Déc 232013
 

date : octobre 2013
développeur : Warner Bros
plate-forme : ps3, wiiu, Xbox, Pc.

Avec deux Arkhams particulièrement réussis, les joueurs trépignaient d’impatience devant l’arrivé d’un troisième opus, même si celui-ci s’avérait être un prequel. Lorsque la nouvelle du changement d’équipe est arrivée, nombreux ont été les joueurs à craindre pour la licence. il faut dire que rocksteady a montré une telle maitrise de l’univers de Gotham que l’on avait du mal à comprendre ce changement. Voici donc un test qui tente de décortiquer les apports opérés à la licence par Warner.

Tapons, tapons, tapons… c’est le crédo de Origins.

La première chose qui frappe lorsqu’on joue à Arkham3, c’est combien ce titre doit au précédent. L’univers du jeu reprend la carte de Arkham City mais en la doublant, assez maladroitement d’ailleurs. Ainsi, la carte ressemble à un os, c’est à dire une zone ronde qui rejoint une autre par un long pont. Si dans City chaque quartier avait une personnalité, une ambiance urbaine, ce n’est pas le cas d’Origins qui ne propose que des clones de quartiers déjà-vus. D’ailleurs la ville n’existe qu’en planant, dès qu’on est au sol, elle n’est pas très crédible. Pas de circulation, personne dans la rue… excepté les bandes de criminels que vous aurez à affronter, affronter inlassablement (ce qui constitue presque 40% du jeu). Le jeu revêt donc une apparence d’open world assez curieux dans ce type d’univers. Pourtant le fait que le jeu se passe cette fois-ci en ville aurait pu donner lieu à de véritables quêtes qui font sens et qui rappellent l’univers de Gotham, avec sa face glamour et son côté glauque. Or ici, Warner n’en fait rien ! Pas de kidnapping, pas d’incursion dans les appartements pour enquêter (où alors seulement dans le cas de l’histoire centrale de façon très bornée). Wayne n’aidera pas Batman alors même que Shepard dans ME avait, dans la mission de Kasumi, montré que ce type de gameplay est assez sympa. Il n’y a pas de casses, Hold-up, pas de vols, ni de rackets… non il suffit de se rendre à un point X et d’indistinctement taper flics ou brigands. Bref, c’est ultra redondant et pas très jouissif. Les bonnes gens sont sagement toutes cloitrées chez elles grâce à l’astuce d’un « couvre-feu » qui vient à point nommé, Batman ne les verra pas ! Premier ratage donc avec ce qui était une énorme opportunité ! Autre point, le grappin ne s’accroche plus où vous le voulez ! La ville est semée de points d’ancrage pré calculés, ce qui vous empêche d’accéder ici et là, où de cette façon ci, etc. Et impossible de se suspendre avec à la corniche, il grimpe directement sur les toits histoire de se jeter plus facilement dans la gueule du loup. Bref, le côté Open World est donc cassé par ce manque de liberté dans les mouvements. Car le grappin est la base des déplacements du Batman.

En ce qui concerne justement cette « origine », là aussi le rendez-vous est raté. On aurait pu tirer profil des flics sympathisants à Batman et de ceux qui le prennent pour un criminel, et d’un troisième groupe de flics ripoux qui le prend pour un ennemi. Non, ici toute la relation Batman/flics se résume à celle de Batman et Gordon… et pourtant, leur lien est des plus minces. On tape donc tous ces flics sans essayer de se faire des alliés mais malgré tous on fait croire à Gordon qu’on est gentil. Cherchez l’erreur. C’est donc un jeu sans subtilité, très bourrin et répétitif. Le jeu a fait place au sensationnalisme de Nolan, dans Arkham 3 on vous en mettra plein les mirettes quitte à exagérer un chouïa sur les effets dramatiques et héroïques, le combat contre Bane devant Vicky Vale est à pleurer tellement il est ridicule ! C’est simple, elle se met à commenter comment on est trop fort et brave pendant qu’on le tatane, bref, on se croirait dans un mauvais mangas genre Last Order avec les com’s insupportables de Nova.

Le personnage de Barbara est assez sympathique, dommage car il ne sera pas exploité ! Pour une fois que la gent féminine est représentée par un personnage qui fait montre de clairvoyance et d’indépendance.

Dans ce côté sensationnel, les gadgets aussi en rajoutent une bonne louche. Figurez-vous que le prototype de boost de grappin que nous avons difficilement à la fin de City est ici acquis dès le début du jeu qui est censé se dérouler bien avant ! Du coup, bonjour les vols planés interminables à travers la ville… qui ne servent d’ailleurs à rien car on a accès à des « warp zone » qui nous permette de grimper à bord de la Batwing. Mais là encore, c’est juste une cinématique, vous n’aurez droit à aucune virée à bord de l’engin, ni même de la Batmobile, ce qui aurait pu changer et aurait rappeler les phases de ce type sur les opus retro 8 et 16bits. Mais ce n’est pas ce qui me chagrine vraiment, le plus « what the fuck », c’est très certainement l’ordinateur qui reconstitue les scènes de crime. Non mais franchement à ce niveau, on nous prend pour des buses ? Déjà comme pour le boost, on ne devrait pas avoir un meilleur matos avant, c’est L.O.G.I.Q.U.E, mais là l’ordi avec une petite trace par-ci, un petit impact par là reconstitue carrément la vidéo du crime !! Bref, autant vous dire qu’il n’y a plus d’enquête à proprement parler. Le jeu se résume à trouver une trace et rembobiner la vidéo à l’endroit ou un élément a été projeté plus bas, plus loin pour aller enquêter là bas… Alors, devant ça, nombreux on fait « Waaah ! » Mais d’autres, comme moi se sont dit plutôt : « hein ? » Bref, pas de filature, tout est très simplement et rapidement tracé et plié.

Il faut dire que Arkham3 est fâché avec l’infiltration : il y en a moins et elle est plus facile. Il suffit de comparer la taille des plans des bâtiments auquel nous avons accès avec ceux des opus précédents pour se rendre compte que le terrain de jeu infiltration est limité. A part le commissariat auquel nous avions déjà accès dans City, les bâtiments se résument à une entrée, une salle où on tape, une salle où on élimine. Les phases de cache cache des opus précédents ont été simplement virées. On usera que très peu de l’environnement, on approche et assomme, et on se barre. c’était pourtant le très très gros point fort des 2 premiers Arkham ! Ici, c’est de l’action, encore de l’action. Pour preuve, le timing des combats a été accéléré pour les rendre plus vifs. problème, le moteur de jeu n’est pas fait pour affronter 30 criminels en accéléré. Du coup, contre et attaque spéciale sont devenus assez durs à placer. Vous pouvez vous faire frapper en plein contre par 2 autres gars, alors que Roclsteady avait fait en sorte que les combats soient extrêmement fluides avant ! donc même les combats sont chiants car bâclés, là encore, pas de technique, mais du bourrinage, de la fuite (la vie revient dans Arkham3 lorsqu’on fuit, ce qui n’était pas le cas avant). Pour se faire, les ennemis armés de matraques et de couteaux ont presque disparu, comme ça, on fonce dans le tas et c’est plus facile, pas besoin d’être technique pour faire des combos énormes de près de 100 coups de suite ! Pourtant nous ne jouons pas à God of war… La caméra folle ajoutera à l’encombrement visuel, bug qui s’ajoute aux nombreuses collisions qui émaillent le jeu.

Un petit gars isolé ? Frappons le ! Car nul honnête gens ne sort la nuit à Gotham…

Côté scénario, aie, c’est là que le bât blesse. Celui-ci ajoute au côté Open World dont je parlais avant. Ce « scénario » est en fait une succession de grandes quêtes qui servent de fil conducteur à l’action. Nous avons donc une bande de bras cassés qui est venue là après avoir reçu une invitation et dont l’objectif est de nous caresser à rebrousse poil. Là dedans, il y a du bon et du moins bons, comme Electrocutioner qui meurt en un coup ! Et du coup, on récup ses gants car dans ce Arkham, Batman aime les armes et a un malin plaisir à faire griller les types qu’il croise. A la manière des cestes de Némée dans GoW, vous les enfilez et bam, bam bam une fois qu’ils sont chargés. Pas très subtil pour Batounet, mais ils semble s’en accommoder. Pour en revenir à ce scénario, celui-ci emprunte à Nolan les scènes emblématiques telle l’engueulade avec Alfred (ridicule au passage, on croirait voir un adolescent en pleine crise !), le fait aussi que Bane soit de la partie n’est en soi pas qu’un simple clin d’œil, même la personnalité du Joker et la scène d’intro du personnage dans le jeu rappelle le film de Nolan. Joker y est montré ultra violent et manipulateur, le cinglé psychopathe a disparu. Simple effet de mode ou choix « artistique » ? Donc le jeu est une espèce de boss trial, qui nous permet d’affronter ses freaks de temps à autres. La plupart est carrément oubliable, mais bane est vraiment très bien pensé, et là, curieusement, Warner a su faire un pont avec le Bane stupide de Rosteady qui était carrément nase. De même, Deadshot a plus d’allure dans ce Arkham. Mais surtout, ce qui fut le plus original fut le combat contre Firefly, qui bien que ridicule (on dirait The fear de MGS3, j’en pleure encore) a enfin offert une phase de game-play réellement nouvelle, et un bon petit challenge. Hélas, quand vous arrivez à ce boss, tout se précipite, et le jeu se boucle dès que le scénario semble prendre enfin un peu de  consistance. Quelques fois au cours de votre partie, quelques soubresauts vous font dire, ah ça y est, ça démarre, mais en fait, tout retombe comme un soufflé. On ne parle pas des bricolages pour cloner une Harley à Pingouin sous le trait de l’oubliable Candy.

Les autres mauvais points résident dans les sauvegardes qui ne sauvegardent pas…, les modélisations très sommaires de certains personnages, le manque d’interaction avec les PNJ résolument muets alors qu’ils étaient loquaces avant. Le jeu introduit en plus de nombreuses incohérences en regard avec les 2 autres Arkham, l’ensemble ne fait pas sens. Les nouveaux personnages sont mal exploités, les relations nouées avec eux sont sommaires. Le flot d’assassins qui encombrent le scénario n’apportent rien si ce n’est qu’ils offrent des prétextes à des affrontements. Batman n’a aucun nouveau coup, les gadgets  ne sont que des copies de ceux qu’ils aura après (la colle remplace la glace, la griffe tyrolienne est remplacée par une autre piquée aussi à un ennemi, Deathstroke). D’un autre côté, le jeu offre tout de même des temps forts, comme les cinématiques avec Harley et Joker qui sont bien trouvées, Bane qui est enfin honoré, mais, lorsqu’on connait la saga, n’a rien à faire ici à ce moment de l’histoire. Développer Knightfall eût été plus efficace. Quelques designs sympas, quelques bon persos mal exploités. Mais ces points positifs ne sont que des détails, hélas. L’ensemble est trop disparate, rien n’est logique ni cohérent. Le jeu aurait pu introduire un peu de RPG en profitant des alignements des flics, mais il n’en est rien. Au final, Joker n’est qu’un bouffon de plus dans cette galerie de monstres, il n’a pas le charisme qu’il avait avant. On ne sait même pas pourquoi les touches ont été inversées car ce changement n’apporte aucun confort supplémentaire. Au contraire, alors que le joueur était habitués à un game-play, le voici qui se surprend à lancer son batarang à la place de la vision détective ce qui cassera plus d’une infiltration…

On avait un menu clair, maintenant je vous souhaite bon courage pour vous y retrouver !

A l’image des dernières grosses licences, Mass Effect3, Dead Space3, Tomb Raider,  Batman obéit aussi à la loi du marché en nous proposant un jeu résolument tourné vers l’action. Warner a déconstruit tout le travail nostalgique que Rosteady avait apporté en puisant dans la matière de Tim Burton et de la série animée. Quitte à rendre le jeu incohérent avec les opus déjà sortis, Joker est ici un tout autre personnage. Les voix utilisées ne sont plus celles de la série. Tout a été fait pour être plus sensationnel, même l’aspect de Batman qui finit avec une cape gruyère exagérément trouée est là pour le rappeler. L’exubérant Nolan a chassé l’esthète Burton, et c’est bien dommage ! Le jeu a moins d’aspérités, il a été conçu pour plaire au plus grand nombre et tant pis pour l’incohérence avec les autre Arkhams, et également avec le comics.

Évaluation

Graphismes 17/20 Ils n’ont pas vraiment changé mais comme la carte a été augmentés, certaines modélisations pèchent et nombreux détails comme le mobilier urbain a été oublié.
Jouabilité 14/20 Le jeu devient presque horrible à jouer à cause de l’inversion de touches qui n’a aucun sens et des phases de combat accélérées qui sont vite saturées et qui affolent la caméra.
Scénario 12/20 Celui-ci est presque indigent, si on se laisse illusionner ou assommer par les effets nolaniens, on peut croire qu’il y en a un. mais avec la tête froide, on ne retient qu’une suite de quêtes sans rapports dans un monde ouvert.
Bande-son 12/20 Vraiment moins bonnes que celles qui avaient bercé les 2 précédents opus, les pistes ne sont que des ambiances très clichés qui n’ont rien de très Gothique.
Durée de vie 14/20 Si on se laisse embringuer dans les « scène de crime » redondantes ça peut durer, sinon, on a vite fait le tour.
Fun 12/20 On s’emmerde du début à la fin ! Mais putain c’était un Arkham !
Note globale : 12/20
Pourquoi avoir viré Rocksteady qui faisait si bien son boulot avant ? Le jeu est un clone sans saveur de City, avec quelques effets holywoodien par dessus et rien d ‘autre. dommage !
Mar 092013
 

développeur : Konami
plate forme : PS2 (sortie en 2002), PS3 (sortie 2012)

Est-il besoin de faire deux critiques différentes pour ce titre qui a su à la fois marquer son époque lors de sa sortie sur PS2 en 2002 et qui, 10 ans plus tard n’a non seulement pas pris une seule ride, mais sous son lifting HD a retrouvé une pétulante seconde jeunesse ? De plus, les 3 jeux disponibles sur la compile HD sont si différents, qu’il serait hérétique de faire une critique globale.

Les plans rapprochés accentuent la tension lors des phases d’infiltration délicates.

Qui n’a pas encore en mémoire la claque qu’il a vécue en 2002 lorsque pour la première fois, il découvrait la cinématique d’introduction du jeu, et les secondes qui suivaient ce grand spectacle ne démentaient pas l’incroyable qualité du titre. Snake qui a pris de l’âge, mais pas du bide (comment fait-il ?) gagne pourtant en termes de techniques et ses habilités sont devenues innombrables. Capable de prendre en joue un ennemi pour lui soutirer son équipement et son dogtag, le jeu gagne en perspectives en s’ouvrant réellement à l’interaction ce qui permet de le rendre moins linéaire. Depuis MGS2, les joueurs auront réellement le choix entre plusieurs méthodes de jeu, l’infiltration discrète, ou la méthode musclée. C’est même dans cet opus que ce choix sera le plus équilibré et même le plus libre. Les nouveaux gadgets de Snake comme de Raiden offriront de nouvelles ressources qui démultiplieront d’autant l’incroyable richesse du gameplay. Et 10 ans plus tard, la sixaxis qui a pris le relai de la dualshock, simplifie la prise en main du jeu (et déconcerte aussi, les touches action/retour ayant été inversées). Bref, comme je le disais, c’est un jeu retro mai qui semble tout neuf. Les premiers joueurs comme ceux de la nouvelle génération trouveront leur compte.

Le jeu se déroule sur deux environnements complètement différents l’un de l’autre.

Graphiquement le jeu était le plus beau de la console, même si les titres qui sont sortis plus tardivement ont encore repoussé les limites graphiques de la console. Aujourd’hui, si le jeu n’est pas concurrentiel avec les dernières licences il reste tout de même bluffant. Le lifting HD est de toute beauté, les textures sont plus colorées les perspectives plus affirmées grâce au travail sur les contrastes.

Côté scénar, les joueurs qui ont apprécié le premier opus trouveront leur compte, bien que MGS2 soit très largement inspiré du précédent, c’est presque un clone tant les ressemblances sont frappantes, mais Kojima et son équipe ont su donner un sens à cette redite grâce aux révélations finales. Le brio de la mise en scène, les rebondissements assurent l’adhésion du joueur qui sera perpétuellement maintenu en haleine. Quant à ceux qui découvriront le titre, il trouveront un jeu scénarisé et profond, ce qui est aujourd’hui une denrée rare.

Ces textures donnent au tanker un éclat qui ravira les premiers fans.

Metal Gear Solid 2 HD est comme à l’origine lors de sa sortie : une bombe indispensable en plus livrée avec 2 autre opus. Premier jeu à introduire Raiden, un personnage controversé qui éclipsera très vite le héros Snake. MGS2 est surtout le jeu qui aura poussé les limites du gameplay aussi loin. Libres et riches, les game-play différenciés de Snake comme de Raiden offrent une profondeur au jeu qui font écho aux musiques de Harry Gregson-Williams et au scénario captivant. Sons of the Liberty est un jeu culte qui encore aujourd’hui culmine parmi les meilleurs titres du jeu vidéo.

Évaluation

Graphismes 18/20 Les deux versions sont toutes 2 de grande qualité, et la HD est digne de l’original.
Jouabilité 19/20 Très complexe, mais très efficace aussi.
Scénario 17/20 Étoffé et profond, les rebondissements vous tiendront en haleine.
Bande-son 19/20 Une des plus belles bandes son de jeu.
Durée de vie 18/20 Exemplaire, presque 20 heures de jeu.
Fun 19/20 Un jeu incontournable.
Note globale : 20/20
Metal gear Solid 2 est un jeu incontournable et d’une qualité sans pareille. Un hit !
Août 012012
 

Editeur : Capcom
Développeur: Cavia
Plate-forme : Wii (2007), PS3 (juin 2012)

Désormais disponible via le PSN, The Darkside Chronicles s’offre donc enfin aux joueurs de chez Sony. Rappelons qu’injustement Capcom s’était retourné vers Nintendo après avoir lancé sa série phare sur PSX. Bref, le titre débarque donc avec son petit frère The Umbrella Chronicle en Hd. Après le superbe portage de Dead Space Extraction, la barre du rail-shooter est placé très haute, Cavia sera t-il capable de relever un tel défi ?

Quant on parle de la saga Resident Evil, on se dit que même si ce titre n’a que très médiocrement été exploité, il y a de la matière à sortir quelque chose de plutôt conséquent. Surtout lorsqu’on sait que The Darkside Chronicles prétend embrasser les épisodes 2 et Code Veonica, pour mieux articuler le tout avec le très controversé Resident Evil 4. Cavia a donc sous la dent les meilleurs moments de la saga. D’emblée, on en fantasme ! Le jeu est découpé en grands chapitres eux-même subdivisés à leur tour. Chaque chapitre reprend le déroulement des évènements autour d’Umbrella dans l’ordre chronologique.

Le premier chapitre offre la surprise d’un scénario inédit pour les joueurs salon. En effet, l’énigmatique collaboration avec Krauser est enfin dévoilée, et c’est ce scénario qui va servir de trame pour narrer les évènements connus de Léon : a savoir ceux de Raccoon City et de Rockefort Island. Lorgnant clairement vers le fan-service, Capcom n’osant retoucher ses meilleurs titres par peur de décevoir son public, offre ici une refonte de ces deux épisodes emblématiques. Si le premier Umbrella Chronicles était plutôt mou et décevant, il faut avouer que Darkside vise carrément plus haut. D’abord le game-play, même au paddle est à des années lumières du précédent opus : souple et plus précis, vos tirs gagneront en efficacité même si quelques fois votre cible aura tendance à s’accrocher au mauvais zombie si vous choisissez le ciblage automatique. La camera ne suit plus un rail monotone et ennuyeux : comme dans Extraction, l’angle de vue est plus dynamique, et le rythme plus soutenue. Mais l’impression d’immersion n’est pas encore au niveau du titre de Viceral Games. Ces améliorations rendent le jeu, en mode normal des plus facile. Il faudra donc opter pour plus de challenge dès le début de la partie si vous craignez un peu trop la monotonie. Pour autant, certains passages vous offriront du fil à retordre. C’est là que le système de customisation des armes devra retenir votre attention. Là encore, le système par points remplace avantageusement celui par étoile, notamment lorsqu’on joue à deux. Vos chances ne sont plus divisés par 2 comme avant, au contraire elles sont communes puisque calculées selon le total des deux performances. Pensez à dégommer le plus d’éléments de décors possibles pour augmenter votre score et découvrir des bonus intéressants.

Pas de screens hd : le web recèle de capture Wii.

Le jeu par contre offre moins de matière à se réjouir à cause de l’inégal traitement de ses chapitres. Les chapitres concernant RESIDENT EVIL 2 sont assurément les plus réussis : les graphismes sont éblouissant pour un portage Wii, la remastérisation des musiques est bien orchestrée, le scénario pourtant basé sur deux aventures contradictoires par moment est parvenu à générer un consensus convaincant. Enfin l’ambiance claustrophobique, les lumières tamisés, comme la poursuite de la petite Sherry ou le jeu de cache-cache avec le tyran sont ici retranscrit avec brio. Bref, les fans de l’épisode Psx retrouveront ici une évocation grandiose de cet épisode vénéré. A coté de ça, les chapitres Code Veronica semblent précipités, voire même bâclés. Alors que Code Veronica offre un arrière-plan scénaristique de premier ordre, les développeurs n’ont pas réussis à en tirer partie. Pire encore, les personnalités des jumeaux Ashford n’ont pas même été respecté. Le parallèle avec la fourmi a complétement disparu : Veronica devient un virus végétal et le boss de fin en fait les frais avec un design bien moins inspiré. Mais le plus dramatique reste le chapitre du labyrinthe ou l’on doit affronter Alfred, remplaçant le passage du sous-marin original. C’est redondant et moche, bref sans intérêt réel. Le fameux combat dans l’avion cargo a été repensé de façon tarabiscoté et peu vraisemblable. Reste encore le fameux scénario inédit appeler l’opération Javier qui tente, comme je le disais de faire un pont entre zombies et plagas. Le manque d’inspiration et la mésinterprétation du T-Veronica Virus rend ces nouveaux chapitres justes agréables, en tout cas bien meilleurs que les remakes du très médiocres Resident evil zero.

Pas de screens hd : le web recèle de capture Wii.

Trop court pour marquer les esprits, trop peu original pour offrir son lot de surprises, Resident Evil The dark Side Chronicles reste tout de même un jeu a posséder absolument pour les fans de la saga. Les autres joueurs, s’ils doivent faire un choix n’ont plus qu’a s’en retourner auprès de Dead Space Extraction largement plus convainquant pour devenir un hit.

Évaluation

Graphismes 15/20 Dommage car trop inégaux !
Jouabilité 17/20 Le paddle n’est plus une entrave à l’immersion.
Scénario 14/20 Décousu mais un effort a été fourni.
Bande-son 14/20 Dès fois excellente, dès fois aussi mauvaise que dans Umbrella Chronicles.
Durée de vie 12/20 Trop court et si peu de scénarii boni !
Fun 14/20 Le jeu reste agréable pour les fans de la saga et pour ceux désirant la découvrir.
Note globale : 14/20
Entre émerveillement et déception, le titre de Cavia mérite tout de même qu’on s’y attarde, surtout sur les chapitres du scénario De Resident Evil 2.
Mai 052012
 

Sortie : Novembre 2011
Plate-forme : ps3
Développeur : Naughty dog

Jamais deux sans trois. C’est avec cette grande maxime, somme toute bateau, que Naughty dog a décidé d’offrir à Nathan, Sully et les autres une dernière aventure. On ne s’attend jamais a beaucoup de subtilité avec un tel blockbuster, et une fois n’est pas coutume, Uncharted 3 sera encore affiné au hachoir. Comprenez par là que l’aventure sera un prétexte à toute sortes d’expéditions où des hordes d’ennemis suicidaires viendront vous gêner.

Si le scénario n’est pas la force de ce titre c’est surtout dans son aspect jouissif que Uncharted mise avant tout. Et comme les précédents, cet opus va droit au but sans trop creuser une intrigue pourtant captivante. On a d’ailleurs le plaisir de découvrir la jeunesse de Nath et de son compagnon Sully ce qui laissait présager de bonnes choses de ce côté là. Mais le soufflé retombe, dès que le but de la quête est fixé, on ira droit au but et tête baissée s’il vous plait.

Nath aura toujours à cœur de concurrencer Lara.

Comme toujours, le second degré, l’humour potache de Nath, les relations entre les protagonistes offrent un contexte garantissant d’emblée l’adhésion du joueur. Et si les révélations promises sont vite expédiées au souvenir, c’est avec cette ambiance bon enfant qu’il faudra compter. Bien que le scénar tombe des fois dans la gravité, la pression finit par retomber grâce à quelques boutades aussi peu subtiles que notre aventure.

Nous sommes donc là avec un titre dans la parfaite continuité des précédents volets, mais encore plus beau, encore plus riche. Les environnements qu’on traversera seront vraiment dépaysants, que ce soit le désert, le Yémen, Carthagène etc. Tout concourt à rendre le jeu réel. Dommage d’ailleurs que ces environnements ne soient pas assez exploités tellement ils sont envoutants.

L’aventure semblait pourtant tenir ses promesses…

Côté gameplay, le jeu revoit le système de visée et le mode de combat apprend de Batman. Le jeu est largement plus intuitif et vif, nombreux seront les joueurs à préférer le bon coup de poing à l’arme à feu. Foncer dans le tas pour assommer vos adversaires ne sera plus à la portée des plus acharnés. On peut donc plus facilement élaborer des techniques sans être pris au dépourvu à cause d’une réalisation brouillonne. Nath se coincera encore ici ou là, mais de façon moins systématique. Le choix de vos armes définira vos stratégies de combats et différenciera plus les joueurs entre eux. Un même combat pourra se faire de différentes manières. Chaque arme a sa spécificité, les mitraillettes ne sont plus des pétards interchangeables, ni même les fusils. On gagne donc dans le côté tactique. Dommage que l’infiltration pourtant initiée dans le second opus n’est pas été revue ici. Car il vous sera difficile de progresser en ne faisant que passer derrière vos ennemis.  On ne sait des fois pas comment, mais ils nous repèrent dès le premier coup tiré : il est impossible de se cacher, même à 100 mètres. Il reste encore un long chemin au titre de Naughty Dog pour parvenir au rang des jeux techniques, dommage.

Le vrai visage de Nath : un mercenaire travaillant à son compte.

Quelques mots sur le mode en ligne franchement sympathique. Entre les arènes de survie, les chasses au trésor, ou les modes d’aventure, le choix est grand pour contenter tout le monde. Bien plus fourni que ME3 ou même Dead Space 2, Uncharted 3 offre un mode en ligne vraiment sympa !

Évaluation

Graphismes 19/20 Sincèrement éblouissants !
Jouabilité 17/20 De ce coté, uncharted s’améliore.
Scénario 15/20 Une aventure prometteuse qui retombe comme un soufflé.
Bande-son 17/20 Très bonne, bien que somme toute classique.
Durée de vie 17/20 Normale
Fun 18/20 On prend son pied, et c’est le principal.
Note globale : 17/20
Un jeu immersif et sanguin qui progresse avec ses gros sabots.
Avr 152012
 

Éditeur : Electronic arts
Développement : Bioware
Sortie : 8 mars 2012

Alors que Mass Effect 2 avait en grande partie remodelé le game-play de son prédécesseur, Mass Effect 3 se contente de poursuivre l’aventure sans bouleverser les habitudes des joueurs. Quant à la trame scénaristique, là encore on pourrait imaginer que Mass Effect 3 n’est qu’un énorme add-on car quelques mois seulement séparent les 2 derniers titres de la saga. Mass Effect 3 serait-il pour autant un jeu sans surprise ?

J’entends les hordes de fans (dont je fais partie) hurler à tout les vents : non bien-sûr, ME3 (je ne vais pas écrire le nom en toutes lettre à chaque ligne !) n’a rien d’un titre réchauffé. Et si le titre ne prend pas la peine de revoir son moteur de jeu de fond en comble, c’est que c’est déjà une sacrée bécane bien huilée. Certains mécanismes du premier opus avaient besoin de gagner en clarté, afin de libérer votre commando des contraintes physiques imposées par le manque de souplesse des commandes. Depuis que Shepard se plaque au mur, donne des mandales il ne restait pas beaucoup à faire pour Bioware. Sauf, revenir a certains bon point du ME1 comme le modding des armes, mais de façon plus modérée (plus besoin de changer les mods en fonction de la mission). Bref, ME3 est donc le petit frère du 2 qui se régénère avec des ingrédients du premier. Et côté graphismes, on est carrément un cran au dessus ! Le jeu techniquement est une belle bête et qui plus est, offre moins de bugs que les deux opus précédents (enfin Shepard ne lévite plus !).

On apprécie encore les phases de dialogues très riches et la qualité du doublage.

Le jeu reste donc le même, mais on perd le plaisir des grandes missions de plus d’une heure. ME3 a une durée de vie équivalente aux autres titres, mais a contrario, ce sont une majorité de courtes missions de 30 minutes auxquelles vous aurez le droit. Comme dans le second opus, la Citadelle sera réduite à seulement cinq étages, par contre les stations d’Ilium, d’Omega ne seront plus visitables. Du reste, vos aurez moins de boutiques à disposition et moins de personnages à rencontrer. C’est simple, en dehors des missions, les dialogues sont concentrés sur la Citadelle. Le monde semble donc se resserrer artificiellement.  Même si le chaos engendré par les moissonneurs y est pour beaucoup, il n’en reste pas moins que Mass Effect 3 apparait moins ouvert. Le schéma Citadelle/missions est bien trop récurent.

C’est vrai que dans un sens, le coté RPG s’amenuise pour laisser place à un actioner bourré de testostérone virile. Le jeu est vif, et rythmé. Il n’y a plus de place pour les digressions et les pauses narratives. Pour autant, Mass Effect 3 fait fort dans les sentiments. Rares sont les titres qui feront autant appel à vos émotions. Plus qu’un film, vous, joueur, vous vous sentirez bien plus responsable dans le tissages des évènements qu’un simple spectateur. Il sera plaisant de découvrir que Bioware a jugé bon de libérer vos coéquipiers de votre tutelle. Je m’explique : comme vous, ils prennent leurs habitudes dans la Citadelle et le Normandy. Comble du raffinement, les personnages parleront même entre eux. C’est un détail, mais qui donnent une très grande profondeur à l’ensemble et qui touchera encore plus profondément votre âme de joueur.

Quelques fois seul, Shepard devra se débrouiller avec sa pétoire.

Bioware nous avait promis que pour ME3, nos choix de joueurs  impacteraient sur le titre. De ce point de vue, on atteint ici vraiment le summum de ce qui ce fait. Shepard est vraiment votre Shepard et la guerre que vous avez menée contre les moissonneurs comme les relations que vous aurez tissées auront une réelle importance sur ME3. A ce titre vous aurez à faire un choix crucial en milieu de votre aventure et plus d’un joueur a dû s’en mordre les doigts !

Curieusement, dès la sortie du jeu, un DLC de 20 mn (Surgi des cendres) était déjà disponible. De ce côté, EA prend un peu les joueurs pour des benêts il faut l’avouer. Ce contenu vous offrira cependant un personnage qui, par ses qualités au combat, se montrera vite indispensable. Quant à la mission, elle est pour ainsi dire plutôt indigente… à l’image des missions secondaires de Mass Effect 1 (je vous disais que ME3 reprenait des ingrédients du premier). Mais comme votre équipe, contrairement à ME2 sera limitée à quelques personnages, mieux vaux ne pas s’en priver. Surtout que les dialogues avec Jaavik valent le détour.

Les cinématiques sont à vous couper le souffle !

D’un autre coté, EA vous offrira un DLC gratos (Résurgence) étoffant le contenu des missions on-line.  Quoi ME3 propose un jeu Kevin ? Pour cette question je serais tenté de répondre : oui. Car, dommage, le mode on-line ne permet pas de jouer des missions avec un commando contrôlé par des joueurs (comme par exemple dans RE5). Ce sont des missions de dézingage classiques dans des arènes reprenant les environnements du jeu. En gros, d’un point de vue gaming elles n’apportent rien, sauf que hélas, vous serez bien obligé de passer par là si vous souhaitez obtenir un dénouement plus intéressant car les parties multijoueurs impactent sur la préparation galactique !

Puisqu’on parle de DLC, parlons de Extended Cut que l’on attend cet été. La fin du jeu a laissé tant de joueurs abasourdis que Bioware a finalement décidé de revoir sa copie. Pourquoi donc ? C’est très simple, d’une la fin est un peu brouillonne et apparait comme incohérente avec l’univers de Mass Effect, de deux, vos choix n’impactent pas grand chose sur le dénouement. Vous avez deux choix finaux et le reste ne diffère que par les détails. Bref, on verra cet été si « le choix artistique » de Bioware arrivera tout de même à convaincre les fans, très déçus par ce retour de bâton.

Cerberus sera encore de la partie, trop peut être.

Mass Effect 3 est encore une bombe vidéo ludique, mais une bombe qui en a frustré plus d’un par sa fin terriblement navrante. Reste a savoir si le titre redorera son blason avec le prochain pack. Quoi qu’il soit, le jeu reste une énorme expérience de joueur. Des jeux d’une telle qualité se comptent sur les doigts de la main. Y’a t-il pour autant besoin de la version collector ? C’est à voir, le micro art-book ne contient rien d’original par rapport à l’art-book commercialisé et le DLC gratos n’est pas forcément rentabilisé par les frais supplémentaire d’une version collector. EA oblige désormais les joueurs PC a passer par la plate forme Origin. Fliqué par l’éditeur, il vous sera impossible de prêter votre jeu : un code, un compte ! Mais surtout, on ne peut que regretter le virage que prend l’industrie du jeu à vouloir mieux contrôler ses joueurs.

Évaluation

Graphismes 19/20 Tout à fait convainquant !
Jouabilité 18/20 Comme à l’accoutumé : très bonne.
Scénario 17/20 Moins creusé que les titres précédents et plus linéaire. Me3 n’offre que peu de révélations. On en apprend plus sur les moissonneurs et leur missions dans ME2.
Bande-son 18/20 On retrouve l’ambiance de la saga.
Durée de vie 19/20 40 heures seront nécessaire pour terminer le jeu, mais est ce suffisant pour conclure une saga d’un tel poids ?
Fun 17/20 Le jeu reste d’une qualité exceptionnelle, on décroche très difficilement d’un tel titre.
Note globale : 17/20
Mass Effect 3 est un excellent titre mais qui aurait dû pousser plus en avant les qualités de ses mécanismes qui en font un jeu si unique.
Nov 112011
 
Plateforme : PS Store
sortie : 8 juin 2011
Editeur : Ubisoft

Voilà un titre qui lors de sa sortie sur GameCube, PS2 et PC en 2003 n’a pas atteint le succès escompté. Et pour cause, Jade l’héroïne de Beyond good and evil HD ose ne pas exhiber une paire de seins surdimensionnés et ne dézingue pas non plus à tour de bras vêtue d’un simple string.  Ce qui était en 2003 un suicide commercial reste, parmi les dernières sorties, un handicap de taille pour aguicher le joueur en mal de sensations. Beyond good and evil HD s’adresse donc à un public qui cherche quelque chose de plus subtil dans le jeu vidéo et qui n’a pas l’habitude de se limiter aux seuls graphismes pour arrêter son jugement.
J’avoue avoir raté ce jeu à l’époque, plus intéressé que j’étais par le retrogaming. Voici l’occasion de rattraper le coup grâce à cette version HD qui sort en guise de mise en bouche avant le second opus qu’on attend avec enthousiasme.

Graphiquement le jeu est loin d’être une claque visuelle, mais la qualité HD permet de faire l’impasse sur la faiblesse des polygones et offre même une vraie immersion. Car l’univers de Michel Ancel le créateur de Rayman a de quoi charmer plus d’un joueur. Dans un monde ou les FPS sont légion, il reste encore une place pour les jeux plus oniriques et plus inventifs. Alors il faut en profiter ! Beyond good and evil HD ne dépayse pas seulement par son ambiance hors norme proche d’un animé des Studio Ghibli, il est aussi bourré d’humour et de second degré et les personnages loufoques mais crédibles sont profondément attachants. Ce titre vous projette dans un monde qui côtoie la science fiction et l’aventure et qui rappelle par certains côtés les vieux RPG.

Concrètement, Jade dirige un orphelinat dans un vieux phare isolé  et  son petit nid douillé semble loin de la sécurité qu’offre la citadelle. Accompagné de Pey’jun vieux roublard de cochon, vous partirez à l’aventure sur l’île afin de subventionner votre orphelinat qui tombe en ruine. Sans vous, les pauvres mômes ne sont rien. Vous rentrez dans le vif du sujet dès le début lorsque le phare se fait attaquer par des DomZ, des créatures extra-terrestres qui menacent votre planète Hillys. Fort heureusement, les sections Alpha, une milice surpuissante, vous vient en aide in extremis. Armé de votre appareil photo, vous aurez la possibilité d’arrondir vos fin de mois en répertoriant la faune locale. Mais très vite, votre intrépidité va vous confronter aux DomZ ce qui vous vaudra de vous faire remarquer par les sections Alpha et le groupe « terroriste » du réseau IRIS. Au fur et à mesure le scénario va se montrer de plus en plus riche et complexe, Jade devra choisir son camp si elle veut parvenir à découvrir la vérité, car la naïveté dans ce monde de brutes est loin d’être une force et notre héroïne ne peut se désintéresser des disparitions mystérieuses qui se multiplient autour d’elle.

Le game-play vous ouvrira les portes de multiples quêtes annexes qui se grefferont sur une trame principale des plus palpitantes. Le passé de Jade se révèlera petit à petit dans un scénario où l’intrigue et les rebondissements sont légion. Vous sillonnerez les eaux avec votre Hovercaft qu’il ne tiendra qu’à vous de tunner afin d’en améliorer les performances. Pour récolter des perles de Vorax fort prisées au marché noir, quoi de mieux que de se lancer à corps perdu dans des courses motorisés des plus déjantées ?

Dans ce tableau idyllique il y a bien quelques points noirs, d’abord celui des angles de camera pas toujours au top. Ils seront mêmes quelques fois carrément gonflants. Certains passages du jeu semblent un peu moins travaillés et la redondance  de l’action pourra vous énerver. Dès fois même on s’interrogera sur l’enchainement des actions ce qui pourrait vous amener à être bloqué. Tout n’est pas forcément très clair et très cohérent et certains combats comme celui du boss de fin aura de quoi vous irriter. Mais, Beyond good and evil HD a malgré cela de quoi vous charmer. Certes le jeu est loin d’être parfait dans sa programmation et dans son action, mais l’univers est tellement frais, les personnages tellement attachants que le sentiment qui vous restera ne sera que positif !

Évaluation

Graphisme 14/20 Rien de miraculeux, c’est du graphisme de 2003 mais en HD.
Jouabilité 16/20 Ni géniale, ni naze, le jeu se prend en main assez aisément.
Bande-son 16/20 Rien de cinématographique, mais une ambiance bien trouvé et surtout fun !
Durée de vie 17/20 Tout à fait classique, juste ce qu’il faut.
Scénario 16/20 On part de l’anecdote à un scénario bien plus entrainant, l’évolution de l’intrigue est bien ficelée.
Fun 16/20 On s’amuse franchement mais certains passages en feront criser plus d’un, hélas…
Note globale : 16,5/20
Juil 302011
 

Studio Double Fine – 2010
Supports : PS3 – X BOX 360

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Matriochka Story

Développé par Double Fine, Stacking, littéralement « emboîtage », est un petit jeu disponible sur le Palystation Store, ou sur le XBOX live.Pas de support physique, et un petit prix pour ce jeu, donc. Et qui vaut le coup, mais là, à cette étape de l’article vous n’êtes pas obligés de me croire.

Comme vous vous en doutez peut-être, avec un titre pareil, il sera question d’emboîtage, et non, désolée pour les fans de Légo, ce ne sera pas d’emboîtage de légo qu’il s’agira, la licence est déjà bien (trop) représentée ailleurs. Vous incarnerez une matriochka, ou poupée gigogne, absolument minuscule : Charles Blackmore. Le pauvre môme en est réduit à aller sauver sa famille, vu qu’un méchant magnat, le Baron, la lui a kidnappée. Le petit Charles, n’écoutant que son courage, y va. Et bien des épreuves l’attendent.

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La famille Blackmore au complet

Des épreuves oui, des combats non. Stacking est un puzzle game, à ce titre ce sont des énigmes que vous aurez à résoudre. Et c’est là la grande force du jeu, puisqu’à une énigme répondent plusieurs solutions, vous pourrez donc refaire plusieurs passages pour trouver toutes les options qui s’offrent à vous pour résoudre tel ou tel problème, et parfois, les solutions sont pour le moins incongrues. Il faudra donc faire appel à la capacité de Charlie, minuscule Matriochka à s’emboiter dans d’autres poupées, détentrices d’autres aptitudes, qui devront peut-être à leur tour s’emboiter elles aussi pour obtenir d’autres « pouvoirs », pour parvenir à libérer votre famille ! A ce titre, on peut noter que les capacités spéciales de certaines poupées sont franchement fun. Car oui, l’humour est très présent dans le jeu, et il faut avouer que c’est très agréable.

L’autre grand point fort du jeu, c’est son ambiance, tant visuelle que sonore : vous retrouvez plongé dans l’Angleterre de la toute fin du XIXe – Début XXe, et tout est fait pour concourir à cet effet : les cinématiques ont l’effet « vieille pellicule » qui se décale et dont on voit le bord, les musiques, les sons, la mise en scène façon film muet et aussi les préoccupations sociales ! Les dialogues sont par moment assez savoureux, et assez désuets eux aussi !

En bref, il faut avouer que pour son prix assez modique (15€, si je me souviens bien), Stacking offre un excellent rapport qualité prix pour quiconque aime les jeux qui sortent un peu de l’ordinaire ! Avec une bonne durée de vie (j’ai dû passer une bonne quinzaine d’heures dessus sans en avoir fait le tour!)  et une esthétique franchement aboutie, on ne peut qu’être satisfait ! A noter aussi qu’il existe une mission bonus sur le Playstation Store, j’ai failli me laisser tenter, mais il paraît qu’elle est très courte alors…

Une petite note, pour faire plaisir à Kapinou  :

graphismes : 19/20 (le jeu est vraiment très beau et le côté esthétique franchement poussé)

Ambiance sonore : 17/20 (certains bruitages sont peut-être un peu trop forts)

Fun : 18/20

Total : 18/20

Avr 022011
 

Sorti : juin 2008
Editeur : Konami
Développement : Kojima Team

3 ans après, j’ai fini MGS 4.

Quoique, à bien y réfléchir, j’ai plutôt l’impression que ce jeu m’a finie, voire même achevée. J’ai sombré dans la dépression après.

Reprenons au début.

C’est la guerre instrumentalisée par les Patriotes tout ça blabla (on ne sait pas qui se bat contre qui, ni où on est, osef, c’est juste pour l’ambiance), Snake se retrouve au milieu de tout ça, parce qu’il cherche Liquid (il est quand même fâcheux qu’il ait mis autant de temps à le localiser, surtout en sachant qu’il vieillissait de façon accélérée).

Donc pour récapituler on a un vieux, au milieu de la guerre, qui recherche un autre vieux (Metal Geriatrie Solid, que le jeu il devrait s’appeler). Pour faire baisser la moyenne d’âge, le vieux est accompagné d’un geek (qui a lui aussi des soucis d’incontinences, comme ça ils achètent Tena en gros), et d’une gamine, qui ne sait pas cuisiner des oeufs au plat (au passage, nous notons que les normes HACCP sont très respectées : Snake ne craint pas la salmonellose, c’est la salmonellose qui craint Snake) mais qui sait hacker à peu près n’importe quoi. et comme on n’est plus à une entorse à l’hygiène près, les personnages porteront tout le long du jeu les mêmes fringues (sauf Snake, qui se déguise, il est arrivé en Europe de l’Est le jour de Mardi Gras et a décidé de se costumer façon après-guerre -de 1945, parce que dans MGS, il y en a eu des tas, de guerres). On a aussi des calembours mémorables qui feraient passer Jean Roucas pour un rédacteur du Canard Enchaîné (« Eye have you »).

Et des traumatismes. BEAUCOUP de traumatismes. Les premières touchées sont les Beast and Booty Beauty, ou B&B corp (je ne referai pas le coup de Brigitte Bardot).

Image Beast and Booty, Illustration. Vocation première : cours d’anatomie du grand fessier.

Et comme le monde de MGS est tout petit (pensez, depuis 20 ans que la planète est en guerre, il y a eu beaucoup de morts, donc au final, ça fait comme une communauté Fessebook), on retrouve tous les personnages qu’on a croisés avant, même ceux qui sont morts, c’est dire. Comme ça, ça donne l’occasion de les re-tuer (pour ceux dont l’alignement est chaotique mauvais, les gentils on va juste les re-voir mourir). C’est donc ainsi qu’on va pouvoir re-croiser Naomi, qui est la caution nichons du jeu, pour ceux qui ne sont pas pygophiles.

Image
Illustration : Beast and Boobies, ça marche aussi.

Parce qu’il y en a pour tous les goûts, on a aussi la caution midinettes (Snake étant sensiblement au-dessus de la tranche d’âge visée) : Raiden, ou Vamp. Ou l’Ephèbe et le Mâle (avec des Pouâls); enfin façon de parler, Vamp ne ressemblant à rien de connu, mais je suppose que c’était à cet effet. 2 adversaires qui s’affrontent sur l’avenir du style néo-goth : emo ou matrix ?

Image
Entre deux assassinats/ résurrections, Vamp aime papoter avec Néo (il a cassé son Ipad, sinon il l’aurait Twitté)

Image
Raiden a découvert le secret de Mana.

Je ne parlerai pas du gameplay, parce qu’il n’y en a pas. Bien que ce soit la guerre, on parle beaucoup et on agit très peu. Sur 18 heures que vous passerez devant votre télé, vous en jouerez 5, et encore, 5, c’est parce que vous vous êtes endormis et que vos réflexes sont émoussés : vous n’êtes pas en état de jouer et mourrez 310 fois pour faire 5 pas.

Quant au scénario, c’est l’imbroglio. On discute beaucoup, mais pour ne rien dire, donc au final, vous pouvez avoir 3 heures de cinématiques, sans que l’histoire ait bougé d’un iota. J’avoue que c’est assez fascinant tout de même, ce niveau de vacuité.

Et on a dit que ce jeu était un chef-d’oeuvre. Incompris par moi, en tout cas.

Juin 012010
 

Sortie : octobre 2009
Plate-forme : ps3
Développeur : Naughty dog

Le Lara Croft masculin, Nathan Drake, qui a envahi nos salons en 2007 est de retour pour une nouvelle aventure.

Ce nouvel épisode envoie « Nat » à la recherche d’une cité explorée par le célèbre Marco Polo.
Première minute de jeu, et premier constat : c’est beau ! La technique est irréprochable, on est certes bien loin de la qualité de God Of War III (précisons que Uncharted 2 est sorti en octobre 2009) mais quand même c’est beau !

Au fur est à mesure que les heures passent les décors colorés, variés nous plongent dans une véritable aventure de chasse au trésor. Au travers de la Turquie, du Tibet l’histoire prend forme avec un arrière gout de « déjà-vu ».

En effet, la trame principale est similaire au premier opus, une bande de mercenaires menée par un criminel international (très riche étant donné le nombre d’hommes qu’il emploie), mènent la vie dure à notre brave héros, qui pour se sortir des situations les plus périlleuses n’hésite pas à partager avec nous ses capacités exceptionnelles de gymnaste olympique. Les phases de grimpettes sont toujours aussi nombreuses et sont également plus agréables et moins prises de têtes. De même les phases d’actions sont beaucoup plus dynamiques, variées et donc plus intéressantes.

Donc pour résumer, c’est beau, efficace et les décors (beau) nous font voyager. Que faut-il dire de plus sur le jeu, et bien je me le demande encore. Ah oui, légère déception quant à la fin du jeu que je trouve un peu décevante. Aussi, nous pouvons reprocher au jeu le fait que l’aventure archéologique se vit plus au travers des cinématiques que des phases de jeu.
Pour le reste on pourrait ressortir les archives concernant Uncharted Drake’s fortune tant les deux jeux se ressemblent.

Au final, une fois de plus Uncharted 2 Among Thieves rassemblera tous les amateurs du genre.

Évaluation

Graphismes 18/20
Jouabilité 18/20
Scénario 14/20
Bande-son 16/20
Durée de vie 16/20
Fun 17/20
Note globale : 17,5/20
Pour tout public, le jeu est de ce fait un incontournable !
Avr 052010
 

Disponible depuis peu sur la console de Sony, God Of War III, vient clôturer une saga débutée en Grèce, portée par la PlayStation 2, puis la 3.

Il est inutile de dire que Kratos nous livre son ultime aventure, car il n’en est rien ! Le producteur de la série, heureux du succès rencontré par celle-ci, projette déjà d’exploiter le filon. Alors qu’une série, pour être mythique doit s’arrêter à son apogée, pauvre de nous !


Dans les épisodes précédents…

SPOILERS

Kratos, chef de guerre spartiate passe son temps à se battre et ne semble s’intéresser à rien d’autre. Alors qu’un jour son armée est dominée, et que Kratos est aux portes de la mort, ce dernier supplie le dieu de la guerre Arès de l’aider, en échange de quoi le spartiate lui fera don de sa vie. Une fois la doléance de Kratos aboutie, ce dernier ce retrouve être le vulgaire pantin du puissant dieu de la guerre, condamné à exécuter des ordres. Village après village, Kratos qui profite d’une grande puissance, sème la terreur jusqu’à à un événement imprévu. Aveuglé, et obéissant, Kratos commet l’irréparable, il se rend lui-même coupable de la mort de sa femme et de sa fille. Les mains tachées de sang, l’esclave d’Arès se réveille et prend congés. Maudit par l’oracle du village, sa peau est désormais couverte pas les cendres de sa famille, et répond désormais au nom de « fantôme de Sparte ».

Plus tard Kratos est appelé par Athéna, pour mettre fin à la folie meurtrière de son ancien maître Arès. Les Olympiens lui promettent de l’absoudre, et d’effacer ses visions assassines. Mais la parole des dieux de l’Olympe ne s’accomplira pas, après avoir débarrassé la Terre du dieu de la guerre, Athéna parvient à faire accepter aux autres dieux que Kratos à sa place au Mont Olympe.

Même nommé nouveau dieu de la guerre, le passé de Kratos est trop lourd à porter. Pour soulager sa peine, le successeur d’Arès guide l’armée spartiate contre l’avis des dieux, et contre l’avis du dieu des dieux, Zeus. Le roi des dieux décide donc d’en finir avec lui, mais même parmi les morts, Kratos déchu de son titre, trouve du soutien chez les Titans, les anciens maitres du monde. Guidé par Gaia l’omniprésence de la Terre, le fantôme de Sparte part lutter contre son père et ses alliés : Zeus et les dieux.

FIN DES SPOILERS

Le début de l’aventure donne le ton, le dynamisme de l’action ne nous laisse même pas le temps d’admirer la beauté du jeu, qui rappelons-le exploite entre 60 et 70% de la puissance du processeur Cell, embarqué dans la machine. La vitesse, et l’intensité ne faiblit pas, mais se dose bien pour ne pas nous étouffer. Car n’oublions pas que God Of War est un beat’m all. Jeu qui à toujours innové, et inspiré le milieu comme les développeurs de Naughty Dog (Uncharted) et même de chez Eidos pour Lara Croft. Leurs fautes ? Ils ont repris le principe du dynamisme prononcé de certaines scènes, avec comme ingrédients : la caméra derrière l’épaule pour un court passage, une caméra statique qui se translate instantanément… Car oui, tout cela provient de God Of War ! Toujours présent dans GOW III, et toujours aussi efficace. Mais ce qui n’est pas présent chez les autres, et est à la série des GOW, ce que le jaune est au soleil subsiste encore : la musique ! La bande son, déchire le tympan et s’y installe définitivement, sans aucune invitation. Autre élément essentiel, la mise en scène, le background animé pousse la série des Metal Gear Solid au simple rang de « has been ». La polyvalence du jeu ne s’est toujours pas essoufflée, puisque nous avons ici droit au retour des passages plates-formes, combiné avec un peu de nouveautés.

Mais ces passages sont trop souvent facile, ils ne représentent presque plus aucune difficultés. Car oui la mode actuelle pousse les développeurs à concevoir des jeux trop faciles, et même en mode « titan » (difficile) le jeu se fait et se refait sans trop de challenge, même GOD III succombe à cette règle, dommage. Autres points noirs, la violence du jeu, et l’excès d’hémoglobine. Personnellement je n’ai jamais trop apprécié cela, j’ai toujours considéré cette caractéristique néfaste aux jeux vidéo les rabaissant comme le disent ses nombreux détracteurs aux produits nuisibles à l’enfance, favorisant ainsi la prolifération d’arguments douteux qui stigmatisent encore aujourd’hui cette industrie. Certaines scènes particulièrement immondes dérangent, mais n’oublions pas que si cette série est interdite aux mineurs, il y’a bien une raison et c’est peut-être l’unique fois où je légitime l’action de la famille de France, mais qu’est-ce qui m’arrive ?

Malgré cela, la série à une particularité rarissime aujourd’hui, elle à de la personnalité ! C’est si rare, qu’il faut le signaler indépendamment du reste du test ! Plongé de cette manière dans l’univers de la mythologie Grecque, avec en plus de cela, une écriture qui narre les aventures d’un héros tel qu’il est fait dans les écrits mythologique, nous offre une véritable bouffée d’air frais, à l’heure ou les freluquets de masse polluent abondamment les étalages, comme un certain Final Fantasy XIII.

En somme, God Of War III est un jeu de beauf certes, mais un jeu impulsif bourré d’action qui se dote en plus d’une certaine « classe » esthétique. L’originalité du scénario gratifie les possesseurs de la PlayStation 3 d’une aventure hors du commun.

Évaluation :good:

Note technique 19,5/20
Fun 17/20
Intérêt 19/20
Note globale : 18,5/20