Dans chaque monde, il vous faudra courir après un coffre dans un niveau à scrolling automatique (et rapide) bien sûr, truffé de piège assez durs afin d’en choper le contenu : une dent ! Et pour certain, une nymphe qui vous offrira un pouvoir (noter au passage leur style moins pudibond et ringard). Rien que ça ! C’est la mode en 2011 de récolter des ratiches (voir Alice Madness Return) ! Ces dents permettent en plus de fournir la mâchoire d’un pépé, d’ouvrir un niveau secret que seul les plus méritants pourront traverser.

Bosses et sous bosses sont trop rares alors qu’Ubisoft a montrer son génie dans le domaine.

Il est intéressant de constater qu’aucun niveau n’est figé, le level design est ici au sommet de l’art avec des environnements des plus dynamique qui vous oblige à faire preuve d’une grande attention. Gare au acte hasardeux ! Le plancher s’écroule, le sol se soulève, les murs effondrent et se cogne etc. Renouant avec les jeux de l’époque bénie de la 16bit, il vous faudra apprendre vos niveaux par cœur pour en déjouer les pièges. Il est dommage que Michel Ancel n’est pas plus tiré partie des perspectives pour jouer sur les sauts inter-background comme cela à été esquissé trop brièvement (à l’instar de ce qui se faisait dans Abe Odyssée ou dans la beta 2d de Rayman 2).

Car oui, Rayman Origins ne propose pas que du plate-forme basique, des séances de shoot dignent d’un R-Type seront de la partie. Plus assumé que les niveaux de Rayman psx, ces niveaux que vous traverserez en compagnie d’un moustique (ancien boss dans la version psx) font revivre l’heure béni de ce type de jeu. Vous avez deux attaques, le tir en rafale habituel et le second consistant à gober vos ennemis pour les recracher. Dans le ciel ou dans l’eau, ces niveaux montrent la diversité et l’inventivité d’Ubisoft. De plus, la surprise est de taille lorsque le rythme d’un niveau plate-forme classique est cassé dans un sous niveau en shoot. Avis au amateur !

Amis du shoot, bonsoir !

Pourtant Rayman Origins, malgré son retour aux sources et son lot d’innovations frustre par certains cotés. Certes Rayman à gagné en souplesse, le manche à balai qui lui servait de colonne vertébral est une histoire ancienne. Il ne saute plus en arrière dès qu’il reçoit un choc aussi. Mais on ne peut pas dire pour autant que la jouabilité soit excellente, elle est correcte, mais un rien un peu brouillonne, et le choix d’usage de la gâchette pour courir ne convaincra pas tout le monde (les manettes sont toujours réservées aux petites mains, hélas, et l’usage des gâchettes est souvent laborieuses pour les autre). Impossible de jouer à RO comme on joue dans un Mario ou un Sonic classiques : les enchainements de sauts et de frappes sont assez laborieux. De ce fait, les time attack obligés pour compléter le jeu sont prise de tête ; le perso ne répondant pas au doigt et à l’œil, il ne réagis que rarement au bon moment. De plus, 60 niveaux c’est vraiment cour pour un jeu de plate-forme, surtout sur next-gen ! Il y a bien sûr des secrets dans chaque niveau, mais ils sont systématiques. Les médailles vides dévoilent le nombre de secret avant même d’entamer le niveau. On sait donc qu’il y a 3 coffres à ouvrir dans le niveau dont l’un à la fin du parcours. Devant l’inventivité du titre et l’aisance de la réalisation, on était en droit de s’attendre à beaucoup plus de contenu. Mais à moins de 40€ neuf (le collector avec artbook est pas beaucoup plus cher), il faut aussi savoir redescendre sur terre et se montrer un minimum indulgent. En rien Rayman Origins est une arnaque, en rien il déçoit, seulement la prochaine fois, on en voudra plus !

Évaluation

Graphismes 20/20 On reste bouche bée devant l’écran !
Jouabilité 16/20 Assez bonne en usage classique, mais récalcitrantes lorsqu’on joue plus technique.
Scénario/ambiance 17/20 Si le scénario est vide, l’ambiance quant à elle comble suffisamment ce manque.
Bande-son 18/20 Exemplaire mais par trop répétitive.
Durée de vie 16/20 Un peu court, refaire 100 fois les niveaux pour avancer n’est pas la meilleure idée du soft…
Fun 18/20 Quelques rares fois rébarbatif RO est surtout addictif !
Note globale : 17/20

C’est le retour en force du genre plate-forme en 2d !

Nov 112011
 
Plateforme : PS Store
sortie : 8 juin 2011
Editeur : Ubisoft

Voilà un titre qui lors de sa sortie sur GameCube, PS2 et PC en 2003 n’a pas atteint le succès escompté. Et pour cause, Jade l’héroïne de Beyond good and evil HD ose ne pas exhiber une paire de seins surdimensionnés et ne dézingue pas non plus à tour de bras vêtue d’un simple string.  Ce qui était en 2003 un suicide commercial reste, parmi les dernières sorties, un handicap de taille pour aguicher le joueur en mal de sensations. Beyond good and evil HD s’adresse donc à un public qui cherche quelque chose de plus subtil dans le jeu vidéo et qui n’a pas l’habitude de se limiter aux seuls graphismes pour arrêter son jugement.
J’avoue avoir raté ce jeu à l’époque, plus intéressé que j’étais par le retrogaming. Voici l’occasion de rattraper le coup grâce à cette version HD qui sort en guise de mise en bouche avant le second opus qu’on attend avec enthousiasme.

Graphiquement le jeu est loin d’être une claque visuelle, mais la qualité HD permet de faire l’impasse sur la faiblesse des polygones et offre même une vraie immersion. Car l’univers de Michel Ancel le créateur de Rayman a de quoi charmer plus d’un joueur. Dans un monde ou les FPS sont légion, il reste encore une place pour les jeux plus oniriques et plus inventifs. Alors il faut en profiter ! Beyond good and evil HD ne dépayse pas seulement par son ambiance hors norme proche d’un animé des Studio Ghibli, il est aussi bourré d’humour et de second degré et les personnages loufoques mais crédibles sont profondément attachants. Ce titre vous projette dans un monde qui côtoie la science fiction et l’aventure et qui rappelle par certains côtés les vieux RPG.

Concrètement, Jade dirige un orphelinat dans un vieux phare isolé  et  son petit nid douillé semble loin de la sécurité qu’offre la citadelle. Accompagné de Pey’jun vieux roublard de cochon, vous partirez à l’aventure sur l’île afin de subventionner votre orphelinat qui tombe en ruine. Sans vous, les pauvres mômes ne sont rien. Vous rentrez dans le vif du sujet dès le début lorsque le phare se fait attaquer par des DomZ, des créatures extra-terrestres qui menacent votre planète Hillys. Fort heureusement, les sections Alpha, une milice surpuissante, vous vient en aide in extremis. Armé de votre appareil photo, vous aurez la possibilité d’arrondir vos fin de mois en répertoriant la faune locale. Mais très vite, votre intrépidité va vous confronter aux DomZ ce qui vous vaudra de vous faire remarquer par les sections Alpha et le groupe « terroriste » du réseau IRIS. Au fur et à mesure le scénario va se montrer de plus en plus riche et complexe, Jade devra choisir son camp si elle veut parvenir à découvrir la vérité, car la naïveté dans ce monde de brutes est loin d’être une force et notre héroïne ne peut se désintéresser des disparitions mystérieuses qui se multiplient autour d’elle.

Le game-play vous ouvrira les portes de multiples quêtes annexes qui se grefferont sur une trame principale des plus palpitantes. Le passé de Jade se révèlera petit à petit dans un scénario où l’intrigue et les rebondissements sont légion. Vous sillonnerez les eaux avec votre Hovercaft qu’il ne tiendra qu’à vous de tunner afin d’en améliorer les performances. Pour récolter des perles de Vorax fort prisées au marché noir, quoi de mieux que de se lancer à corps perdu dans des courses motorisés des plus déjantées ?

Dans ce tableau idyllique il y a bien quelques points noirs, d’abord celui des angles de camera pas toujours au top. Ils seront mêmes quelques fois carrément gonflants. Certains passages du jeu semblent un peu moins travaillés et la redondance  de l’action pourra vous énerver. Dès fois même on s’interrogera sur l’enchainement des actions ce qui pourrait vous amener à être bloqué. Tout n’est pas forcément très clair et très cohérent et certains combats comme celui du boss de fin aura de quoi vous irriter. Mais, Beyond good and evil HD a malgré cela de quoi vous charmer. Certes le jeu est loin d’être parfait dans sa programmation et dans son action, mais l’univers est tellement frais, les personnages tellement attachants que le sentiment qui vous restera ne sera que positif !

Évaluation

Graphisme 14/20 Rien de miraculeux, c’est du graphisme de 2003 mais en HD.
Jouabilité 16/20 Ni géniale, ni naze, le jeu se prend en main assez aisément.
Bande-son 16/20 Rien de cinématographique, mais une ambiance bien trouvé et surtout fun !
Durée de vie 17/20 Tout à fait classique, juste ce qu’il faut.
Scénario 16/20 On part de l’anecdote à un scénario bien plus entrainant, l’évolution de l’intrigue est bien ficelée.
Fun 16/20 On s’amuse franchement mais certains passages en feront criser plus d’un, hélas…
Note globale : 16,5/20