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Nov 242005
 

6 ans après l’incident de Raccoon, notre ami Léon reprend du service (après avoir suivi une formation spéciale et être devenu intelligent au passage, ce qui est grandement étonnant) : ce coup-ci il doit récupérer la fille du Président, la jeune Ashley Graham, qui a été enlevée par des malotrus, forcément malintentionnés.

Des graphismes beaaaux

On a dit que la version PS2 était moins belle que la version GC, n’ayant pas joué à la version Game Cube, je n’en sais rien et à vrai dire je m’en fiche un peu, parce que ma foi, c’est très bien comme c’est et je trouve que les couleurs un peu ternes renforcent l’impression de lourdeur de l’atmosphère et du temps, donc pour moi, c’est très bien comme c’est; même si il faut avouer que des couleurs fortes donnent une ambiance rococo assez propre à Resident Evil. Les deux se défendent et je pense que c’est pour ça que les deux versions ont été faites : on peut avoir le jeu sur les deux consoles sans avoir l’impression de s’être fait salement arnaqué. Et c’est une très bonne initiative des programmeurs de Capcom, que l’on saluera, parce que trop rares sont ceux qui proposent de bons portages. Les modélisations sont loin d’être laides, bref, c’est agréable à l’oeil et on ne s’en plaint pas.

Une en grand :
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Le reste en petit (il ne vous reste qu’à cliquer)
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L’histoire ?

euhhhh…. n’entamons pas les sujets qui fachent, parce qu’ici, elle est complètement inexistante! Vous récupérez Ashley, puis la perdez, puis la re-récupérez, puis la reperdez (enfin, vous avez compris), sur un fond de secte pas claire avec un gourou dont l’idole est très visiblement Dark Sidious

Quelle classe le capuchon, vraiment! Par contre, il est plus dans le côté obscur, il pavoise avec des breloques… :lol:
Vous verrez à quelques reprises, votre ancienne connaissance Ada Wong, qui apportera son lot de mystères (les magouilles semblent être le fort de la belle jeune femme) mais finalement, et on le regrette, peu de choses à l’histoire.
Enfin quelque chose qui, en plus d’être pharaonniquement linéaire (on fait ça, puis ça, puis ça, ce qui va déclencher ça et va donner accès à ça), va faire passer les scénar des autres survival horror pour particulièrement intelligents et recherchés! :P

Cependant, s’il n’y a pas d’histoire, il y a de l’action (grand précepte de movie making américain :cool: )

Eh, oui, on arrive au gros du jeu (« qui est gros?? » -non non Obélix, la critique du dernier Astérix c’est dans l’autre section) : l’action. Quasi omniprésente, servie (et parfois desservie) par une jouabilité dans l’ensemble assez bien foutue (juste le point TRES enervant : Léon ne court pas très vite, et met un temps fou à baisser son arme, ce qui est parfois assez horripilant, il faut l’avouer.). On notera juste l’absence de tir en déplacement (ce qui serait pourtant bien pratique), le pas de côté (un sniper qui ne sait pas se déplacer autrement qu’en avant, voilà qui est drôle :lol: ). Vous aurez une belle floppée d’ennemis, qu’il vous faudra éclater joyeusement, avec un arsenal de plus en plus étoffé (que vous trouverez en vente chez le dealer du coin, qui lui, semble avoir des affinités avec Sub-Zero, pas d’image, vous ferez sans , imaginez juste Sub-Zero accoutré en vendeur ambulant). ça ressemble un peu à un shmup parfois, c’est rigolo, mais ça lasse vite…

« Oui, mais… » me direz-vous, « qu’est-ce qui fait ce jeu anthologique? A part chez toi, mam’zelle, tout le monde il a dit que c’était la bombe de l’année, le messie tant attendu qui va sauver le monde vidéoludique? » (et une lumière descendit du ciel)

Il ne faut pas prendre les messies pour des lanternes ou pourquoi Resident Evil 4 n’est pas le messie (comme ça, ça fait bien titre japonais, là je viens juste d’atteindre la longueur moyenne d’un titre japonais de série)

Par quoi commencer?

*réflexion intense*
Parce que Resident Evil 4 n’est pas original. En fait, il est précisément tout sauf original, il n’apporte rien de nouveau au monde vidéoludique, se contentant d’aligner les passages anthologiques de jeux divers et variés : il pique aussi bien chez Metal Gear Solid (Léon, très impressionné par Snake, s’est acheté un codec… et un cerveau), que chez Project Zero (certaines musiques) et écrase les plates-bandes de Silent Hill et de Parasite Eve… et plus on avance, plus on se demande ce qu’il y a de Resident Evil dans ce pot pourri des must du survival horror, et même pas uniquement du survival horror…

J’en vois d’ici qui crient au scandale : « Oui, mais Resident Evil fut le premier survival horror et c’est les autres qui ont copié dessus! »
D’une c’est faux, Alone in the dark est sorti bien avant (il a été développé en 1992).
De deux, que ce soit Silent Hill, Parasite Eve, ou Project Zero, ils ont trouvé leur propre voie : ils ont profité de la brèche ouverte par RE, c’est tout.

Parce que ni Parasite Eve (certainement le plus pillé), ni Silent Hill, ni Project Zero ne s’amusent à aligner des scènes de la « concurrence ») alors que Resident Evil 4 ne fait presque que ça, et c’est prodigieusement énervant : des scènes d’entraînement au tir, comme dans Parasite Eve, qui permettent de gagner des objets, comme dans Parasite Eve (Léon a eu le coup de foudre pour Aya qu’il veut faire pareil?), des sous qu’on obtient en tuant à tout va, pour acheter des nouvelles armes, dans l’armurerie du coin (enfin, ici, c’est le dealer du coin, un peu comme dans Castlevania, où le bibliothécaire n’a pas l’air très net non plus…), avec des parasites (dans Parasite Eve ce sont des mitochondries, ici c’est des Plagas, on change de nom, mais c’est assez proche : des organismes qui modifient le nôtre; bon les plagas, eux, ils imposent leur volonté, mais on a vu que dans PE les mitochondries l’étaient presque…. un genre de fusion entre PE et Straship Troopers 2 ?) sur un fond de secte pas nette (oh tiens, ça me rappelle Silent Hill premier du nom! et aussi Forbidden Siren!) avec des rituels glauques et sordides à souhait (là, on a le choix entre Silent Hill et Project Zero), avec des musiques qui ne ressemblent, pour certaines, plus beaucoup à celles de Resident Evil, mais lorgnent clairement du côté de Silent Hill et de Project Zero (j’ai même retrouvé une musique de Project Zero!)… ce qui est assez dommageable puisqu’on a parfois plus l’impression de jouer à une compilation qu’à un Resident Evil (il s’appelle comment le jeu, déjà? :mrgreen: ). Elles sont où les énigmes débiles qui faisaient le plaisir du joueur par leur connerie? et puis, un personnage intelligent, ça fait pas Resident Evil, redonnez-nous des idiots! :mrgreen:

Mon auditoire s’endort, il est temps de conclure

Si vous n’avez pas eu le coeur de lire ma longue harangue, voilà ce qu’il faut retenir : oui Resident Evil est un jeu sympa à jouer, même si, sur la fin, il apparaît comme un peu répétitif, oui, il est beau, oui, la programmation est bonne dans l’ensemble, mais non, ce n’est pas un chef-d’oeuvre, il reprend pas mal d’éléments d’autres jeux et ça pollue un peu !

Évaluation

Graphisme 18/20

(peut mieux faire, mais c’est quand même du très bon boulot)

Jouabilité 17/20

(c’est quand même un peu lourd parfois, et comme je l’ai dit plus haut, il manque certaines actions à la panoplie de Léon)

Bande-son 13/20

(une bande-son étonnament plate pour un jeu de cette envergure, avec pas mal de thèmes réchauffés -quelques thèmes de Code Veronica et de Resident Evil 2 dont le côté affectif est vite oublié à cause d’arrangements pas toujours opportuns- mais aussi des musiques qui doivent beaucoup – trop – à des titres comme Silent Hill ou Project Zero.)

Durée de vie 18/20

(une bonne durée de vie, même s’il elle est un peu trop poussée, le jeu, à être long, devient parfois lassant, car les séquences ne sont pas suffisamment variées pour justifier une telle longueur. Cependant on appréciera la présence de boni en tous genres -le grand retour de Hunk!! )

Scénario –/20

(on ne va pas noter quelque chose qui brille par son absence, quand même! :mrgreen: )

Fun 17/20

(un jeu marrant à jouer, même s’il est parfois un peu répétitif et qu’il a tendance à reprendre des éléments d’autres jeux à son compte)

Note globale : 16,5/20

Un (très) bon jeu, de bons graphismes, des scènes d’actions et des cinématiques bien fichues, une jouabilité qui se tient, mais qui n’est quand même pas la révolution annoncée. Dommage.