Sep 082013
 

Plate forme : NES
Editeur :OCEAN
Sortie : 1993

Après le catastrophique épisode précédent, Ocean devait revoir sa copie dans ce second volet. Et le moindre que l’on puisse dire c’est qu’entre cette version et la précédente, c’est le jour et la nuit ! C’est toujours un jeu de plate-forme, mais qui a en plus le mérite de vouloir faire passer votre NES pour une console 16bit !

La première chose qui frappe lorsqu’on lance le jeu, et je me souviens quand je regardais en salivant les screens dans les magazines, ce sont les graphismes ! Du graphisme dégeux on est passé a un environnement qui a prit pour modèle sa petite sœur, la SNES. Et quand je dis ça, je ne déconne pas un seul instant ! Comparer le 1e Adams sur SNES et ce second sur NES, vous y trouverez plus que quelques ressemblances. OCEAN n’a pas seulement amélioré les gfx, les développeurs ont poussé la bête dans ses retranchements, et je crois n’avoir jamais vu de tels décors sur une NES ! C’est simple : du perso carré et écrasé, on a le droit a un Pugsley rondouillard, guilleret, presque en relief tant le travail sur les spirites a été soignés. Et cette belle constatation ne s’arrête pas là, car l’animation aussi tente d’imiter celle d’une 16 bit. Et quel bonheur que de voir autant de sprites sur un personnage de NES, Tout a été pensé pour qu’on oublie que la console qui trône dans votre salon vie ces derniers moment de gloire. Chose inouïe pour une NES, quand vous abandonnez quelques instants votre personnage, celui-ci s’anime tout seul et il ne cligne pas seulement des yeux, il remue presqu’antant qu’Aladin dans la version du jeu megadrive. De fait il se prend un sandwinch et le dévore avec entrain. Par contre, la différence reste criante avec le rendue des couleurs, très saturée de la NES.

Admirez moi ce jeu de jambes de Pugley et la taille du boss !

Coté gameplay, c’est aussi le pied, la souplesse qui a été donné a Pugley illusionne sur la qualité d’animation dont je vous parlais. Certes, comparé à une 16bit, il manque des animations, mais là, le personne réagit tout de suite, c’est une vrai puce ! En plus de faire des super sauts, assez maniables, il démarre au quart de tour. Bref, pour tout dire, on est entre un Mario pour la précision, et un Sonic pour la souplesse. Un compromis de rêve ! Non seulement les mouvements de Pugley sont fluides, mais en plus, l’interaction avec son environnement a été très soigné, déjà il peut glisser, mais aussi il suit le dénivelé du sol comme dans Mario 3 ! Ajoutons a cela que chaque niveau possède sont lot d’ennemis exclusifs ! Chacun animé avec un certain talent, et dessiné avec de très beaux sprites. Quand au Bosses : ouah ! Mattez la taille !

Appréciez donc la beauté de ce premier plan, le jeu sur les ombres est bluffant  !

Le jeu est assez mal aimé de la communauté et c’est franchement dommage car ce titre recèle plus d’un bon point. Il a un seul défaut, mais pas des moindres : le jeu est assez dur, pas autant que le premier qui était injouable, il est dur car certains sauts se font au millimètre près. Et aussi car les ennemis sont assez coriaces, non pour les défaire, un seul saut suffisant largement, mais car il attaque constamment ! Certain ne font qu’avancer, d’autre voltiger en zigzaguant, d’autre lancent des projectiles, d’autres encore explosent… Cela dit, un habitué des jeux de plate-forme sera comblé par le challenge largement abordable. d’autant que les continues sont ici infinis, et que vous gardez votre avancement (soit, le nombre de bonbons récoltés, votre nombre de cœur, les membres de votre familles etc.). Et avec un peu de pratique, (où grâce au vidéo sur youtube) vous saurez comment commencer le jeu en récoltant une petite dizaine de vie et un cœur supplémentaire (comme par exemple en rentrant dans la cheminée…)

Voilà un petit secret qui fait plaisir à découvrir !

Parlons un peu du jeu donc, il ne change en rien du premier, sauf que vous incarnez Pugley. Vous disposez de votre manoir et vous avez accès à deux jardins comme dans le premier. Tout ce passe autour de cet environnement, il va vous falloir ouvrir les portes, parvenir a finir chaque niveau, battre son boss et délivrer un frangin, un oncle, etc. En entrant dans le vestibule, toutes les portes, sauf une vous sont accessibles, ce manoir c’est un peu comme l’ordi de ce vieux Picsou dans DuckTales, il vous donne accès à toutes les régions.

Cet arbre cache un secret, peut être même deux…

Alors que dire de ce jeu. C’est véritablement une claque visuel pour les possesseur de NES ! Certes, les backgrounds et les musiques sont absents (il fallait bien trouver de la mémoire pour casser ces jolis sprites), mais c’est une bonne revanche pour les possesseur du premier Adams Family. Le jeu est dur, mais pas impossible a faire pourvu que, comme à l’époque, on garde cette niaque du paddle. En 1h, grâce aux continus, vous pouvez le finir, a condition de bien vous entrainez avant. Comme bien des jeux de cette époque, je pense à Batman returns, nous assistons au chant du cygne de la NES. Le jeu n’a rien d’original, les mécanismes sont connus, mais mon dieu quel plaisir de voir la NES suée sang et eau pour nous offrir ça !

Évaluation

Graphismes 20/20 Je ne crois pas avoir déjà vu ça sur NES !
Jouabilité 17/20 Presque parfaite ! Pugsley répond au doigt et à l’oeil.
Scénario 12/20 Je ne le connais même pas, surement écrit dans le manuel ?
Bande-son 12/20 Y’a pas de musique, sauf des bruitages. mais curieusement, ça ne nuis pas à l’ambiance.
Durée de vie 16/20 Le temps de maîtriser le jeu, de connaitre tout les secrets, vous avez de quoi faire.
Fun 16/20 Le jeu est peu original, c’est un jeu de plate-forme standard qui tire son intérêt principal dans cette imitation de la 16bit.
Note globale : 17/20
Le jeu est bon et surtout beau. La NES tire sa révérence avec les honneurs, bravo Ocean !