Jan 032012
 

Sortie ciné : 12 janvier 2011
Réalisation : Hiromasa Yonebayashi
Production : Ghibli

Je ne voulais absolument pas manquer la sortie en Blu-ray d’un film aussi fascinant qu’Arrietty. On collectionent les Dvd Ghibli à la maison, c’était l’occasion rêvée d’essayer un Blu-ray Buena Vista. Pourquoi ? Parcequ’ Arrietty m’a subjugué au cinéma : enfin je retrouvais les Ghibli qui m’avaient tant marqué ! Voici ni plus, ni moins l’un des meilleurs films produit par la société japonaise. A la réalisation on découvre Hiromasa Yonebayashi qui pour son premier film a enregistré le record de 7,5 millions d’entrées dans l’Archipel ! Il est vrai que Miyazaki, le père, a depuis une dizaine d’année tendance à tourner en rond et son fils est loin d’être le talentueux génie qu’on l’on pouvait attendre. Alors verrait-on émerger avec Arrietty un nouveau grand nom de l’Animation Japonaise ? Assez de blabla et venant en au fait.

Sorti en octobre 1998 au USA, le film « Le petit monde des Borrowers » narrait l’histoire d’une famille de lilliputiens vivant dans la maison d’une seconde famille bien humaine. La fille de chapardeurs portait le même nom que notre héroïne. Je ne peux vous en dire plus, à noter qu’il sera diffuser sur Sifi le 07 janvier. Pour ceux qui ont la chaine, c’est l’occasion ! Sachez cependant que les deux films sont des adaptations d’un roman anglais pour la jeunesse  » Les chapardeurs » écrit par Mary Norton en 1952. Voilà pour les curieux.

Arrietty aime l’aventure, sa chambre est à son image.

Venons-en au film. Arrietty vous propose de suivre l’histoire de deux personnages bien différents. Sho est un jeune garçon qui vient emménager à la campagne, chez sa tante, afin de se reposer en vue d’une futur opération. De l’autre coté, au niveau des orteils de Sho, ce trouve une toute petite jeune fille de 13 ans qui répond au nom d’Arrietty. Il a suffit d’un bref instant pour que notre jeune malade soupçonne la présence d’un petit être féminin vagabondant entre les fleurs du jardin. On suit donc la vie de ces deux jeunes gens qui vont à terme ne plus pouvoir s’ignorer l’un l’autre. On sera charmer de découvrir l’ingéniosité de ces petits êtres qui utilisent avec débrouillardise ce que nous avons l’habitude d’oublier ou de jeter. Un simple morceau de sucre faisant le bonheur de toute une famille pendant plusieurs mois. La curiosité gagnant nos deux jeunes protagonistes, ils domineront leurs craintes comme leur impatience pour se découvrir l’un l’autre avec la plus grande réserve, jusqu’au moment où chacun devra offrir à l’autre un secours à sa mesure.

Sho malade est un personnage un rêveur qui cache un tempérament très doux.

Le réalisateur nous raconte cette délicieuse histoire en jouant sur ces deux point de vue radicalement différent. Comment est perçu le monde par des créatures confrontées à la dangereuse vie de l’extérieur, peuplée d’animaux gigantesques comme les corbeaux ou les chats. Et de l’autre coté, le point de vue des humains qui soupçonnent ou espèrent bien qu’il existe tout prêt d’eux des êtres semblables , mais bien fragiles et minuscules.

Le film nous transportera dans un monde ou le rêve est tellement proche de la réalité, ou l’hymne à la nature s’efface devant la fragilité de la vie et la beauté des sentiments humains. On veut croire à chaque moment de l’histoire qu’une vie en symbiose est possible entre ces êtres radicalement différents. Sans être moralisateur, ni même juger les faiblesses du cœur des hommes, Hiromasa Yonebayashi, nous livre avec détachement une vision du quotidien des plus charmants.

Les humains même par simple curiosité peuvent bouleverser sans le vouloir la vie des êtres qui dépendent d’eux.

On lit sur le Web francophone que ce film est loin d’être d’être un grand Ghibli, le cahiers des charges Miyazaki étant mis de coté, on le considérée alors comme un égarement du Studio. Pourtant, intelligent et riche, Arrietty a de quoi charmer et surprendre. Loin des clichés du genre, et sortant enfin des sentiers balisés par Miyazaki, Arrietty n’en conserve que la sacro-sainte héroïne au caractère bien trempé mais gracieusement positive. Pas de créatures fantastiques, pas de romance centrale ni même de message ostentatoire. Pour autant, par ses propres moyens, Arrietty demeurera un grands moment.

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Juil 142011
 
Réalisateur : Hayao Miyazaki
Sortie : avril 2002

Je vais donc vous parler de ce film là.

La toile a-t-elle besoin d’une énième critique passionnée sur ce film d’animation grandiose ? Non, je crois pas. Par contre, s’il est impossible de créer un consensus dans le public, comme ce fut le cas pour la presse qui a élevé le titre aux cimes les plus hautes (ce qui est certainement exagéré), il est par contre envisageable de tenter de comprendre certains braquages des mentalités.

Convenons avant tout que jamais la création humaine n’a pu prouver que la perfection était à notre portée. Homère a aussi ses détracteurs. Il n’y a donc aucun crime de lèse majesté à trouver des défauts dans ce film d’animation. De plus, nous avons chacun nos propres conceptions et nos propres attentes sur ce qui nous est donné à lire, voir ou entendre. Partant de là, on peut ne pas accrocher au film. Mais ne pas en démordre sur la niaiserie du titre, le farfelu du scénario et l’abracadabrance de l’univers sont, soit des résurgences d’une mauvaise foi ou pire encore, l’expression d’un esprit hermétique à la culture non-occidentale, soit ici celle de l’Asie.

Cette scène montre toute les limites de l'animation 3d de l'époque.

Des défauts, donc, le film en a. D’abord c’est le premier Ghibli fait avec l’ordinateur et il est frappant que les limites techniques n’ont pas permis d’atteindre la profondeur et la beauté des dessins (surtout des décors) du très merveilleux Princesse Mononoke. Les couleurs sont moins travaillées, les textures sont plus lisses, le tout manque d’aspérités, manque aussi de ces détails qui font vrai.  Ensuite, si l’on connait l’oeuvre de Miyazaki, on a peu d’effets de surprise sur le déroulement du film qui apparaît très vite comme une compilation ou un florilège de l’esprit du maître. C’est l’histoire d’une petite fille qui va traverser des épreuves dans un monde fantastique. Mais c’est dans l’originalité du traitement que Miyazaki a su offrir aux spectateurs de nouvelles sources de dépaysement. Une petite idylle, bien trop facile, sera également à la clef servie dans un écrin de louange à la nature, là encore attendu et peut-être trop moralisateur. Ces défauts suffisent-ils pour alimenter encore les diatribes à l’encontre de ce film ? Non, car ce ne sont même pas là que sont faits les reproches envers le Voyage de Chihiro. Au final, les critiques faites à ce films sont celles faites à l’esprit Miyazaki lui-même.

Miyazaki, est comme vous et moi, il n’est pas intouchable. Cela est certain. Mais n’avons-nous pas le droit d’essayer de comprendre les raisons de ce blocage ? Ne cachent-elles pas autre chose ? Voilà donc le cœur de notre propos.

Le travail préparatoire sur la gestuelle des personnages n'a rien à voir avec les gesticulations dansantes des Américains.

Ce qui revient le plus souvent est que l’histoire est confuse, voire incompréhensible. Sur cela, un seul facteur peut l’expliquer : l’excès de films à l’américaine ou de ces romans modernes où le nom d’auteur est écrit sur toute la jaquette. Ces pompeuses œuvres, clef en mains, avec un scénario se déroulant de A jusqu’à Z sans jamais intégrer d’autres idées complémentaires au scénario principal. L’esprit est habitué à une histoire qui se comprend d’elle même et qui semble suivre un gros câble bien tendu, comme si l’histoire ne pouvait être qu’un téléphérique suivant son petit train-train sans accrocs. L’Asie a une autre vision de la narration. Si en France, ce genre de subtilités est réservé à un public trié, en Orient, c’est un lieu commun. Faut-il pour autant devenir oriental pour suivre Le Voyage de Chihiro sans trop de difficultés ? Non, bien sûr que non, les nombreux soutiens dont jouit cette œuvre le prouvent. Il faut simplement ouvrir son esprit et ne pas envisager ce que l’on va accueillir avec un bagage fait d’aprioris hollywoodiens. Penser que les enfants seront largués est encore une erreur, l’intelligence de ces derniers recèle bien des surprises et pourrait bien nous étonner.

Dans un monde poétique de tels créatures répugnantes n'ont pas droit de cité !

Ensuite, ce qui est le plus décrié est le monde dans lequel évolue notre héroïne. Ce monde auquel nos réticents refusent de concéder les attributs de poétique ou de féérique. Jugeons plutôt : des monstres baveux, des sans-visage informes, des esprits grotesques, tout cela ne peut, pour ces acariâtres, être poétique ou enchanteur. Ne va-t-on pas, là encore au delà de la simple expression du goût individuel ? N’est ce pas, là encore, la conséquence d’une pensée pétrie de préjugés ? Que Dante soit retiré de nos bibliothèques : avec sa description des enfers sordide et répugnante, on ne peut plus accepter de le ranger dans les étagères de poésie. Et Ovide, avec ses étripages très romains, doit le suivre sans plus attendre. Que faire encore de l’affreux Héphaïstos ? De Polyphème, le cyclope rencontré par Ulysse et encore des effrayantes Charybde et Scylla ? Le prince des poètes depuis les pudiques sirènes de Disney vêtues de coquillages colorés devrait-il revoir sa copie ? La poésie doit être propre et douillette. L’argument d’une anti-poésie est donc simplement le fruit d’un manque flagrant de culture classique, d’un manque d’ouverture d’esprit. La faute à qui ?  A la servilité de nos boudeurs qui acceptent trop facilement le modèle normalisant d’une culture de masse moderne, culture qui n’a de cesse de polir les angles des accrocs de l’art. C’est cette même culture qui assainit  nos vieux contes et les rend politiquement corrects. Qui fait triompher les gentils, qui chasse le couteau trancheur d’orteils de la main des belles-sœurs de Cendrillon et lui offre les secours de « marraine la bonne fée », qui ressuscite le petit chaperon rouge, qui chasse les moches, les fous… Les ciseaux d’Houdar de la Motte ont encore de beaux jours devant eux.

Le bien, le mal, tout cela c'est un peu flou. Et si la limite n'était pas si tranchée ?

Ces deux premiers reproches faits à l’histoire du Voyage de Chihiro, se résument à ce que l’œuvre fasse japonaise. Ces esprits acrimonieux ne veulent pas comprendre une autre culture. Il est plus caressant de rester dans des bornes connues. Ici dans Chihiro, comme dans Mononoke, on voyage en plein dans la culture animiste du Japon traditionnel avec un code de pensée basé sur le respects des forces qui nous entourent. En soit, est-il difficile de comprendre que l’esprit d’une rivière peut apparaitre sous la forme d’un dragon capable de prendre l’apparence d’un jeune homme ? Bien sûr que non, mais il faut le vouloir.

Chez Miyazaki, la limite entre le bien et le mal n’est pas clairement définie, ce qui déroute nos esprits conformistes. Les monstres dans Chihiro, n’ont pas une nature méchante et ne sont donc pas condamnés à la fin de l’histoire. Voilà de quoi rebuter les esprits ronchonneurs, avides d’histoires avec un méchant terrorisant qui devra être affronté et battu à la fin. Dans le Voyage de Chihiro, la petite fille va devoir convaincre un monde étranger, et par la force de son caractère, ces êtres hostiles vont devenir ses meilleurs alliés. Le dialogue et la force de persuasion sortent ici grandis. Il ne faut pas s’attendre à des coups d’éclats avec des grandes culbutes à l’américaine. La baguette de Harry Potter ne résoudrait rien et aurait même condamné notre sorcier. Ce monde de fantômes qui effrayait la petite fille au début de l’histoire va lui devenir familier et elle va se montrer très adaptable à cet univers des plus bizarres. C’est peut être ce qui refroidit nos amis revêches : comment peut-on accepter cet univers et ne pas vouloir le démolir comme on éradiquerait le nid d’un rongeur nuisible ?

Indécent ! Ici c'est Chihiro, la petite fille qui tente d'éduquer ses parents !

Dernier reproche « type » et non des moindres, concerne le rôle sacré des parents ici bafoué par le machiavélique Miyazaki. Comment peut-on voir les parents comme des êtres coupables d’erreurs que leur propre fille devra corriger ? C’est bien connu, les parents sont infaillibles. Pour nos rabat-joie, il est intolérable qu’on puisse laisser entendre aux enfants que les parents puissent commettre des impairs qui mettent en danger et leurs vies et celle de leur enfant. Et de surcroit, par leurs égarements, ils imposent à la pauvre enfant des travaux comparables à ceux d’Hercule se rendant aux écurie d’Augias. Miyazaki est l’un des premier à remettre en cause le statut parental si idéalisé dans les productions modernes. Et il le fait pourtant avec intelligence. Comment ne pas comprendre que ce monde enchanté ne peut être découvert que par un être innocent ? Que si les parents tombent dans le piège et se transforment en cochons, c’est également pour critiquer la servilité à l’argent ? Il n’y a personne pour les gronder quant ils se servent dans ces bons plats sans invitation. Grâce à l’argent, ils ne craignent pas la réprimande. Chihiro, elle, doit savoir ce que c’est que de se faire gronder. La retenue lui est donc plus naturelle. Son innocence lui fait pré-sentir un tabou : c’est son lien avec le monde des esprits. Ce dernier préjugé sur la place respectable du père et de la mère comme garant de la sureté de la famille, ce rôle sanctifié dévoile enfin ses faiblesses. Il est imperméable à la magie. D’où l’objet des premiers reproches si étudiés.

Ceci n'est pas le dessin réaliste d'un porc, mais une abomination.

Restent tous les autres avis qui partent du postulat qu’un film animé doit faire rire, que les expressions doivent être grimaçantes, que les gestes doivent être théâtraux voire dansants et que le spectateur doit être émue, qu’aucune réflexion n’est attendue, ou même qu’il faille une chanson spectacle qui va caractériser l’œuvre. Voilà toute une éducation picturale à refaire. Ces esprits revêches ont tellement l’habitude des formes embellies par des crayons trop bien taillés qui corrigent les excès de la nature, qui atténuent les coudes, estompent les genoux, qui suppriment les plis et les mouvements des tissus, ils sont si parfaitement éduqués  aux lumière tamisées que la moindre altération de cet  idéal est vue comme une laideur. S’exercer à l’anatomie, reproduire les éclats de la lumières, le bruissement des feuilles des arbres, le mouvement du vent, agiter les vêtements en accord avec la gestuelle du corps qui les porte, sont, pour ces yeux sclérosés, des disgrâces sans nom. Certes, les visages dessinés par Miyazaki ne sont pas les plus beaux qu’on ait vus, mais on ne peut pas dire le contraire de ceux dessinés par nos amis de chez Disney.  Ce n’est là qu’une question de point de vue et ce n’est pas ce seul argument qui va décider du sort de toute l’œuvre.  Bambi dont le corps ne ressemble à celui d’aucun animal connu est pourtant reconnu comme beau, idem pour le petit Simba dont les membres n’ont aucune structure, il est un lionceau mignon. Mais les sangliers de Mononoke, comme les cochons de Chihiro, bâtis avec une large croupe, dotés d’un corps charpentés et agrémentés d’un groin proéminent, sont affreux.

La petite Sen est bien expressive, pourtant certains feignent de ne pas le voir...

Pour ces personnes, le spectacle ne doit rien revendiquer, et s’il dénonce, il doit le faire en effleurant le sujet, en le rendant divertissant. Alors quand Miyazaki propose ici une œuvre qui vise en plus de faire évader le lecteur à lui offrir quelques réflexions pertinentes, c’en est trop pour les fielleux. Car, qu’un petit poisson clown veuille retrouver son père, c’est une pensée acceptable. Qu’un perroquet veuille retrouver le liberté des forêts du Brésil, aussi. Mais que la société consumériste soit critiquée dans ses fondements mêmes, c’est intolérable. Autant dire que les messages sur le question sur la nature humaine de Ghost in the shell ne sont même pas envisageables ! Peut-être que si tout cela était dit en chantant…

Alors pourra-t-on décrotter les indécrottables ? Peu probable. Car au final, ce n’est pas tant un problème entre deux mentalités asiatique et occidentale qui se pose, mais bien un conflit entre un art qui s’appuie sur un corpus traditionnel d’une part et une mentalité moderne d’autre part qui nie ses propres racines. Car tous ces éléments qu’égraine Miyazaki, ne sont pas en soit des nouveautés dans notre culture. Ce sont les fondements même de notre société auxquels l’œuvre de Miyazaki fait écho. Le druidisme, le culte à Bacchus était-il autre chose qu’une forme d’animisme ? L’Odyssée n’est-elle pas un voyage initiatique dans un monde peuplé de monstres ? L’art de nos musées faisait-il des compromis avec les lois de la nature ? Non, non et non. Mais la pensée juste et normalisante des anglo-américains a laissé des séquelles chez certains. Laissons maintenant à nos esprits étriqués le loisir de se les réapproprier à leur tour.

Avr 162009
 

Alors, qu’en dire ?

Tout d’abord, l’histoire qui est une refonte de la Petite Sirène, est sympa, si ce n’est des éléments de scénario qui ne servent absolument à rien, et qui sont en plus, ridicules, mais bon, comme ça ne se voit pas trop, ce n’est pas plus dérangeant que ça. C’est simple, et c’est mignon, je crois que pour une fois ça fait du bien, depuis Totoro et Kiki, Miyazaki s’était un peu enfermé dans le « film à message bien visible » comme si les leçons de Nausicaä et de Laputa n’avaient pas suffi (évidemment, y’a un message écolo -qu’est-ce que vous voulez, on ne se refait pas- mais asséné de façon moins pompeuse et moins lourde que dans Chihiro) et que du coup, il avait tendance à se répéter (oui, on a compris que la guerre et la pollution c’est mal).

Visuellement, c’est parfois limite moche (Ponyo mi-humaine mi poisson stade 2 ressemble à une vilaine poule), en tout cas, les décors sont clairement moins soignés que dans les autres Miyazaki, ça fait bizarre, il y a quelques belles scènes, mais on est très loin du niveau esthétique de Mononoke ou Chihiro. Il y a un côté « fait main » qui sonne presque faux tant il est marqué mais c’est joli quand même, c’est coloré, et certains décors demeurent vraiment sympa. L’animation n’est pas non plus au top. Techniquement parlant, on dirait presque pas un Miyazaki.

Le bon (et mauvais, vous comprendrez après) point, c’est que Joe Hisaishi a essayé de se renouveler lui aussi, au bout de 20 ans qu’il nous sort les mêmes thèmes musicaux, sauf que ça tombe parfois à l’eau, les vieux mécanismes ressortent, ou même on a une quasi reprise de Wagner à un moment (la Chevauchée des Walkyries, je crois), ce qui fait un poil désordre.

Le vrai point fort du film, c’est l’ôde à la mer et le côté dépaysant, c’est vraiment agréable, on a presque l’impression de sentir l’iode. C’est à ce niveau que la magie opère, principalement, l’idylle (de toute façon pas crédible) entre les deux petits m’a parue presque accessoire.