Oct 072005
 

Plate forme : Ps2
Développeur : Konami
Sortie : Septembre 2004

L’appartement 304….
Henry vient d’emménager dans son nouvel appartement dans un immeuble résidentiel. Depuis quelques jours ils fait de curieux rêves, ou plutôt des cauchemars, et ne parvient plus à sortir de son appartement! Sa porte est cadenassée par des chaines! Puis apparaît un trou dans le mur des toilettes, Henry décide d’y passer…

Quand Henry passe le trou, il arrive sur un escalator qui le conduit dans la gare de métro située devant chez lui. Il y rencontre une jeune femme, Cyntia avec qui il fera équipe. Henry commence à croire qu’il ne s’agit plus d’un rêve…
Lorsqu’il repasse le trou, il se retrouve étendu sur son lit, dans son appartement.

Enfermé dans son appartement de manière étrange, Henry semble perdu…

Un jeu d’énigmes plus que de frayeurs
Tout l’intérêt de cet opus réside dans l’originalité de ce concept de passage via un trou. Comme dans tout Silent Hill, c’est un monde de déments plus qu’horrifique qui vous attend. Servi par de somptueux graphismes, Silent Hill 4 est un jeu de piste qui semble faire tourner le joueur en rond. On regrette que l’action ne soit pas homogène ce qui laisse trop vite place à l’ennui. Sans compter que l’accès aux sous-menus est une vrai prise de tête (quelle idée d’accéder à l’inventaire par le carré, ce même inventaire s’affichant sur l’écran de jeu !) Heureusement, le scénario est bien ficelé et plus l’histoire avance, plus le jeu devient intéressant. Qui est donc cet étrange enfant qui répond au nom de Walter Sullivan, ce tueur en série mentionné dans Silent hill 2 ?


Ce genre de délire fait un effet bœuf !

Cyntia apporte au jeu un sentiment de trouble à l’instar de Maria dans le second volet. Le fantasme malsain qu’inspire sa plastique sculpturale est renforcé par le voyeurisme répété de Henry qui l’observe dans son appartement via un trou entre leur cloison. Les mises en scène sadiques de la jeune femme s’ajoutant à cela, il en résulte un ambiguïté obscène assez dérangeante. Hélas, Konami n’a pas jugé bon de pousser le vice jusqu’au bout ce qui enlève beaucoup de force à la situation. Les références au Panopticon sont plutôt intéressante mais l’environnement de la prison est très mal exploité ce qui laisse une désagréable impression.

Comble du voyeurisme et de l’architecture déshumanisé, la Water prison aurait pu offrir plus.

Quoi de neuf ?
Bien que ce Silent Hill soit un bon élément et offre une longue duré de vie, notamment grâce aux multiples fins à débloquer, il n’est pas à la hauteur des deux premiers opus. Certes, il redonne du sang neuf à la série qui en avait bien besoin depuis le trois, mais qu’apporte-t-il de vraiment nouveau dans le monde du Survival horror ? Un beau jeu à coup sur, un bon jeu moins évident…

Évaluation

Graphisme 18/20 Vraiment hors norme !
Jouabilité 15/20 Classique et donc vieillotte.
Scénario 17/20 Sans accros
Bande-son 16/20 Yamaoka tourne en rond, hélas.
Durée de vie 18/20 Excellente : rien à voir avec SH3 !
Fun 15/20 L’ennui rôde autour de SH4…
Note globale : 15/20