Août 212013
 

Éditeur : EA
Développeur : Visceral game
Sortie : février 2013
Plate-forme : PC, PS3, 360.
Pegi 18

Dead Space 3 fut un jeu extrêmement attendue en ce début d’année 2013. Pour garantir un quota de vente minimum, EA a maintenu la pression sur Visceral en exigeant de faire de ce dernier opus un titre plus commercial que les précédents. Comme le développement de Mass Effect et SWOR l’a montré entrainant avec lui le départ des membres imminents de Bioware, cette pression avait de quoi inquiéter les joueurs. Une fois le jeu en main, quelle impression en avons nous ?

Les premières minutes que l’on passe avec le jeu sont assez surprenantes et pas forcément pour de bonnes raisons. Isaac que l’on retrouve chez lui est brusquement noyé sous les assauts des milices Unitologues. Nous voilà donc plongé dans une série de gun fight en zone urbaine qui, par le coté futuriste de l’ambiance n’est pas s’en rappeler Mass Effect. En somme, le joueur a l’impression que les développeurs se sont plantés de jeu. Et force est de constater que le game-play s’y prête assez mal. Bien qu’Isaac puisse se courber et faire des roulades pour se cacher, on est très vite mal à laisse dans ce type d’affrontements qui hélas, ne seront pas isoler dans le jeu. Dead Space 3 vous offre 2 types de combats, les classiques où l’on démembres des nécromorphes et ceux où l’on affrontera des humains. Si cette introduction est relativement rapide et tout de même assez pertinente pour nous immerger dans la véritable action, on se lassera vite des gun fight plus maladroit que mous. Isaac perd en plus 2 inventaires pour ses armes, désormais limiter à 2 plus un mecha charognard. Mais pour compenser, les chargeurs sont adaptables a toutes les armes. Élément qui contribue un peu plus à déclassé la survie, car a aucun moment, sans parler du loot énormément généreux en normal et même difficile, vous ne serez à court pour utilisez vos armes. Ce qui réduit la stratégie dans les combats, étant donné que vous êtes assurés avec un chargeur de pouvoir utilisez toutes vos armes. On a aussi moins l’impression d’utiliser des outils, puisque il semble curieux que les rechargeur d’un cuter plasma soit les mêmes que celle d’un fusil. C’était pourtant le charme de dead space : se battre avec des outils d’ingénierie, et ça expliquait l’habilité d’Isaac, qui rappelons-le n’est pas un militaire. L’inconvénient donc de ces deux modes de combats, c’est qu’il vous faut prévoir à l’avance les ennemis que vous affronterez, car un cutter est moyennement efficace face à un milicien vif et entrainé (quoique l’IA est assez sotte).

Un gun fight avec les unitologues, ce sont a chaque fois les mêmes types de combats.

Il vous faut se mettre à couvert et canarder.

Puisqu’on parle des armes, parlons de la « forge », car dans ce volet, votre établi fait en effet office de forge. Si vous pouvez encore moder vos armes, non plus avec des points de soudures (rare à trouver dans les anciens volets) ce sont ici des blocs que vous aurez à insérer. Comme par exemple, un bloc 2 chargeur+ 1 cadence de tirs. Bien sûr, plus vous progresserez, plus ces circuits seront intéressant. A ce niveau, me dites-vous ça reste encore assez basique, mais ce qui est le plus déroutant c’est que votre arme est constitué d’un ensemble de pièces détachés, que vous assemblez sur une armature légère ou lourde. En gros, pour retrouvez votre armes favorite, ou construire votre arme ultime, il faudra passer un certain moment à tester vos assemblages et a collecter les pièces et où les matériaux. Le tir alternatif disparait donc en lieu et place d’une autre pièce qui fera office de seconde sous arme. Ajoutez à cela le fait qu’Isaac peut collecter des matériaux via un robot mineur, le mecha charognard, bien utile pour créer vos propres composants. Nous avons même la possibilité de créer des kit de soin à partir d’un gel somatique. Autant vous dire, qu’à moins de très mal gérer votre jeu, Isaac ne sera jamais à court de munition et de produit de soin.

Voici le nouvel établi d’Isac, peut être trop riche pour un survival horror…


Mais revenons au jeu, qui justement me fait me contredire sur ce point car, dans ce Dead Space, nombre de missions alternatives vous sont proposées, un peu à la manière de Mass Effect (ce qui est un très bon point car elles casse la linéarité), elles sont affichées dans une colonne secondaire sur votre tableau de bord. L’association avec le système de sauvegarde complètement nulles empire la situation. Dans les faits les sauvegardes sont automatiques mais partielles. A certains moments, le jeu enregistrera votre inventaire sans votre progression, et inversement. Et ce de manière complètement aléatoire. Donc vous vous retrouvez embringué dans ces missions secondaires, sans aucun moyen de sauvegarder et si vous avez choisi cet itinéraire après un passage difficile ou une longue partie sans sauvegarde, vous vous retrouvez sans aucun contrôle sur votre partie ! Autant des fois le jeu sauvegardera toute les 10 minutes votre progression, autant il peut le faire après 1h30, 2h de jeu ! Est-ce un moyen de redonner du frison au joueur ? Quoiqu’il en soit, cette formule agace car l’automatisation de cette fonction qui vous empêche de planifier votre temps de jeu et si vous vous faites « piégé » peut transformer votre partie en supplice. Il suffit d’avoir le mauvais équipement au mauvais moment pour qu’un affrontement aisé avec un brise surface se transforme en calvaire avec une autre arme. Et avec ce système de sauvegarde automatique, il peut vous être impossible de relancer votre partie sous peine de perdre une progression d’une heure de jeu…

Danik, le grand manitou de l’église d’unitologie très caricatural aura du mal a donné du poids au scénar.

Le jeu malgré ces bizarreries, offre tout de même largement de quoi vous éclater et reste l’un des meilleurs jeu de l’année et même de la génération. Quelques séances d’escalades et des étendues glacés agrémenteront le game play, mais hélas, une fois, votre combinaison réparée, plus besoin de gérer l’exposition au froid qui était pourtant assez intéressante. L’ambiance neigeuse, avec ses blizzards et ses nuées épaisses qui n’est pas sans rappeler la planète Hoth dans Star Wars permet d’introduire un nouveau décors dans Dead Space. Dommage que cette situation n’évolue plus après les premières heures de jeux qui nous permettaient pourtant de voyager dans divers vaisseaux et épaves, ce qui colorait assez l’aire de jeu. Il est peut être dommage que le jeu est voulu encore approfondir l’histoire en se laissant aller au scénario qui dévoile tout les éléments du background. Il est évident, aussi bien au cinéma, qu’en jeu vidéo, que trop en dire fini par gâcher le plaisir du joueur en brisant son imagination et les possibilités qu’offre les champs alors encore inexplorés. Dans ce Dead Space, le fan découvre la genèse des Monolithes et des nécromorphes en même temps que leur fins supposés. Le mystère avait l’avantage de soutenir un scénario en suspend. Ici, tout est peut être trop clair et Viceral a cru bon d’y ajouter une romance digne d’un teen movie avec tout les clichés que ce type de relation comporte lorsqu’un rival sert de pièce maitresse à l’intrigue. Voilà donc Isaac embarqué avec non pas 1, mais toute une équipe de soutient, cadre trop évident pour faciliter l’intérêt de la coopération, mais finalement qui aurait pu être mieux exploiter. Le syndrome du PNJ jetable décrédibilise alors ces nouveaux venues sous ou mal exploités.

Dans ce Dead Space, Isaac découvrira nombres d’environnements… du moins au début.

S’il n’est pas le meilleur Dead Space, il demeure un titre immersif et de très bonne facture. De ce point de vue, le jeu est même irréprochable et c’est avec un grand plaisir qu’on découvre un jeu parfaitement programmé et maitrisé. Reste que le jeu évolue peu et est peu être trop long (plus de 20 heures !), l’action fini par être redondante, et les guet-apens ne surprennent même plus. Si Dead Space 3 est ponctué de défauts, les fans seront y remédier en rehaussant le niveau de difficulté et une fois le mécanisme de création des armes bien compris, on peut retrouver ce que l’on cherchait dans un Dead Space. les autres joueurs apprécieront un jeu riche et pertinent, sans être au niveau des autres opus de la saga. Une DLC est disponible pour ceux qui veulent savoir ce qui ce cache après la fin, ce qui ajoutera 2 heures de jeu, encore.

Évaluation

Graphismes 19/20 Exemplaire à biens des égards ! Isaac est presque vivant, tant sa gestuelle et son animation sont de grande qualité. Que dire des décors !
Jouabilité 17/20 Introduire des affrontements armés dans la saga n’est vraiment pas la meilleure idée. Le reste c’est du tout bon.
Scénario 13/20 On se serait passé de l’intrigue amoureuse de pacotille, pour clore la sage, on espérait franchement autre chose de plus haletant.
Bande-son 18/20 De très bonne facture mais qui hélas emprunte trop a ce que l’on entend au cinéma et même dans les jeux Arkam. Par moment, on se demande où est le son Dead Space.
Durée de vie 20/20 Rien à dire, le jeu est peut être même trop long, ce qui est inouïe !
Fun 16/20 Difficile à dire de façon générale, certains passages sont très bons, d’autres ennuis ou agaces.
Note globale : 16/20
Dead Space 3 n’est plus le jeu qu’il était, mais il reste un titre de bonne facture qui hélas à mis de coté l’horrifique pour favoriser l’action. Un jeu plus commercial que les précédents, mais qui reste de qualité.
Jan 092013
 

Développeur : Capcom
Plate-forme : Dreamcast, PS, PC.
Année : oct. 1999

Considéré comme un clone de Résident Evil, Dino Crisis est très loin de faire l’unanimité. Malgré le fait d’avoir été imaginé aussi par Mikati. Dire que le jeu se contente de remplacer les zombies par des dino est faire preuve en vérité d’un point de vue simpliste car, pour ceux qui à l’époque, comme aujourd’hui, ont tenté l’aventure c’est bien avec ses différences que le jeu a su frapper leur esprit.

Regina est l’héroïne du jeu, vous faites partie d’un commando hélitreuillé sur une île isolée ayant pour objectif d’aller récupérer un scientifique prétendu mort répondant au nom de Kirk. Un hélico, un scientifique dingo, un lieu isolé ? Oui ça vous rappelle Resident Evil et les ressemblances ne s’arrêtent pas là. Pour autant, l’univers tout en 3D de Dino Crisis, en plus d’être des plus agréables à l’œil, va réellement offrir au jeu de nouvelles perspectives. Vous qui craigniez les polygones géants de Tomb Raider, les décors baveux de Silent Hill serez réjouis ici par la finesse des décors. encore aujourd’hui Dino Crisis est l’un des jeu les plus beaux de la Playstation (je n’ai pas eu la chance de connaitre les autres versions). Cette nouveauté  accroit d’autant l’immersion dans le jeu grâce notamment aux angles de caméra alors très novateurs pour l’époque. Si les plans fixes ne sont pas abandonnés, Regina évoluera souvent devant ou derrière une camera en mouvement, ce qui garantit le dynamisme de l’action.

Les captures disponibles sur le web sont atroces, alors merci de bien vouloir vous contenter de celle-ci.

Un jeu bénéficiant de graphismes fins de caméras dynamiques est-il nécessairement un bon jeu ? Bien sûr que non, car les qualités de ce titre original vont bien au-delà de ces seuls éléments. D’abord, se retrouver nez à nez avec des dino offre assez de sensationnel pour vous maintenir au paddle. En plus du plaisir certain qu’offre ce type d’affrontement rêvé depuis Jurassic Park, le mystère entourant leur apparition forcera le joueur à n’avoir en tête que la résolution de cette énigme.  Même aujourd’hui, à part Turok, Jurassic the hunted et quelques jeux pour enfants, nos chers fossiles sont plutôt boudés par les développeurs. Il faut dire que mettre en scène de tels animaux n’est pas des plus aisés, A l’époque, il fallait se contenter du T-rex de Tomb Raider, c’est vous dire !

Au niveau game-play, le jeu est un condensé du game-play amélioré de Resident Evil. Regina se déplace donc comme Claire, mais peu faire des retours rapides avec R2 ce qui offre plus de flexibilité, mais, le luxe réside dans le fait de pouvoir pointer son arme en déplacement ! Ce qui évite de devoir stopper net votre avancée durant un combat. Idéal pour ne pas se faire surprendre par un raptor. Regina possède cependant un inventaire limité à 3 armes et à l’instar des premiers Resident Evil, peu de munitions. Il est impossible d’ailleurs de zigouiller toutes les bestioles, ce qui vous obligera à les feinter, voire même à les piéger derrière un rideau laser que vous avez préalablement déverrouillé avant. Dans Dino Crisis, les raptors, contrairement aux zombies, sont rapides et puissants. C’est simple, une seule de ces bestioles peut vous tuer, ce qui n’est pas le cas des zombies de Resident Evil, à moins de se jeter dedans bien sûr. Le bestiaire est assez limité, des iguanodons remplaceront vite les précédentes bestioles mais à part le fait qu’ils soient plus massifs et plus puissants, ils ne vous imposeront pas de nouvelles tactiques de combat.

Comme vos munitions sont limitées, vous allez très vite avoir besoin de déverrouiller des coffres. Il en existe de 3 types, pharmacie, munitions et entre les deux. Si le réflexe vous fera bondir sur les coffres rouges contenant ces fameuses munitions, votre nombre limité de chevilles (des fusibles ?) qui servent à les ouvrir vous obligera à avoir une certaine méthode. D’autant que les médicaments sont aisément combinables entre eux. Un simple anesthésique peut alors devenir un poison mortel bien plus efficace qu’une cartouche de calibre 15 ! la gestion de l’inventaire est donc différente des Resident Evil, et le système d’énigmes aussi. Il réside principalement dans la quête de cartes magnétiques associées à des codes cryptés. En gros, la soluce est souvent sous vos yeux, le jeu ne vous imposera pas d’allers et retours invraisemblables. Mais il vous obligera à être attentif aux notes que vous trouverez, surtout que Regina ne les garde pas. Le bon vieux carnet de notes restera fort utile donc. Il n’y a donc pas foule d’énigme invraisemblable à part celle de la grue qui curieusement ne peut avancer que de 2 conteneurs devant, mais ni de 1, ni de 3 ! Pour passer, il faudra donc être astucieux. Comme c’est le cas avec l’énigme du générateur assez farfelue, puisque consistant à assembler des canalisations sans se soucier des jointures…

Bref, imaginé à partir des mécanismes de game play d’un Resident Evil, Dino Crisis parvient à être plus qu’un clone en vous offrant une histoire passionnante, un moteur de jeu excellent, une jouabilité efficace et un environnement convaincant. Dino Crisis apparait comme un jeu plus soigné que Resident Evil par les nombreux progrès techniques qu’il recèle. L’ensemble de ces bonnes idées permet à la licence de s’émanciper de son modèle, sans pour autant s’en démarquer tout à fait. Dommage que les opus suivant ne conservent pas cet esprit d’innovation, le résultat aurait pu donner un grand jeu. L’échec des suites rendent ce premier opus tout à fait précieux pour un gamer, ne passez pas à côté.

Évaluation

Graphismes 18/20 Il est difficile de noter les gfx aujourd’hui mais ils sont encore tout à fait surprenants ! Certes le jeu est court, et votre carte réduite, donc Capcom pouvait en profiter.
Jouabilité 19/20 Franchement presque parfaite, c’est sûr aujourd’hui on peut être un peu frustré par le manque de liberté, mais en 1999, c’était du jamais vu dans ce type de jeu !
Scénario 14/20 La trame principale est assez simpliste, mais l’univers SF avec ses explications scientifiques renforce la pertinence de l’ensemble.
Bande-son 15/20 On retrouve l’ambiance propre à Resident Evil 2, et les 2 jeux se partagent le compositeur Shun Nishigaki entre autre. Ce n’est pas original, mais c’est efficace.
Durée de vie 16/20 Si vous terminez le jeu en moins de 5 heures, vous aurez droit à un mode de jeu bonus, en plus des 3 fins et des multiples choix d’itinéraires à faire dont les conséquences sont plus visible qu’avec RE3 , le jeu a une replay value certaine ce qui oblige à relever la note.
Fun 17/20 Le jeu est franchement sympa, même encore aujourd’hui !
Note globale : 18/20
Dino Crisis est un excellent jeu qui se démarque de la licence Resident Evil, le jeu vous offrira une expérience de joueur des plus intéressantes. Par son côté hybride et son action centrée autour d’un personnage féminin, Dino Crisis rappelle le très excellent Parasite Eve.
Juil 052012
 

Sortie : 30 mai 2012
Réalisateur : Ridley Scott

Qui ne s’est jamais posé de question en regardant l’un des opus de la saga culte Alien ? Mais d’où viennent ces bêbettes ? par exemple. Ridley Scott, papa artistique du monstre, enfin pas tout à fait, disons que c’est son concepteur, car c’est bien à l’artiste Giger que nous devons la créature fantastique. Bref, je disais donc, Ridley Scott a eu l’idée de vouloir jeter enfin le voile sur les questions mystérieuses que tout fan se posait. Était-ce une bonne idée ? Pas sûr, puisque chacun, depuis le premier Alien a, dans sa petite tête, déjà imaginé plusieurs réponses. Imposer alors au fan UNE réponse semble alors un pari plutôt risqué.

En matière de science-fiction, les américains parviennent vraiment à nous dépayser.

Le film qui relate des évènements antérieur va devoir pourtant composer avec les technologies numériques en matière d’effet spéciaux. Là où l’on craignait un syndrome à la Star Wars (genre R2 équipé de fusée pour se déplacer alors qu’il n’en a jamais après), Prometheus a su faire preuve de mesure et d’intelligence pour éviter ce genre d’incohérence. C’est ainsi qu’on découvre la génération antérieur d’androïde avec un certain plaisir. Les caissons de cryostase sont également plus rudimentaires. Bref, le fan de science-fiction se régale du savoir-faire du réalisateur qui a su tirer partie de la saga pour offrir, dans la continuité, le même univers technologique.

On retrouve l’ambiance claustrophobique propre à Alien

Là ou l’enthousiasme retombe, c’est quand on découvre les chevilles scénaristiques fumeuses qui ont été employé pour que Prometheus se face le relais des théories de Chariots of God? le livre d’Erick Von Däniken écrit dans les années 60. C’est quoi ce livre ? C’est le livre à l’origine de la théorie selon laquelle l’homme descendrait des ET… Vous gloussez ? Hélas, c’est bien ce prétexte qui va pousser une équipe de scientifiques à partir explorer l’espace vers une planète que, accrochez-vous bien, nos parents troglodytes ont répertoriés. Bref, c’est là que nos compères vont atterrir, sur une planète ressemblant étrangement aux champs de Nasca. Et sans même faire un repère de l’endroit, comme des mouches découvrant un gros étr… ils vont immédiatement se poser prêt d’un tumulus des plus étranges.

Bref, alors le film est assez mou, et n’a rien de réellement angoissant. Ici le propos est de nous faire découvrir un univers en détail plutôt que de nous faire sursauter. La photo est élégante, la technologie futuriste dès plus agréable et fascinante mais l’histoire est aussi transparente que la salive d’un Alien. En somme, nous nageons ici dans le déjà-vu, et n’attendons aucune surprise particulière. Quant à la réponse à la question d’où vient l’Alien, certain diront qu’elle détruit le mythe, d’autre qu’elle était évidente. Chacun se fera son opinion. Un film agréable mais loin d’être excellent.

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Avr 152012
 

Éditeur : Electronic arts
Développement : Bioware
Sortie : 8 mars 2012

Alors que Mass Effect 2 avait en grande partie remodelé le game-play de son prédécesseur, Mass Effect 3 se contente de poursuivre l’aventure sans bouleverser les habitudes des joueurs. Quant à la trame scénaristique, là encore on pourrait imaginer que Mass Effect 3 n’est qu’un énorme add-on car quelques mois seulement séparent les 2 derniers titres de la saga. Mass Effect 3 serait-il pour autant un jeu sans surprise ?

J’entends les hordes de fans (dont je fais partie) hurler à tout les vents : non bien-sûr, ME3 (je ne vais pas écrire le nom en toutes lettre à chaque ligne !) n’a rien d’un titre réchauffé. Et si le titre ne prend pas la peine de revoir son moteur de jeu de fond en comble, c’est que c’est déjà une sacrée bécane bien huilée. Certains mécanismes du premier opus avaient besoin de gagner en clarté, afin de libérer votre commando des contraintes physiques imposées par le manque de souplesse des commandes. Depuis que Shepard se plaque au mur, donne des mandales il ne restait pas beaucoup à faire pour Bioware. Sauf, revenir a certains bon point du ME1 comme le modding des armes, mais de façon plus modérée (plus besoin de changer les mods en fonction de la mission). Bref, ME3 est donc le petit frère du 2 qui se régénère avec des ingrédients du premier. Et côté graphismes, on est carrément un cran au dessus ! Le jeu techniquement est une belle bête et qui plus est, offre moins de bugs que les deux opus précédents (enfin Shepard ne lévite plus !).

On apprécie encore les phases de dialogues très riches et la qualité du doublage.

Le jeu reste donc le même, mais on perd le plaisir des grandes missions de plus d’une heure. ME3 a une durée de vie équivalente aux autres titres, mais a contrario, ce sont une majorité de courtes missions de 30 minutes auxquelles vous aurez le droit. Comme dans le second opus, la Citadelle sera réduite à seulement cinq étages, par contre les stations d’Ilium, d’Omega ne seront plus visitables. Du reste, vos aurez moins de boutiques à disposition et moins de personnages à rencontrer. C’est simple, en dehors des missions, les dialogues sont concentrés sur la Citadelle. Le monde semble donc se resserrer artificiellement.  Même si le chaos engendré par les moissonneurs y est pour beaucoup, il n’en reste pas moins que Mass Effect 3 apparait moins ouvert. Le schéma Citadelle/missions est bien trop récurent.

C’est vrai que dans un sens, le coté RPG s’amenuise pour laisser place à un actioner bourré de testostérone virile. Le jeu est vif, et rythmé. Il n’y a plus de place pour les digressions et les pauses narratives. Pour autant, Mass Effect 3 fait fort dans les sentiments. Rares sont les titres qui feront autant appel à vos émotions. Plus qu’un film, vous, joueur, vous vous sentirez bien plus responsable dans le tissages des évènements qu’un simple spectateur. Il sera plaisant de découvrir que Bioware a jugé bon de libérer vos coéquipiers de votre tutelle. Je m’explique : comme vous, ils prennent leurs habitudes dans la Citadelle et le Normandy. Comble du raffinement, les personnages parleront même entre eux. C’est un détail, mais qui donnent une très grande profondeur à l’ensemble et qui touchera encore plus profondément votre âme de joueur.

Quelques fois seul, Shepard devra se débrouiller avec sa pétoire.

Bioware nous avait promis que pour ME3, nos choix de joueurs  impacteraient sur le titre. De ce point de vue, on atteint ici vraiment le summum de ce qui ce fait. Shepard est vraiment votre Shepard et la guerre que vous avez menée contre les moissonneurs comme les relations que vous aurez tissées auront une réelle importance sur ME3. A ce titre vous aurez à faire un choix crucial en milieu de votre aventure et plus d’un joueur a dû s’en mordre les doigts !

Curieusement, dès la sortie du jeu, un DLC de 20 mn (Surgi des cendres) était déjà disponible. De ce côté, EA prend un peu les joueurs pour des benêts il faut l’avouer. Ce contenu vous offrira cependant un personnage qui, par ses qualités au combat, se montrera vite indispensable. Quant à la mission, elle est pour ainsi dire plutôt indigente… à l’image des missions secondaires de Mass Effect 1 (je vous disais que ME3 reprenait des ingrédients du premier). Mais comme votre équipe, contrairement à ME2 sera limitée à quelques personnages, mieux vaux ne pas s’en priver. Surtout que les dialogues avec Jaavik valent le détour.

Les cinématiques sont à vous couper le souffle !

D’un autre coté, EA vous offrira un DLC gratos (Résurgence) étoffant le contenu des missions on-line.  Quoi ME3 propose un jeu Kevin ? Pour cette question je serais tenté de répondre : oui. Car, dommage, le mode on-line ne permet pas de jouer des missions avec un commando contrôlé par des joueurs (comme par exemple dans RE5). Ce sont des missions de dézingage classiques dans des arènes reprenant les environnements du jeu. En gros, d’un point de vue gaming elles n’apportent rien, sauf que hélas, vous serez bien obligé de passer par là si vous souhaitez obtenir un dénouement plus intéressant car les parties multijoueurs impactent sur la préparation galactique !

Puisqu’on parle de DLC, parlons de Extended Cut que l’on attend cet été. La fin du jeu a laissé tant de joueurs abasourdis que Bioware a finalement décidé de revoir sa copie. Pourquoi donc ? C’est très simple, d’une la fin est un peu brouillonne et apparait comme incohérente avec l’univers de Mass Effect, de deux, vos choix n’impactent pas grand chose sur le dénouement. Vous avez deux choix finaux et le reste ne diffère que par les détails. Bref, on verra cet été si « le choix artistique » de Bioware arrivera tout de même à convaincre les fans, très déçus par ce retour de bâton.

Cerberus sera encore de la partie, trop peut être.

Mass Effect 3 est encore une bombe vidéo ludique, mais une bombe qui en a frustré plus d’un par sa fin terriblement navrante. Reste a savoir si le titre redorera son blason avec le prochain pack. Quoi qu’il soit, le jeu reste une énorme expérience de joueur. Des jeux d’une telle qualité se comptent sur les doigts de la main. Y’a t-il pour autant besoin de la version collector ? C’est à voir, le micro art-book ne contient rien d’original par rapport à l’art-book commercialisé et le DLC gratos n’est pas forcément rentabilisé par les frais supplémentaire d’une version collector. EA oblige désormais les joueurs PC a passer par la plate forme Origin. Fliqué par l’éditeur, il vous sera impossible de prêter votre jeu : un code, un compte ! Mais surtout, on ne peut que regretter le virage que prend l’industrie du jeu à vouloir mieux contrôler ses joueurs.

Évaluation

Graphismes 19/20 Tout à fait convainquant !
Jouabilité 18/20 Comme à l’accoutumé : très bonne.
Scénario 17/20 Moins creusé que les titres précédents et plus linéaire. Me3 n’offre que peu de révélations. On en apprend plus sur les moissonneurs et leur missions dans ME2.
Bande-son 18/20 On retrouve l’ambiance de la saga.
Durée de vie 19/20 40 heures seront nécessaire pour terminer le jeu, mais est ce suffisant pour conclure une saga d’un tel poids ?
Fun 17/20 Le jeu reste d’une qualité exceptionnelle, on décroche très difficilement d’un tel titre.
Note globale : 17/20
Mass Effect 3 est un excellent titre mais qui aurait dû pousser plus en avant les qualités de ses mécanismes qui en font un jeu si unique.
Mar 042012
 

Date de sortie : 21 février 2012
Editeur : Dark Horse

La couverture du livre : ils annoncent la couleur, il y a des choses concernant le 3.

Une semaine après la mise à disposition de la démo de ME 3 qui en a certainement laissé plus d’un songeur, Dark Horse sort un artbook récapitulatif, qui inclut quelques croquis/ rendus du 3. Attention aux spoilers, donc. Néanmoins, le livre est divisé en 3 sections : la première concernant Mass Effect, la seconde ME 2 et la troisième Mass Effect 5 3(c’était pour voir si vous suiviez). Pour ceux qui veulent garde la surprise entière, il leur suffit donc d’éviter soigneusement la dernière partie du volume (tout comme je vous conseille d’éviter de taper The art of the Mass Effect Universe sur Google images, car beaucoup de pages concernant le 3e épisode ont été scannées!).

La première chose qui marque est qu’il s’agit là d’un objet de très belle facture, la couverture est superbe, les impressions de très belle qualité sont bien mises en valeur par une mise en page, qui si elle est condensée, se fait aérée pour de belles illustrations. Le rapport qualité/prix est donc tout à fait honorable (j’ai eu le livre pour 30 euros). Les commentaires sont assez discrets (on est loin des artbooks japonais avec des tartines entières de commentaires), mais apportent quelque chose et sont intéressants.

Non, je ne vous mettrai rien concernant Mass Effect 3 !

Un autre artbook concernant Mass Effect 1 était déjà sorti chez Prima Games il y a quelques années, et l’on peut dire que les deux se complètent, quant au contenu concernant Mass Effect 1. Le bouquin de Prima Games est plus destiné aux fans « hardcore », puisque vous avez relativement peu de croquis de personnages, mais beaucoup de matière concernant le mobilier, les décors et les vaisseaux, alors que le contenu présenté dans le volume de Dark Horse est plus équilibré. Vous avez autant les travaux de concept de personnages, monstres que ceux des décors, des armes et les parties « mobilier » sont plus condensées. A ce titre, le volume de Dark Horse me parait préférable si on doit n’en acheter qu’un. Je préfère la présentation du second volume aussi, l’autre, à force d’être aérée faisait parfois un peu vide.

Deux bonnes raisons de l’acheter : il y a Saren et Garrus ! :love:

(à noter l’évolution du personnage de Saren par rapport aux croquis de base)

Un très bel objet donc, presque un incontournable, que je ne peux que vous conseiller d’acheter si vous êtes fan de la série (non, je ne touche pas de commission sur la vente).  Pour les autres, vous ne perdrez rien à le regarder si quelqu’un de votre entourage l’a en sa possession, de là à investir…

Déc 152011
 

Plate-forme : psx
Editeur : Konami
Année : 1999

Puisqu’il est désormais interdit de dire du mal de la saga Metal Gear Solid et qu’en plus le prochain Metal Gear Rising s’annonce des plus risibles, je me rabats sur un titre moins polémique : Metal Gear Solid sans rien derrière. Sans rien derrière ? Oui, mais il a tout de même le slibard bien rempli… Moins polémique je disais ? Et oui car il suffit de taper le titre dans google pour ne rien trouver dessus ! On nous renvoie au Metal Gear Solid 4 qui pourtant ne lui arrive en rien à la cheville ! Donc je vous parle d’un titre boudé par le web, oublié par les-soit-disant-gamers-autoproclamés, pas seulement pour marquer ma différence mais parce que ce titre vaut largement le détour.


A l’époque l’infiltration signifiait qu’il fallait se planquer.

Quand la démo était dispo dans le Playstation Mag de l’époque, il vous était impossible de vous en détacher. On hallucinait devant nos écrans à tube cathodique (à tube quoi ? – Vas te coucher mon kevin !). L’immersion était totale dès qu’on avait appuyé sur start ou X je me souviens plus. Le jeu se lançait sur une cinématique démentielle et l’In medias res de l’action ne ménageait pas le joueur. Bref, une fois la démo terminée, vous vous retrouviez confronté à  : (choix 1) aller à la fac pour s’endormir dans un amphi ou, (choix 2) aller chez votre revendeur chopper le jeu et y jouer comme un fondu jusqu’à minuit . Vous l’aurez compris, étant sain de corps et d’esprit, vous optez pour le second choix la fac c’est chiant et les diplômes ne servant à rien devant la monté du chômage.

Rarement un jeu n’avait été aussi hollywoodien (maintenant c’est grand guignolesque qui qualifie le mieux MGS4). Si Resident Evil 2 avait offert une immersion pas toc par ses cinématiques réussies et sa mise en scène très Alien, Metal Gear quant à lui s’illustrait tel un James Bond des plus sérieux. Espionnage, action et coucherie romance étaient de la partie. Plus réussi que les Metal Gear old school, cet opus exigeait réellement de se faire tout petit. Snake (c’est notre sympathique héros) marche tel un ninja sur des pattes de velours. Il détourne l’attention des soldats génomes (ça c’est pour les méchants modifiés par nano technologie) en cognant par-ci, par-là pour aller lui dans le sens inverse. Il passe derrière un garde et l’assomme. Bref, le bourrinage très en vogue depuis Metal Gear Solid 3 n’était pas encore à l’ordre du jour. Le paddle répondait parfaitement à vos exigences et, par contre c’est le seul MGS de ce type, les touches étaient logiquement assignées aux actions. Dans un environnement 3D Snake bougeait le plus librement qu’il fut possible dans un jeu.

Les cinématiques était réalisées avec le moteur du jeu. Un choix controversé.

Scénaristiquement c’était la claque : jamais on aurait imaginé une telle inventivité ! Espionnage, politique, intrigue et magouille sont de la partie. Le monde SF dans lequel se situe MGS est clairement défini et la créativité que Kojima et son équipe a conduit à produire un univers de grande subtilité. Si l’on peut regretter quelques niaiseries bien nipponnes genre, je me fais pipi dessus, je chiale, je suis amoureux et j’ai un gros chagrin, on en oublie assez vite les désagréments face à la crédibilité d’une qualité d’ensemble de l’œuvre. Ici, pas  du surenchère et de fanboyisme qui sont les recettes des opus suivants. L’histoire est sérieuse mais elle reste humble. Les bosses même caricaturaux n’ont pas encore les tronches de cake de ceux qui pulluleront depuis MGS3.

Enfin graphiquement il faut le dire, c’était pas top. Dinocrisis, sorti la même année, avait pourtant été aussi programmé en 3D  et il était quand même largement plus beau. Metal Gear Solid est correct dans son ensemble, ce sont surtout les personnages qui font tiquer. En revanche, les musiques, même synthétiques sont du grand art ! L’ambiance est là dans ce son métallique et envoûtant. La B.O. est un véritable plaisir mélodique et le morceau « The best is yet to come » est l’un des plus beaux titre de la saga !


On retrouvait le codec propre à la saga précédente, un détail d’immersion sans précédent !

Metal Gear Solid est le titre qui a dépoussiéré la saga sur les consoles 3D. Inventif et innovant, il avait tout ce qu’il fallait pour être un hit, et le public le lui a bien rendu. Les VR missions disponibles dans ce jeu avec leur extension ajoutait un réel plaisir d’immersion. Metal Gear Solid prouvait que le jeu 3D avait autre chose a offrir en terme de gameplay et d’immersion. Remaké pour les Kevin-s sur Game Cube dans une version grand guignol façonné par des exigences merchandising axées fanboyisme plutôt que qualité. Nul ne pourra se convaincre que le héros de Metal gear Solid :Twin Snake présenté en 2004 est le même que celui de 1999. C’est pourtant ce que Kojima veut nous faire gober, histoire d’accepter sa nouvelle vision mercantile d’un jeu devenu tout public. Car, hélas, pour faire de la thune, qui n’accepterait de renier les valeurs de sa jeunesse (en Arcadie) ?

Évaluation

Graphisme 16/20 Pas mauvais mais la psx savait mieux faire.
Jouabilité 19/20 C’était un jeu avec un vrai gameplay, c’était…
Scénario 18/20 On ne pouvait pas espérer mieux, à part certains égarements…
Bande-son 17/20 Au synthé mais grandiose !
Durée de vie 17/20 Dans les normes.
Fun 20/20 L’un des meilleurs titre psx !
Note globale : 18/20
Nov 222011
 
réalisateur : Takashi Yamazaki
année de sortie dvd français : 2011
C’est cliché ? Non c’est Space Battleship !

Voilà quelque mois ou j’errais à la Fnac ou au Virgin (allez savoir ?) je tombe sur la pub tapageur de ce long-métrage plein de promesse : un star wars à la sauce japonaise. J’aurais pu trembler en repensant à Son Kukaï, mais les images de combats du trailers étaient si parfaites, le frustration de n’avoir, en dehors des Star Wars, aucun film du genre m’a fait penser le contraire. Et si j’avais su que le film était tiré d’une histoire du papa d’Albator, mâitre Matsumoto, j’aurais craqué sans réfléchir. Je n’ai donc pas acquis le film en temps et en heures, fort heureusement…

Il y a dans ce film des scènes plutôt bien foutues quand même…

En effet, ce film est une véritable douche-froide, une claque qui sens la nanardise à 1000 mètres ! D’emblé le scénario est loin d’égaler celui d’Albator et ne possède pas le charme de Guns Frontier. Il est vrai qu’en France, à part ces quelques séries et Galaxie express et Railways on ne connait pas grand chose de l’oeuvre de Leiji Matsumoto. Certain ont encore un vague souvenir de l’oiseau bleu qu’il avait charadessigné, mais ce ne sont là qu’une infime partie de son travail. Est-ce à dire que Space battle ship soit à la hauteur de l’oeuvre originale, il est difficle de le savoir à cause du manque de lissibilité de Matsumoto en France. C’est donc l’adaptation qu’on critiquera.

… L’effet LSD je pense. Ou l’Oréal ?

La première chose qui frappe le spectateur est le jeu d’acteur caricatural au possible. Tout est surjouer (la première scène où notre sympathique héros est blessé par un projectile renvoi, en soustrayant la gravité de l’action, à la bataille du sanctuaire dans Saint-Seya).  Les expressions sont emphatiques. Noter l’enthousiasme militaire après chaque répartie d’un supérieur, ce ton sec et bref est si systématique qu’il commence par vous faire rire mais fini, par sa répétitionpar vous agacer ! On nage dans le cliché manga mais ici en « live » comme disent les japonais, ça donne un effet des plus ridicules ! On lit sur le web qu’il s’agit là d’une façon propre au japonais de jouer. C’est vrai lorsqu’on est habitué aux série lives (et kitch) genre Kimi Wa pet et autre Sentaï, mais quand on lorgne du coté des grands cinéastes japonais, comme Takeshi Kitano, on ne peux qu’être indigné de ce genre de remarque. La prestation d’acteur, on l’aura compris correspond à celui d’une série japonaise et à celui du cinéma des séries B comme Jun-onRingu dont le seul jeu d’acteur a suffi à justifié une adaptation américaine.

Voilà un moment dramatique (je précise).

Pour rester sur les personnages, admirons les rôles qui leur sont attribués. Là encore, on est en plein dans le délire. Le pilotage du Yamato et la direction des équipages sont confiés à pique-nique-douille sans tenir compte de la hiérarchie militaire. L’héroïsme que l’on vous impose d’admirer, n’est que rébellion à cette hiérarchie qui vaudrait pour le peloton d’exécution en temps normal. On lorgne vers le Star Wars mais on se rit de la crédibilité la plus élémentaire. Noter aussi que les costumes n’ont pas plus de sens : la tenue de rigueur est celle d’une bande de motards ! Et l’on ne parle même pas des coiffures, coiffures qui par leurs fantaisies sont acceptables dans un manga, mais intolérable à l’écran.

Puisqu’on parle de Star Wars, il est inutile ici d’énumérer les plans parodiés à la saga de Lucas. Regardez ceux dans les cockpits où encore les scènes de tirs. Là où l’on attendait du nouveau, Takashi Yamazaki fait dans le déjà-vu, mais là où l’on espérait des références normatives, le réalisateur fait dans l’absurde.

N’ayez pas peur : voici les sauveurs de l’humanité !!!

Enfin on reste navré des références outrancières au régime Nazi que les japonais ne rougissent même pas à vanter. Ce qui était compréhensible en 1974 (date de la création du Manga) aurait dû être reconsidéré à l’aune du XXIe siècle. Que le vaisseau porte le nom du Yamato reste acceptable, puisque ce dernier fut créé à partir de l’épave du cuirassier japonais, mais cela aurait dû s’arrêter là. Les références aux ennemis du premier Yamato comme étant une menace, font froid dans le dos aujourd’hui, comme si les japonais n’avaient encore rien appris de l’Histoire. Enfin raccourcir l’humanité aux seuls japonais (comme le font les étasuniens d’ailleurs), rappelle ici les thèses les plus affreuses du nazisme. C’est donc une œuvre nationaliste qui effleure les pire relent nauséeux possible.
Je veux bien qu’on soit fan de Manga, de Space Opera et que Matsumoto ne soit pas n’importe qui, mais de-là à ce réjouir de l’adaptation qui en a été faite, il y a un gouffre ! Est-ce le fanboyisme qui fait perdre aux spectateur la clairvoyance la plus basique ? Long, verbeux et insolent, voilà ce qu’on pourra retenir de ce film. Lorsqu’on parle de sauver l’humanité d’une menace atypique, on s’attend à un propos plus ouvert.

Reste alors le film animé de 2009 Space Battleship Yamato Rebirth qui espérons-le, vaux mieux que cette adaptation largement oubliable.

Nov 112011
 
Plateforme : PS Store
sortie : 8 juin 2011
Editeur : Ubisoft

Voilà un titre qui lors de sa sortie sur GameCube, PS2 et PC en 2003 n’a pas atteint le succès escompté. Et pour cause, Jade l’héroïne de Beyond good and evil HD ose ne pas exhiber une paire de seins surdimensionnés et ne dézingue pas non plus à tour de bras vêtue d’un simple string.  Ce qui était en 2003 un suicide commercial reste, parmi les dernières sorties, un handicap de taille pour aguicher le joueur en mal de sensations. Beyond good and evil HD s’adresse donc à un public qui cherche quelque chose de plus subtil dans le jeu vidéo et qui n’a pas l’habitude de se limiter aux seuls graphismes pour arrêter son jugement.
J’avoue avoir raté ce jeu à l’époque, plus intéressé que j’étais par le retrogaming. Voici l’occasion de rattraper le coup grâce à cette version HD qui sort en guise de mise en bouche avant le second opus qu’on attend avec enthousiasme.

Graphiquement le jeu est loin d’être une claque visuelle, mais la qualité HD permet de faire l’impasse sur la faiblesse des polygones et offre même une vraie immersion. Car l’univers de Michel Ancel le créateur de Rayman a de quoi charmer plus d’un joueur. Dans un monde ou les FPS sont légion, il reste encore une place pour les jeux plus oniriques et plus inventifs. Alors il faut en profiter ! Beyond good and evil HD ne dépayse pas seulement par son ambiance hors norme proche d’un animé des Studio Ghibli, il est aussi bourré d’humour et de second degré et les personnages loufoques mais crédibles sont profondément attachants. Ce titre vous projette dans un monde qui côtoie la science fiction et l’aventure et qui rappelle par certains côtés les vieux RPG.

Concrètement, Jade dirige un orphelinat dans un vieux phare isolé  et  son petit nid douillé semble loin de la sécurité qu’offre la citadelle. Accompagné de Pey’jun vieux roublard de cochon, vous partirez à l’aventure sur l’île afin de subventionner votre orphelinat qui tombe en ruine. Sans vous, les pauvres mômes ne sont rien. Vous rentrez dans le vif du sujet dès le début lorsque le phare se fait attaquer par des DomZ, des créatures extra-terrestres qui menacent votre planète Hillys. Fort heureusement, les sections Alpha, une milice surpuissante, vous vient en aide in extremis. Armé de votre appareil photo, vous aurez la possibilité d’arrondir vos fin de mois en répertoriant la faune locale. Mais très vite, votre intrépidité va vous confronter aux DomZ ce qui vous vaudra de vous faire remarquer par les sections Alpha et le groupe « terroriste » du réseau IRIS. Au fur et à mesure le scénario va se montrer de plus en plus riche et complexe, Jade devra choisir son camp si elle veut parvenir à découvrir la vérité, car la naïveté dans ce monde de brutes est loin d’être une force et notre héroïne ne peut se désintéresser des disparitions mystérieuses qui se multiplient autour d’elle.

Le game-play vous ouvrira les portes de multiples quêtes annexes qui se grefferont sur une trame principale des plus palpitantes. Le passé de Jade se révèlera petit à petit dans un scénario où l’intrigue et les rebondissements sont légion. Vous sillonnerez les eaux avec votre Hovercaft qu’il ne tiendra qu’à vous de tunner afin d’en améliorer les performances. Pour récolter des perles de Vorax fort prisées au marché noir, quoi de mieux que de se lancer à corps perdu dans des courses motorisés des plus déjantées ?

Dans ce tableau idyllique il y a bien quelques points noirs, d’abord celui des angles de camera pas toujours au top. Ils seront mêmes quelques fois carrément gonflants. Certains passages du jeu semblent un peu moins travaillés et la redondance  de l’action pourra vous énerver. Dès fois même on s’interrogera sur l’enchainement des actions ce qui pourrait vous amener à être bloqué. Tout n’est pas forcément très clair et très cohérent et certains combats comme celui du boss de fin aura de quoi vous irriter. Mais, Beyond good and evil HD a malgré cela de quoi vous charmer. Certes le jeu est loin d’être parfait dans sa programmation et dans son action, mais l’univers est tellement frais, les personnages tellement attachants que le sentiment qui vous restera ne sera que positif !

Évaluation

Graphisme 14/20 Rien de miraculeux, c’est du graphisme de 2003 mais en HD.
Jouabilité 16/20 Ni géniale, ni naze, le jeu se prend en main assez aisément.
Bande-son 16/20 Rien de cinématographique, mais une ambiance bien trouvé et surtout fun !
Durée de vie 17/20 Tout à fait classique, juste ce qu’il faut.
Scénario 16/20 On part de l’anecdote à un scénario bien plus entrainant, l’évolution de l’intrigue est bien ficelée.
Fun 16/20 On s’amuse franchement mais certains passages en feront criser plus d’un, hélas…
Note globale : 16,5/20
Avr 022011
 

Sorti : juin 2008
Editeur : Konami
Développement : Kojima Team

3 ans après, j’ai fini MGS 4.

Quoique, à bien y réfléchir, j’ai plutôt l’impression que ce jeu m’a finie, voire même achevée. J’ai sombré dans la dépression après.

Reprenons au début.

C’est la guerre instrumentalisée par les Patriotes tout ça blabla (on ne sait pas qui se bat contre qui, ni où on est, osef, c’est juste pour l’ambiance), Snake se retrouve au milieu de tout ça, parce qu’il cherche Liquid (il est quand même fâcheux qu’il ait mis autant de temps à le localiser, surtout en sachant qu’il vieillissait de façon accélérée).

Donc pour récapituler on a un vieux, au milieu de la guerre, qui recherche un autre vieux (Metal Geriatrie Solid, que le jeu il devrait s’appeler). Pour faire baisser la moyenne d’âge, le vieux est accompagné d’un geek (qui a lui aussi des soucis d’incontinences, comme ça ils achètent Tena en gros), et d’une gamine, qui ne sait pas cuisiner des oeufs au plat (au passage, nous notons que les normes HACCP sont très respectées : Snake ne craint pas la salmonellose, c’est la salmonellose qui craint Snake) mais qui sait hacker à peu près n’importe quoi. et comme on n’est plus à une entorse à l’hygiène près, les personnages porteront tout le long du jeu les mêmes fringues (sauf Snake, qui se déguise, il est arrivé en Europe de l’Est le jour de Mardi Gras et a décidé de se costumer façon après-guerre -de 1945, parce que dans MGS, il y en a eu des tas, de guerres). On a aussi des calembours mémorables qui feraient passer Jean Roucas pour un rédacteur du Canard Enchaîné (« Eye have you »).

Et des traumatismes. BEAUCOUP de traumatismes. Les premières touchées sont les Beast and Booty Beauty, ou B&B corp (je ne referai pas le coup de Brigitte Bardot).

Image Beast and Booty, Illustration. Vocation première : cours d’anatomie du grand fessier.

Et comme le monde de MGS est tout petit (pensez, depuis 20 ans que la planète est en guerre, il y a eu beaucoup de morts, donc au final, ça fait comme une communauté Fessebook), on retrouve tous les personnages qu’on a croisés avant, même ceux qui sont morts, c’est dire. Comme ça, ça donne l’occasion de les re-tuer (pour ceux dont l’alignement est chaotique mauvais, les gentils on va juste les re-voir mourir). C’est donc ainsi qu’on va pouvoir re-croiser Naomi, qui est la caution nichons du jeu, pour ceux qui ne sont pas pygophiles.

Image
Illustration : Beast and Boobies, ça marche aussi.

Parce qu’il y en a pour tous les goûts, on a aussi la caution midinettes (Snake étant sensiblement au-dessus de la tranche d’âge visée) : Raiden, ou Vamp. Ou l’Ephèbe et le Mâle (avec des Pouâls); enfin façon de parler, Vamp ne ressemblant à rien de connu, mais je suppose que c’était à cet effet. 2 adversaires qui s’affrontent sur l’avenir du style néo-goth : emo ou matrix ?

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Entre deux assassinats/ résurrections, Vamp aime papoter avec Néo (il a cassé son Ipad, sinon il l’aurait Twitté)

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Raiden a découvert le secret de Mana.

Je ne parlerai pas du gameplay, parce qu’il n’y en a pas. Bien que ce soit la guerre, on parle beaucoup et on agit très peu. Sur 18 heures que vous passerez devant votre télé, vous en jouerez 5, et encore, 5, c’est parce que vous vous êtes endormis et que vos réflexes sont émoussés : vous n’êtes pas en état de jouer et mourrez 310 fois pour faire 5 pas.

Quant au scénario, c’est l’imbroglio. On discute beaucoup, mais pour ne rien dire, donc au final, vous pouvez avoir 3 heures de cinématiques, sans que l’histoire ait bougé d’un iota. J’avoue que c’est assez fascinant tout de même, ce niveau de vacuité.

Et on a dit que ce jeu était un chef-d’oeuvre. Incompris par moi, en tout cas.

Mai 062010
 

Editeur : Electronic Arts
Developpeur : BioWare
Sortie :
28 janvier 2010

Mass Effect premier du nom fut une telle claque dans le monde du jeu-vidéo que la suite attendue se devait de relever le défis et de dépasser en même temps toutes les espérances des joueurs. Loin des suites linéaires qui reprennent 100% les ingrédients des opus de lancement, Bioware à su innover en profondeur sans pour autant trop perturber le joueur.

Pour ceux qui découvre le jeu, Mass Effect 2 est comme le premier, un Action-Rpg d’un nouveau genre. Dans un univers Sf très riche, inspiré du cinéma américain, vous, Shepard (c’est un homme ou une femme selon vos gout et jusqu’au traits du visage !) devez combattre une menace extra-concilienne qui risque bien annihiler toute forme de vie dans l’univers. Rien que ça. Bien sûr, tout le monde vous prend pour un taré malgré vos états de services qui en disent long. Seul(e) contre tous, il va vous falloir convaincre pour recruter, affronter pour survivre, enquêter pour découvrir et encourager la recherche technologique pour assurer votre puissance. Seuls vos choix et actions détermineront le cour des évènements. Mass Effect est un RPG qui vous permet de tout maîtriser (enfin presque), des vêtements que vos portez jusqu’à la personnalité de votre héros grâce à une gestion dynamique des points récoltés. Il vous sera même possible de draguer à bord de votre Normandie, c’est vous le chez après tout !

Vous laisseriez-vous séduire par Miranda ou préféreriez-vous l’une de vos coéquipières plus discrète ?

Beaucoup ont dit que le jeu était centré en grande partie sur l’action, Mass effect fut dès l’origine un compromis entre l’intervention musclé l’aventure et le dialogue. Dans ce Mass effect 2, les dialogues sont moins dirigistes peut-être, mais ils sont bien présent et en nombre.

Si a priori, le jeu peut donner l’impression de ne permettre que peu la gestion, un attention plus poussée vous fait oublier cet apriori. Les armes s’améliorent en fonction de vos recherches ainsi que tout votre équipement et même votre vaisseaux ! D’après les chiffres connus, seul 50% des joueurs upgrade au maximum leur vaisseau avant le combat final, et au moins 14% des coéquipiers, en moyenne, y trouvent la mort. Ces chiffres révèlent une certaine précipitation de la part d’une large part des joueurs et expliquent en partie pourquoi ils ont l’impression que le jeu a perdu son coté rôle playing. On a certes moins le plaisir de sélectionner en particulier un mod par arme, mais le résultat reste identique. surtout qu’au final, le modding des armes était devenu trop lourd dans le premier mass effect. Basculer d’un mod à l’autre en fonction des ennemis était assez gênant. Par contre, les personnages se gèrent toujours de la même façon avec les points d’expérience. Et la personnalité du héros se façonne là encore a votre image. De l’action, il y en aura !

L’intérêt principal du jeu est de vous permettre de façonner votre équipe et de prendre le temps de vous lier. Avec 2 personnages bonus, l’équipe au complet est véritablement hétéroclite ! Des missions éblouissante sont dispo en téléchargement et apporte un réel plus à la trame de la trilogie, elles sont en terme de contenu à des années lumières des missions du 1er. La mission du Courtier de l’Ombre est bluffante pas sa richesse,celle de Kasumi a bénéficié d’un traitement original, Suprématie prend aux tripes, par contre Arrival est… simplement sympa. Chaque personnage ayant des points forts et des faiblesses, ce sera alors a vous de bien choisir pour réussir votre tactique. Peut être aurait-on aimé que cela soit moins systématique. C’est a dire que si tel personnages vient, cela aurait été plus intéressant si tel autre en conséquence refusait. Au final, on aurait pu avoir plus de choix encore. C’est aussi trop évident pour gagner la loyauté de vos coéquipiers. On accepte de les aider, et hop, c’est dans la poche ! Dommage ! sans trop d’éffort, ni trop de vergogne, tous les protagonistes viendront à vous pour des motifs variés et propres à leurs histoires personnelles.

Dans Mass Effect 2, y’a aussi tour plein de méchants !

En conséquence, comme le dis snake, la quette des moissonneurs est assez limité, on reste un peu sur notre fin même si les révélations et la richesse du scénario sont énormes. En échange, nous avons de vastes univers très originaux et assez identifiables. Pas comme dans le premier où tout ce ressemblait ! Et les nombreuses cinématiques rendent cet univers particulièrement crédible et profond. Bioware à tenté dés l’entrée en matière dans le jeu de briser le fanboyisme des joueurs. Les symboles forts du premiers opus sont brisés sous vos yeux et il va vous falloir mettre de coté votre amour-propre et votre liberté d’action afin d’endosser un rôle que seul Shepard peut remplir. Certain de vos ancien coéquipier n’apprécieront pas vos nouveaux choix, de quoi abaisser votre fierté.

Si vous avez aimé le premier opus, et si vous n’en n’avez pas eu l’occasion, ME 2 est un jeu incontournable. Soigné, et subtile, ce titre redore encore le blason du jeu vidéo ternie ces dernières années par les jeux de masse niais, à cahier des charges trop encombrant. Au final le jeu est si détaillé, si fourni que même les nombreux bugs sont vites oubliés (et y’en a ! ). Un jeu vraiment passionnant qu’il faut absolument posséder ! On en veut encore ! A préférer dans sa version originale (Pc et 360, le portage PS3 étant catastrophique).

Évaluation

Graphisme 18/20 Très bons graphismes ! Surtout les visages des personnages.
Jouabilité 18/20 Elle différé du premier et ressemble plus à celle d’un FPS.
Bande-son 18/20 Très retro ! Pour les fans de sf classique !
Durée de vie 20/20 On voudrait plus mais ce n’est pas un mmo.
Scénario 17/20 La trame principale est vite balayé aux profils des missions dévoilant en profondeur vos personnages.
Fun 20/20 Mass effect offre ce que l’on fait de meilleur.
Note globale : 19/20